jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 20h27
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

L'entrevue - L'illusion technologique

La science suscite parfois des attentes démesurées, constate le Français Nicolas Chevassus-au-Louis

Le journaliste français Nicolas Chevassus-au-Louis
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Le journaliste français Nicolas Chevassus-au-Louis
Décideurs, ingénieurs et grand public s'emballent unanimement pour les promesses mirifiques que l'on nous annonce pour toute nouvelle technologie. Le journaliste français Nicolas Chevassus-au-Louis, invité du Coeur de sciences de l'UQAM la semaine dernière, nous fait voir les ratés du passé afin de nous sortir de cet aveuglement naïf.

Au début des années 1970, le richissime prince saoudien Mohamed al-Fayçal s'enthousiasme pour l'idée de remorquer des icebergs de l'Antarctique jusqu'aux pays chauds comme le sien afin de les approvisionner en eau douce. Un congrès international consacré à la question a lieu aux États-Unis en 1977. Scientifiques et ingénieurs y débattent des problèmes techniques, comme celui du mode de transport des icebergs et des moyens de prévenir leur fonte au cours de leur déplacement. Pour le cocktail d'inauguration du congrès, Al-Fayçal fait venir en hélicoptère un énorme fragment d'un glacier de l'Alaska, qui finit en cubes dans les whiskies, rappelle dans son ouvrage Un iceberg dans mon whisky le journaliste Nicolas Chevassus-au-Louis, historien et neurobiologiste de formation.

Les promesses démesurées du nucléaire

Le projet de remorquer des icebergs a bien sûr été écarté alors que le prix du pétrole s'envolait et rendait sa réalisation beaucoup trop coûteuse. De même, nombre de promesses mirifiques qui devaient découler de la fission nucléaire, comme la propulsion nucléaire de locomotives, d'avions et d'automobiles, se sont évanouies avec le temps.

«Dans les années 1950, le nucléaire promettait de tout révolutionner, y compris le déplacement. Le constructeur automobile Ford a même dessiné une voiture en propulsion nucléaire. Maintenant, le nucléaire est une technologie qui marche, mais qui est cantonnée à la production d'électricité et dont les avantages et les inconvénients sont bien connus», fait remarquer M. Chevassus-au-Louis avant de souligner que nombreux sont ceux qui formulent les mêmes promesses démesurées pour la fusion nucléaire, qui permettrait, dit-on, la production d'une énergie illimitée, à bas prix et sans pollution.

«À l'évidence, ces promesses s'avèrent encore une fois une illusion, car voilà déjà 50 ans que les physiciens pensent être parvenus à la maîtrise de la fusion nucléaire. C'est aussi une illusion de croire que la fusion nucléaire résoudra tous les problèmes d'approvisionnement énergétique. C'est une technologie parmi d'autres qui mérite d'être explorée et d'être développée, mais certainement pas d'être considérée comme LA solution.»

Contrer les effets du réchauffement climatique

La géo-ingénierie, qui fait référence à diverses technologies destinées aujourd'hui à contrer les effets du réchauffement du climat, comme injecter de l'eau de mer dans les nuages, introduire de la pollution dans la stratosphère, envoyer d'immenses miroirs dans l'espace ou fertiliser les océans, est une idée qui remonte aux années 1960.

À cette époque, tant les Soviétiques que les Américains avaient de grands projets pour réchauffer, cette fois, l'océan Arctique — en le recouvrant de poussières de charbon dans le but de faire fondre la neige, par exemple — afin qu'il demeure navigable en hiver.

«On se posait exactement les mêmes questions dans les années 1960 qu'aujourd'hui. Mais la question centrale n'est pas tant technologique que politique. La question n'est pas de savoir si ces technologies sont faisables, si elles sont applicables, mais celle de savoir qui contrôlera le climat de la planète. Et cette dernière question n'est toujours pas résolue aujourd'hui», déclare M. Chevassus-au-Louis avant de rappeler par ailleurs que l'on fait fausse route si l'on ne se fie qu'à des technologies pour résoudre le problème du réchauffement climatique.

«Les technologies de géo-ingénierie servent de dérivatifs, elles entraînent la conviction qu'on pourra se passer d'une évolution des modes de vie, d'une réévaluation de nos manières de consommer et d'utiliser l'énergie, alors que le coeur du problème est là. La voiture hybride ou tout électrique émet évidemment moins de CO2, mais le problème n'est pas tant d'émettre moins de CO2 que de changer l'urbanisme, comme de rapprocher la localisation des lieux de travail des lieux de vie.»

Intentions sincères

M. Chevassus-au-Louis explique que «la recherche de financement est une des raisons pour lesquelles on multiplie les promesses des nouvelles technologies, mais pas la principale. Les ingénieurs qui vantent une technologie croient sincèrement aux retombées positives de cette technologie. Ce n'est pas une manipulation de leur part, c'est une conviction sincère. Ils ont l'impression d'avoir découvert une sorte de panacée technologique à un problème et ils sont d'autant plus convaincants qu'ils sont sincères dans l'apologie de leur technologie.»

Dans son livre, Nicolas Chevassus-au-Louis propose un recul historique pour ne pas se laisser «aveugler et se laisser prendre par les fausses bulles technologiques». Il espère que l'on tirera des leçons du passé devant les nouvelles technologies, telles que la thérapie génique, ou les OGM de nouvelle génération — conçus, par exemple, pour pousser en zones arides afin de remédier à la faim dans le monde. Il n'a rien contre les nouvelles technologies, mais il trouve qu'on les pare de «vertus qu'elles n'auront manifestement pas parce qu'il n'y a pas de panacée technologique et qu'au fond tous les problèmes qu'elles posent sont souvent plus politiques que techniques».

«La thérapie génique pose le problème politique des cellules germinales, donne-t-il en exemple. Une chose est de modifier le patrimoine génétique d'un adulte à des fins thérapeutiques, une autre chose est de modifier la lignée germinale qui affectera ce qui sera transmis à sa descendance. Comme ce sont exactement les mêmes technologies qui sont utilisées pour l'un comme pour l'autre, si on met au point une thérapie génique, on peut également l'appliquer à la lignée germinale et entrer dans une logique eugénique de modification de l'espèce humaine, qui peut, là aussi, causer des problèmes politiques.»

Débat de société

Il insiste sur l'importance de toujours porter un regard critique et historique, et ce, surtout quand il s'agit de régler des problèmes aussi complexes que l'approvisionnement en eau douce ou la faim dans le monde, «qui n'auront pas de solutions uniquement techniques. La technique n'est qu'une partie de la solution», prévient-il.

Seul un débat contradictoire de société peut nous permettre de percer les réelles promesses d'une nouvelle technologie, croit M. Chevassus-au-Louis. «Il ne faut pas laisser aux seuls ingénieurs spécialistes des technologies, ou qui ont développé une nouvelle technologie, le soin de décrire à quoi elles pourraient servir. Je crois davantage aux vertus d'une expertise contradictoire réunissant des ingénieurs et des scientifiques de différentes disciplines, dans une certaine mesure les salariés des entreprises, ainsi que le grand public, pour évaluer les perspectives de ces technologies.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Maco
    Abonné
    lundi 1 mars 2010 08h57
    Bravo
    Pour une vraie lucidité

  • Godfax
    Inscrit
    lundi 1 mars 2010 08h57
    Débat de nihiliste
    Ce livre est dépriment au maximum.

    Nicolas Chevassus prouve ici que le grand nihilisme anti-civilisation, qui accompagne l’empire marchand, est bien encré dans tous les esprits.

    Notre société fait une grave erreur de mystifier
    l’économie, l’énergie et l’écologie de cette façon.

    Je pense que la gestion comportementaliste encouragé par nos sociologue bien pensant c’est de l’esclavagisme cognitif camouflé. Tous ces petits gestes du quotidien, c’est du lavage de cerveau digne de 1984. Soyons sérieux, c’est l’écologie humaine qui est en danger.

    La science est notre avenir car l’humain n’a jamais été limité par l’environnement. Les limites sont simplement un défi à l’esprit humain qui elle est la seul véritable richesse infini. Sur la question
    de l’eau et de la nourriture, oui c’est purement technique, pas complètement, mais certainement principalement. Faire de l’eau potable et de l’agriculture c’est la base de la société de technique depuis 6000 ans.

    L’avancement technologique, c’est l’histoire de l’humanité, il est normal et souhaitable, que le grand publique s’en enthousiasme.

    Les grands cartels pétroliers de Maurice Strong on tout fait pour nuire au nucléaire depuis les des années 70 avec des ONG ésotériques. Cette technologie a réellement été sous développé par rapport à son potentiel, c’est une évidence. Il faut rappeler que principalement, pour calculé la valeur d’une technologie d’énergie on doit calculer sa densité/flux par unité de surface.

    Énergie solaire = 0,0002 kw/m3
    Charbon = 6500 kw/m3
    Énergie fossiles = 10 000 kw/m3
    Fission nucléaire = 70000 kw/m3
    Fusion thermonucléaire 4ieme génération = 10 000 000 000 000 000 kw/m3

    Le délire du développement durable n’a aucune limite, c’est une attaque contre l’écologie humaine. La population mélange maintenant économie monétarisme, écologie, santé publique, lutte des classes, et énergie, et elle sentimentalise le tout.

    La fusion nucléaire a fait des avancés remarquable dans les dernières mois, et oui, il se peut que ce soit LA solution énergétique pour les 30 000 ans future. Si tout l’argent utilisé pour la recherche climatique avait été investie dans la recherche sur la fusion, au lieu de partir en folie avec la moindre théorie de milliardaires qui ne savent plus quoi faire de leur pouvoir aux points à demander la gouvernance mondiale.

    La grande pensé unique du monde fini néolibéraliste est justement en contradiction même avec la science.

    Il faut revenir sur terre, l’occident a abandonné l’économie réel depuis 50 ans, elle a condamné sa future génération de A à Z. La décroissance proposé est totalement démagogique, c’est Malthus qui l’a inventé pour la compagnie des inde orientales, pour exploité au maximum les peuples de la terre. Même dans les grands livres de stratégie de guerre anglo-saxonne on y parle de méthodes basé sur la baisse de la densité énergétique ou de la densité agricole pour déstabiliser les état-nations.

    Le Québec doit ce tenir debout face à son avenir. La déprime, la peur, la pseudoscience, le comportementalisme mixé aux politiques économiques « lucide » vont nous conduire dans un véritable âge des ténèbres si ça continue. Je vois déjà les ayatollahs socialistes de l’emprunte écologique venté le retour à la terre forcé de 100 000 québécois pendant que les libertariens à la sauce Bouchard profite de leur petit monde cyberpunk ou même la police est privatisé.

    Gabriel Claveau
    emancipationquebec@hotmail.com

  • Sanzalure
    Inscrit
    lundi 1 mars 2010 09h04
    Tout à fait d'accord
    Chaque personne doit être son propre expert. Bien sûr, il faut écouter ce que les scientifiques disent. Mais en fin de compte, il revient à chacun de nous de se faire sa propre idée.

    Le problème n'est pas que les scientifiques soient trop enthousiastes, le problème c'est que la population se complaise dans l'ignorance et soit trop paresseuse pour essayer de comprendre. Nous ne pouvons pas tous être scientifiques, mais nous devrions tous en comprendre beaucoup plus sur ce qui se passe dans le monde.

  • P. Boutet
    Abonné
    lundi 1 mars 2010 09h24
    Qui est contre la vertue?
    Difficile d'être contre monsieur Chevassus-au-Louis.

    La grande différence entre les scientifiques et la société civile est que la seconde, malgré son manque d'expertise, est libre de toute influence politique et financière.
    Malgré le syndrome du "pas dans ma cours" cette société civile a tendance à être beaucoup plus objective.

    Le principal problème qui surgit avec ce type de consultation publique est la volonté, de la part des spécialistes, de donner toute l'information nécessaire pour se faire une idée juste et complète sur une problématique. Ces derniers auront toujours tendance à cacher le côté négatif de leurs découvertes au lieu de placer les groupes citoyens devant un choix éclairé à faire. Parce que pour choisir d'aller de l'avant ou non avec une technologie, on doit avoir toute l'information et être placé devant les même dilemmes auxquels les politiciens auront à faire face: les avantages l'emportent-ils vraiment sur les inconvénients.

    De là l'idée qu'avec des sociétés de communication comme les notres, le système de partis politiques et d'élections devient un peu désuet. Ce dont on a vraiment besoin ce ne sont plus des décideurs mais des serviteurs des citoyens.

    C'est à dire revenir à la véritable origine de la politique démocratique!

  • Bernard Terreault
    Abonné
    lundi 1 mars 2010 10h18
    Ignorance
    Malheureusement, pour beaucoup de gens, la science ne fait pas encore partie du bagage culturel essentiel de toute personne. Il y a un préjugé anti-science at anti-math chez une partie de notre intelligentsia qui me donne le froid dans le dos pour notre avenir. Pourtant, Voltaire et les "encyclopédistes" ont fait la promotion de la physique de Newton et des sciences en général en France et dans toute l'Europe, comme Franklin dans les jeunes États-Unis, Goethe était un scientifique amateur de haut niveau, le personnage le plus raffiné de Proust (Swann) était ingénieur, Cottard médecin, comme plusieurs grands écrivains d'ailleurs, je notais récemment en lisant Fitzgerald que la maîtrise de l'algèbre et de la trigonométrie allaient de soi pour le diplômé des bonnes universités américaines du début du 20ième siècle (pas du 21ième!), même pour les littéraires ... Comment prendre des décisions le moindrement éclairées sur l'énergie, le climat, la pollution, la santé, sans se faire embarquer par des charlatans ou des lobbies financiers, quand on n'a aucune compréhension minimale des mécanismes naturels ni des bases des diverses technologies, et même l'esprit assez "quantitatif" pour mettre les choses en perspectives, pour par exemple voir qu'une mesure "écologique" qui affecte un centième de 1% des gaz à effets de serre, toute sympatique qu'elle soit, ne remplacera pas une mesure qui les réduirait de 30% ?

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    lundi 1 mars 2010 12h57
    Le scientisme c'est bien fini.
    Ce ne sont pas les activistes comme les Scientologues ou autres qui vont orienter les scientifiques, les vrais s'entend.

    La science évolue depuis plusieurs années maintenant dans le sens de la compréhension des phénomènes naturels, non pas pour les modifier mais pour interagir plus intelligemment avec eux. On se rend compte que les «inventions» de la nature nous dépassent totalement en termes d'achèvement. On a cru avoir franchi un pas de géant vers les manipulations génétiques en décodant le génome. En fait, c'est un minuscule petit pas qui nous a permis d'entrevoir que la tâche de compréhension donne le vertige.

    L'époque où l'on croyait que la science pouvait tout faire mieux que la nature est bien terminée. On voit maintenant surgir les bilans des erreurs du passé tels la disparition des écosystèmes côtiers avec la mangrove. Les scientifiques trouvent de plus en plus de solutions dans la nature elle-même et ils font maintenant l'équation des coûts et bénéfices. La médecine est déjà à l'oeuvre depuis longtemps avec les molécules que l'on trouve dans la nature et la thérapie génique. Maintenant, on voit que nul ne peut surpasser l'évolution naturelle pour apporter des solutions. Alors on tente de l'aider à réagir.

    Les scientifiques pratiquent une vertu essentielle, l'humilité devant la complexité naturelle. Ils savent qu'ils ne peuvent intervenir n'importe comment dans les cycles de la vie.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 1 mars 2010 13h59
    Nicolas Chevassus-au-Louis s’est-il emballé lui aussi ???
    La science vit de subvention à la recherche. Créer un besoin leur assure les argents nécessaires pour en vivre.

    La science du climat est jeune et est à ses premières découvertes. On ne sait pas tous les facteurs influencant le climat on a focusé sur une donnée où l’home pourrait en être la cause . Il s'est agi que l'ONU exagère un l’importance de l’homme et le culpabilise pour créer une industrie verte. Pour sûr que les réserves d'énergies non renouvelables sont au centre de la préoccupation première mais le carbocentrisme du GIEC a identifié une conséquence du réchauffement et en a fait une cause première. Le CO2 est négligeable dans l'atmosphère soit 387 parties par millions ou 0,0387% de l'air qu'on respire. Encore l'homme n'est pas responsable de toute l'émission du CO2 mais d'une partie seulement. Une partie de moins de 1% d l'atmosphère terrestre n'est pas une panaché mais une rumeur urbaine.

    La seule réalité tangible de la trace de l'homme est la concentration urbaine qui crée les îlots de chaleur urbain (ICU). Or notre journaliste français arrive avec la conclusion de la concentration comme solution en s’exprimant ainsi : «...mais le problème n'est pas tant d'émettre moins de CO2 que de changer l'urbanisme, comme de rapprocher la localisation des lieux de travail des lieux de vie.», Or le GIEC qui a ameuté le monde entier trouve négligeable le phénomène des îlots de chaleur urbaine dans son dernier rapport de 2007 en ces termes : « les effets des ICU sont réels, mais locaux, et ont une influence négligeable sur les valeurs soit moins de 0,006°C par décennie sur les terres et zéro sur les océans ».

    Considérant que la population est majoritairement concentrée dans les villes et que les autos circulent principalement dans les villes, comment peut on exagérer autant l'empreinte de l'homme alors que même le GIEC calcule comme négligeable? C’est vrai les journalismes sont des haut-parleurs des messages. Ils ne réfléchissent pas, il s diffusent des communiqués bien fignolés par des services de communication professionnelles. Pas surprenant que les décideurs, les ingénieurs et le grand public s'emballent unanimement pour les promesses mirifiques que l'on nous annonce pour toute nouvelle technologie.

    Le journaliste parle dans un autre paragraphe d'eugénisme en ces termes: «...si on met au point une thérapie génique, on peut également l'appliquer à la lignée germinale et entrer dans une logique eugénique de modification de l'espèce humaine, qui peut, là aussi, causer des problèmes politiques.». Or, on retrace dans les financiers de l‘ONU et du GIEC, Ted Turner et David Rockefeller qui n’hésitent pas à parler de décroissance de la population pour régler le problème climatique. Ils font partie d’un groupe supportant la vision altermondialiste de l’économie avec un gouvernement mondial dirigé par l’ONU et privilégiant l’eugénisme, le cercle de Bildenberg.

    On sait que Ted Turner (fondateur de CNN) a créé une fondation de l’ONU en y déposant 1 milliard. Quant à la famille Rockefeller, elle a fourni le terrain et la bâtisse où loge l’ONU et récemment versé 34 millions pour diminuer la facture annuelle des Etats-Unis auprès de l’ONU. Voici un vidéo de Davis Rockefeller parlant devant un auditoire de l’ONU et un interview de Ted Turner sur la décroissance humaine.

    http://www.youtube.com/watch?v=ClqUcScwnn8

    http://www.youtube.com/watch?v=DSlB1nW4S54

    Il est surprenant que ce journaliste parle de ces choses sans les relier autrement que de décrier la science. Nicolas Chevassus-au-Louis s’est-il emballé lui aussi ???




    .

  • Chryst
    Abonné
    jeudi 4 mars 2010 17h26
    En prendre et en laisser
    Monsieur Chevassus-au-Louis n’aborde que les questions énergétiques et de la nature.
    L’énergie sera toujours limitée et la nature en sait bien souvent plus que nous.
    Nous devrons nécessairement changer nos comportements collectivement.
    Qui aurait cru qu’un jour l’homme marcherait sur la lune? C’est la même chose avec le numérique ou l’ordinateur .Qui aurait cru aussi que le téléphone cellulaire ou le positionnement par satellites (GPS) étaient prévus dans les romans il y a environ un siècle; que l’envoi de photos pourrait se faire le jour même grâce à l’ordinateur et internet, etc. ?
    Nous sommes plus productifs que nous ne l’avons jamais été malgré notre handicap.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
8 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012