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Réseautage - Faire du commerce électronique en toute sécurité

Réseaux virtuels privés et téléphonie utilisent les mêmes infrastructures

Le «nouveau» commerce électronique se met lentement en place. Il est plus sécuritaire et les transactions s'y font sans crainte de regards indiscrets. Bienvenue dans les nouveaux réseaux «complets» que Bell installe.

Malgré l'éclatement de la «bulle Internet», le commerce électronique n'en continue pas moins de s'implanter. Non seulement retrouve-t-on de plus en plus de services disponibles en ligne, mais la valeur des achats faits par l'entremise d'Internet ne cesse de croître. Il est donc nécessaire que les entreprises mettent en place et gèrent leur réseau de commerce électronique en plus d'assurer la sécurité de leur clientèle et la leur contre les pirates informatiques.

C'est le mandat de la division Solutions, technologies de l'information de Bell Canada. Cette équipe d'experts conseille non seulement les gens d'affaires qui désirent faire du commerce électronique, mais assure aussi l'implantation du service et en gère la sécurité.

Une décision d'affaires

Le commerce électronique n'est toutefois pas une aventure qu'on peut improviser, comme trop d'entrepreneurs l'ont fait aux belles heures de la bulle Internet. Pour Marcel Messier, vice-président Québec de la division Solutions, technologies de l'information Bell, «c'est une décision d'affaires qui consiste à implanter un nouveau mode pour distribuer son produit. Vous disposez déjà d'un réseau de succursales, mais voilà qu'il s'agit d'ouvrir un nouveau canal de distribution via l'Internet. C'est une décision d'affaires que vous devez prendre en établissant d'abord un bon plan d'affaires».

C'est là, insiste-t-il, l'un des obstacles qui freinent actuellement la croissance du commerce électronique. «Pour l'entreprise, c'est rajouter un autre canal de distribution à son mode traditionnel de faire de la vente. La personne d'affaires, consciente des difficultés de l'économie en général, doit donc s'assurer qu'elle rentabilisera son investissement.»

Par conséquent, l'équipe de Bell spécialisée en commerce électronique s'assoit avec cette personne afin de bâtir un plan d'affaires qui vise à assurer la rentabilité du nouveau canal de distribution. «Je dois admettre qu'on a de plus en plus de succès, lance avec satisfaction M. Messier, puisque, année après année, il y a toujours une croissance de la quantité d'achats qui se font en ligne, même si cette croissance n'est pas exponentielle.»

Ingénierie

Marcel Messier dirige la division responsable de la conception et de l'implantation de solutions technologiques de pointe. Il a été étroitement associé au déploiement de réseaux à large bande et au développement d'applications. Depuis 1999, il dirige les services professionnels d'ingénierie et de conception de réseaux. «Je suis responsable d'une équipe de spécialistes en service réseau et en solutions d'affaires qui demandent un apport réseau, dit-il, par exemple le commerce électronique, les centres d'appel, les ressources humaines électroniques et la formation en ligne.»

Le travail de son équipe consiste à traduire un besoin d'affaires en solutions de communication. Il cite l'exemple d'un client qui a besoin d'établir un centre d'appel. «Étant des experts en télécommunication, on traduit ces besoins en réalisations ou en solutions. On part donc du besoin et on fait la conception, ce qui inclut bien sûr la "connectivité" au réseau, l'infrastructure, le choix de la technologie et du genre d'interconnexion au réseau nécessaires, la vitesse, la capacité, etc. Nous réalisons la conception complète pour une solution de bout en bout.»

«Si vous êtes un homme d'affaires qui venez me voir, je vais "dimensionner" le réseau selon vos besoins et je vais vous le gérer, et si vous voulez une passerelle à l'Internet, je vais même gérer la sécurité de celle-ci», de résumer le responsable.

Ainsi, son équipe vient de réaliser la mise à niveau de l'infrastructure transactionnelle de la Société des alcools du Québec. «On a refait l'ensemble des connexions pour permettre plus de fonctionnalité du réseau, du moment où vous achetez un vin jusqu'aux institutions financières. On a aussi amélioré la qualité du réseau de la SAQ pour qu'il puisse en même temps faire la mise à jour des inventaires et celle des prix. Éventuellement — ça fait partie des prochains plans pour la Société des alcools — on peut même penser à la mise en place de bornes interactives dans les succursales qui fourniront aux clients de l'information plus élaborée sur les vins et les bons arrimages avec les mets.»

Moins risqué que de poster une lettre...

L'une des grandes préoccupations de son équipe consiste à gérer la sécurité des réseaux afin d'assurer que les informations qui y transigent n'aboutissent pas n'importe où et que les pirates informatiques n'y ont pas accès. «Pour ce faire, explique M. Messier, on conçoit des réseaux virtuels privés avec, au besoin, des passerelles vers le réseau Internet.» Ces réseaux virtuels utilisent les mêmes infrastructures que les réseaux de téléphonie, de transmission de données et d'Internet — par exemple le câble optique qui relie Montréal et Québec — mais qui utilisent des protocoles séparés. C'est pourquoi on parle de réseaux virtuels.

«Pour assurer la sécurité, précise M. Messier, on utilise des coupe-feu et des mots de passe qui nous permettent de déterminer qui a accès et qui n'y a pas accès. On protège aussi l'information qui circule sur les réseaux privés en la cryptant avec encodage à un bout et décryptage à l'autre bout grâce à l'utilisation de clés. Et, surtout, on gère de façon continue les accès et les attaques des hackers.»

D'ailleurs, en tant que spécialiste des problèmes de sécurité, M. Messier trouve à la fois «intéressant et en même temps inquiétant» que les pirates informatiques soient toujours à l'affût de la moindre faille. «On ne peut donc jamais assurer qu'un réseau sera entièrement sécuritaire. C'est toujours un combat entre nous et eux... mais je dirais que, dans 99 % des cas, nous gagnons! D'où l'importance de faire affaire avec une entreprise spécialisée dans le domaine», ajoute-t-il à l'intention des gens d'affaires qui songeraient à gérer eux-mêmes la sécurité de leur réseau.

Quant à savoir s'il est risqué pour nous de faire des transactions par Internet, M. Messier estime que cela n'est pas plus dangereux que de mettre une lettre à la poste! «Pensez au nombre de personnes qui auront votre lettre entre les mains... Or, la probabilité qu'un hacker tombe sur votre transaction est plus faible que le nombre de personnes qui pourraient intervenir en fouillant dans votre lettre...» Comme autre argument, il affirme qu'il est plus risqué de donner son numéro de carte de crédit par téléphone que de l'expédier via Internet. «Il y a même plus de danger à laisser votre carte à un marchand que de faire une transaction via Internet!»
 
 
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