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Porter un enfant

Quel est donc ce monde que nous construisons au gré de nos caprices, de nos envies, de nos désirs? Quel est donc ce monde dont les limites ne se définissent plus qu'en fonction des avancées technologiques? Vers quel univers affectif, psychologique et spirituel sommes-nous en train de glisser sans nous revêtir de la gravité que commanderaient de tels choix?

Nous voilà collectivement confrontés à la pratique des mères porteuses. Nous n'avons pas encore légiféré sur cette question, si bien qu'une Québécoise qui a eu recours à une mère porteuse s'est vu refuser l'adoption de l'enfant qui est devenu le sien de par sa seule volonté. Et voilà que des spécialistes de la médecine de reproduction appellent de leurs voeux une loi favorisant une telle pratique.

Le raisonnement des défenseurs des mères porteuses se veut pragmatique. Puisque des femmes y ont recours, il faudrait donc confirmer légalement cette réalité. Or il est fallacieux de croire que la réalité doit nécessairement être entérinée par une loi. Allons-nous légaliser le meurtre sous prétexte qu'il est pratiqué par des criminels? Devons-nous légaliser l'inceste, la polygamie, le viol, la violence conjugale?

Qu'est-ce donc qu'une mère porteuse sinon une femme qui instrumentalise son corps contre espèces sonnantes? Un tenant de la légalisation affirmait cette semaine que des femmes s'offrent à porter un enfant par vertu pour une amie incapable de tomber enceinte. Comme si porter un enfant avait le même sens que donner de son sang ou un rein, ou de la moelle épinière. Il y a ici une confusion dans des actions humaines qui n'ont ni la même portée ni le même sens, pour ne pas parler de la charge émotionnelle et fantasmatique qui y est rattachée.

Peut-on vraiment affirmer qu'une femme qui vit neuf mois habitée par un embryon qui devient progressivement un être n'est qu'un réceptacle? La grossesse est une période si bouleversante qu'elle en est difficilement communicable. Entre la mère et le foetus s'établit une intimité qui exclut même le père. Le premier couple mère-enfant est seul au monde, enfermé dans son mystère à l'abri du regard des autres. Sentir le bébé bouger dans son sein, dialoguer avec lui secrètement, s'inquiéter de ses accalmies, imaginer ses traits, la couleur de ses yeux, son futur sourire, lui inventer une voix cristalline ou rauque, telles sont les petites joies de la grossesse au quotidien. Une femme enceinte vit de ses propres radotages. Elle s'en nourrit, les entretient et personne ne peut lui ravir le sentiment aigu de créer la vie avec son propre corps. C'est pourquoi les femmes qui ont eu le bonheur d'être enceintes après avoir désiré un enfant ont expérimenté une dimension fondamentale de la féminité. Les femmes qui par choix s'y refusent assument leur décision bien que certaines semblent éprouver de l'agacement devant l'éloge de la maternité. Aveu inconscient de regret? Sans doute et surtout lorsqu'elles vieillissent. Celles qui, incapables de tomber enceintes, se décident à adopter un enfant se préparent mentalement à accueillir le bébé et ces émotions de future mère atténuent la douleur, car c'en est une, de ne pas pouvoir porter l'enfant dans son ventre.

Que des femmes acceptent d'être un réceptacle est une réalité. Une terrible réalité à vrai dire. Ces utérus à vendre sont en général le fait de femmes financièrement démunies, dont on nous permettra de croire qu'elles sont aussi psychologiquement fragilisées. Ou alors, ce sont des femmes vulnérables ou inconscientes quant aux perturbations que cela peut entraîner chez elles. Et on trouve sans doute parmi les mères porteuses des femmes qui en sont arrivées à une désacralisation d'elles-mêmes, de leurs gestes et de leurs actions. Certains nous feront le reproche d'user d'arguments moraux. Ils auront raison. Car enfin, comment analyser ce phénomène en croissance sans une vision morale? L'être humain, il faut le répéter en ces temps perturbés, est un être moral, et dissocier la moralité de ses actions en fait un robot.

La mère porteuse est un phénomène récent tributaire de la science, mais elle est aussi rattachée aux valeurs du système économique. L'enfant, aux yeux d'un nombre grandissant de gens, est un produit de consommation. On s'achète un enfant qui s'ajoute à l'ensemble de nos possessions matérielles. Certains veulent un enfant à tout prix. Pour se perpétuer, pour assurer l'héritage quelquefois, pour compléter l'image sociale. On veut l'enfant comme une valeur ajoutée à soi-même. Pour ce désir, dont on n'accepte pas les limites, on refait la nature humaine. La mère porteuse devient une amie momentanée dont on est le client exceptionnel, dépendant et généreux. On lui attribue des qualités inhumaines: la générosité, le don de soi et une insensibilité totale aux vieux archaïsmes maternels. On prétend qu'elle ne souffrira pas de son expérience de mère porteuse, qu'elle comprend que cet enfant qui sortira de ses entrailles, accroché à elle par le cordon ombilical, n'est pas le sien. Le vagissement du bébé qu'elle entendra ne lui transpercera pas le coeur. La mère porteuse, en ce sens, serait un bien de consommation. Qui peut soutenir le contraire, hélas?

***

denbombardier@videotron.ca
 
 
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 00h54
    Puisque du monde vol, légalisons le vol et encadrons le.
    On veut faire de l'enfant un produit de consommation soumis aux désirs de wanna be parents.

    On dérive, on permet l'adoption par des homosexuels ou des personnes seules, on paie pour des changements de sexe, on paie pour la fertilisation in vitro et là, on veut "encadrer" le phénomène des mères porteuses. La technique doit-elle dicter nos pratiques? Est-ce que parce qu'on peut le faire, on doit le faire?

    Est-ce qu'on pense aux enfants dans tout ça? À la mère à la société, non, on pense à soi, on veut un enfant et on est prêt à tout pour en avoir. Ça c'est dangereux.

  • Line Légaré
    Abonnée
    samedi 21 mars 2009 09h03
    À quand les utérus technos?
    Je suis d'accord avec vous car lorsqu'on porte un enfant, un lien particulier se crée et il ne peut se briser réellement pour le reste de notre vie. Il faut être prudent car j'ai une image en tête en vous lisant: des semblants d'utérus dans lesquels on y met des embryons qui grandiront jusqu'à ce que le petit être soit à maturité. Cet utérus techno est conçu pour imiter celui de la mère tels les bruits inhérents à la physiologie et à la psychologie de la mère parfaite(battements de coeur, écoute de musique douce, déplacements physiques, etc.) Ouf...c'est dangereux pour la création de bébés en série...peut-être que cela existe déjà à notre insu...

  • Jacques Baril
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 09h54
    Psychologue et même plus ...
    «[...] Ces utérus à vendre sont en général le fait de femmes financièrement démunies, dont on nous permettra de croire qu'elles sont aussi psychologiquement fragilisées. [...]».

    Sans commentaire.

  • Jean Maxime
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 10h04
    Puissance de la synergie
    Chère madame Bombardier,

    Permettez-moi de vous remercier pour LE CHOIX de ce sujet qui incite à réflexion.

    Nous savons que donner la vie n'est pas une chose ordinaire. En fait jusqu'à ce que mort s'en suive, voilà la chose la plus extraordinaire qui soit. Malheureusement, notre vocabulaire parle encore de «tomber» enceinte. Qu'il s'agisse d'un homme qui par un acte sexuel ou la science par insémination artificielle, transmet la vie à une femme, cela permet à la nature et à toute la puissance biologique, psychologique, sociale et même économique qu'un être puisse venir au monde et enrichir de sa présence la vie familiale d'un couple ayant fait le choix de partager les joies, les peines et la souffrance liées à la douleur de la grossesse et de l'accouchement, plutôt que d'avoir recours à l'adoption à l'étranger.

    Cela nous porte à considérer les mères porteuses sous plusieurs angles à la fois. Cependant, il n'y en a qu'un qui en toute humilité mérite d'être pris en considération. C'est celui de la présence chez la mère porteuse d'un esprit de générosité, de don de soi. Mère porteuse, ayant à subir des inconvénients, qui bien ont le mérite d'être récompensé par des parents, qu'ils soient riches ou qu'ils soient pauvres. En autant que ceux-ci aient la détermination nécessaire pour tout mettre en oeuvre, afin que ce nouveau-né puisse avoir accès à toutes les chances qui lui permettront de réussir SA vie imprégnée par l'ESPRIT d'une générosité ultime, entre parents biologiques et sociaux, dont la puissance n'a de limite que ce que chacun des partenaires auront décidés de faire en synergie tout en sachant trouver un point d'équilibre entre le maintien et la rupture d'un cordon rattachant.

  • Robert Henri
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 10h28
    Pendant de temps...
    Pendant qu'on travaille à très grands frais à chercher de moyens nouveaux et plus efficaces d'avoir des bébés à tout prix, on doit «choisir» à l'autre bout de la vie, qui doit être soigné ou pas, qui peut vivre ou pas et c'est souvent la capacité de payer qui compte. Ils l'ont les médecins leur serment hypocrites...

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    samedi 21 mars 2009 10h36
    Et si...
    Et si Dieu n'existe pas, pourquoi mettre des enfants au monde pour en faire des esclaves modernes au service des grands capitaux, des vampires de la finance et de l'économie? Pour satisfaire l'égo des parents? Pour en faire des jouets, des miroirs de soi-même? Pour ensuite demander au gouvernement de s'en occuper lorsque la situation se corse...

    Et si Dieu n'existe pas, le désir d'enfant à ce point d'utiliser des mères porteuses ne serait-il pas plutôt de l'égocentrisme, de l'égoïsme ou encore tout simplement la Bête humaine en désir profond de reproduction tel l'animal.

    Je pose tout simplement la question.

    Marie Mance Vallée

  • Eric Allard
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 11h56
    @ M. Pageau
    M. Pageau, respectueusement, je me permettrais de vous rappeler de ne pas tout mettre dans le même panier.

    Le dossier des meres porteuses n'est pas du tout le même que pour l'adoption par les homosexuels, par exemples.

    Je suis tout a fait en hamonie avec les arguments de Mme. Bombardier en ce qui a trait aux meres porteuses. Et sans vouloir abattre la question d'un coup, je crois que l'enjeu est assez important pour susciter premierement une réelle enquête socio/juridique sur les conditions réelles de ces meres porteuses avant d'en faire un débat public.

    Par contre, de telles enquêtes ont déja été effectuées pour ce qui est de l'adoption par des couples homosexuels, et deux conclusions en ressortent.

    1- l'enfant n'a pas plus de chances statistiquement de devenir homosexuel a son tour (ce qui ne constituerait pas nécessairement un argument contre).

    2- le seul dommage social que subirait l'enfant serait du regard des autres, comme pour tous les enfants marginalisés, soit par la couleur de leur peau, par une malformation... certains s'en sortent péniblement, d'autres au contraire en ont une résilience améliorée dans la vie.

    Il y a certainement un débat public aussi a faire, mais en partant, l'argument contre tient plus de l'idéologie que de faits.

    Eric Allard

  • Nichol N
    Inscrite
    samedi 21 mars 2009 14h37
    La libération
    Voyez c,est toujours le danger des extrêmes. La femme a voulu ce libérer, ce qui est correct en soi. Elle veut être légale de l'homme. Elle veut performer au milieu du travil, elle veut vivre sa féminité, elle veut, elle veut, elle veut etc.....
    C,est un jeu pervers finalement.
    La femme qui as eu 8 enfants au États Unis, la politicienne en France qui a accouché avec césarienne et qui est retourner travailler en moin de 48hoo. Ce sont les femmes finalement qui s'automutile.
    Jusqu'ou le balancier devra vasciller pour qu'elle comprenne.
    L'état ou une brillante compagnie, viendra surementt un jour a dire que, finalement la maternité c,est tellement compliqué que nous vous offrons l'opportunité de concevoir votre enfant en laboratoire, sans vivre vraiment tout les inconvénients de la grossesse qui nuiront a votre liberte de ci et de cela. C'est ca le pire qui va arriver.
    Et puis l'état ou un tiers ce chargera d'éducquer votre enfant, la garderie, le nourire, le soigner etc....Qui sais ou tout cela mènera cette liberation de la femme. J'usqu'ou les nouvelles génération iront-elle ?
    C'est épeurant juste d'y penser.Les femmes y perderont sur le plan humain et d'être le berceau de la conception de l'humain.

  • François Beaulé
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 15h49
    Une générosité qui dérange
    Premièrement, puisque le phénomène «mère porteuse» n'est pas légal, il serait étonnant que dans le cas cité par Mme Bombardier un médecin soit intervenu. Il ne s'agit probablement pas d'un embryon conçu in vitro qui aurait été implanté artificiellement par un médecin. Le père est le vrai père et la mère biologique est la mère porteuse. La science n'y est donc pour rien dans cette affaire.

    Plutôt que de spéculer sur la condition psychologique ou économique de la mère porteuse, il serait plus utile qu'un journaliste rompu à l'objectivité interview la mère porteuse. J'en ai déjà vu une à la télé il y a quelques années. Elle paraissait tout-à-fait saine d'esprit. Je crois que ces femmes puissent être vraiment généreuses.

    Cette générosité vous paraît suspecte, Mme Bombardier. Vous n'auriez jamais fait ça, vous. Et moi non plus! J'ai surtout de la difficulté à m'imaginer être une femme, encore plus enceinte! Même si cette générosité vous étonne, je crois qu'elle existe. De là à légaliser, hum... pas sûr.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 18h19
    À Mme Vallée
    Les gens ne font pas des enfants pour la gloire de Dieu, comme cela était une obligation autrefois, mais maintenant par un désir d'épanouissement de soi.

    Ils font des enfants parce que le désir de se reproduire (biologiquement ou socialement) c'est dans les gènes de chaque individu. C'est un égoïsme de bon aloi qui permet la survie de l'espèce.

    Il n'y a rien de répréhensible à se comporter comme un animal ... raisonnable.

    Dieu (s'il existe) en sera sûrement très content!

  • Josiane Dostie
    Abonnée
    samedi 21 mars 2009 20h10
    Quel beau sophisme que voilà.
    ''Le raisonnement des défenseurs des mères porteuses se veut pragmatique. Puisque des femmes y ont recours, il faudrait donc confirmer légalement cette réalité. Or il est fallacieux de croire que la réalité doit nécessairement être entérinée par une loi. Allons-nous légaliser le meurtre sous prétexte qu'il est pratiqué par des criminels? ''

    Ceci est indéniablement une fausse analogie.
    Peut-on réellement comparer le meurtre au phénomène des mères porteuses? J'en doute fort.
    En sus, j'ai la conviction que chacun devrait pouvoir disposer de son corps comme il le veut. Par conséquent, je crois que ni vous ni moi ne sommes en mesure de juger ces femmes ayant choisi, de leur plein gré, de porter un enfant à la place de quelqu'un qui n'en a malheureusement pas la possibilité.

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 23h43
    Monsieur Allard, ce que vous dites est faux
    Votre premier point est tout simplement faux. Certes, de nombreuses études faites depuis les 30 dernières années sur les enfants de parents homosexuels démontrent qu'il n'y a pas de différences entre les enfants élevés par des homosexuels ou des hétérosexuels, mais tout est manipulé. Toutes les études ont été soi par des homosexuels, soi des partisans de la cause homosexuelle dans le but de faire accepter l'homoparentalité. En psychologie, sociologie, psychiatrie, donc, en science de l'homme, en « science molle » on peut faire dire ce qu'on veut aux étude. Judith Stacey professeur en sociologie(université de la Californie, de la Californie du Sud et de New York, féministe et théoricienne et chercheuse en genre et en sexualité qui est très sympathique à la cause de l'homoparentalité a révisé les études faites à ce propos. Elle a en conclu que dans la plupart des cas, les conclusions des études ne concordent pas avec les données brutes des études et qu'elles étaient biaisées pour qu'on ne retrouve aucune différence de comportements entre les enfants de couples hétéros et homos. Pour elle, de pareille manipulation peut donner des munitions aux méchants conservateurs. Elle veut faire valoir que les différences sont positives, bref, que ça fait des enfants améliorés et plus ouvert. :

    Whereas opponents of lesbian and gay parent rights claim that children with lesbigay parents are at higher risk for a variety of negative outcomes, most research in psychology concludes, somewhat defensively, that there are no differences at all in developmental outcomes between children raised by lesbigay and heterosexual parents. This paper challenges this defensive conceptual framework and analyzes the ways in which heterosexism has hampered intellectual progress in the field. We discuss limitations in the definitions, samples, and analyses of the studies to date. Next we explore findings from 21 studies and demonstrate that researchers frequently downplay findings of difference regarding, in particular, children's gender and sexual preferences and behavior that could instead stimulate important theoretical questions. We propose a less defensive, more sociologically-informed analytic framework for investigating these issues that focuses on 1) the role of parental gender vis a vis sexual orientation in influencing children's gender development; 2) the role of selection effects produced by homophobia that may intervene in the relationships between parental sexual orientations and child outcomes; and 3) the relationship between parental sexual orientations and children's sexual preferences and behaviors.

    http://www.soc.iastate.edu/soc522a/PDF%20readi

    Vous devriez lire son étude au complet. Elle fait partie des féministes adeptes de la théorie de genre qui veut que l'identité sexuelle est acquise et nullement déterminé à la naissance et interchangeable. Elle est une digne successeur de docteur John Money, pionnier des études en genre à l'Université John Hopkins. Cet homme a pris comme cobaye un jeune garçon prénommé David Reimer a qui on avait accidentellement coupé le pénis quand on l'a circoncis. Money a convaincu ses parents d'en faire une femme, de le droguer aux hormones féminines et de l'élever en femme. Ce jeune garçon avait un frère jumeau. Pendant toute son enfance, ce garçon renommé Joan, ne voulait pas jouer avec les filles, il voulait jouer avec les garçons et était rejeté par eux. Même chose à la maison, il ne jouait pas avec ses poupées, mais avec les jouets de son frère. À l'adolescence, elle(il) allait vraiment mal, malgré les hormones et le suivi ponctuel du docteur Money..... On fini par lui révélé qu'il est un homme, il arrête alors les hormones, reprend son identité d'homme, il prend alors du mieux. Son frère jumeaux n'encaisse pas le choc et fini par se suicider. David, maintenant John, fini par faire de même. Le cas de David, qui a servi à John Money pour faire la promotion de sa théorie de genre a fini par contredire cette folle théorie. Les hommes et les femmes sont différents et ce n'est pas qu'une question formatage social. Mais, madame Stacey, qui n'a pas grand chose de la scientifique, mais tout de l'idéologue continue à voire l'asexualisation des personnes un idéal à atteindre, elle est pour la confusion des genres, donc, on peut comprendre ici pourquoi elle est pour l'homoparentalité. Elle conclue dans son étude que les enfants de parents homosexuels ont moins de comportements stéréotypes(car un homme qui agit en homme et une femme en femme, c'est un comportement stéréotypé, on le sait tous) et sont plus ouverts aux relations avec les deux sexes et ont plus de tendances homosexuelles. Mais, selon elle, c'est bien.

    Moi, je dis que ce ne l'est, on prive l'enfant de la présence d'un des sexes qui compose l'humanité ce qui dans de nombreux cas peut causer problème dans leurs interactions sociales. Et là, je rentre dans le taboo, les couples homosexuels, même engagé par contrat sont beaucoup moins stable que les couples hétérosexuels, la seule et unique étude(les contrats pour les unions homosexuels sont récents) sur le sujet le démontre :

    Abstract:
    The present study provides an investigation into patterns in divorce risks of partners in
    same-sex marriages, or registered partnerships, in Norway and Sweden. A
    comparison with patterns in divorce risks in heterosexual marriages is provided. Our
    study is based on longitudinal information from the population registers of the two
    countries, covering all persons in partnerships. Our demographic analyses involve
    information on the characteristics such as age, sex, geographical background,
    experience of previous opposite-sex marriage, biological parenthood, and educational
    attainment of the partners involved. We find that in many respects patterns in divorce
    are quite similar in same-sex and opposite-sex marriages. If we only compare levels in
    union dissolution, divorce risks are considerably higher in same-sex than in oppositesex
    marriages. The divorce risk for female partnerships is practically double that of
    the risk for male partnerships.

    http://www.uni-koeln.de/wiso-fak/fisoz/conference/

    Le risque de divorce est plus élevé chez les homosexuels et il est près de deux fois plus élevé(non pas en comparaison avec les couples hétérosexuels, mais en comparaison avec les couples homosexuels masculins) chez les lesbiennes. Bien que la séparation soit répandue aujourd'hui et qu'elle est pratiquement normalisé, l'impact de la séparation sur les enfants demeurent le même. Autre chose, la notion de fidélité n'est pas la même chez les homosexuels, par exemple, la majorité des hommes homosexuels en couple ont des relations avec d'autres hommes pendant leur relation à long terme :

    « ATLANTA - Three-quarters of Canadian gay men in relationships lasting longer than one year are not monogamous, according to a limited study presented during the American Sociological Association conference held in Atlanta this week.
    Barry Adam, a gay professor at the University of Windsor in Canada, last year interviewed 70 gay men who were part of 60 couples for his study, "Relationship Innovation in Male Couples."
    "
    http://www.washblade.com/2003/8-22/news/national/n

    Est-ce un exemple pour l'enfant?

    Autre chose, l'espérance de vie, le risque de maladie mentale, problème de drogue, etc etc etc c'est plus répandu chez les homosexuels, je vous laisse sur les propos de John McKellar, un homosexuel président du groupe HOPE qui a écrit une lettre dans le Devoir :

    « De loin, le corollaire le plus effrayant et le plus insidieux rattaché au mariage de même sexe est l'adoption de même sexe (déjà légalisée dans certains États). Ceci constitue un flagrant abus d'enfant. Les enfants ont besoin d'une mère et d'un père biologiques. Nous savons que ceci n'est pas toujours possible, même dans le contexte des mariages entre personnes de sexe opposé. Mais on ne règle pas un problème ou on n'allège pas une incohérence en l'augmentant. Les enfants ne sont pas censés être des cobayes pour des expérience d'ingénierie sociale. Des partisans intéressés fabriqueront des statistiques pour soutenir des prétentions spécieuses selon lesquelles les enfants de mariages gais connaîtraient un sort équivalent à ceux des mariages traditionnels. Mais le phénomène des parents de même sexe n'a pas la longévité nécessaire pour tirer de telles conclusions alors que l'expérience vécue par les familles monoparentales a souvent, bien que pas toujours, manifesté une déficience dans le développement des enfants. »

    https://www.ledevoir.ca/2003/08/27/35781.html

  • Stéphane Leclair
    Abonné
    dimanche 22 mars 2009 11h01
    Euh... on n'a pas réglé ça il y a 20 ans?
    On parlait de ces cas-là quand j'étais au CEGEP, il y a fort longtemps. C'était aux z'États-Unis, dans le temps, mais je pensais que ça s'était généralisé à tout l'Occident.

    N'avons-nous pas déjà établi, dans le temps de Chantal Daigle, qu'une femme a le droit de disposer de son corps? Si elle veut s'en servir pour porter un enfant qu'elle n'élèvera pas, c'est son choix, non? Pourquoi des adultes consentants ne peuvent-ils pas contracter entre eux pour faire naître un enfant désiré? Assurons-nous simplement que la mère porteuse sait ce qu'elle fait, par exemple en exigeant qu'elle ait déjà eu un enfant auparavant.

  • Martine Tiramani
    Inscrite
    dimanche 22 mars 2009 12h01
    combler
    ce qui est triste aujourd hui c est que l enfant, d une mere porteuse ou autre, nait pour combler un besoin au parent ou parents. combler le besoin affectif, combler le besoin d etre comme autrui, combler, combler combler. apres les premier trois mois d extase c est garderies, nounou,gardiennes, prematernelle etc.. la vie continue. je crois qu il n y a pas d ideale situation, mais en tant qu adultes on a une responsabilite vers le future autre que financiere. beaucoup d enfant sont nes avec beaucoup de travaille devant eux.l adulte est la pour donner de l amour ,creer un foyer,aider au development emotif de cet enfant pour qu il puisse etre un adulte complet, secure,et epanouis., et non le contraire.a trouver des solutions a notre manque affectif et notre besoin d appartenance, je crois qu on as manque le bateau. les generations future le diront.

  • François Beaulé
    Abonné
    lundi 23 mars 2009 17h54
    Altérité
    Après avoir lu des articles de Judith Lachapelle, journaliste à La Presse sur le cas soulevé par l'actuel commentaire de Denise Bombardier, je sais que la mère dite «porteuse» est bien la mère biologique de l'enfant. Je trouve très curieux que l'État ne le reconnaisse pas. L'enfant est né dans «une salle d'acouchement», il y a des témoins autres que le couple qui souhaite adopter l'enfant. Alors pourquoi prétend-on que l'enfant n'a légalement qu'un père et pas de mère? J'ai toujours cru que l'enfant qui naît d'une femme est ipso facto son enfant.

    Par ailleurs, la femme du père biologique n'est évidemment pas la mère biologique de l'enfant. Le couple a donc accepté avant toute chose qu'il en serait ainsi. Ils ont choisi d'adopter un enfant dont les gènes seraient pour moitié ceux de la mère dite porteuse. Cette dernière est et sera pour toujours bien plus qu'un «réceptacle». Elle a accepté avant la conception de donner cet (son) enfant à l'adoption. Le terme «porteuse» ne définit pas bien le rôle de cette femme.

    Une mère qui porte l'enfant conçu in vitro avec l'ovule d'une autre femme est véritablement «mère porteuse». Dans ce cas, le couple qui fourni les gamètes n'assume pas l'altérité de la femme porteuse. Cette dernière devient d'autant plus instrumentale. Et cela est très dérangeant

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    mardi 24 mars 2009 04h27
    Mères porteuses et autres techniques ?
    Je vous renvoie directement à l'interview de René Frydman, le gynécologue français qui a le premier procédé à une procréation in vitro puis donné naissance au premier bébé éprouvette.

    http://www.ledevoir.com/2009/03/23/241298.html

    Il me semble déjà que dans le cas de naissance la plupart des femmes sont littéralement dépossédées de leur accouchement par le corps médical, qui décide tout à leur place. Césariennes programmées à l'avance, déclenchements intenpestifs d'accouchements, choix de la posture de la mère( avec un monotoring sur le ventre, une perfusion dans le bras et l'obligation de se jucher sur une table d'accouchement haut perchée pour la commodité de l'accoucheur, il ne reste pas beaucoup de choix à la femme accouchant ) , épisiotomies en série, consécutives de péridurales en série etc....

    La question que déjà dans ce cas plus normatif on peut se poser est l'influence de telles pratiques sur l'enfant, pour sa vie d'adulte, sur le plan du vécu de sa propre naissance. Il semble en tous cas, que plus le corps médical intervient, plus il y ait de complications, tout simplement parce que pour la femme, la situation est angoissante et non respectueuse d'elle. Les salles d'accouchements deviennent de vrais moulins dans lesquelles défilent des guirlandes de personnel, alors que la femme vit un moment intense et surtout intime. Imagine-t-on l'impact que cela peut avoir ? Non, on considère l'accouchement dans ce cas précis comme une pathologie que tout se règle par des gestes techniques (alors que la plupart du temps ce n'en est pas une) et la femme comme un objet. J'ai toujours trouvé à ce titre que l'accouchement tel qu'il nous est présenté dans les fictions est carricatural. Tout le monde est habillé comme pour une intervention chirurgicale, comme si il ne s'agissait pas d'autre chose que d'une opération. Tout le monde panique, tout se passe très vite, soudainement la femme enceinte "a une contraction" d'apparence fulgurante et déclare en grimaçant qu'elle va accoucher à l'instant même. Les femmes qui ont eu des enfants savent bien que cela est très loin de la réalité, il n'empêche que l'on nous donne de cette façon une vision très édulcorée de ce qu'il se passe et surtout qu'il est naturel que le corps médical intervienne de façon outragante.

    Pour le professeur Frydman qui est un véritable technicien des naissances ultramédicalisées, cet aspect n'est même pas abordé. Cependant, ce médecin s'offusque de la possibilité des mères porteuses. Je suis de son avis sur le sujet, ayant connu différents cas proches de moi. Un exemple d'une de mes camarades de classe qui a 16 ans, s'étant retrouvée enceinte avait décidé d'abandonner son enfant à la naissance et connaissait un médecin qui lui avait proposé d'adopter son enfant, lui et sa femme ne parvenant pas à procréer. J'étais assez estomaquée à l'époque, vu que mon amie ne savait pas trop si elle avait pris ou non la pilule au début de sa grossesse, ne sachant pas trop non plus qui était le père de l'enfant, ayant consommé des stupéfiants, de l'alcool et du tabac, je la trouvais particulièrement inconséquente. Et bien cette jeune fille a craqué au moment de la naissance de sa fille, elle est revenue en arrière et a choisi de garder son bébé. Elle m'a avoué que le moment où elle a senti sa fille posée sur son ventre, tout a basculé...

    Un autre cas qui pour moi est légèrement différent mais qui est encore possible en France, du à un vide juridique. Chez nous, une femme accouchant en déclarant l'enfant de père inconnu prend un risque : n'importe quel homme peut se déclarer le père de cet enfant et est de fait le père juridique sans autre forme de procès. Je connais un couple qui se sachant stérile, le femme ayant subi une hystérectomie, avait décidé d'adopter. Connaissant des amis travaillant dans une maternité, une sage femme leur a proposé de les aider, le dossier administratif étant long et fastidieux. Elle s'est proposé de les prévenir aussitôt qu'une femme se présenterait à la maternité déclarant vouloir accoucher sous X. Dans un tel cas, habituellement, l'enfant déclaré de père inconnu et la mère accouchant anonymement, est donc abandonné à la naissance et confié à l'assistance publique...sauf dans un cas : si un homme se présente rapidement et se déclare le père de l'enfant, il est en droit de l'emmener avec lui. Ce que ce couple a fait, puis par la suite, a demandé au juge des enfants d'entériner l'adoption de cet enfant par la femme du père déclaré. Autrement dit, ils ont prétendu devant la justice que monsieur avait eu une maîtresse et un enfant d'elle, que la dite maîtresse avait choisi d'abandonner son enfant et que l'épouse avait adopté l'enfant. Je peux vous dire que ces gens là n'ont pas vécu non plus cette situation facilement. L'épouse a fait plus de 6 ans de psychanalyse à la suite de cette histoire bizarre. L'enfant fut perturbée, parce qu'on lui annonça qu'elle était adoptée et donc de père et de mère biologique inconnus relativement tard. Cette fillette avait des difficultés à se concentrer par exemple, et surtout je le crois à se conformer à l'enfant idéale que ses parents avaient souhaité.

    Je n'ose imaginer les implications psychiques que pourraient avoir le cas extrème de mère porteuse. Personne ne nous dit si dans les cas cités, le père biologique a inséminé la mère porteuse par le truchement de fécondation in vitro, ou si cela s'est passé de façon plus prosaïque. Personne ne nous dit si le père biologique est tout simplement un inconnu qui ignore tout simplement l'existence de ce bébé. Alors difficile d'imaginer ce que cela peut donner quelques années plus tard dans le cabinet d'un psychanaliste !

    Sans être rétrograde par rapport aux autres cas évoqués par les lecteurs à savoir les cas d'adoption par des couples homosexuels, je pense surtout que nous n'avons aucune espèce d'idée de l'impact que ces pratiques toutes confondues pourraient avoir sur l'enfant à venir. Nous jouons pour moi aux apprentis sorciers en faisant de telles choses, nous faisons un pari sur l'avenir de l'enfant, et je trouve que ce genre de choses est très discutable sur le plan éthique.

    Il me semble quand même que, tout en comprenant parfaitement que des parents aient un profond désir d'enfant et que leur stérilité soit une réelle souffrance, il existe de par le monde des milliers d'enfants orphelins du fait de guerres, conflits, traumatismes, maladies etc.... et que il serait peut être plus humain de se préoccuper du sort de ces enfants là, donc de faciliter les adoptions avant de faire tout et n'importe quoi avec la procréation.

    La réalité de la plupart des pays occidentaux aujourd'hui est que rares sont les enfants adoptables et que la plupart des gens vont chercher des enfants à l'étranger. Souvent pour tenter de couper court aux délais invressamblables que les institutions occidentales imposent aux parents, beaucoup de personnes se tournent vers des pays étrangers moins regardant sur les questions d'abandons et d'adoptions, et le plus souvent, moyennant finances parfois avec des officines douteuses. Déjà, si l'adoption était plus facile, ce genre de traffics d'enfants n'existerait pas. Certes, la question de l'adoption est délicate, l'enfant adoptable est souvent fragilisé par un début de vie difficile ou traumatique, et les parents attendent parfois l'enfant parfait qui n'existe que dans leur imagination. Cependant, je ne crois pas que le temps arrange l'affaire, bien au contraire.

    En conclusion, avant de faire des fécondations in vitro, des dons de spermes pour les pères stériles, des dons d'ovocites pour les mères stériles, des dons d'embryons congelés, ou des extrèmes comme les mères porteuses, ne pourrait on pas tenter d'aider le maximum d'enfants orphelins ou abandonnés sur cette planète ? Il y en a des millions.

    Le désir d'enfant peut être tel que des couples homosexuels font des arrangements plus que scabreux entre eux, du type un couple de femmes et un couple d'hommes décident de faire deux enfants, et d'en garder un pour chaque couple. La loi doit-elle encadrer et encourager ce genre de pratiques parce que cela existe dans les faits ? Je crois que non. Cela me paraîtrait en tout cas dans le cas précis d'accepter la possibilité d'adopter pour les deux couples, une moins mauvaise solution que ce genre d'accords qui se terminent souvent mal. La question de leur vie sexuelle, plus ou moins débridée, les regarde eux en tant qu'adultes, quelque soit cette sexualité. Dans le cas des couples hétéros pratiquant l'échangisme, se séparant ou réglant leur conflit sur le dos de leurs enfants, la loi ne le leur reproche pas. Ne mélangeons pas tout. Exemple récent : une petite fille de 3 ans et demie de père français et de mère russe vient d'être aux premières pages de tous les journaux. Depuis la séparation entre les parents, ils ne cessent au nom de la loi Française qui a accordé le droit de garde au père et de la loi russe qui a accordé le droit de garde à la mère de se kidnapper mutuellement leur fille. Et je ne crois pas que cela soit moins traumatisant pour l'enfant du fait que ces deux parents soient hétéros ... Il semble que le père soit nettement plus âgé que sa femme, et que c'est le cas typique de l'homme occidental qui a choisi une compagne par internet d'origine Russe si possible ravissante. Le résultat est édifiant pour l'enfant ! L'argument contre les homosexuels me parait donc plus que fallacieux. Le plus important pour un enfant est de recevoir de l'amour, de l'attention et qu'il se sente en sécurité, et que, quelques soient les moeurs sexuelles de ses parents et leur sexe, que les dits parents soient assez intelligents pour ne pas mêler l'enfant à leur sexualité de près ou de loin.

    De la part de parents hétéros, commettre des indiscrétions sur leurs sexualité vis à vis de leurs propres enfants est de l'ordre de l'inceste et je crains que ce n'est pas parce que ce sont les parents biologiques ou parce qu'ils sont hétéros sexuels, que le traumatisme soit moindre pour l'enfant. Donc pour des parents homosexuels, c'est la seule chose que l'on puisse leur préciser, à savoir que leur sexualité les regarde et qu'ils se doivent d'une certaine réserve quant à leurs particularité sur le sujet, sans non plus en faire un secret de famille. Mais la sexualité se doit d'être vécue dans l'intimité des personnes adultes qui la vivent. Des parents heureux dans leur couple( homo ou hétéro) seront aussi de meilleurs parents que des hétéros qui s'arrachent un enfant comme dans le cas de ce couple franco russe.

  • Chryst
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 17h11
    Un peu de morale...
    L'être humain est assez porté vers la consommation pour que l'on ajoute comme marchandise le corps de la femme. Et que fait-on des liens qui se seraient développés entre l'enfant et la mère-porteuse ? Seuls les cas, où l'un des parents risque de transmettre une grave maladie d'origine génétique diagnostiquée préalablement, devraient être tolérés au pire.

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