Mission réussie - Les astronautes d'Atlantis ont réparé Hubble
19 mai 2009
Science et technologie
Les astronautes de la Nasa John Grunsfeld et Drew Feustel ont passé plus de six heures dans l’espace hier pour finir de réparer le télescope Hubble.
Houston — Les astronautes de la navette spatiale américaine Atlantis ont bouclé hier leur cinquième et dernière sortie orbitale autour de Hubble, parachevant les travaux de réparation et de modernisation du télescope qui a révolutionné l'astronomie.
Les astronautes de la Nasa John Grunsfeld et Drew Feustel ont passé plus de six heures dans l'espace, soit une heure de plus que prévu, afin d'équiper de trois batteries neuves le télescope en orbite depuis 19 ans autour de la Terre à 600 km d'altitude.
«Prenez votre temps. C'est votre dernière sortie sur Hubble. Profitez-en», a lancé le commandant de bord de la navette, Scott Altman, aux deux astronautes qui venaient d'achever les ultimes travaux de la mission.
Ils ont aussi installé un nouveau système de guidage FGS (Fine Guidance System) et des plaques d'acier inoxydable pour protéger l'extérieur du télescope des radiations solaires.
Cette sortie était la dernière des cinq effectuées par l'équipage de la mission Atlantis, qui doit durer 11 jours avant l'atterrissage de la navette prévu vendredi à Cap Canaveral en Floride. La navette doit se séparer aujourd'hui du télescope.
La mission visait à prolonger de cinq ans l'existence du télescope jusqu'à l'arrivée de son successeur, le télescope James Webb.
Dimanche, deux autres astronautes, Mike Massimino et Michael Good, ont peiné pour mener à bien l'opération la plus délicate de la mission: la réparation du spectrographe imageur du télescope (Space Telescope Imaging Spectrograph, STIS), un des outils d'observation de Hubble.
Le STIS, installé en 1997, était hors service depuis 2004 en raison d'une panne électrique. Cet appareil ultraperfectionné étudie la lumière des astres pour déterminer leur température, leur vitesse et leur composition chimique.
Un bricoleur
Les astronautes ont dû ôter 111 vis de petite taille pour accéder aux circuits à réparer lors de cette intervention délicate, comparée par la Nasa à de «la chirurgie cérébrale». La sortie a duré au total plus de huit heures, soit une heure et demie de plus que prévu. Comme un bricoleur du dimanche, Mike Massimino a multiplié les jurons en approchant du spectrographe. L'accès aux 111 vis était en effet obstrué par une pièce tenue par quatre verrous dont l'un refusait de céder. Après plusieurs tentatives, l'astronaute a obtenu le feu vert de la Nasa pour casser la pièce.
«Ça y est, c'est tout bon», a lancé un Mike Massimino soulagé en retirant l'élément. Les deux astronautes ont ensuite pu remplacer les circuits endommagés. Un test électrique a montré que la réparation était réussie.
«C'est comme un rêve qui se réalise pour les milieux scientifiques», s'est félicité l'astrophysicienne de la Nasa Jennifer Wiseman, qui s'attend à ce que le nouveau spectrographe soit mis intensément à contribution dans les années qui viennent. «C'est un instrument unique. C'est pourquoi il s'agit pour nous d'une victoire très importante», a-t-elle expliqué.
La mission Atlantis est considérée comme relativement risquée par la Nasa du fait du danger d'impacts de micrométéorite ou de débris à cette altitude. Une navette de secours, Endeavour, est prête à être lancée pour une éventuelle mission de secours. En cas de pépin, Atlantis serait en effet trop loin de la Station spatiale internationale (ISS) pour venir s'y amarrer.
Après cette mission, il ne restera que huit vols avant la mise en retraite des trois navettes de la Nasa en septembre 2010.
Les astronautes de la Nasa John Grunsfeld et Drew Feustel ont passé plus de six heures dans l'espace, soit une heure de plus que prévu, afin d'équiper de trois batteries neuves le télescope en orbite depuis 19 ans autour de la Terre à 600 km d'altitude.
«Prenez votre temps. C'est votre dernière sortie sur Hubble. Profitez-en», a lancé le commandant de bord de la navette, Scott Altman, aux deux astronautes qui venaient d'achever les ultimes travaux de la mission.
Ils ont aussi installé un nouveau système de guidage FGS (Fine Guidance System) et des plaques d'acier inoxydable pour protéger l'extérieur du télescope des radiations solaires.
Cette sortie était la dernière des cinq effectuées par l'équipage de la mission Atlantis, qui doit durer 11 jours avant l'atterrissage de la navette prévu vendredi à Cap Canaveral en Floride. La navette doit se séparer aujourd'hui du télescope.
La mission visait à prolonger de cinq ans l'existence du télescope jusqu'à l'arrivée de son successeur, le télescope James Webb.
Dimanche, deux autres astronautes, Mike Massimino et Michael Good, ont peiné pour mener à bien l'opération la plus délicate de la mission: la réparation du spectrographe imageur du télescope (Space Telescope Imaging Spectrograph, STIS), un des outils d'observation de Hubble.
Le STIS, installé en 1997, était hors service depuis 2004 en raison d'une panne électrique. Cet appareil ultraperfectionné étudie la lumière des astres pour déterminer leur température, leur vitesse et leur composition chimique.
Un bricoleur
Les astronautes ont dû ôter 111 vis de petite taille pour accéder aux circuits à réparer lors de cette intervention délicate, comparée par la Nasa à de «la chirurgie cérébrale». La sortie a duré au total plus de huit heures, soit une heure et demie de plus que prévu. Comme un bricoleur du dimanche, Mike Massimino a multiplié les jurons en approchant du spectrographe. L'accès aux 111 vis était en effet obstrué par une pièce tenue par quatre verrous dont l'un refusait de céder. Après plusieurs tentatives, l'astronaute a obtenu le feu vert de la Nasa pour casser la pièce.
«Ça y est, c'est tout bon», a lancé un Mike Massimino soulagé en retirant l'élément. Les deux astronautes ont ensuite pu remplacer les circuits endommagés. Un test électrique a montré que la réparation était réussie.
«C'est comme un rêve qui se réalise pour les milieux scientifiques», s'est félicité l'astrophysicienne de la Nasa Jennifer Wiseman, qui s'attend à ce que le nouveau spectrographe soit mis intensément à contribution dans les années qui viennent. «C'est un instrument unique. C'est pourquoi il s'agit pour nous d'une victoire très importante», a-t-elle expliqué.
La mission Atlantis est considérée comme relativement risquée par la Nasa du fait du danger d'impacts de micrométéorite ou de débris à cette altitude. Une navette de secours, Endeavour, est prête à être lancée pour une éventuelle mission de secours. En cas de pépin, Atlantis serait en effet trop loin de la Station spatiale internationale (ISS) pour venir s'y amarrer.
Après cette mission, il ne restera que huit vols avant la mise en retraite des trois navettes de la Nasa en septembre 2010.
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