Accès Internet - Le passage à l'«extrême» et à l'«ultra»
La bataille des acquisitions est chose du passé. Le lutte entre les fournisseurs de services pour l'Internet se mesure à une échelle graduée en vitesses de transmissions. Le comabat haute vitesse que mènent Bell et Vidéotron.
Deux tendances nettes se dessinent chez les fournisseurs d'accès Internet. D'une part, la popularité grandissante du service Internet à haute vitesse force les entreprises à offrir en priorité ce service. D'autre part, les besoins multiples et différents des usagers ont fait en sorte que les fournisseurs d'accès Internet ont maintenant mis sur le marché un éventail d'offres de services, dont certaines à valeur ajoutée.
Selon Jay Thompson de l'Association canadienne des fournisseurs Internet (ACFI), ces deux tendances sont sans doute la voie de l'avenir. «Les usagers qui étaient reliés à Internet par le biais d'un service commuté ou dial-up passent aujourd'hui à la haute vitesse, explique-t-il, et plusieurs des nouveaux abonnés choisissent la haute vitesse dès le départ.»
Toujours selon Jay Thompson, l'industrie des fournisseurs Internet a connu une forme de consolidation ces dernières années puisqu'on compte moins de fournisseurs Internet. «Il y a eu des acquisitions et des regroupements dans l'industrie, mais depuis la chute boursière des points-com, plus personne n'est en mode d'acquisition. On se tourne maintenant vers l'offre de services lorsqu'on cherche à augmenter sa part de marché.»
Les fournisseurs d'accès Internet se divisent en deux catégories: ceux qui fournissent le service via le câble, donc les câblodistributeurs, et ceux qui fournissent le service via le fil téléphonique, soit les compagnies de téléphone ou les autres fournisseurs qui utilisent cette même technologie.
Dans le domaine du service à vitesse ordinaire par fil de téléphone, le service commuté ou dial-up a tendance à être remplacé par une technologie plus souple, celle de la ligne désignée (DSL). En ce qui concerne la haute vitesse, que ce soit par câble ou par téléphone, le mot d'ordre est de rendre ce service plus accessible et d'offrir davantage de vitesse à l'usager.
Toujours plus et toujours plus vite
Bell Sympatico est le plus important fournisseur d'accès Internet par téléphone au Canada et elle a fait du service haute vitesse une priorité. L'entreprise compte environ 890 000 abonnés à la haute vitesse en Ontario et au Québec, ce qui représente, selon Peter Constanzo de Bell Sympatico, environ 75 % de tous leurs clients.
Bell Sympatico offre à l'internaute une gamme de forfaits allant de 9,95 $ par mois pour le service commuté de base jusqu'à 69,95 $ pour le tout nouveau service Sympatico haute vitesse Ultra. «Nous offrons une gamme de services, de sorte que l'usager peut graduellement passer à la haute vitesse.» Parmi ces nouveaux services, notons le service par ligne désignée (DSL) qui, sans être de la haute vitesse, est plus rapide que le service de base.
Mais c'est le service haute vitesse Ultra qui illustre le mieux la tendance qui se dessine dans l'industrie. D'abord ce service est presque trois fois plus rapide que le service haute vitesse de base offrant un débit plus rapide, de 3 Mbit/s en aval et de 640 Kbit/s en amont, et une bande passante accrue. «Il s'agit de tirer le maximum de la technologie haute vitesse, affirme Peter Constanzo, et il est destiné aux gros usagers, ceux qui téléchargent de la musique et des vidéoclips par exemple.»
Les forfaits haute vitesse s'accompagnent aussi de services à valeur ajoutée. Ils offrent le courriel à distance, permettent la création de plusieurs comptes de courriel, et contiennent un filtre antipourriels. De plus, Bell Sympatico offre maintenant à ses clients la possibilité de s'abonner à d'autres services tels un logiciel antivirus et un coupe-feu, ainsi qu'un service de téléchargement de musique, Musicmatch.ca, et un service de téléchargement de jeux, Foulejeu.com. Il est possible aussi de télécharger gratuitement un service d'assistant Internet.
Une tendance dans l'ensemble de l'industrie
Offrir un bouquet de services est manifeste dans toute l'industrie. Chez Vidéotron, par exemple, en plus du service haute vitesse, on a lancé récemment le service haute vitesse Extrême, le concurrent du service Ultra de Bell Sympatico. De plus, Vidéotron offre maintenant un service de base par modem câble qui n'est pas la haute vitesse, mais qui est plus rapide que le service commuté par ligne téléphonique. «C'est le produit qui concurrence le service DSL, explique Stéphane Gendron, mais son avantage est que vous avec déjà en main le modem câble, ce qui facilite le passage à la haute vitesse.»
Vidéotron compte à ce jour 340 000 abonnés à son service Internet haute vitesse. Une bonne part de cette réussite repose sur une série d'offres promotionnelles alléchantes. «Nos promotions ne s'adressent plus uniquement à nos clients du câble télé, explique Jean-Paul Galarneau. Par exemple, la promotion en vigueur présentement comprend gratuitement le modem et l'installation.»
On a aussi songé chez Vidéotron aux services à valeur ajoutée. «On s'est demandé comment, tout en fournissant l'accès Internet, notre client pourrait profiter de l'ensemble des services produits par Quebecor?», explique Stéphane Gendron.
Star Académie fut l'occasion de répondre à cette question puisque seuls les internautes abonnés au service haute vitesse Vidéotron avaient accès 24 heures par jour à une caméra Web qui permettait de suivre les participants. «Les clients étaient excités d'avoir accès à un contenu différent sur Internet qu'à la télé, précise M. Gendron, et cela est un bel exemple de la convergence.» Environ 100 000 personnes chaque jour ont profité de ce service et Vidéotron entend refaire l'expérience à l'avenir avec d'autres contenus.
Même les plus petits fournisseurs d'accès Internet n'échappent pas à cette règle. Colbanet est un fournisseur d'accès Internet situé à Montréal et dont une bonne partie de ses abonnés utilisaient un service par ligne commutée. «Nous n'avons pas eu le choix, explique Patrick Zemanek, la demande vient du client. Nous offrons maintenant un service haute vitesse et un service DSL.» Déjà, environ 10 % de la clientèle de Colbanet est passée à la haute vitesse et l'entreprise a comme objectif prochain de faire grimper ce nombre à 20 %.
L'avenir nous le dira
L'accès Internet à haute vitesse est en train de s'imposer comme la norme. Il y a deux raisons à ce phénomène. D'une part, la clientèle le demande. L'internaute veut un accès plus rapide et l'usage qu'il fait de l'Internet, le téléchargement de musique par exemple, exige une connexion plus rapide.
D'autre part, l'industrie s'approche d'un certain plafonnement quant au nombre d'abonnés qu'il est encore possible d'aller chercher. «Notre industrie est limitée par le nombre d'ordinateurs qu'achètent et possèdent les consommateurs, fait remarquer Jay Thompson, et ici au Canada, la pénétration est déjà très élevée. Les fournisseurs doivent mettre sur le marché des nouveaux produits, comme la haute vitesse, s'ils veulent prendre de la croissance.»
Quant aux services à valeur ajoutée, l'avenir nous dira si le consommateur sera au rendez-vous. Préférera-t-il s'abonner à un service antivirus ou choisira-t-il tout simplement d'acheter le logiciel et de l'installer lui-même? Patrick Zemanek de Colbanet ne penche pas tellement du côté des services à valeur ajoutée. «Selon moi, le client veut surtout un accès rapide et fiable et un excellent service à la clientèle.»
Deux tendances nettes se dessinent chez les fournisseurs d'accès Internet. D'une part, la popularité grandissante du service Internet à haute vitesse force les entreprises à offrir en priorité ce service. D'autre part, les besoins multiples et différents des usagers ont fait en sorte que les fournisseurs d'accès Internet ont maintenant mis sur le marché un éventail d'offres de services, dont certaines à valeur ajoutée.
Selon Jay Thompson de l'Association canadienne des fournisseurs Internet (ACFI), ces deux tendances sont sans doute la voie de l'avenir. «Les usagers qui étaient reliés à Internet par le biais d'un service commuté ou dial-up passent aujourd'hui à la haute vitesse, explique-t-il, et plusieurs des nouveaux abonnés choisissent la haute vitesse dès le départ.»
Toujours selon Jay Thompson, l'industrie des fournisseurs Internet a connu une forme de consolidation ces dernières années puisqu'on compte moins de fournisseurs Internet. «Il y a eu des acquisitions et des regroupements dans l'industrie, mais depuis la chute boursière des points-com, plus personne n'est en mode d'acquisition. On se tourne maintenant vers l'offre de services lorsqu'on cherche à augmenter sa part de marché.»
Les fournisseurs d'accès Internet se divisent en deux catégories: ceux qui fournissent le service via le câble, donc les câblodistributeurs, et ceux qui fournissent le service via le fil téléphonique, soit les compagnies de téléphone ou les autres fournisseurs qui utilisent cette même technologie.
Dans le domaine du service à vitesse ordinaire par fil de téléphone, le service commuté ou dial-up a tendance à être remplacé par une technologie plus souple, celle de la ligne désignée (DSL). En ce qui concerne la haute vitesse, que ce soit par câble ou par téléphone, le mot d'ordre est de rendre ce service plus accessible et d'offrir davantage de vitesse à l'usager.
Toujours plus et toujours plus vite
Bell Sympatico est le plus important fournisseur d'accès Internet par téléphone au Canada et elle a fait du service haute vitesse une priorité. L'entreprise compte environ 890 000 abonnés à la haute vitesse en Ontario et au Québec, ce qui représente, selon Peter Constanzo de Bell Sympatico, environ 75 % de tous leurs clients.
Bell Sympatico offre à l'internaute une gamme de forfaits allant de 9,95 $ par mois pour le service commuté de base jusqu'à 69,95 $ pour le tout nouveau service Sympatico haute vitesse Ultra. «Nous offrons une gamme de services, de sorte que l'usager peut graduellement passer à la haute vitesse.» Parmi ces nouveaux services, notons le service par ligne désignée (DSL) qui, sans être de la haute vitesse, est plus rapide que le service de base.
Mais c'est le service haute vitesse Ultra qui illustre le mieux la tendance qui se dessine dans l'industrie. D'abord ce service est presque trois fois plus rapide que le service haute vitesse de base offrant un débit plus rapide, de 3 Mbit/s en aval et de 640 Kbit/s en amont, et une bande passante accrue. «Il s'agit de tirer le maximum de la technologie haute vitesse, affirme Peter Constanzo, et il est destiné aux gros usagers, ceux qui téléchargent de la musique et des vidéoclips par exemple.»
Les forfaits haute vitesse s'accompagnent aussi de services à valeur ajoutée. Ils offrent le courriel à distance, permettent la création de plusieurs comptes de courriel, et contiennent un filtre antipourriels. De plus, Bell Sympatico offre maintenant à ses clients la possibilité de s'abonner à d'autres services tels un logiciel antivirus et un coupe-feu, ainsi qu'un service de téléchargement de musique, Musicmatch.ca, et un service de téléchargement de jeux, Foulejeu.com. Il est possible aussi de télécharger gratuitement un service d'assistant Internet.
Une tendance dans l'ensemble de l'industrie
Offrir un bouquet de services est manifeste dans toute l'industrie. Chez Vidéotron, par exemple, en plus du service haute vitesse, on a lancé récemment le service haute vitesse Extrême, le concurrent du service Ultra de Bell Sympatico. De plus, Vidéotron offre maintenant un service de base par modem câble qui n'est pas la haute vitesse, mais qui est plus rapide que le service commuté par ligne téléphonique. «C'est le produit qui concurrence le service DSL, explique Stéphane Gendron, mais son avantage est que vous avec déjà en main le modem câble, ce qui facilite le passage à la haute vitesse.»
Vidéotron compte à ce jour 340 000 abonnés à son service Internet haute vitesse. Une bonne part de cette réussite repose sur une série d'offres promotionnelles alléchantes. «Nos promotions ne s'adressent plus uniquement à nos clients du câble télé, explique Jean-Paul Galarneau. Par exemple, la promotion en vigueur présentement comprend gratuitement le modem et l'installation.»
On a aussi songé chez Vidéotron aux services à valeur ajoutée. «On s'est demandé comment, tout en fournissant l'accès Internet, notre client pourrait profiter de l'ensemble des services produits par Quebecor?», explique Stéphane Gendron.
Star Académie fut l'occasion de répondre à cette question puisque seuls les internautes abonnés au service haute vitesse Vidéotron avaient accès 24 heures par jour à une caméra Web qui permettait de suivre les participants. «Les clients étaient excités d'avoir accès à un contenu différent sur Internet qu'à la télé, précise M. Gendron, et cela est un bel exemple de la convergence.» Environ 100 000 personnes chaque jour ont profité de ce service et Vidéotron entend refaire l'expérience à l'avenir avec d'autres contenus.
Même les plus petits fournisseurs d'accès Internet n'échappent pas à cette règle. Colbanet est un fournisseur d'accès Internet situé à Montréal et dont une bonne partie de ses abonnés utilisaient un service par ligne commutée. «Nous n'avons pas eu le choix, explique Patrick Zemanek, la demande vient du client. Nous offrons maintenant un service haute vitesse et un service DSL.» Déjà, environ 10 % de la clientèle de Colbanet est passée à la haute vitesse et l'entreprise a comme objectif prochain de faire grimper ce nombre à 20 %.
L'avenir nous le dira
L'accès Internet à haute vitesse est en train de s'imposer comme la norme. Il y a deux raisons à ce phénomène. D'une part, la clientèle le demande. L'internaute veut un accès plus rapide et l'usage qu'il fait de l'Internet, le téléchargement de musique par exemple, exige une connexion plus rapide.
D'autre part, l'industrie s'approche d'un certain plafonnement quant au nombre d'abonnés qu'il est encore possible d'aller chercher. «Notre industrie est limitée par le nombre d'ordinateurs qu'achètent et possèdent les consommateurs, fait remarquer Jay Thompson, et ici au Canada, la pénétration est déjà très élevée. Les fournisseurs doivent mettre sur le marché des nouveaux produits, comme la haute vitesse, s'ils veulent prendre de la croissance.»
Quant aux services à valeur ajoutée, l'avenir nous dira si le consommateur sera au rendez-vous. Préférera-t-il s'abonner à un service antivirus ou choisira-t-il tout simplement d'acheter le logiciel et de l'installer lui-même? Patrick Zemanek de Colbanet ne penche pas tellement du côté des services à valeur ajoutée. «Selon moi, le client veut surtout un accès rapide et fiable et un excellent service à la clientèle.»
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