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Conficker, un ver informatique vivant et bien portant

Initialement programmé pour prendre le contrôle de 250 sites par jour, Conficker est maintenant passé en vitesse supérieure et s’attaque aujourd’hui à plus de 500 sites par jour, ce qui lui permettrait d’avoir déjà infecté plus de 50 000 si
Initialement programmé pour prendre le contrôle de 250 sites par jour, Conficker est maintenant passé en vitesse supérieure et s’attaque aujourd’hui à plus de 500 sites par jour, ce qui lui permettrait d’avoir déjà infecté plus de 50 000 si
On le croyait fini, neutralisé, mais tant s'en faut. Conficker, un ver informatique créé l'an dernier, fait de nouveaux ravages. On estime à dix millions le nombre d'ordinateurs infectés.

Après la fausse alerte du 1er avril entourant l'attaque virale qui devait s'attaquer aux ordinateurs utilisant le système d'exploitation Windows, bien des gens croyaient ne plus entendre parler du ver informatique Conficker. Malheureusement pour eux, celui-ci est toujours dans notre environnement, et plutôt bien portant.

Il faut dire que, depuis l'alerte manquée du 1er avril, Conficker a bel et bien reçu une mise à jour, soit une semaine plus tard. L'éditeur de logiciels de sécurité Trend Micro confirmait mercredi dernier l'envoi d'une rustine pour redéfinir la mission du ver informatique à des millions d'ordinateurs infectés.

La mise à jour de Conficker a comme mission de s'installer dans tous les ordinateurs précédemment infectés reliés à Internet, en s'assurant de faire disparaître toutes traces de son passage et de sa mise à jour, y compris son passage dans la liste des activités des ordinateurs. Impossible donc pour un utilisateur de détecter la présence ou la mise à jour de Conficker dans son appareil.

Avec cette nouvelle génération de Conficker, aussi appelé par les professionnels de la sécurité WORM_DOWNAD.E, d'autres actions sont à suivre. Par l'analyse de la nouvelle mouture du ver, les gens de Trend Micro savent que celui-ci cessera de fonctionner le 3 mai prochain. Il faut donc en déduire qu'une nouvelle mise à jour sera offerte d'ici là. Une fois en place, le nouveau ver cherche à se brancher sur le site Good News Digital pour y télécharger un fichier encrypté qui complète son installation. Finalement, on sait également que le ver cherche à se brancher de façon aléatoire aux sites MySpace, MSN, eBay. CNN et AOL.

Faux logiciel antivirus

Depuis l'apparition de cette nouvelle génération de Conficker, on observe parallèlement sur le Web une vague d'apparition de fenêtres publicitaires en surimpression qui proposent l'achat d'un faux logiciel antivirus. L'éditeur Trend Micro fait un lien entre les deux phénomènes et affirme que Conficker pourrait générer cette fausse campagne publicitaire. Un moyen rapide de mettre la main sur des numéros de carte de crédit de gens qui veulent se protéger.

Une opération qui n'est pas sans rappeler celle du virus Waledac le mois dernier. Celui-ci publiait une fausse nouvelle de l'agence Reuters concernant une attaque terroriste près du lieu de résidence des internautes. Le faux texte de nouvelle était généré automatiquement en fonction de la géolocalisation de l'internaute qui accédait à la page. Le téléchargement du virus s'effectuait lorsque l'internaute était invité à télécharger une mise à jour du lecteur multimédia Flash pour visionner le reportage.

Pour revenir à Conficker, depuis son déploiement, le ver a réussi à s'infiltrer au sein de réseau informatique appartenant à des organismes généralement très bien protégés. En février, il s'attaquait notamment aux ordinateurs de la défense allemande et, ensuite, c'était au tour de l'aviation militaire française. Quelques réseaux informatiques universitaires, dont celui de l'Université de l'Utah, sont également au tableau des victimes de Conficker.

Des germes un peu partout

En plus de son réseau dormant d'ordinateurs, qu'on estime à plus de 10 millions d'appareils, Conficker cherche toujours à semer ses germes un peu partout sur le Web. Initialement programmé pour prendre le contrôle de 250 sites par jour, Conficker est maintenant passé en vitesse supérieure et s'attaque aujourd'hui à plus de 500 sites par jour, ce qui lui permettrait d'avoir déjà infecté plus de 50 000 sites, qui infectent à leur tour leurs visiteurs.

De son côté, Microsoft n'a pas encore trouvé preneur pour sa récompense de 250 000 $US à qui permettrait de trouver les responsables du ver informatique.

En terminant, malgré les informations qui ont circulé sur Internet pendant la fin de semaine, le service de microblogage Twitter n'a pas été victime du ver Conficker pendant le week-end. On racontait sur certains sites d'infos que le ver avait réussi à s'infiltrer dans le réseau d'ordinateurs de Twitter. Mais c'est plutôt un ver «artisanal» fabriqué par le webmestre du site StalkDaily qui a visité à deux reprises le réseau Twitter, en infectant au passage les profils de plusieurs utilisateurs de Twitter.

****

bguglielminetti@ledevoir.com

Bruno Guglielminetti est réalisateur et chroniqueur nouvelles technologies à Radio-Canada. Il est également le rédacteur du Carnet techno

(www.radio-canada.ca/techno).






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  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 14 avril 2009 05h56
    routeur
    « Si ce ver s'efface, cela signifie qu'il est un routeur et il faudrait peut-être aller voir de ce côté pour avoir d'où il vient. »

  • Robert Henri
    Inscrit
    mardi 14 avril 2009 07h15
    Et ensuite?
    « Mainetnant que nous savons? Que devons nous faire?
    Avast, Spybot, Ashampoo et les mises-à-jour «Wouinnedoze» suffisent-ils à me protéger ou y a-t-il autre chose? Comme détecter et «flusher» ce ver et d,autres merdes du même acabit?
    Merci pour vos articles.
    Robert Henri »

  • Vincent de Grandpré
    Inscrit
    mardi 14 avril 2009 08h59
    Tanné des technologues qui ne connaissent pas la terminologie
    « M. Guglielminetti devrait prendre au sérieux son rôle de chroniqueur au Devoir et s'informer à juste titre des termes utilisés pour décrire les nouvelles technologies et Internet.

    Ainsi, cillement et tremblement désagréable à chaque fois que je lis crypté, décrypté, revampé, etcétéra. Ces mots sont à éviter, voir à proscrire. Car figurez-vous que c'est au travail, dans les médias et en général que j'entends ces termes faussés et que j'ai beau m'évertuer à corriger le tir pour bien parler notre langue; tant qu'il y aura des chroniqueurs lâches incapables d'écrire ou de communiquer les termes courants, j'ai bien peu que ce ne soit peine perdue.

    réf.: http://granddictionnaire.qc.ca/btml/fra/r_motclef/index800_1.asp »

  • Michel Brassard
    Abonné
    mardi 14 avril 2009 13h57
    Solution simple
    « Je souris toujours un peu face à ces discours sur les virus, les anti-virus, les anti-anti-virus et les mises à jour (évidemment incontournables) des anti-anti-anti-virus, qui font tourner sans fin la machine corporative. Puisque c' est dans l'air du temps, faisons dans le curatif comme pour notre système de santé. Pour ma part, je préfère prévenir que guérir. La solution est simple; "get a Mac!" Mais les vieilles habitudes sont tellement confortables, on préfère un mal qu'on connaît plutôt qu'oser le changement.

    Michel Brassard
    Québec. »

  • Luc Le Blanc
    Abonné
    mercredi 15 avril 2009 10h19
    Estimer l'indétectable?
    « S'il est «impossible donc pour un utilisateur de détecter la présence ou la mise à jour de Conficker dans son appareil», comment peut-on estimer le nombre de PC infectés?


    Luc Le Blanc »

  • Paul Hardcastle
    Inscrit
    mercredi 15 avril 2009 10h33
    M. de Grandpré devrait descendre de ses grands chevaux
    « Cher Monsieur de Grandpré,

    En lisant votre commentaire, il me semble évident que vous ne devriez pas donner de leçon de français.

    Vous n'écrivez pas mieux qu'un autre.

    Par exemple, l'utilisation de l'expression « à juste titre » dans votre première ligne est inappropriée.

    Dans votre deuxième phrase, il manque un verbe : « ... cillement et tremblement désagréable M'ASSAILLENT à chaque ... »
    ou « Ainsi, J'ÉPROUVE cillement et ... ».

    Deux erreurs en deux lignes, Bravo !

    On trouvera votre troisième erreur dans votre troisième phrase. Quelle surprise !

    « ... sont à éviter, voir à proscrire. » Dans ce contexte, il faut écrire voirE.

    Dans votre quatrième phrase, l'utilisation de « en général » est inappropriée. Contrairement à « travail » et « médias », « en général » n'est pas un endroit.

    De plus, l'usage que vous faites de « termes faussés » et
    « corriger le tir » est maladroit pour décrire les « assauts terminologiques » (diriez-vous) que vous subissez et donne à votre
    commentaire un style pompeux et ampoulé.

    Vous ne savez pas non plus utiliser le point virgule et vous n'avez pas révisé votre commentaire : « ...j'ai bien peu que ce ne ...» peu ?!?

    Vous écrivez « chroniqueurs lâches » dans le sens de paresseux ce qui est une autre erreur. Ici « lâches » ne peut que signifier « peureux » ce qui bien sûr n'a pas de sens dans cette phrase.

    Que dire de l'utilisation du mot « Tanné » dans votre titre. Vous qui vous « évertuez à corriger le tir pour bien parler notre
    langue ». Souffririez-vous de « lâcheté » ?

    Vous vous ridiculisez quand vous écrivez que « M. Guglielminetti devrait prendre au sérieux son rôle de chroniqueur au Devoir ».
    M. Guglielminetti est un chroniqueur chevronné qui a le souci de la langue et si vous ne l'appréciez pas, lisez le Journal de Montréal ou d'autres chroniqueurs Internet et vous comprendrez ce que je veux dire.

    Sans rancune !

    Paul Hardcastle
    Montréal »

  • Mario Taillon
    Inscrit
    mercredi 15 avril 2009 12h54
    Et ensuite? Hé bien voici:
    « Reinstaller Windows ( reformattage du disque ).

    Ceci va s'occuper de tout ce que le reste est incapable de s'occuper.

    Pour ceux et celles qui aimeraient régler ce problême sans être obligé de réinstaller Windows, voici la solution: faire des copies miroir de façon réguliêre et lorsque quelque chose de fâcheux comme ceci se manifeste, installer la copie miroir d'une date précédant l'infection et le tour est joué en 10 minutes.

    Par contre, être insulté ne rêglera absolument rien, ce genre de phénomêne fait partie du développement même de l'internet.

    La technologie n'est pas encore stabilisée, un peu comme aux débuts de l'automobile où c'était les chevaux qui dépannaient toujours l'automobile. Même pour monter une côte glissante!

    Lorsque cette technologie sera stabilisée il y a fort à parier que l'intérêt de la population se tournera vers quelque chose de plus distrayant et de plus dangerex, peut-être du genre d'un petit voyage de 5 ans aller retour vers la planète Mars pour se changer les idées ?

    Ce serait une grosse compétition pour les manêges de la Ronde. »

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