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La bombe méthane est amorcée

Pour la première fois, une équipe de scientifiques a pu noter et mesurer la libération de millions de tonnes d'hydrures de méthane, enfouies dans le permafrost sous-marin de l'Arctique, un phénomène que les théoriciens du climat appréhendaient parce qu'il pourrait rendre incontrôlable le réchauffement du climat par des apports de gaz à effet de serre inimaginables jusqu'ici.

La nouvelle a été publiée hier par le journal britannique The Independant à partir d'informations transmises par une équipe de chercheurs suédois en mission sur le navire de recherche russe, le Jacob Smirnitskyi.

Orjan Gustafsson, de l'Université de Stockholm, a écrit un courriel au journal britannique dans lequel il fait état de la découverte d'une vaste zone de libération de méthane sous-marin.

Jusqu'ici, les chercheurs avaient identifié des zones des océans arctiques où on trouvait d'inquiétantes concentrations de méthane dissous dans l'eau.

«Mais hier, a écrit Orjan Gustafsson, pour la première fois, nous avons identifié un champ de relargage où les émissions étaient si intenses que le méthane n'avait pas le temps de se dissoudre dans l'eau de mer et qu'il atteignait plutôt la surface en grosses bulles. Ces cheminées de méthane ont été localisées avec un écho-sondeur et avec des instruments de détection sismiques.»

À certains endroits, les concentrations atmosphériques dépassaient de plus de 100 fois les concentrations dites du «bruit de fond» naturel. Partout où les chercheurs en ont trouvé, soit plus particulièrement dans l'est de la mer de Sibérie et dans la mer Laptev, les zones de relargage couvraient non pas des dizaines, mais des milliers de kilomètres carrés.

Personne, ont précisé les chercheurs, ne peut dire, faute de relevés exhaustifs, quelle est actuellement l'importance de cette libération de méthane dans l'atmosphère terrestre, mais un scientifique russe, qui a étudié cette année le plateau sibérien et qui prépare un article scientifique pour l'Union géophysique américaine, Igor Semiletov, de l'Académie russe des sciences, a déclaré au journal britannique qu'il n'avait pas décelé de concentrations élevées de méthane dans les eaux de ces mers au cours de la dizaine d'expéditions qu'il y a faites depuis les années 1990.

Mais, a-t-il précisé, le nombre de points de relargage a été multiplié par cinq depuis 2003, ce que confirment les relevés de l'équipe suédoise sur le Jacob Smirnitskyi.

La communauté scientifique s'inquiète, d'autant plus de cette libération de méthane que ce gaz est de 20 à 22 fois plus actif comme gaz à effet de serre que le gaz carbonique. Or, les quantités de méthane stockées sous les fonds sous-marins de l'Arctique dépasseraient en importance la totalité du carbone contenu dans les réserves mondiales de charbon, le combustible fossile le plus abondant sur la planète jusqu'à présent.

Une bombe à retardement

Rejoint hier à ses bureaux de l'Institut des sciences de la mer de Rimouski, le professeur Émilien Pelletier, chimiste et écotoxicologue marin, voit dans ce phénomène «l'extension en milieu marin de ce qui se passe dans le permafrost terrestre». Si les constats des scientifiques suédois annoncent le début d'un dégel du permafrost sous-marin, dit-il, l'humanité doit s'attendre à une libération massive de gaz à effet de serre susceptible de lancer le climat dans un changement potentiellement irréversible.

Les hydrates de méthane, dit-il, sont présentes dans plusieurs grandes mers. Sous l'effet des eaux très froides et aux pressions inimaginables des grandes profondeurs, le fonds, le méthane s'y solidifie parfois sous forme d'énormes cristaux. Des sociétés commerciales cherchent même à exploiter ces combustibles stockés à grande profondeur.

Dans les mers arctique, un autre phénomène semble se produire, dit-il, d'après les constats rapportés par The Independant.

Il y a «quelque» millions d'années, explique le professeur Pelletier, le continent arctique était émergé. À l'île d'Elsemere, on trouve d'ailleurs aujourd'hui une forêt ancienne totalement fossilisée, que fréquentaient sans doute des dinosaures. Puis survint la grande glaciation, la dernière, qui a gelé les sols de l'Arctique en profondeur au point qu'il n'a pas dégelé, même quand ce territoire a été de nouveau enseveli par la mer. La pression et le grand froid qui sévit dans ces eaux glacées — souvent liquides même à quelques degrés sous notre point de congélation à cause de la salinité — ont gardé étanche le fonds marin, agissant comme un couvercle de marmite sur le méthane présent dans le permafrost engendré par la dernière glaciation.

Pour le professeur Pelletier, les constats de l'équipe suédoise semblent indiquer que certaines zones des mers arctiques se perforent par endroits, créant des cheminées par où le méthane s'échappe vers la surface. Le phénomène n'est pas différent, dit-il, de ce qui se passe dans le permafrost terrestre, qui ne dégèle pas partout également.

Il suffit, ajoute Émilien Pelletier, d'un changement de quelques dixièmes de degrés centigrades pour amorcer le relarguage d'un gaz solidifié comme le méthane. Cette hausse pourrait s'expliquer par les apports croissant d'eau douce en provenance des rivières russes, une hypothèse avancée par les chercheurs suédois. Et toute cette eau, dit-il, résulte de la fonte accélérée du permafrost. Quant au méthane ainsi libéré, il va lui-même accélérer le réchauffement du climat, qui va faire fondre plus rapidement le reste du permafrost, ce qui pourrait enclencher une «réaction en boucle fatale» pour le climat, à laquelle s'ajoute l'impact sur la température de l'océan d'une calotte polaire de plus en plus petite.

Au fond, dit-il, ce qui se passe, c'est une extension — jusqu'ici théorique — du dégel du permafrost terrestre jusqu'aux milieux marin, ce que les modèles prévisionnels n'ont pas inclus dans leurs calculs. Les surprises, à son avis, pourraient s'avérer «potentiellement catastrophique» en raison de la magnitude des apports supplémentaires en GES si le phénomène, marginal pour l'instant, devait s'étendre à la plupart du sous-sol marin des mers arctiques.






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 04h28
    Encore des histoires de peur
    « Dans le texte, vous dites, monsieur Francoeur, que la libération du méthane "pourrait rendre incontrôlable le réchauffement du climat", êtes vous en train de prétendre que l'homme a un impact qu'il contrôle sur le climat?

    Tout ça relêve du fantasme qui est absolument indémontré. Dans le domaine de l'environnement, la fin du monde, c'est vendeur. C'est pourquoi les "études" dont on parle sont celles qui nous annoncent que la fin du monde est proche, j'ai même entendu dire qu'elle est à 7 heure, du moins, elle fût.

    Certes, le méthane à un forçage radiatif hautement plus élevé que le CO2 qui est le moins élevé de tout les GES, mais peu importe, ce dont on parle est hautement hypothètique. On ne connait pas l'historique de tout ça. Est-ce que l'océan émet plus de méthane, moins, est-ce stable? Qu'elle est la quantité contenue dans l'océan?

    Le dégel dans l'océan Arctique, c'est rien de nouveau, c'est arriver au début des années 1900. Vous dites monsieur Francoeur que ça fond de plus en plus en Arctique, c'est d'ailleurs ce que vous aviez affirmé dans un autre article. Vous aviez dit qu'on avait battu le record de la plus petite banquise en été, ce qui est faux, l'année où on a eu la plus petite quantité de glace flottante en été dans l'Arctique, c'est 2007.

    http://nsidc.org/arcticseaicenews/index.html

    Et la période dégel est terminée, même que la banquise s'est agrandie de 77 000 km2 depuis une semaine.

    Ça a gelé plus que lors des 10 dernières années pendant l'hiver 2007-2008 et ça fondu moins qu'en 2007 malgré qu'une très grande partie de la glace était de la glace nouvelle, donc moins dense et le tout est en train de regelé.


    Je ne suis pas certain que la fin du monde s'en vient, loin de là même. Surtout quand on sait que ça ne s'est pas réchauffé depuis 1998, année la plus chaude enregistrée. Je suis pas près à dire que les choses sont stabilisées, mais, il faut remettre en contexte le scénario de fin du monde.

    C'est payant vendre la fin du monde. Ça permet aux scientifiques d'être publié, aux médias de vendre de la copie, aux compagnies d'énergies de vendre plus d'énergie verte qui est plus dispendieuses et aux financiers d'instauré leur bourse de carbone. »

  • jpthoma1
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 06h50
    Bon, encore la fin du monde en premièrer page!
    « Monsieur Francoeur, quand vous faites des recherches dans Google pour vous trouver du texte à écrire, changez les mots "catastrophes, inquiets, réchauffement, fin du monde, alerte, peur.." par "géologie, glaciation, variations climatiques, bienfaits du climat, phénomènes naturels...".

    Vous allez sûrement noter qu'il existe tout autant d'études expliquant que les phénomènes que vous décrivez sont tout à fait naturels, se répètent depuis des millions d'années.....et que la fin du monde n'est toujours pas arrivée.

    Il existe des centaines de milliers de sources thermales sous-marines qui génèrent des fluides relativements chauds susceptible de provoquer le relâchement de gaz, dont évidemment du méthane dans certaines circonstances. Ces zones de chaleur se retrouvent souvent le long des frontières des plaques tectoniques ou encore sous la forme de poinds chauds comme sous les iles à Hawaïennes.

    Il s'agit là de phénomènes tout à fait naturels qui existent depuis la naissance de la terre. Évidemment, vous pourriez tenter d'attacher toutes les plaques tectoniques pour les empêcher de bouger, mais mère nature a tout prévu et rien ne peut arrêter la tectonique des plaques comme rien ne pourra arrêter les variations climatiques (à la hausse comme à la baisse)

    Et puisque le Devoir est "le seul journal indépendant", nul doute qu'un résumé de ces études devrait aussi apparaître à la première page du journal, n'est-ce pas?

    Mais, je ne vous promets pas que ça va faire vendre du papier cependant! »

  • Michel Petiteau
    Inscrit
    jeudi 25 septembre 2008 07h20
    Hydrate de méthane
    « L'existence des hydrates - et non hydrures - de méthane est connue depuis pas mal de temps. Et leur présence au fond des océans, en quantité stupéfiante, n'est pas pas limitée aux seules régions arctiques. Leur exploitation soulève pour l'instant des problèmes insurmontables.
    Des pêcheurs en remontent parfois dans leurs filets. À l'air libre les hydrates s'enflamment spontanément.
    Lancez Google Images sur la piste de "hydrate de méthane" ou "methane hydrate".
    Vous verrez. »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 08h29
    Nuances attendues
    « Finalement, M. Francoeur, votre manque flagrant de rigueur scientifique me pousse à reprendre du collier dans ce dossier où vous vous complaisez dans les annonces injustifiées de catastrophes imminentes. De grâce un peu de nuances ! Déjà avant 8 heures ce matin, trois lecteurs vous avaient précisé quelques notions de base qui eussent dû déjà apparaître dans votre réflexion sise en beaucoup trop bonne place dans ce journal pour l'importance qu'elle devrait avoir, compte tenu du fait que tout cela est connu depuis longtemps et ne mérite pas de faire la nouvelle. Ne pourriez-vous pas vous renseigner davantage avant d'écrire n'importe quoi ? Attention : à trop crier au loup, on finit par ne plus être entendu. À bon entendeur salut ! »

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    jeudi 25 septembre 2008 09h16
    La fin d'un monde, pas du monde
    « Ce qui menace peut-être, ce n'est pas la fin du monde. Francoeur n'a jamais prédit la fin du monde. La planète ne disparaîtra pas et il est vrai, note Thomassin, que tout survient naturellement ... sur des millions d'années. Ce qui est menacé, c'est l'humanité telle que nous la connaissons. À terme, les formes de vie les plus complexes sont aussi les plus vulnérables.
    Pierre Desrosiers
    Val David »

  • Claude Rondeau
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 09h52
    Pourquoi
    « Ne tirez pas que sur le messager »

  • Stéphane Doré
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 11h05
    Bon, bon, bon, les "Gardiens" de la "vraie science" rappliquent !
    « Messieurs Audet, Pageau et Thommasin, vous pouvez toujours vous en prendre à M.Francoeur pour sa façon de faire la revue journalistique de l'actualité scientifique en science du climat, mais de grâce ne banaliser pas toute avancé des connaissances sur le dossier sous prétexte que vous soutenez une thèse en particulier.

    Comme dit la chanson: "La fin de l'Homme ne sera pas la fin du monde", je ne crois pas qu'il faille avoir peur pour la Terre. Par contre, différents groupes humains pourraient souffrir de changements drastiques locaux ou globaux du climat; d'autant qu'aujourd'hui les mouvements de population salvateurs (migrations) sont bloqués par un phénomène nouveau et moderne: les frontières politiques.

    Alors ces perturbations climatiques appréhendées, quelles qu'en soient les causes primordiales, si elles se concrétisent et prennent une ampleur significative "causeront" effectivement des dommages collatéraux à des populations. À partir du moment où des gens souffrent ou meurent en raison de phénomènes naturels, on peut parler de "catastrophes".

    Le titre mentionne "La bombe méthane est amorcée", c'est donc une catastrophe appréhendée. On peut vérifier l'innocuité de la dites bombe, la désamorcer ou alors faire en sorte que son explosion (l'effet de serre lié au méthane) ne cause qu'un minimum de dégâts.

    Dans tous les cas, je crois personnellement que c'est hautement préférable qu'on apprenne l'existence du risque à l'avance, qu'on ait du temps pour l'évaluer et le discuter et qu'il nous reste encore du temps pour agir afin de minimiser les conséquences.

    Taire ce genre d'informations sous prétexte qu'elles annoncent une catastrophe n'est ni très avisé, ni très solidaire des populations menacées. »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 11h15
    Apprendre à s'adapter au changement
    « Avant hier, je suis allé à la conférence du Dr Yvon Pageau, paléontologue et formateur de paléontologues. Il nous a longuement expliqué que ces phénomènes sont de toujours à toujours : c'est la respiration de la Terre qui, de fait, se refroidit ainsi globalement en exsudant partout, son trop plein de chaleur interne, en des volcans, déplacements des croûtes terrestres, puits de chaleur qui auraient même fait monter de deux mètres ces dernières années le Mont Blanc, rendant ainsi son sommet plus froid et plus enneigé, la chaleur qui monte ainsi rendant le bas davantage fondant. Comme dans l'arctique, comme au Lac Louise où la banquise laisse à son bas d'immenses accumulations de sédiments et de pierres, mémoires de milliers d'années de fontes et de glaciations. Le Dr Pageau nous a démontré noir sur blanc et en couleurs projetées sur écran, que le carbone était faussement accusé présentement, qu'il constituait toute vie, et que cette histoire de bourse du carbone était la plus grande fumisterie de ce 21e siècle canadien et mondial. Il nous a cité plein d'exemples de réchauffements bien antérieurs, démontrant le fait que la Terre se refroidit globalement depuis très longtemps, grâce aux volcans qui ont donné tant de terres émergées et même des sommets enneigés comme le Mont Fuji.

    J'aimerais avoir confirmation de cette information venant de lui au sujet du Mont Blanc qui aurait monté de deux mètres ces dernières années, d'où son idée que la chaleur volcanique produit du froid venant du chaud ! Il a longuement démontré avec photos que beaucoup de terres et d'aéroports avaient été construits sur la mer. Les Pays Bas en sont un bel exemple : un tiers de leurs terres gagnées d'année en année sur la mer. Et bien protégées à part ça. Gore devrait suggérer la même chose dans le Golfe du Mexique et en Louisiane ! Toute la côte ouest américaine est menacée du «Big One» ; pourtant les gens non seulement y restent, mais nombreux sont ceux qui y viennent pour longtemps sinon pour toujours, au risque de leur vie et de celle de leurs enfants. «Cosi va la vita». Des espèces meurent, d'autres prennent le dessus, car elles sont mieux adaptées aux conditions changeantes de la planète.

    Le même phénomène se produit sûrement avec les hydrures de méthane. C'est la respiration de la Terre qui, de fait, se refroidit ainsi globalement en exsudant partout, son trop plein de chaleur interne, en des volcans, des déplacements des croûtes terrestres, des puits de chaleur, etc. Les glaciations ont toujours fait des dégâts, alors que les réchauffements ont produit des développements de civilisations extraordinaires. Il s'agit de s'y adapter en s'éloignant des endroits inondables ou en construisant des digues et remblais comme aux Pays Bas.

    Non, les humains ne sont pas assez puissants pour mettre en danger une planète dont les régulations internes nous échapperont toujours. Dans l'ensemble des phénomènes de réchauffement ou de refroidissement, le CO2 et le méthane réunis n'entrent probablement pas dans les véritables causes de ces grandes fluctuations terrestres. Leurs augmentations en surface en sont plutôt la conséquence, ce qui a été démontré tant et tant par des analyses «paléoclimatiques», c'est-à-dire à partir de forages et de carottes prises dans le glacier antarctique, et démontrant que les fluctuations du CO2 depuis des millions d'années suivent les réchauffements ou refroidissements, plutôt que de les précéder. Il devrait en être de même pour les fluctuations des hydrures de méthane dont parle maintenant M.Francoeur.

    Morale : adaptons-nous au changement plutôt que d'essayer en vain de le diriger. M.Francoeur manque clairement de rigueur... et le Devoir le met en beaucoup trop bonne place, ce qui répand la panique et fait lire le journal. Franchement ! »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 16h41
    Oui, et on va l'accélérer avec le compostage
    « Le méthane émet 24 fois plus de GES que le CO2. Faut que les alarmistes nous trouvent un autre coupable dans leur histoire abracadabreante car l'homme et le CO2 en sont de moins en moins la cause à mesure que l'on connait et que l'on dissèque les études erronées qui ont conduit à cette hystérie collective.

    Voici quelques citations qui viennent de personnes de renom et même de personnes leaders du mouvemnent écolos.
    "Si on n'annonce pas de désastre, personne n'écoutera." Sir John Houghton, premier président du GIEC

    "Il n'y a aucun lien prouvé entre réchauffement global et activités humaines." Yury Izrael, vice président du GIEC (Novosti mai 2005)

    "Il n'est pas possible d'exclure que le changement climatique puisse être dû aux causes naturelles. Il est plausible que l'homme ne soit pas à blâmer." Antonio Zichichi, président de la Fédération Scientifique Internationale, au Vatican (27 avril 2007)

    "Les partisans du réchauffement prédisent que celui-ci est imminent et que nos émissions sont à blâmer... Si nous ne nous sentions pas inquiets et coupables, nous pourrions ne pas leur payer leurs salaires. C'est aussi simple." Karry Mullis, prix Nobel de Chimie 1993

    "La science par consensus n'existe pas. Si c'est un consensus, ce n'est pas de la science. Si c'est de la science, ce n'est pas un consensus." Michael Crichton, Conférence Caltech, 17 janvier 2003

    "Comme la majorité des gens, nous aimerons voir un monde meilleur, ce qui se implique ici que nous travaillions à réduire les risques d'un changement climatique potentiellement catastrophique. Pour cela, nous devons avoir des soutiens importants afin de frapper l'imagination du public ce qui suppose bien sûr d'avoir un maximum de couverture médiatique. Pour cela, nous devons proposer des scénarios effrayants, faire des déclarations simples et dramatiques et éviter de mentionner le moindre doute que nous pourrions avoir." Stephen Schneider, auteur-coordinateur principal du GIEC

    Voilà l'arnaque du bogue de l'an 2100 a faitr place à celui du bogue de l'an 2000.

    Vous savez ces ordinateurs qui devaient cesser d'exister le 31 décembre 1999 et qui aujourd'hui servent de base à une propagande mensongère et médiatisée à l'extrême. Pendnat ce temps Al Gore pollue et emnpoche à coup de centaines de millions provenantr des crédules du climat.

    Cessez de croire que l'homme peut contrôler la nature. Elle reprend toujours ses droits, peu importe ce que l'homme fera. Si l'homme baisse le CO2 , la nature fera cracher ses volcans pour compenser cette intervention humaine.

    Enfin, il est reconnu que l'innodation de vastes forêts par des barrages crée un puits de méthane. Mais les risques il y en a toujours eu dans l'évolution humaine. La précaution est mauvaise conseillère car il y a aussi des désavantages à s,opposer à tout p^rogrès: la stagnation économique. C'est vrai d<que les jeunes générations ne veulent pas de l'héritage que nous leur laiissons. Pourquoi faudrait-il travailler à préparer l'héritage dans 100 ans de ceux qui ne sont pas encore nés. Comme ceux d'aujourd'hui, on peut avoir des jeunes du 22 ème siècle qui ne voudra pas de l'héritage que les écolos leur ont si laborieusement laissé.

    Du pétrole nous en avons suffisamment pour 60 ans encore. Ca nous donne tout ce temps pour trouver de alternatives et déjà certaines se pointent. Crier au loup ne règle en rien les problèmes mais les amplifie indument. Adao<ptons-npus aux chanhgements, la science du climat est neuve et jeune, elle est encore à ses premiers balbutiements. L'homme découvre des facette de la nature qu'il ne soupcomnnnait pas à i<un point tel qu'en 1909, le Titanic coula en gfrappant un immense glacier détaché du Groenland sans que personne ne parle de réchauffement de l'arctique à cette époque. Pourtant, le cycle du temps faisait aussi des siennes.

    Enfin, si on pouvait capter ce méthane sous-marin pour s'en servir comme énergie, on aurait fait un geste écologique positif et progressif. Mais comme l,homme des cavernes qui avait peur du feu; on s'énerve, on s'alarme... »

  • Michel Auger
    Abonné
    vendredi 26 septembre 2008 10h03
    Apprendre à s'adapter au changement -- bis
    « Ce même monsieur Pageau, que j'ai eu comme professeur dans les années 70, avait écrit un article démontrant que la géologie de la Gaspésie ne permettrait jamais de trouver du pétrole !!!!....

    Evidemment, notre petite planète a connu de nombreuses périodes glaciaires , inter-glaciaires, de réchauffement, c'est bien connu et documenté, mais la population mondiale n'a jamais été la même et donc ces impacts...

    Vouloir comparer la situation des Pays-Bas et le golfe du Mexique est bien mal connaître la situation géographique et climatique de ces 2 endroits.

    Pour moi, les plus grandes fumisteries, sont les 700 milliards pour les requins de Wall Street (les profits sont privés, les pertes sont publiques), les centaines de milliards dépensés pour la guerre inutile en Irak, la surexploitation de nos ressources naturelles (les Américains détruisent leurs barrages et nous en construisons pour répondre à leur soif énergétique, nous rasons nos forêts, nos lacs et rivières), le développement durable tel que concocté par nos gouvernements qui y ont un si bel historique de réalisations durables...

    Demander aux gens de la Côte-Nord qui doivent déménager leurs maisons en raison de la disparition extrêmement rapide des rivages, s'ils apprécient devoir s'adapter à ce rythme...

    Surtout, ne changeons absolument rien à notre mode de vie, nous avons tellement un bel historique de comportements sociaux amicaux et de destructions de notre environnement ...

    Vos conclusions manquent totalement de rigueur... »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    vendredi 26 septembre 2008 12h08
    Climat et politique
    « Évidemment Bush et Harper n'aident pas à ceux qui désirent se dissocier de la Pensée unique au sujet des changements climatiques. Je tiens cependant à préciser que je ne voterai pas pour Harper et que je tiens à faire tout mon possible contre les pollutions de toutes sortes hélas trop répandues. Mais le CO2 tout comme le méthane n'ont qu'une très minime influence sur le réchauffement climatique. Et le CO2, loin d'être l'ennemi qu'on essaie de faire croire, est le constituant premier de la respiration des arbres qui nous le rendent bien en oxygène pour notre propre respiration. Plus il y a de CO2, mieux s'en porte la nature. Le problème vient du trop grand nombre d'humains, d'animaux et de voitures individuelles, oui, de la grandeur aussi des villes aux parcs et arbres beaucoup trop rares, des destructions massives de forêts sans reboisement, de cette folie de l'utilisation des champs de maïs pour faire de l'éthanol, ce qui appauvrit encore davantage les plus démunis de la planète. Voilà où se cache l'ennemi, pas dans ce bon vieux carbone, élément premier de tout ce qui vit. Pour montrer le niveau de certains qui s'attaquent à mes écrits, voici le dernier courriel que je recevais ce matin d'un lecteur comme vous et moi, qui a été bien avisé de ne pas envoyer ses insultes «ad hominem» au journal Le Devoir :

    «Regardez-donc ce Ducon qui reprend du collier, pour montrer son «insignifiscience».
    Vos informations scientifiques, vous les prenez dans vos magazines «poeple» pour parler branché!
    Et elle a eu lieu et quand cette prétendue conférence de votre prétendu Doc Mailloux de la paléontologie!
    Ah! Oui, j'oubliais! Hier.
    Mais hier, c'est qu'elle heure?
    Fédéraste de droite et carpette Harpeuriste et Bouchiste!
    Plus con que vous, c'est la borne-fontaine de mon voisin d'en face.
    Mais au moins la borne-fontaine, elle, de temps-en-temps s'avère utile.
    Je mets quoi! Mon vrai nom ou mon pseudo comme vous?
    André-Jean Deslauriers
    509, Montée Léveillée
    Mont-Laurier» »

  • roy jocelyn
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 08h34
    Toutes choses étant égales par ailleurs...
    « Car c'est bien ça, non, la base de tout empirisme scientifique?

    Oui, oui, bien sûr, le méthane est vieux comme la Terre et elle en exhale par la croute sans discontinuer depuis son âge le plus tendre... Sauf que, on a jamais été 6,7 milliards sur la tarte!

    Et devant une équation dont une variable est inconnue, est-ce que la prudence n'est pas l'attitude la plus sage? Aussi, je m'étonne de lire les Pageau, Trudel et compagnie taper chaque fois dans le mêmes termes, sur le clou de l'humain-n'y-est-pour-rien, le-carbonne-c'est-naturel!

    À partir de quel moment, si jamais, l'addition d'informations inquiétantes leur dictera le début du commencement d'un doute sur l'a-propos de perpétuer le modèle actuel de croissance à tout crin? »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mardi 28 octobre 2008 22h02
    Dans le doute, pourquoi ne pas s'abstenir
    « La science ne peut apporter toutes les réponses.

    Comme le dit l'un des lecteurs, la population mondiale n'a jamais été ce qu'elle est présentement.

    Dans le doute, il est sage que la décision d'agir sur les changements de température soit plus une décision politique qu'un choix scientifique. »

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