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Retour vers le big bang

Pauline Gravel   11 septembre 2008  Science et technologie
Logé dans un tunnel en forme d’anneau d’une circonférence de 27 kilomètres, le plus puissant accélérateur de particules subatomiques du monde est constitué d’un tuyau au sein duquel on accélérera deux faisceaux de protons dans des direction
Photo : Agence France-Presse
Logé dans un tunnel en forme d’anneau d’une circonférence de 27 kilomètres, le plus puissant accélérateur de particules subatomiques du monde est constitué d’un tuyau au sein duquel on accélérera deux faisceaux de protons dans des direction
On a sabré le champagne hier à 100 mètres sous terre, en banlieue de Genève, à la frontière franco-suisse. Une foule de physiciens habituellement taciturnes étaient euphoriques après avoir démarré, avec succès, l'expérience scientifique la plus ambitieuse jamais réalisée.

Le fruit d'une dizaine d'années d'efforts se concrétisait enfin alors qu'on injectait deux faisceaux de protons dans le plus puissant accélérateur de particules subatomiques du monde, le LHC pour Large Hadron Collider du CERN, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Les collisions que l'on provoquera dans les prochaines semaines entre les protons accélérés à des énergies encore jamais atteintes artificiellement devrait dévoiler de nouvelles facettes de la structure la plus intime de la matière. Elles devraient fournir la raison pour laquelle les atomes ont une masse et reproduire les conditions qui ont prévalu une fraction de seconde après le Big Bang. Elles pourraient aussi mettre au jour les énigmatiques constituants de la matière sombre, laquelle compose le quart de l'Univers, alors que la matière visible n'en représente que 4 à 5 %.

Logé dans un tunnel en forme d'anneau d'une circonférence de 27 kilomètres, le LHC est constitué d'un tuyau au sein duquel on accélérera deux faisceaux de protons dans des directions opposées et à une vitesse approchant celle de la lumière, conférant ainsi à ces particules une énergie atteignant sept téra-électron-volts (TeV ou 1012 électron-volts). «Ainsi, au moment de la collision entre deux protons, l'énergie totale atteindra 14 TeV, une énergie encore jamais atteinte dans une expérience», souligne le professeur de Claude Leroy de l'Université de Montréal qui a mis au point un petit détecteur qui permet d'échantillonner les champs de radiation émis dans le LHC.

Le LHC est entouré de 6700 aimants supraconducteurs — maintenus à une température de -271 degrés Celsius — qui, par les puissants champs magnétiques qu'ils génèrent, servent à maintenir les protons (particule de charge positive présente dans le noyau des atomes et faisant partie de la famille des hadrons) sur la trajectoire courbe de l'anneau, car naturellement ceux-ci fonceraient droit devant. Aux quatre sites de l'anneau où l'on prévoit de défléchir la trajectoire des faisceaux de protons afin de provoquer leur collision, d'immenses détecteurs en forme de manchons ont été construits autour de l'accélérateur. Ces détecteurs sont destinés à capter les débris qui émergeront de ces collisions. «Si on permet à des protons à très haute énergie d'entrer en collision entre eux, ce sont les trois quarks qui les composent qui se heurteront les uns contre les autres, se fragmenteront, produisant des gerbes de particules secondaires dont plusieurs ont un temps de vie très court et se désintègrent rapidement en d'autres particules», explique M. Leroy.

Les détecteurs sont donc destinés à intercepter les traces laissées par ces particules alors qu'elles traversent les différentes couches du détecteur. Ils mesurent l'énergie que ces particules secondaires déposent — l'énergie permettra ensuite de déterminer leur masse — ainsi que leur charge et leur position.

Dénommé ATLAS, le plus gros des quatre détecteurs du LHC forme un cylindre de 46 mètres de long par 25 mètres de diamètre qui pèse 7000 tonnes et se compose de 100 millions de capteurs. La construction de ce détecteur unique au monde a nécessité la participation de 1900 physiciens et ingénieurs provenant de 164 institutions situées dans 35 pays, dont le Canada.

À l'aide du détecteur ATLAS, les physiciens espèrent observer le fameux boson de Higgs, surnommé «particule divine», qui a été imaginé par le physicien britannique Peter Higgs au début des années 1960 pour expliquer comment les particules acquièrent leur masse. Les physiciens n'ont jamais pu voir cette particule, mais la théorie prédit son existence. Comme toutes les particules extrêmement massives, le boson de Higgs sera vraisemblablement très instable et aura un temps de vie excessivement court, prédisent les scientifiques, qui ne s'attendent à détecter que les produits de sa désintégration.

En recréant les conditions qui prévalaient un bref instant après le Big Bang, les collisions qui auront lieu dans le LHC permettront aussi d'élucider l'énigme entourant la disparition de l'anti-matière. Chaque particule (comme l'électron) possède son anti-particule (le positron) qui a la même masse mais une charge électrique opposée. Or, lorsqu'une particule de matière ordinaire rencontre son anti-particule, les deux particules s'anéantissent. Elles disparaissent en un éclair, alors que leur masse se transforme en énergie. Les physiciens se demandent donc pourquoi la matière et l'anti-matière ne se sont pas complètement annihilées après la naissance de l'Univers. Le LHC devrait les aider à comprendre ce qu'il est advenu de l'anti-matière dans notre Univers, qui se compose aujourd'hui presque entièrement de matière ordinaire.

Le LHC pourrait également révéler l'existence de nouvelles particules qui nous étaient inconnues, telles que des particules supersymétriques. Selon une théorie physique, chaque particule que l'on connaît dans l'Univers possède un partenaire supersymétrique qui possède certaines propriétés similaires mais une masse différente notamment. «Les partenaires supersymétriques ont une masse énorme, et les accélérateurs existants ne généraient pas suffisamment d'énergie pour les produire, explique Claude Leroy. Or ces particules supersymétriques pourraient bien s'avérer les principaux constituants de la matière sombre.»

Le LHC pourrait même nous révéler l'existence de nouvelles dimensions à l'Univers, dimensions qui s'ajouteraient aux trois dimensions spatiales que nous connaissons, a expliqué hier par vidéoconférence entre l'université McGill et le CERN, Peter Jenni, grand responsable du détecteur ATLAS. «Le LHC pourrait nous aider à mettre au jour la raison pour laquelle la gravitation est beaucoup plus faible que les autres forces fondamentales de la nature [que sont la force nucléaire forte, qui pousse les quarks à s'assembler pour former protons et neutrons; la force nucléaire faible, qui est responsable de la désintégration radioactive de certains éléments, comme l'uranium; et la force électromagnétique, qui sous-tend aussi bien la puissance des éclairs d'un orage que le fonctionnement de nos appareils électroménagers et la charge électrique des particules microscopiques]. «Une partie de la gravité disparaît peut-être dans ces extra-dimensions de l'Univers [que prévoit la théorie des cordes qui est proposée pour décrire l'Univers dans toutes ses dimensions, allant de l'infiniment petit à l'infiniment grand], et c'est pourquoi nous ne ressentons pas tous ses effets. Le LHC nous offre ainsi la possibilité de retracer des indices de l'existence de ces dimensions additionnelles», a-t-il souligné.

Le LHC, dont l'inauguration s'est déroulée hier sous les projecteurs du monde entier, ne devrait livrer ses premiers résultats tangibles que dans un an, et ce, «si la nature est bonne pour nous», a précisé Peter Jenni.

Chose certaine, suite à ce lancement du LHC, notre planète ne s'est pas engouffrée dans un trou noir, comme certains sceptiques l'appréhendaient. À l'instar d'autres physiciens collaborant au LHC, Brigitte Vachon, professeur de physique à l'université McGill, n'exclut toutefois pas la possibilité que se crée un jour un mini trou noir dans le LHC compte tenu de la grande densité d'énergie qui y sera générée lors des collisions entre protons. «La probabilité qu'il s'en forme est infiniment petite. Et ces trous noirs seraient tellement petits qu'ils se désintégreraient presque immédiatement. Il ne faut pas oublier que les rayons cosmiques qui bombardent constamment la Terre et la Lune depuis des lustres atteignent des énergies de beaucoup supérieures à celles qui seront générées dans le LHC. Or la Terre et la Lune sont toujours là!», a-t-elle lancé.






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  • Claude Coulombe
    Abonné
    jeudi 11 septembre 2008 00h54
    Raison, peur et risque raisonné...
    « La fin du monde peut survenir à tout moment! Rien ne garantit que l'univers tout entier ne disparaîtra pas à n'importe quel moment en vertu d'une instabilité imprévisible et inconnue.

    Or nous continuons à vivre et à dormir car l'observation que nous en faisons chaque jour depuis qu'il y a un être humain pour le constater (la simple expérience scientifique du déroulement de la vie) nous convainc que l'univers et les lois qui le gouvernent sont probablement stables. Nous vivons donc avec ce risque permanent. Cette terrible incertitude!

    Nous pourrions tout aussi bien décider d'en finir avec la vie en refusant de vivre plus longtemps dans l'angoisse de la fin du monde et dans un univers aussi imprévisible.

    Aucune science ne peut garantir rien à 100 %. La certitude absolue relève de la foi pas de la science!

    Il en est de même pour le déclenchement d'un désastre cosmique à partir d'une expérience comme la collision de particules au coeur du LHC.

    Il y a des milliards d'années que la Terre, les planètes,les étoiles et tout ce que nous observons tangiblement sont bombardés par des particules (les rayons cosmiques) des millions de fois plus énergétiques que les collisions au sein de l'accélérateur LHC. Or la Terre, les planètes et les étoiles sont toujours là. CQFD

    La seule différence, c'est que dans le LHC, les physiciens peuvent contrôler et observer finement des collisions beaucoup moins énergétiques mais quand même susceptibles de nous faire mieux comprendre notre univers. Ils pourront ainsi repousser les limites de la science, faire reculer la peur et l'ignorance.

    Beaucoup plus inquiétants et tangibles sont les risques que nous faisons courir à notre environnement en consommant et en polluant comme si la planète Terre et ses ressources étaient infinies. Ces risques forts probables et bien réels devraient nous empêcher de dormir!

    En terminant, pour ceux que cela intéresse, allez lire sur la sécurité sur le site du CERN : http://public.web.cern.ch/Public/fr/LHC/Safety-fr.html »

  • Raymond Lutz
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 02h43
    Pas les super strings!
    « Ce ne sont pas les extra-dimensions prévues par la théorie des cordes (c 1970) qui pourront être confirmées par le LHC mais celles prévues par le modèle Randall-Sundrum (1999). Googlez "lhs radion lhc" »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 05h34
    Quelle belle opportunité pour la Science
    « Cette opportunité de fouiller dans la structure comportementale de la matière en provoquant des phénomènes semblables à l'après big bang est fondamentale

    Elle ouvre à la science moderne des applications futures inespérées jusqu'ici. S'il faut un sceau d'entrée official dans le nouveau paradigme c'est cette expérience avec une collaboration internationale qui en est le signe.

    Comme bien des humains je suis inquiet mais à la fois fasciné par la perspective qui s'ouvre à nous.

    Je ne suis cependant pas persuadé que, la nature humaine étant ce qu'elle est, l'industrie de l'armement n'y trouvera pas elle aussi son compte.

    Je ne suis pas bien certain que toutes les données obtenues par cette recherche feront l'objet d'une divulgation au grand public.

    Elle n'a pas manquée de commanditaires, elle n'a pas manqué d'effectifs et elle soulève l'attention de chacun.

    En expliquant la brisure de l'interaction unifiée électrofaible en deux interactions par l'intermédiaire du mécanisme de Higgs. En produisant l'équivalent quantique du champ de Higgs : ce fameux boson, nous pourrions vérifier les concepts d'unification et les étendre à un domaine d'énergie plus élevé : c'est là que le militaire pourrait entrer en jeux.

    Nous pourrons aussi savoir par voix de conséquences pourquoi les masses des quarks sont-elles si différentes les unes des autres.

    Étant donné que Le champ de Higgs permet de préserver la symétrie à haute énergie et d'expliquer la brisure de la symétrie à basse énergie. Il est responsable de la masse des bosons électrofaibles, mais interagit aussi avec les fermions (quarks et leptons). Ils acquièrent ainsi une masse.

    Nous sommes à deux doigts de découvrir que toute la base de la matière est un système chaotique et que la nouvelle perspective ouverte par la géométrie fractale s'exprime en physique des particules avec une conclusion d'un poids de plomb : l'Univers serait un système chaotique et toute la construction Newtonienne héritée du rationalisme ne serait elle qu'une vision de l'esprit pour expliquer à l'aide de lois ce tohu bohu qui n'en possède point. La conclusion aurait de quoi donner des frissons à tous les philosophes et les tenants de la rationalité. Toute l'histoire humaine n'aurait été qu'un leurre en essayant de donner un sens au chaos.

    Pierre »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 05h48
    Conclusion
    « Lorsque nous regardons le ciel étoilé, nous serions forcé de croire que nous observons une tranche ancienne d'une portion du chaos qui s'appelle la voie lactée. Le big bang serait un élément chaotique et il n'y aurait pas trop loin à penser que Dieu est une volontée, une personnification, une légende chaotique et que nous sommes des pîxels dans un immense programme informatique de l'univers. Quand un bug se présente sous le nominatif de la mort (toutes les morts sont des bugs dans un système) nous serions immédiatement éjectés du jeu et absorbés par le noir, l'absence, l'impersonnel : de là, ce regard d'horreur terrifiée que j'ai vu sur le visage de plusieurs mourants conscients en soins palliatifs, cette fraction de seconde d'une fugace avancée dans le néant absolu : certte antichambre du chaos. Que tourne le Large Hadron Collider du CERN. Nous sommes à deux doigts de la nuit, expliquée au grand jour.
    Pierre »

  • Serge Bédard
    Abonné
    jeudi 11 septembre 2008 06h34
    Deux petites fautes de frappe...
    « Bonjour,

    Votre article est très intéressant malgré deux petites fautes qui m'ont déconcentré:

    1) Dans l'extrait "professeur de Claude Leroy", je crois qu'il manque un mot comme "physique".

    2) Dans l'extrait "Si on permet à des protons à très haute énergie d'entrer en collision entre eux, ce sont les trois quarts qui les composent qui se heurteront les uns contre les autres", je crois que le mot "quarks" devrait remplacer le mot "quarts".

    Ce ne sont que deux petites erreurs mais elles m'ont fait douter de la crédibilité du reste de l'article et je dois avouer que Le Devoir nous a habitué à plus de rigueur...

    Serge Bédard
    Aix-en-Provence »

  • Ghislain Racine
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 09h56
    Wow!
    « Chapeau à Mme Gravel. C'est un article très compliqué à rédiger. C'est clairement expliqué et j'arrive à comprendre. Enfin un article sur ce sujet qui explique vraiment en détail cet expérience. »

  • Madeleine David
    Inscrite
    jeudi 11 septembre 2008 09h56
    Question technique...
    « "Le LHC devrait les aider à comprendre ce qu'il est advenu de l'anti-matière dans notre Univers, qui se compose aujourd'hui presque entièrement de matière ordinaire."

    Comment l'anti-matière peut-être être composée de matière? »

  • Dominique Charland
    Inscrite
    jeudi 11 septembre 2008 10h48
    Encore une bibliothécaire qui s'énerve...
    « Il n'est pas très habile de commencer cet article en énonçant un stéréotype aussi grossier!
    Vous évoquez "une foule de physiciens taciturnes"...

    ...en sarrau taché d'encre de stylo, louchant derrière leurs fonds de bouteilles, les cheveux gras résistant à une calvitie avancée, peut-être? Du genre qui dort dans une vieille boîte en carton dans un coin de son laboratoire?

    Je ne devrais pas donner des leçons à une journaliste de votre trempe sur un détail qui ne choque peut-être que moi, mais voyez-vous, quand on est une bibliothécaire sévère, pointilleuse, bête, bornée et accessoirement vêtue d'une chasuble en jute, on ne peut pas s'en empêcher.

    Si je tombe sur un cliché digne d'un texte d'un élève du secondaire dans les toutes première lignes d'un article, j'ai pas envie de lire le reste, aussi intéressant le sujet puisse être. J'ai l'impression qu'on ne me prend pas au sérieux. Et chacun sait que les bibliothécaires sont TRÈS sérieuses.

    Alors un peu de rigueur, s'il-vous-plaît, surtout dans un article scientifique! »

  • Pierre-Paul Roy
    Abonné
    jeudi 11 septembre 2008 11h53
    $$$$$$$ ????
    « Quel est le coût de cette «bébelle» ? On ne nous dira jamais si ça vallait l'investissement. Comme les Gouvernements. D'ailleurs la science est au service des États. »

  • Sylvain Basque
    Abonné
    jeudi 11 septembre 2008 13h43
    Les bibliothèques sont remplies de dictionnaires.
    « Peut-être que M. Charland ne connaît pas le sens du mot taciturne. »

  • Simon De Montigny
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 13h47
    @ Madeleine David
    « ""Le LHC devrait les aider à comprendre ce qu'il est advenu de l'anti-matière dans notre Univers, qui se compose aujourd'hui presque entièrement de matière ordinaire."

    Comment l'anti-matière peut-être être composée de matière?"

    Je crois que la phrase veut dire que l'Univers est principalement composée de matière ordinaire. »

  • Claude Coulombe
    Abonné
    jeudi 11 septembre 2008 18h07
    @Madeleine & @Simon - Mystère de l'asymétrie matière / antimatière
    « Juste une précision sur la question de Madeleine et la réponse de Simon.

    D'abord une petite définition s'impose. L'antimatière est l'ensemble des particules identiques aux particules constituant la matière, mais de charge électrique et de spin (i.e. rotation pour fin de vulgarisation) opposés. Ajoutons que la matière et l'antimatière s'annihilent mutuellement (i.e. converties en énergie, le fameux E = M * C^2).

    Si l'on se fie au principe de symétrie, à la suite du Grand boum (ou le Big Bang si l'on préfère) l'univers devrait contenir autant de matière (formée de particules) que d'antimatière (formée d'antiparticules).

    Or selon nos observations les plus fines, il se compose essentiellement de matière.

    Comment expliquer cette asymétrie?

    Où est passé l'antimatière?

    Pourquoi matière et antimatière ne se sont-elles pas annihilées après le Grand boum?

    Voilà quelques-unes des nombreuses questions auxquelles les expériences du LHC pourraient contribuer à répondre. »

  • Dominique Charland
    Inscrite
    vendredi 12 septembre 2008 02h23
    @ M. Basque
    « Comme vous m'avez fait douter, j'ai vérifié le sens de "taciturne" dans un dictionnaire. "Qui est de nature ou d'humeur à parler peu". C'est bien le sens que je croyais, fiou!

    Je trouve simplement que l'association "scientifique" = "taciturne" est un peu trop facile pour un journaliste/article/journal de ce niveau. C'est PAS GRAVE, c'est juste nono. C'est comme dire que toutes les bibliothécaires sont fatigantes. D'accord, en ce moment, je suis fatigante mais c'est de la légitime défense! Normalement, je suis très agréable à vivre, tout comme les physiciens que je côtoie sont loin d'être taciturnes. »

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