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Albert Jacquard au Devoir - La conscience du danger sauvera l'humanité

Le scientifique et essayiste Albert Jacquard
Photo : Jacques Grenier
Le scientifique et essayiste Albert Jacquard

À retenir

    • ou l'humanité se détourne de la course à la croissance économique éternelle ou bien elle devra faire face à son propre naufrage
    • il y a urgence de repenser notre relation avec le dogme de la « croissance »
    • « On ne peut imaginer que six milliards de personnes pourront s'en sortir sans organiser les pouvoirs et sans mettre en place une démocratie planétaire. »
Il a beau avoir dépassé les 80 ans, l'intellectuel français Albert Jacquard n'en continue pas moins de porter son appel pour une société plus juste et plus durable, seule façon d'éviter rien de moins que la fin de l'aventure humaine. Le Devoir l'a rencontré, alors qu'il est de passage au Québec.

Le message d'Albert Jacquard est sans équivoque: ou bien l'humanité se détourne de la course à la croissance économique éternelle et cesse de considérer les ressources de la planète comme infinies, ou bien elle devra faire face à son propre naufrage dans un avenir pas si lointain.

Et la profonde récession qui a frappé le monde devrait selon lui servir de première étape de réflexion sur les moyens d'éviter le pire.

L'intellectuel français refuse d'ailleurs de qualifier les déboires mondiaux de la dernière année de « crise ». « Ce qu'on traverse, ce n'est pas une crise, c'est une mutation. Une crise, ça se termine, comme on parle tout le temps de la "sortie de crise". Mais pour moi, il n'y a pas de sortie de crise dans une aventure humaine avec des conséquences aussi graves. Il y a des mutations, c'est-à-dire qu'il y a des opportunités de développer des idées nouvelles, notamment dans le secteur économique. »

Car il y a urgence de repenser notre relation avec ce qu'il qualifie de dogme de la « croissance » vue comme unique façon de se sortir du marasme et de progresser. « Si la croissance signifie la croissance de la consommation, c'est une supercherie qui ne peut pas durer, a-t-il expliqué au cours d'une rencontre avec Le Devoir. Ceux qui prêchent la croissance de la consommation, dans les pays où les besoins vitaux sont déjà plus que satisfaits, sont plus néfastes que les dealers répandant leurs drogues. »

La meilleure façon d'évoquer le problème serait de poser la question de la disponibilité des richesses de la Terre, dilapidées sans véritable retenue, surtout depuis le début de l'ère industrielle. C'est le cas, par exemple, des stocks de poissons du globe qui devraient être épuisés d'ici à peine quelques décennies, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement. Or des milliards de personnes en dépendent en grande partie pour leur alimentation quotidienne. Que faire alors? « On sait qu'on ne quittera pas la Terre pour aller coloniser une autre planète. La question qu'on devrait se poser, pour l'ensemble des ressources, c'est comment on les répartit. »

Ce n'est certainement pas le cas à l'heure actuelle. « La façon dont les économistes négligent trop souvent de tenir compte de la finitude de la Terre est significative du comportement de l'humanité envers elle, note justement Albert Jacquard dans son plus récent livre, Le compte à rebours a-t-il commencé?. Dans de nombreux domaines, la cote d'alerte a été dépassée, notamment dans l'utilisation des ressources non renouvelables, ce qui est le cas des sources d'énergie, gaz, charbon et pétrole par exemple. Un arrêt le plus rapide possible de la destruction en cours s'impose avec comme objectif de retarder ou même d'éviter leur épuisement. »

Générations à venir

La chose est d'autant plus essentielle que le polytechnicien et généticien de 83 ans insiste sur le fait que les richesses qui ont pris des millions d'années pour se constituer appartiennent aussi « aux générations à naître ». Si l'idée peut sembler relever du lieu commun, sa mise en application exigerait rien de moins que l'instauration d'une structure de « gouvernance mondiale », selon M. Jacquard. « On ne peut imaginer que six milliards de personnes pourront s'en sortir sans organiser les pouvoirs et sans mettre en place une démocratie planétaire. Ou bien ce n'est pas possible, alors c'est foutu, ou bien c'est possible et il faut essayer. »

Vaste programme, surtout lorsqu'on observe la complexité parfois kafkaïenne des grandes structures comme l'ONU ou alors les négociations sur les accords de Kyoto. « Il y a un véritable choix de société, affirme M. Jacquard. Est-ce qu'on admet qu'une vie d'homme doit se résumer à la lutte contre les autres, ce qu'on appelle le libéralisme? Ou alors, au cours d'une vie, on peut essayer de réaliser certains idéaux », comme l'amélioration de la santé de tous, la préservation des ressources ou la protection de l'environnement?

Et cette volonté de concevoir une société à la fois « plus juste et plus durable », détournée de la « croissance à tout prix », doit être ancrée dans le système éducatif. « Les événements de l'été 2008 semblent avoir fait progresser de plusieurs étapes le compte à rebours qui conduit à la catastrophe économique, note ainsi l'auteur dans son dernier ouvrage. Heureusement, la conscience du danger, elle aussi, a progressé. Elle peut nous aider à éviter le pire. L'aboutissement et la lucidité dépendent du système éducatif. »

À condition, bien sûr, qu'il ne soit pas instrumentalisé pour servir d'outil de formation de la main-d'oeuvre « compétitif » sur un « marché » du savoir. « L'école est au service de ceux qui s'adressent à elle pour qu'elle les aide à devenir eux-mêmes, non au service de la société. Elle n'est pas chargée de lui fournir des humains prêts à l'emploi dont elle a besoin. » Il dénonce d'ailleurs la tendance à introduire de plus en plus la notion de « compétition » dans le vocabulaire relatif à l'éducation. « Pour moi, c'est un vrai scandale. L'objectif n'est pas de donner les moyens de lutter contre les autres, mais plutôt d'aller à la rencontre des autres. Par conséquent, il faut un système éducatif qui ne tient pas compte des palmarès. »

Malgré l'ampleur de la tâche à laquelle Albert Jacquard souhaite voir l'humanité s'attaquer, il refuse les étiquettes de « catastrophiste » ou d'« utopiste ». « Même si elles sont pour certains très révolutionnaires, ces idées-là s'installent, au nom d'une réalité », croit-il. À preuve, ses conférences attirent beaucoup de gens de divers horizons. « Je n'ai pas de solution, tient-il cependant à préciser. Mon objectif, ce n'est pas de construire la société de demain, c'est de montrer qu'elle ne doit pas ressembler à celle d'aujourd'hui. Parce que, est-ce que oui ou non le danger est là? Oui, le danger est là et c'est un danger énorme puisque ça pourrait être la fin de l'humanité. »

***

Albert Jacquard donnera une conférence au bénéfice de la Fondation pour l'éducation à la coopération et à la mutualité demain soir, 20h, au Palais Montcalm à Québec.
 
 
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 05h04
    démocratie planètaire?
    C'est impossible... Mais on est pas foutu. Pourquoi est-ce qu'une démocratie planètaire n'est pas possible? Parce que citoyen n'y serait pas représenté car les structures du pouvoir seraient trop éloigné. Monsieur Jacard devrait parler de dictature mondiale ou de tyrannie providence comme disait Huxley.

    Les décisions se prendraient en haut, sans consultation du peuple..... Par contre, il est évident que les groupes de pression ou lobby seraient représentés, ils ont les moyens.

    Le premier pas our lutter contre cette croissance à tout prix est simple, mais pas facile à faire, sortir du système monétarisme qui fait en sorte que l'argent est créé à partir d'une dette. Comme il faut plus d'argent pour remboursé la dette que ce qu'on a eu en prêt, il faut toujours qu'il y ai un nouvel apport d'argent dans le système, sinon, il s'écroulerait.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 07h08
    L'erreur est humaine, mais la corrigée l'est aussi...
    L'évolution culturelle de l'humanité est le prolongement de son évolution biologique. Comme le pense albert Jacquart, la société de demain « ne doit pas ressembler à celle d'aujourd'hui». De ce point de vue, nous avons beaucoup de ménage à faire, si nous voulons vraiment réaliser toutes nos aspirations. Tant mieux si, au départ, nous réussissons à en prendre conscience...

    C'est à tout le moins ce que nous réaliserons à la limite, quand nous aurons réellement conscience que le danger est à nos portes. Bien que c'est ce qu'avance monsieur Jacquart, c'est probablement ce qu'il souhaite, dans son for intérieur, en toute humilité.

  • François Dugal
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 08h00
    Merveilleux!
    Que peut-on ajouter à de tels propos, empreints d'une telle sagesse, d'une telle lucidité et d'un tel sens des responsabilités? Je ne comprends pas qu'un message de paix, de compréhension et d'espoir n'atteigne pas plus les hautes sphères de nos élites politiques... Albert Jacquard nous parle de l'avenir de l'humanité, alors que nous restons enfermés dans un présent qui ferme les yeux sur la réalité de demain.

    Merci M. Jacquard, et qu'on mousse votre propos!

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 08h07
    La crainte est le début de la sagesse.
    Combien d'heures de conférence faut-il pour illustrer ce dicton, vieux comme l'humanité: "La crainte est le début de la sagesse"? Surtout si vous n'avez pas de solutions à proposer.

  • Pierre Girard
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 08h11
    Oui M. Jacquard, c'est l'énergie de la conscience du danger qui changera ce monde, mais...
    D'accord avec vous M. Jacquard. Je reconnais là votre tact et votre esprit pragmatique afin d'éduquer sans tout casser.

    Personnellement, je vais un petit peu plus loin que vous sur le sujet de la conscience que je pense le moteur essentiel à tout changement significatif social et individuel.

    Samedi dernier, j'ai par ailleurs fait un commentaire sur la question de la conscience au sujet du nouveau film de Michael Moore dans Le Devoir. Voici donc ce commentaire :

    "C'est l'énergie de la conscience qui a le pouvoir de libérer ce monde."

    Le problème de base c'est que nous croyons qu'il faut penser en terme de systèmes et de structures. C'est l'erreur monumentale qui, de génération en génération, nous emprisonne dans les labyrinthes de ces systèmes et structures rigides qui sont un leurre... un piège qui empêche nos consciences de se développer. Nous ne savons même pas qui nous sommes individuellement véritablement. Nous essayons toujours de rebâtir à partir de ce qui est déjà là, de ce que nous cherchons à sauver parce que nous pensons que cela a de la valeur. Nous oublions que notre cerveau n'utilise pas plus de 10 % de sa capacité. Alors, nous refaisons toujours l'erreur de croire, d'imaginer que ce 10 % est suffisant pour bâtir un monde décent.

    La solution première est de se libérer de ce grand mensonge, de prendre conscience que le monde que nous percevons avec ses structures et ses multiples croyances - religions, sciences, toutes nos perceptions arrêtées, etc. - n'est rien d'autre que le reflet illusoire issu de notre faible état de conscience, si nous pouvons appeler cela de la conscience. Nous sommes comme des petits enfants, comme des poupons même, sur le plan de la conscience . Mais nous vivons dans l'illusion que nous sommes des êtres pleinement conscients.

    Tout, ou à peu près tout est mensonge ici à cause de cela.

    Les choses ne peuvent être changées pour le mieux que par les puissantes énergies créatrices que génèrent des états de consciences individuelles et collectives associées, non pas à des fabulations enfantines répétitives et imbéciles, mais par une vision réelle de l'immense potentiel créatif de chacun de nous individuellement.

    Chacun de nous, individuellement, est un être immense et personnellement capable de faire des choses inconcevables aux yeux de nos piètres inconsciences contaminées par nos croyances, et par ce que nous nous sommes convaincu (ou laissé convaincre) de ce qui est vrai ou réel. Cela (notre inconscience) ne sert que les bandits de ce monde qui tirent consciemment avantage de cela pour des montagnes d'argent, et pour la griserie que leur procure leur pouvoir. Ils dominent ce monde depuis des lustres. Nous le savons tous, mais nous préférons ne pas nous en souvenir...

    « La vraie trahison est de suivre le monde comme il va et d'employer l'esprit à le justifier. » (Jean Guéhenno)
    ____________________________________________________

    Il faut aussi se souvenir que le Nouvel Ordre Mondial prêche fortement le gouvernement mondial démocratique. Mais leur démocratie n'en est pas réellement une. Nous devons donc avant tout atteindre le niveau de conscience et de savoir qui nous montre qui est qui, et que le mot démocratie, comme le mot amour d'ailleurs, est passablement galvaudé et ne sert pas nécessairement les meilleurs idéaux.

    pierre girard

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 12h13
    Une comparaison avec le dollar flottant américain.
    Vous connaissez le dollar flottant américain? Le dollar américain est la monnaie mondiale d l'heure. Les USA émettent autant de dollars qu'ils veulent, indépendamment des réserves d'or qu'ils ont dans leurs coffres. C'est pour ça qu'on l'appelle le dollar flottant américain. Le problème, c'est que les autres pays doivent composer avec la valeur et la quantité d'or qu'ils possèdent pour émettre de l'argent quand ces pays s'endettent.

    Permettez-moi une comparaison un peu boiteuse, j'en conviens, avec les décisions de nos politiciens. Nos politiciens prennent presque toujours des décisions flottantes, en ce sens que quand leurs décisions sont bonnes ça leur donne du capital politique et ça peut aussi avoir (mais pas toujours) des répercussions positives sur nous. Quand ils se trompent dans leur décisions, c'est surtout nous qui écopons et nos chers politiciens tournent la page en attendant qu'on oublie.

    C'est aussi parce que nos politiciens prennent des décisions flottantes qu'ils ne cherchent pas vraiment à s'engager à voir les choses un peu à la façon d'Albert Jacquard. Ça l'aurait probablement trop d'implication dans ce qu'ils considèrent surtout comme des carrières personnelles en politique. Quoique la principale raison soit que ça entraînerait fort probablement beaucoup trop d'instabilité politique. C'est pourquoi il faut avancer avec des petits pas assurés, simple question de sagesse.

  • Marie-T TRACHY
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 13h20
    un homme intelligent
    RXtraordinairement lucide ce monsieur.
    L'écouterons-nous ?

  • mala
    Abonné
    mercredi 7 octobre 2009 20h48
    Un grand penseur.
    J'admire cet homme. Une réflexion profonde, une analyse serrée, une compréhension holistique de la problématique et un optimisme à toute épreuve. Il n'y a que sur le dernier élément que je ne le suis pas, non pas que je ne veuille pas, mais un scepticisme persistant me taraude.

    Constatant l'aveuglement des zélites, enfin, ceux qui prétendent à ce titre, les riches, les politiciens et certains diplômés qui fréquentent cette horde sans foi ni loi qui ont pour Dieu l'argent, il ne me semble pas que l'humain en sortira gagnant.

    À les voir agir, à les entendre discourir que le danger n'est pas si grand... les Bush, Harper, Cheney et quantité de dirigeants d'entreprises transnationales, ça nous fait froid dans le dos. Peut-on croire qu'ils soient à ce point aveugles, inintelligents ? J'ai tendance à croire qu'ils cachent une carte dans leur manche, qu'il misent sur un scénario dont ils croient pouvoir tirer les ficelles.

    Ils savent bien que les ressources naturelles sont en train d'être épuisées, que l'air, l'eau ne peuvent être davantage polluées, que la population ne peut croître indéfiniment, déjà qu'une personne sur deux souffre de la faim... Ils savent tous ça. Alors, un scénario catastrophe contrôlée est peut-être la solution qu'ils nourrissent, qu'ils élaborent dans les rencontres secrètes du Mont Pèlerin (Conférence de Davos) ou autres cénacles. Ted Turner, fondateur et propriétaire de CNN affirme sans honte qu'une population de 250 à 300 millions de personnes sur cette planète serait l'idéal... Et je crois que cette affirmation est largement partagée parmi ses frères d'armes de la grosse entreprise et de la haute finance. Comment expliquer que les grosses banques et les énormes banquiers qui les manipulent aient osé arracher 1 000 milliards de $ et plus de deniers publics du gouvernement des États-Unis pour éviter leur banqueroute sinon qu'il se moquent totalement des citoyens de leur pays ? Ces gens sont cyniques, arrogants et sûrs de leur légitimité, alors, provoquer une grippe pandémique n'est pas irréaliste, d'autant plus que leurs amies, les riches multinationales du médicament vont s'en mettre plein les poches en prétextant essayer d'éviter le cataclysme... C'est une approche extrême que celle-ci, mais elle n'est pas invraisemblable. Ne pouvant être à l'abri des méfaits de l'arme atomique qui détruiraient toute vie sur la planète, une bonne grippe, faisant périr 2 ou 3 milliards d'individus leur serait une solution satisfaisante...

    Je sais, c'est d'un manichéisme radical, mais je ne doute pas que ces gens y pensent!

  • François Lapierre
    Inscrit
    mercredi 7 octobre 2009 23h12
    Comment opérer le changement de paradigme de croissance infinie à dévelopeement social et durable?
    La croissance infinie est accompagnée de son corollaire, l'augmentation infinie de la consommation d'énergie(dont le nucléaire) et de la matière première ( comme l'uranium).
    Le paradigme de la croissance infinie est perçue comme faisant oeuvre de civilisation avec la complice approbation des individus des classes moyennent aisée qui baignent dans le confort de l'indifférence tout en cautionnant ceux qui jouissent de l'opulence en dirigeant ces inhumains "citoyens- corporatifs" , les trans-nationales.
    Les classes sociales doivent-elles mettre en compétition leurs idéologies, comme le néo-libéralisme versus la sociale-démocratie, le nord versus le sud, le capitalisme sauvage versus le commerce équitable, la compétition versus la coopération?
    Est-il humainement possible que le nouveau paradigme du développement social et durable accompagné de son corollaire de la décroissance et du partage des richesses puisse rallier les individus de toutes idéologies et statues sociaux autour du défi ultime de sauver la planète et le genre humain ?
    Comment les citoyens avertis, militants des groupes sociaux, peuvent-ils agir pour que s'opère ce changement de paradigme, sans tomber dans la naïveté, le découragement ou la violence?


    Tiré de la conférence "L'uranium au Québec dans une perspective internationale" par Jean-Marc Lulin, Exploration Azimut Inc.
    Forum d'information sur l'uranium, Conférence régionale des élus de la Côte-Nord, 21 mai 2009.

    La capacité à produire et utiliser de l'énergie est l'une des bases de la civilisation
    - Villes, infrastructures - Activités industrielles - Éclairage - Chauffage - Transports

    M. Lulin décrit la lumière des grands centres habités sur terre comme la manifestation de la civilisation.
    Pour les astronomes du mont Mégantic, cette lumière nocturne est une photo-pollution !

    François Lapierre

  • BERNARD TOURNEBOEUF
    Inscrit
    jeudi 8 juillet 2010 06h41
    Revoir les règles mondiales de la mondialisation
    Je suis d'accord avec Albert Jacquard sur ses idées fondamentales.

    Je ne sais pas pourquoi dans son article il parle de 6 milliards d'individus alors que nous sommes presque 7 milliards et si ça continue nous serons jusqu'à 9 milliards en 2050.

    Voici briévement mon point de vue sur le monde /

    1) Le monde est en pleine surpopulation et les dirigeants du monde par démagogie, faiblesse et à cause des religions laissent faire.

    2) Pour une planète écologiquement durable et moderne, il faudrait être 5 ou 6 milliards !!! y'a un problème celà signifie qu'il faudra accepter que des gens vivent avec peu de chose.

    3) La mondialisation actuelle avec l'Asie et les pays à maind'oeuvre bon marché qui fabriquent tout et donc prennet tous les emplois n'est pas viable longtemps.

    Le monde doit se mettre d'accord pour changer ce processus et le plus vite possible

    4) C'est le progrés technique et l'énergie qui permettent de nous donner une vie agréable

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