Bilan de PropulseArt - Culture et fibre optique pour aider le Québec à rattraper son retard technologique
En retard, mais pas abattu. Face à la décrépitude du réseau québécois de transfert des données numériques, la Société des arts technologiques (SAT) ne veut pas baisser les bras. D'ici l'an prochain, l'organisme de recherche, en collaboration avec le Réseau d'information scientifique du Québec (RISQ), souhaite en effet prendre d'assaut la fibre optique des institutions scolaires du Québec pour sensibiliser politiciens, universitaires et simples usagers de l'Internet à la nécessité d'une telle technologie. Et ce, dans l'espoir qu'elle se répande ensuite dans le reste de la société.
La fibre optique, cet outil qui pourrait aider le Québec à rattraper son retard technologique, est actuellement quasi-inexistante sur le territoire. Les ménages n'y ont pas accès, contrairement à d'autres pays développés et universités. Or, universités, cégeps et quelques commissions scolaires partagent désormais des infrastructures de ce genre qui permettent de faire voyager des contenus à des vitesses largement plus élevées que l'Internet par câble ou téléphone.
Avec son projet «Bienvenue_QC», la SAT vise donc à prendre le contrôle, sporadiquement, de ce réseau ultra-rapide pour y faire vivre des événements culturels en réseau — événements mettant en vedette des artistes pas forcément physiquement au même endroit.
«Nous ne pouvons pas nous permettre, comme société du savoir, de ne pas être au fait d'un réseau Internet soutenu par de la fibre optique», a indique hier René Barsalo de la SAT en marge d'une conférence bilan sur le projet PropulseART. La semaine dernière, l'établissement de la rue Saint-Laurent a présenté, sous ce titre, un concert particulier: les musiciens étaient séparés par 900 km, mais reliés par de la fibre optique entre Montréal et Gaspé. Le Cégep de la Gaspésie et des Îles a participé à l'expérience.
«Ce qui met en valeur ce genre d'infrastructures, c'est l'usage qu'on en fait, a résumé Michel Vanier, directeur général du RISQ. Avec ce concert, nous avons eu une belle démonstration des capacités de ce réseau.»
SAT et RISQ croient que la multiplication de ces activités, par effet d'émulation, pourrait être profitable pour le développement du Québec. Au début des années 90, Internet est en effet doucement entré dans la société en se répandant avant tout dans les institutions scolaires. La fibre optique, selon eux, pourrait en faire autant. «Pour faire comprendre aux gens ce qu'ils manquent, il faut leur montrer ce qu'on peut faire avec, dit M. Barsalo. Et pour cela, les artistes sont intéressants, car ils comprennent la force d'un tel réseau et peuvent alimenter, par leur travail, la réflexion sur la connectivité.»
Une réflexion plus que nécessaire, estime M. Vanier. «En matière de technologie, le Canada est en train de se faire damer le pion par d'autres pays qui ont plus investi que nous, dit-il. Nous avons regardé le train passer et nous en payons maintenant le prix.» Le directeur du RISQ souligne d'ailleurs qu'aux États-Unis, l'administration Obama vient d'annoncer des investissements importants pour favoriser la prolifération de la fibre optique sur son territoire. Un projet salvateur, selon lui. «Mais on ne semble pas avoir la même vision ici.»
La fibre optique, cet outil qui pourrait aider le Québec à rattraper son retard technologique, est actuellement quasi-inexistante sur le territoire. Les ménages n'y ont pas accès, contrairement à d'autres pays développés et universités. Or, universités, cégeps et quelques commissions scolaires partagent désormais des infrastructures de ce genre qui permettent de faire voyager des contenus à des vitesses largement plus élevées que l'Internet par câble ou téléphone.
Avec son projet «Bienvenue_QC», la SAT vise donc à prendre le contrôle, sporadiquement, de ce réseau ultra-rapide pour y faire vivre des événements culturels en réseau — événements mettant en vedette des artistes pas forcément physiquement au même endroit.
«Nous ne pouvons pas nous permettre, comme société du savoir, de ne pas être au fait d'un réseau Internet soutenu par de la fibre optique», a indique hier René Barsalo de la SAT en marge d'une conférence bilan sur le projet PropulseART. La semaine dernière, l'établissement de la rue Saint-Laurent a présenté, sous ce titre, un concert particulier: les musiciens étaient séparés par 900 km, mais reliés par de la fibre optique entre Montréal et Gaspé. Le Cégep de la Gaspésie et des Îles a participé à l'expérience.
«Ce qui met en valeur ce genre d'infrastructures, c'est l'usage qu'on en fait, a résumé Michel Vanier, directeur général du RISQ. Avec ce concert, nous avons eu une belle démonstration des capacités de ce réseau.»
SAT et RISQ croient que la multiplication de ces activités, par effet d'émulation, pourrait être profitable pour le développement du Québec. Au début des années 90, Internet est en effet doucement entré dans la société en se répandant avant tout dans les institutions scolaires. La fibre optique, selon eux, pourrait en faire autant. «Pour faire comprendre aux gens ce qu'ils manquent, il faut leur montrer ce qu'on peut faire avec, dit M. Barsalo. Et pour cela, les artistes sont intéressants, car ils comprennent la force d'un tel réseau et peuvent alimenter, par leur travail, la réflexion sur la connectivité.»
Une réflexion plus que nécessaire, estime M. Vanier. «En matière de technologie, le Canada est en train de se faire damer le pion par d'autres pays qui ont plus investi que nous, dit-il. Nous avons regardé le train passer et nous en payons maintenant le prix.» Le directeur du RISQ souligne d'ailleurs qu'aux États-Unis, l'administration Obama vient d'annoncer des investissements importants pour favoriser la prolifération de la fibre optique sur son territoire. Un projet salvateur, selon lui. «Mais on ne semble pas avoir la même vision ici.»
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