Des livres datés grâce à l'odeur
L'âge des livres? Une question de pif, selon des scientifiques qui viennent de mettre au point une méthode olfactive pour deviner l'âge et la condition de vieux livres et de documents d'archives.
Dans un article publié dans Analytical Chemistry, une équipe de chimistes britanniques rattachée au University College of London affirme avoir développé un test olfactif pour mesurer l'état de dégradation de documents anciens et, éventuellement, améliorer la conservation des vieux bouquins.
Ces experts de l'éprouvette ont découvert que les livres anciens émettent plus de 200 gaz différents, qui varient selon la composition et l'état de dégradation du papier. En analysant les composés volatils émis par 72 échantillons de papiers anciens, les chercheurs ont pu créer des marqueurs olfactifs, permettant de statuer rapidement de l'âge et de la condition d'un document.
Le papier ancien, composé notamment de cellulose, de rosine et de lignine, dégage une odeur de moisi, marquée de notes acides et de pointes vanillées, qui diffère selon le degré d'oxydation du papier et les réactions chimiques survenues entre les composés.
Cette nouvelle technologie aurait le bénéfice d'éviter d'endommager les livres. Les techniques actuelles, plus invasives, établissent l'âge et l'état des documents par des tests infrarouges ou des tests sur le taux de pH réalisés sur des échantillons.
Éventuellement, les chimistes espèrent créer un dispositif portatif, une sorte de «nez électronique», que les conservateurs d'archives et de livres anciens pourront utiliser pour déterminer plus rapidement les documents nécessitant des traitements urgents de conservation.
Dans un article publié dans Analytical Chemistry, une équipe de chimistes britanniques rattachée au University College of London affirme avoir développé un test olfactif pour mesurer l'état de dégradation de documents anciens et, éventuellement, améliorer la conservation des vieux bouquins.
Ces experts de l'éprouvette ont découvert que les livres anciens émettent plus de 200 gaz différents, qui varient selon la composition et l'état de dégradation du papier. En analysant les composés volatils émis par 72 échantillons de papiers anciens, les chercheurs ont pu créer des marqueurs olfactifs, permettant de statuer rapidement de l'âge et de la condition d'un document.
Le papier ancien, composé notamment de cellulose, de rosine et de lignine, dégage une odeur de moisi, marquée de notes acides et de pointes vanillées, qui diffère selon le degré d'oxydation du papier et les réactions chimiques survenues entre les composés.
Cette nouvelle technologie aurait le bénéfice d'éviter d'endommager les livres. Les techniques actuelles, plus invasives, établissent l'âge et l'état des documents par des tests infrarouges ou des tests sur le taux de pH réalisés sur des échantillons.
Éventuellement, les chimistes espèrent créer un dispositif portatif, une sorte de «nez électronique», que les conservateurs d'archives et de livres anciens pourront utiliser pour déterminer plus rapidement les documents nécessitant des traitements urgents de conservation.
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