Prix Desjardins et Ressources naturelles - Des étudiants récompensés pour leurs projets engagés
Une grande soif de savoir, des projets ambitieux et un dossier universitaire exemplaire, voilà ce qu'ont en commun Julien Beguin, Shanie Leroux et Adolfo Agundez Rodriguez. Ces trois étudiants se sont vus décerner, le 8 octobre dernier, un des prestigieux prix de l'Association francophone pour le savoir.
Le prix Ressources naturelles a été attribué à Julien Beguin, actuellement au doctorat en sciences forestières à l'Université Laval. Ses recherches portent sur l'évolution de la forêt sur de très grands territoires. « Jusqu'à maintenant, les études sur ce sujet ont été faites à une échelle spatiale de 30 000 kilomètres carrés, explique-t-il. Mon but est de créer un modèle qui permettra de simuler la transformation de la végétation dans l'espace et dans le temps, mais cette fois à une échelle jamais atteinte au Québec, soit de 300 000 kilomètres carrés. »
Concrètement, ces données permettront à M. Beguin de mieux évaluer des enjeux d'ordres écologique et économique, notamment la conservation du caribou, la création d'aires protégées et la définition de politiques alternatives plus performantes dans l'industrie forestière. « Il y a assurément un compromis à trouver entre l'efficacité économique et le respect de la biodiversité, et cela, à travers les multiples scénarios d'aménagement forestier, ajoute avec enthousiasme le lauréat. Avec mes recherches, je souhaite poser un regard nouveau sur ces problématiques. »
Prix Desjardins pour la maîtrise
Shanie Leroux est un modèle d'engagement citoyen: stages, conférences, travail auprès d'organismes communautaires, son travail depuis maintes années dans le rapprochement interculturel est notable. « Je vois un lien direct entre l'engagement et mes recherches, car tous deux ont des visées de changement social », dit celle qui reçoit le prix Desjardins pour la maîtrise.
Son projet de maîtrise consiste à explorer le point de vue des Innus sur les relations entre autochtones et non-autochtones en milieu urbain. Sept-Îles, d'où Mme Leroux revient tout juste d'une cueillette de données, était l'endroit indiqué pour étudier le phénomène. Sur une population de 25 000 habitants, cette ville compte plus de 1500 autochtones. Sa communauté innue, Uashat mak Mani-Utenam, est divisée en deux territoires, dont un est enclavé dans le territoire urbain.
L'étudiante propose donc de cerner des mesures pour développer une citoyenneté plus inclusive. « Je trouve manquant le point de vue des Innus dans notre société, déplore-t-elle. Pourtant, lorsqu'on se penche sur les relations interculturelles, c'est d'abord aux relations interculturelles fondatrices qu'on devrait s'intéresser », fait-elle valoir.
Consommation éthique
Couronné par un prix Desjardins, le projet de recherche d'Adolfo Agundez Rodriguez, étudiant au doctorat, propose une réflexion sur la consommation éthique chez des élèves du primaire. Trop peu exploité, selon lui, cet enjeu de société mérite d'être approfondi. « Les enfants sont beaucoup plus aptes qu'on ne le croit à penser sur le monde en général, et ils influencent grandement les achats familiaux », souligne-t-il.
Afin de développer la pensée critique des élèves, M. Agundez Rodriguez s'est donné pour objectif d'élaborer un matériel didactique sur la consommation éthique, de le mettre en oeuvre et ensuite de l'évaluer dans les classes. « Il sera composé de courts romans ou de nouvelles traitant de consommation éthique, qui déclencheront par la suite des discussions chez les élèves. Le but n'est pas de leur dire quoi faire, mais bien de les faire réfléchir sur les enjeux abordés. »
Pour le lauréat, le prix Acfas représente bien plus qu'une récompense académique. « C'est surtout une occasion de renouveler mon engagement envers la société, conclut-il. Pour moi, cet engagement, c'est de faire de la recherche en éducation. »
Collaboratrice du Devoir
Le prix Ressources naturelles a été attribué à Julien Beguin, actuellement au doctorat en sciences forestières à l'Université Laval. Ses recherches portent sur l'évolution de la forêt sur de très grands territoires. « Jusqu'à maintenant, les études sur ce sujet ont été faites à une échelle spatiale de 30 000 kilomètres carrés, explique-t-il. Mon but est de créer un modèle qui permettra de simuler la transformation de la végétation dans l'espace et dans le temps, mais cette fois à une échelle jamais atteinte au Québec, soit de 300 000 kilomètres carrés. »
Concrètement, ces données permettront à M. Beguin de mieux évaluer des enjeux d'ordres écologique et économique, notamment la conservation du caribou, la création d'aires protégées et la définition de politiques alternatives plus performantes dans l'industrie forestière. « Il y a assurément un compromis à trouver entre l'efficacité économique et le respect de la biodiversité, et cela, à travers les multiples scénarios d'aménagement forestier, ajoute avec enthousiasme le lauréat. Avec mes recherches, je souhaite poser un regard nouveau sur ces problématiques. »
Prix Desjardins pour la maîtrise
Shanie Leroux est un modèle d'engagement citoyen: stages, conférences, travail auprès d'organismes communautaires, son travail depuis maintes années dans le rapprochement interculturel est notable. « Je vois un lien direct entre l'engagement et mes recherches, car tous deux ont des visées de changement social », dit celle qui reçoit le prix Desjardins pour la maîtrise.
Son projet de maîtrise consiste à explorer le point de vue des Innus sur les relations entre autochtones et non-autochtones en milieu urbain. Sept-Îles, d'où Mme Leroux revient tout juste d'une cueillette de données, était l'endroit indiqué pour étudier le phénomène. Sur une population de 25 000 habitants, cette ville compte plus de 1500 autochtones. Sa communauté innue, Uashat mak Mani-Utenam, est divisée en deux territoires, dont un est enclavé dans le territoire urbain.
L'étudiante propose donc de cerner des mesures pour développer une citoyenneté plus inclusive. « Je trouve manquant le point de vue des Innus dans notre société, déplore-t-elle. Pourtant, lorsqu'on se penche sur les relations interculturelles, c'est d'abord aux relations interculturelles fondatrices qu'on devrait s'intéresser », fait-elle valoir.
Consommation éthique
Couronné par un prix Desjardins, le projet de recherche d'Adolfo Agundez Rodriguez, étudiant au doctorat, propose une réflexion sur la consommation éthique chez des élèves du primaire. Trop peu exploité, selon lui, cet enjeu de société mérite d'être approfondi. « Les enfants sont beaucoup plus aptes qu'on ne le croit à penser sur le monde en général, et ils influencent grandement les achats familiaux », souligne-t-il.
Afin de développer la pensée critique des élèves, M. Agundez Rodriguez s'est donné pour objectif d'élaborer un matériel didactique sur la consommation éthique, de le mettre en oeuvre et ensuite de l'évaluer dans les classes. « Il sera composé de courts romans ou de nouvelles traitant de consommation éthique, qui déclencheront par la suite des discussions chez les élèves. Le but n'est pas de leur dire quoi faire, mais bien de les faire réfléchir sur les enjeux abordés. »
Pour le lauréat, le prix Acfas représente bien plus qu'une récompense académique. « C'est surtout une occasion de renouveler mon engagement envers la société, conclut-il. Pour moi, cet engagement, c'est de faire de la recherche en éducation. »
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