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L'Olympus Pen est de retour

Est-ce l'avenir de la photographie?

Le nouveau Olympus Pen n’a l’air de rien et pourtant, il est capable de produire des images de très haute qualité.
Photo : Olympus
Le nouveau Olympus Pen n’a l’air de rien et pourtant, il est capable de produire des images de très haute qualité.
Le petit Olympus Pen E-P1 est une réactualisation pleine de promesses, à l'ère numérique, du légendaire appareil photo qui fit le succès de la marque nippone dans les années 1960. Ce nouveau Pen, décliné dans un choix de finis, est peut-être la meilleure idée d'un grand fabricant d'appareils photographiques depuis que la folle course aux mégapixels est commencée.

À travers ce petit appareil très performant se dessine peut-être l'avenir de la photographie. Que peut-on imaginer de mieux, en effet, que la qualité d'image d'un appareil réflex enfin offert dans le petit boîtier d'un appareil de tous les jours, bon à être traîné partout et par tous?

Dans sa réactualisation du Pen, Olympus a supprimé les jeux de miroirs qui permettent, dans les appareils classiques de type réflex, de visualiser et cadrer l'image. Le retrait de cette mécanique se traduit par un important gain d'espace, qui permet une miniaturisation poussée. La visée s'effectue par un large écran très lumineux, à la manière des appareils compacts courants.

Le nouveau Pen n'a l'air de rien et pourtant il est capable de produire des images de très haute qualité, même à des niveaux élevés de sensibilité à la lumière. Les deux objectifs Zuiko de format micro 4/3 offerts pour cet appareil sont intéressants, surtout la lentille fixe de 17 mm, qui est l'équivalent, dans les appareils traditionnels, d'un format passe-partout de 35 mm.

L'autre objectif, un zoom 14-42 mm, souffre cependant de n'être pas assez lumineux. Va pour les prises de vue en plein jour, mais il est vite délicat de l'utiliser en lumière fragile. Il convient alors de s'en remettre à l'excellent système de stabilisation original d'Olympus ou, lorsque la prise de vue devient franchement impossible, d'opter pour un flash, vendu séparément.

Bien sûr, le Pen numérique propose aussi un mode vidéo. Les différentes molettes pour les réglages des opérations sont simples: avec un minimum d'intuition, on arrive même à très bien utiliser le E-P1 sans prendre la peine de lire le manuel d'instructions!

Plusieurs options

Pour cet appareil, on peut aussi acheter différentes bagues d'adaptation qui permettent d'utiliser des lentilles Olympus plus anciennes, de même que des objectifs d'autres marques. Il est notamment possible d'utiliser les célèbres lentilles Leica de la série M avec cet appareil.

Autre point fort du nouveau Pen: l'excellent nettoyeur de capteur intégré, de conception Olympus, peut-être le meilleur sur le marché en ce moment.

Comme d'autres appareils destinés aux amateurs, le Pen propose une série de modes préprogrammes, pour le sport, la plage, les portrait, le paysage, etc. Ce sont des béquilles pratiques pour quiconque ne tient pas à pousser trop loin son apprentissage des principes de la photographie.

Est-ce en somme l'appareil idéal? Pas vraiment. Cette première génération du nouveau Pen n'est pas sans défaut. Tout d'abord, la visée sur écran n'est pas suffisante pour un appareil de cette qualité. En plein jour, lorsque les rayons du soleil tapent sur l'écran LCD, la visée n'est pas facile, voire impossible. Quiconque utilise un aussi bon appareil voudra éventuellement pouvoir coller son oeil à un vrai viseur, histoire de cadrer plus sûrement. Pour l'instant, le viseur externe offert en option n'est qu'une simple béquille en verre qui permet, au mieux, une approximation du cadrage. Autre défaut notable: l'autofocus. Le téléobjectif Zuiko, plutôt lent et bruyant, n'apparaît pas comme le compagnon idéal des situations difficiles.

Offert aux environs de 900 $ avec son téléobjectif, l'Olympus E-P1 laisse entrevoir beaucoup de promesses dans une version améliorée qu'il faut désormais espérer.
 
 
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  • Godbout Antoine 66
    Inscrit
    samedi 17 octobre 2009 08h58
    La photo numérique bouscule l'industrie photographique. Pourquoi pas?
    L'image numérique a révolutionné la technologie de la photographie qui est devenue plus accessible que jamais auparavant. L'arrivée de l'appareil Olympus EP-1, comme celle du Lumix GF-1 (Panasonic) 2 mois plus tard, vient ébranler le sacro-saint mythe des «tanks» Canon ou Nikon. Ces derniers, maîtres du format «reflex» et 35mm, ont misé sur ces 2 variables pour s'imposer comme summum de la qualité et de la performance en photo numérique. Mais le format Micro quatre-tiers vient modifier la «donne». On peut réaliser d'excellentes photos de format 16x20 avec ce nouveau capteur Micro quatre-tiers pouvant contenir de 10 à 14 millions de pixels. Alors pourquoi donc s'embarasser d'un appareil reflex traditionnel alors qu'un viseur électronique performant (Lumix, par exemple) donne instantanément l'image obtenue dès la prise de vue ?
    Olympus et Lumix utilisent la même bague d'objectifs; à ce jour, on note 3 signatures d'objectifs pour ce format: Olympus, Lumix et Leica. Voilà bien assez pour inspirer confiance chez les amateurs comme chez les professionnels.
    La technologie étant au rendez-vous, il reste les questions de fond: pourquoi faire des images fixes ? comment les diffuser ?
    Se rappeler que la photographie c'est un langage comme les autres.
    A.G.

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