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Découverte du chaînon manquant aux origines de la vie

Pauline Gravel   21 février 2009  Science et technologie
Des bactéries aux êtres humains, tous les êtres vivants ont un ancêtre commun: une cellule unique qui s’est reproduite en d’autres cellules et qui après plusieurs milliards d’années est devenue un humain. Mais cette cellule, comment est-elle
Photo : Agence Reuters
Des bactéries aux êtres humains, tous les êtres vivants ont un ancêtre commun: une cellule unique qui s’est reproduite en d’autres cellules et qui après plusieurs milliards d’années est devenue un humain. Mais cette cellule, comment est-elle
Des biophysiciens de l'Université de Montréal viennent d'élucider une grande énigme qui nous empêchait de bien comprendre l'émergence de la vie sur Terre. En découvrant le mécanisme par lequel s'est formé le ribosome, la machine assurant la synthèse des protéines, ils ont ainsi fourni le chaînon qui manquait pour expliquer l'origine de la vie.

Selon la théorie de l'évolution, tous les êtres vivants actuels sont issus d'un même ancêtre commun qui était une cellule. Une cellule unique qui s'est reproduite en d'autres cellules et qui après plusieurs milliards d'années est devenue un humain. Mais que s'est-il passé avant cette première cellule vivante? «L'événement clé qui a permis l'émergence de la vie est l'apparition de ces très grosses molécules que sont les ribosomes, qui synthétisent toutes les protéines présentes dans les cellules vivantes», souligne Sergey Steinberg, professeur au département de biochimie de l'Université de Montréal.

La vie sous toutes ses formes, des simples bactéries aux êtres humains, repose sur deux éléments incontournables, rappelle le biophysicien. D'une part, les protéines qui participent à la structure des cellules et qui y font divers travaux, comme convertir les nutriments en énergie. Et d'autre part, l'ADN qui renferme les informations nécessaires à la synthèse de ces protéines. Or la machine qui parvient à traduire ces informations génétiques en protéines est le ribosome, une structure qui, on le comprend, s'avère absolument essentielle à l'existence de la vie sur cette planète.

«Quand la structure atomique du ribosome fut mise au jour et rendue publique en 2000, nous avons réalisé que cette structure était extrêmement complexe. Nous nous demandions comment une si grosse molécule avait pu se développer étape par étape au cours de l'évolution», raconte Sergey Steinberg. Avec son étudiant Konstantin Bokov, il a alors commencé à étudier cette gigantesque molécule constituée de 300 000 atomes. Après plusieurs années d'analyses minutieuses, ils ont soudainement vu un ordre sous-jacent à toute cette complexité. «Même si la molécule est très grosse et très complexe, sa construction obéissait à des règles relativement simples. Nous avons pu déchiffrer le processus d'assemblage des divers morceaux, qui a permis d'en arriver à la molécule du ribosome, à partir de presque rien. Nous avons même identifié l'ordre dans lequel les différents morceaux se sont greffés à la structure. Il nous est apparu clair qu'il s'agissait d'un processus simple et relativement court qui a eu lieu il y a deux milliards d'années», explique le scientifique qui, avec son étudiant, signe un article sur cette découverte fondamentale dans la revue Nature.

En dévoilant l'existence de ces principes chimiques ayant guidé l'auto-assemblage de la structure complexe du ribosome, le professeur Steinberg a fait une découverte extrêmement importante, affirme Stephen Michnick, professeur de biochimie à l'Université de Montréal. «Cette découverte est importante parce que le ribosome est une structure essentielle à la vie», souligne-t-il avant d'ajouter que les grands principes mis au jour par l'équipe de M. Steinberg expliquent probablement aussi comment d'autres éléments de la cellule ont pu se constituer. «Le fait de comprendre aussi précisément la structure du ribosome améliorera aussi indirectement la conception de nouveaux médicaments, car la plupart d'entre eux agissent sur le ribosome», fait-il valoir.

Auto-assemblage du ribosome

Le ribosome s'est constitué à partir de petites chaînes d'acide ribonucléique (ARN) composées d'environ 110 nucléotides, les unités de base de l'ARN, explique Sergey Steinberg. Les nucléotides se sont probablement formés spontanément alors que les composés chimiques présents dans l'atmosphère terrestre primitive étaient bombardés par de puissants éclairs et étaient soumis à de très hautes températures et à un taux élevé d'humidité, précise-t-il.

Aux petites chaînes de départ se sont graduellement greffés de petits segments d'ARN issus de cette «soupe primordiale». «De nouveaux segments d'ARN se sont ajoutés spontanément, mais dans un ordre très précis, en différents points des chaînes initiales. Ces segments en torsade avaient la capacité de croître sur la structure existante» et ont ainsi formé de multiples petites boucles, explique le scientifique dont la recherche se situe à la frontière entre la biophysique et la biochimie.

Le ribosome des bactéries se compose de trois longues chaînes d'ARN (comprenant 4500 nucléotides) qui se sont repliées sur elles-mêmes, lui conférant ainsi une structure globulaire très complexe dans les trois dimensions. «Chez les organismes plus évolués, il peut contenir un plus grand nombre de chaînes, mais le principe est essentiellement le même», précise le chercheur tout en soulignant le fait que le ribosome apparaît aujourd'hui sous une forme presque identique à celle qu'il avait au moment de son émergence. «Hormis l'ajout de quelques morceaux, sa structure interne n'a pratiquement pas changé depuis son émergence», dit-il.

«Après l'apparition des ribosomes, les protéines ont pu faire tout le reste. La vie telle qu'on la connaît a pu émerger, et l'évolution telle que l'a décrite Darwin s'est mise en marche», termine Sergey Steinberg.

Dans le laboratoire, son équipe s'applique maintenant à soumettre de petites molécules aux règles qu'elle a découvertes dans l'espoir de reproduire toutes les étapes menant à la reconstitution d'un ribosome. La théorie serait ainsi clairement confirmée.






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  • Lemay Gilles
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 07h21
    Bravo à ces chercheurs
    « On voit toute l'importance de budgets de recherches substantiels pour nos universités afin qu'elles puissent s'adjoindre et garder des chercheurs de la qualité de messieurs Sergey Steinberg et son étudiant Konstantin Bokov.

    Aussi, on comprend mieux que la diversité est souvent une condition essentielle qui soutend la qualité d'une société
    et par le fait même d'une nation.

    Encore une fois, BRAVO à ces chercheurs et BRAVO au Devoir de rapporter la nouvelle!

    Gilles Lemay »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 08h08
    Félicitations.
    « Passionnant et qui nous fait remarquer que nous venons tous d'une souche commune. Il est à constater que le Québec a tout intérêt à garder des chercheurs de cette compétence dans ses universités. Cela prouve que l'immigration est un apport considérable à la société québécoise et canadienne en général. Merci pour ces trois chercheurs qu'on ne peut que féliciter : Sergey Steinberg (professeur), Konstantin Bokov (étudiant), Stephen Michnick (professeur). »

  • Frank M. Sobayo
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 08h42
    Chaînon manquant ... retrouvé
    « Enfin le chaînon retrouvé ...

    Les créationnistes vont s'activer afin de contrer les effets de cette découverte scientifique sur l'origine de la vie sur terre.

    C'est Darwin qui sera content de voir sa théorie confirmer scientifiquement.

    Évolutionnistement vôtre !

    * »

  • Michel Alary
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 09h35
    Vers une nouvelle évolution
    « Ainsi, on a maintenant réussi à trouver comment un mécanisme extrêmement complexe et parfaitement fonctionnel a pu naître de lui-même, ex-nihilo. C'est vraiment impressionnant!

    Nous sommes mainenants témoins de la preuve évidente que la raison humaine évolue irrévocablement vers une disparition progressive, mais constante, de toute forme de logique. »

  • Michel Samson
    Abonné
    samedi 21 février 2009 09h47
    Voilà pourquoi, Mme Gravel...
    « ...je suis un heureux abonné du Devoir. Parce qu'une nouvelle comme celle-là, d'une importance capitale, apparaît a la «une», ainsi que le corpus de votre article.

    Je me souviens d'une conférence de Marvin Minsky, du Media Lab, qui se plaignait de l'insignifiance des journaux et des médias, et par voie de conséquence, des journalistes qui les alimentent, quant à ce qui représente une "vraie" nouvelle. L'exemple qu'il en donnait se comparait justement à voir à la «une» un texte comme le vôtre, intelligent, couvrant un sujet exceptionnel et fascinant, et entièrement de notre époque. Un grand merci à vous et votre éditeur. »

  • Denis Laforme
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 09h56
    La Bactérie pourrait limiter la croissance de la population.
    « Le ribosome de la bactérie se compose de 3 longues chaines d'ARN, chacune étant constituée de 4 500 nucléotides. Les organismes évolués fonctionnent sur le même principe, à l'exception que les ribosomes contiennent un plus grand nombre de chaines d'acide ribonucléique (ARN),chacune étant plus courte.Nous avons donc évolué à partir de la bactérie, ce qui me conforte dans l'idée que cette dernière est et sera davantage, avec le temps, notre plus redoutable prédateur. Le ribosome humain constitué de petites chaines d'ARN, qui ne sont pas enroulées comme celles de la bactérie, est donc plus vulnérable que le ribosome de la bactérie. Ce dernier se trouverait relativement protégé par l'enroulement de ses 3 grandes chaines d'acide ribonucléique. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 10h38
    @ Michel Alary
    « Votre ex-nihilo ne peut être qu'à la hauteur de votre ignorance M. Alary. Car la formation des ribosomes a eu lieu des milliards d'années après la formation de la terre et de l'atmosphère qui l'enveloppe. »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    samedi 21 février 2009 10h47
    virus
    « Les virus à ARN n'ont pas de ribosomes à proprement parler mais s'infiltrent plutôt dans ceux d'autres cellules. Alors quels chaînons? »

  • Nestor Rassart
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 11h04
    Bravo!bravo!bravo!
    « Bravo à ces chercheurs,c'est vèritablement un pas de géant qu'ils ont accompli dans la compréhension de l'origine de la vie.Tout en ignorant les processus en eux-même,peut-on dire qu'il y a une analogie entre ceux-ci et les fractals en mathématiques?Bravo,c'est une grande découverte d'une portée considérable. Nestor Rassart »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 21 février 2009 11h56
    Mon message n'a pas été publié
    « On ne peut pas dire que ces chercheurs pour l'instant n'ont abosulument pas démontré comment la vie est né de l'inanimé?

    Seule l'expérience pourra valider cette théorie, pour l'instant, on a réduit une molécule sans plus. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 21 février 2009 12h01
    La science la nouvelle religion
    « C'est intéressant de voir les religieux de la science se faire confirmer par leur croyance, l'histoire dans tout ça, c'est qu'aucune expérience ne démontre cette théorie.

    Mais comme la science, tout comme la religon veut tout expliquer, on bouche les trous.

    Je prédis que ça va faire comme la théorie des cordes, c'est hypothèse va vivre même si aucune prédiction démontré en laboratoire va être fait.

    Pour expliquer le Big Bang, on est rendu à parler de théorie M et d'univers paralèlles.

    Avant de dire qu'on a découvert de quoi, il faudrait en être certain, pour l'instant, on reste dans le théorique. »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 12h53
    Errance
    « Darwin a mis au jour une théorie sur le processus de création de l'univers à partir d'une souche unique, étalée sur des millions d'années.
    Bien. Mais ses conclusions sont bancales. D'affirmer que l'homme a suivi le même chemin que les singes est une erreur magistrale. Le fameux chaînon manquant en est l'expression la plus évidente. Les vestiges de squelettes qu'on a retrouvé sont trop peux nombreux, comparé à l'échelle de millions d'années d'évolution, pour être pertinentes. On ne sait que trop peu de choses pour tirer des conclusions "scientifiques." Cela demeure une hypothèse, n'oublions pas. De plus, devant l'incroyable complexité de la Création, comment Darwin n'a-t-il pas vu ou soupçonné l'existence d'une intelligence créatrice supérieure ?

    Ses positions étaient-elles motivées par des intérêts égoïstes ?

    Jean-Marie Francoeur »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 13h22
    Découverte scientifique
    « L'annonce de la découverte scientifique du chaînon manquant aux origines de la vie, faite par les chercheurs canadiens Sergey Steinberg et son étudiant Konstantin Bokov, se fait, sans doute pas par hasard, alors qu'en cette année 2009 on commémore le 200e anniversaire de la naissance de Darwin et les 150 ans de son livre « L'Origine des espèces par le moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie ». Elle montre comment la science progresse, à petits pas souvent, en faisant évoluer ainsi nos connaissances.

    Il est intéressant de faire un parallèle entre cette recherche biologique et la recherche astronomique. En effet, les découvertes biologiques remontent dans le temps, en découvrant les éléments essentiels à partir desquels la vie a pu se constituer, les protéines et l'ADN, avec « l'apparition de ces très grosses molécules que sont les ribosomes, qui synthétisent toutes les protéines présentes dans les cellules vivantes», comnne le souligne Sergey Steinberg.

    Si l'on ajoute son explication, à savoir que « le ribosome s'est constitué à partir de petites chaînes d'acide ribonucléique (ARN) composées d'environ 110 nucléotides, les unités de base de l'ARN, et que les nucléotides se sont probablement formés spontanément alors que les composés chimiques présents dans l'atmosphère terrestre primitive étaient bombardés par de puissants éclairs et soumis à de très hautes températures et à un taux élevé d'humidité », on voit que l'on se rapproche de la phase initiale de l'origine de la vie.

    Dans une démarche semblable, les astronomes sont remontés jusqu'au Big Bang, c'est-à-dire, en simplifiant, au point de départ d'un monde en expansion depuis 13,7 milliards d'année jusqu'à son état actuel. La biologie ou la biochimie pourra peut-être démontrer scientifiquement la formation des nucléotides, puisque ceux-ci se sont formés après l'existence du monde, pour laquelle des questions non résolues subsistent.

    Dans les deux cas, il s'agit d'une démarche scientifique, qui repose sur des faits prouvés ou des hypothèses scientifiques solides. Il ne faut pas confondre cette démarche avec les conceptions philosophiques que l'on peut vouloir en tirer. On se rappellera que Galilée, dont un commémore cette année les 400 ans de la création d'une lunette astronomique, avait démontré, notamment à partir des phases de Vénus, que la Terre tournait autour du soleil, et non l'inverse comme le soutenait la pensée philosophico-religieuse qui faisait de la Terre le centre du monde.

    Les spéculations philosophico-religieuses peuvent satisfaire les besoins psycho-philosophiques de personnes ou de sociétés. Elles ont toujours existé et existeront toujours. Mais elles n'ont rien à voir avec la démarche scientifique. Et le commentaire voulant que « Nous sommes maintenant témoins de la preuve évidente que la raison humaine évolue irrévocablement vers une disparition progressive, mais constante, de toute forme de logique » montre que son auteur ne fait pas les distinctions qui s'imposent entre la démarche scientifique et les spéculations philosophiques, religieuses ou psychologiques.

    Et, puisque c'est l'année Darwin, il faut rappeler une autre découverte faite aussi au Canada il y a quelques années, celle du chaînon manquant dans l'évolution entre poissons et animaux capables de se mouvoir sur la terre ferme, il y a quelque 375 millions d'années, Les fossiles de « Tiktaalik roseae », sorte de poisson-alligator plat doté de nageoires articulées capables de supporter un corps de plus de deux mètres de long, ont permis de documenter la séquence des changements évolutionnaires qui a abouti aux tétrapodes,

    Jusqu'à la découverte de ces fossiles, l'origine des principales caractéristiques des tétrapodes était restée dans l'ombre. Les tétrapodes, ces vertébrés qui aujourd'hui comprennent aussi bien les reptiles que les amphibiens, les oiseaux et les mammifères, se sont adaptés à la vie terrestre grâce à leurs deux paires de membres marcheurs, issus des nageoires lobées des poissons primitifs.

    Comme on le voit, tout se tient dans l'histoire de la vie sur Terre et les découvertes qui se font les unes après les autres n'ont certainement pas fini de nous surprendre et de nous émerveiller, si notre esprit est grand ouvert pour les accueillir. »

  • Jean Beaumont
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 13h40
    Pas clair votre article!
    « Pour faire des protéines, il me semble que ça prend non seulement des ribosomes, mais également de l'ARN messager, de l'ARN de transfert et de l'ADN. Et tout ça doit fonctionner dans une cellule. Or, justement il n'y avait pas de cellules au moment de la formation des ribosomes il y a deux milliards d'années. Y avait-il seulement de l'ARN messager, de l'ARN de transfert et de l'ADN à cette époque? Et quel est le rapport avec la théorie de Darwin, élaborée pour expliquer l'évolution de la vie et non son apparition? Nota : je n'adhère à aucune religion, encore moins au créationisme. »

  • Gilbert Kirouac 34
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 14h42
    ...ni chaînon manquant ni dessein...
    « ...cette découverte est fondamentale en ce qu'elle nous permet d'historiciser au niveau physico-chimico-biologique davantage le développement du vivant et de confirmer que la sélection naturelle, dont Darwin ne connaissait pas, chagrinement, les règles, travaille bien selon une loi dont la trame sont les mutations au hasard...les créationnistes pourront toujours exiger le "chaînon manquant", depuis Lucym, cependant, ils avaient déjà reçu le fin de non-recevoir...gilbert kirouac »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 14h48
    Humaniser le ribosome
    « Comme si le ribosome était indépendant de son environement.

    Pourtant, ces chercheurs, pour prouver leur théorie, devront recréer l'environement qui a créé les forces qui ont assemblé les éléments du ribosome.

    Il n'y a pas de chaînons manquants. Il est évident que tout le processus depuis le Big Bang obéi à des lois et évolue selon ces lois.

    Le but réel de cette recherche, c'est pour plus de pilules n'est-ce pas ?



    Encore des pilules ? »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    samedi 21 février 2009 15h43
    photosynthèse
    « Pas de vie sans photosynthèse à vrai dire. Ce qui n'empêche pas de discourir de ses autres petites chaînes de logique bien sûr... Même si les ribosomes sont aussi programmés pour détruire les vieilles cellules malades plutôt que les faire évoluer. Intéressant quand même... »

  • Philippe Wuidart
    Abonné
    samedi 21 février 2009 23h09
    Un peu d'humilité...
    « Les titres des articles du Devoir sont généralement concis et peu enclins au sensationnalisme ce qui me convient. Je dois avouer que le titre de l'article sur la découverte du chaînon manquant aux origines de la vie a vivement capté mon attention. Je me suis empressé de lire le texte dans lequel je n'ai vu qu'un autre petit pas (important certes) vers l'explication du phénomène.Beaucoup d'autres questions il me semble doivent être éclaircies avant de prétendre avoir trouvé ce fameux chaînon manquant, qui n'existe peut-être tout simplement pas. Y a-t-il réellement une frontière entre le vivant et le non-vivant ? Qu'en connaissons-nous ? »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    dimanche 22 février 2009 00h39
    Quel emmerdeur ce Brun !
    « Pourquoi monter en épingle le fait qu'ils aient des noms ou des nationalités d'origines différentes de la française ou l'anglaise ?

    Il va de soi et il y a belle lurette que les Québécois sont fiers de leurs chercheurs et ne relèvent pas, par pur racisme le fait qu'ils soient d'origines autres.

    La question ici n'est pas de savoir s'il y a aura quelqu' imbécile pour dire des conneries. C'est sûr qu'il y en a.

    On voit gros comme le bras votre niaise manoeuvre pour nous enseigner la bonne conduite envers ceux que vous montrez du doigt pour exacerber les passions contre eux.

    .... »

  • Michel Chamoun
    Inscrit
    dimanche 22 février 2009 15h04
    Photosynthèse et ARN
    « Contrairement a ce qu'on pourrait croire, la photosynthèse ne precede pas la vie. Avec les théories actuelles, on pense que la vie c'est devellopé dans un environnement contenant deja des nutriments, qui peuvent facilement etre créés par des réactions chimiques n'involvant pas le vivant.
    On suppose aujourd'hui que des acides aminés, du glucose, des nucléotides (ARN et ADN) se sont melangé a l'intérieur d'une membrane de lipides (un coacervat). Avec cette nouvelle découverte, on a fait un pas de plus pour comprendre comment on a pu passer de ce coacervat a une cellule vivante capable de se reproduire. Cependant, il nous reste encore des centaines de chainons a comprendre avant de pouvoir dire que le mystère est élucidé, et il ne faut pas crier victoire trop tot. »

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