Vieillissement et design - Des idées pour adoucir la vieillesse
Photo : Jacques Grenier
Jean-Michel Lévesque, directeur général de Vélo Duo, simulant une promenade à bord du vélo-taxi qu’il présente à l’exposition Vieillissement et design Montréal, aujourd’hui.
Faire les courses, cuisiner, manger, se divertir, vivre seul... Autant de gestes simples qui se complexifient en vieillissant, dans un monde pas toujours à l'échelle d'une population pourtant en pleine expansion.
Quoi cuisiner ce soir? «Pour les personnes âgées qui habitent seules, cuisiner peut devenir un problème, surtout si elles ne peuvent plus manger les mêmes choses», explique Marilyn Teuwen. L'étudiante en design industriel a planché sur un concept de cuisine interactive pour les aînés que l'Université de Sherbrooke avait commencé à développer. Elle le présente à l'exposition qui se tient dans le cadre de la Conférence mondiale sur le vieillissement cette fin de semaine à Montréal. Par exemple, «grâce aux technologies de l'information (TIC), ma cuisine proposerait une recette et une liste d'épicerie adaptées».
Plutôt qu'un ravitaillement monumental aux deux semaines, les aînés préfèrent faire les courses plus souvent pour déplacer des paquets légers et consommer une nourriture fraîche. Mais quand on arpente les allées avec un de ces petits paniers d'épicerie à main bien plein, il balance en se cognant à la jambe et peut même déséquilibrer. Alto Design, une entreprise de Montréal, a imaginé un panier spécialement conçu pour le troisième âge, mais parfaitement utile pour tous. Son centre de gravité situé plus près du corps et sa forme contournant la jambe évitent les déséquilibres et le maintiennent à l'horizontale. Fatigué? On peut y ajouter des roulettes.
De retour dans la cuisine interactive (encore virtuelle) de Marilyn Teuwen, le «chef» peut projeter sur le mur devant le comptoir une image... pourquoi pas, de sa fille en train de préparer son propre souper. Facile, avec les webcams. «La cuisine interactive peut briser l'isolement, mais aussi repérer les objets comme les cuillères et projeter un carré rouge sur l'armoire où elles se trouvent, guider la recette...» Des idées semblables, la chercheure en mijote des dizaines.
Pour plaire à cette tranche de la population, un mot d'ordre, selon Mme Lorraine Doiron, une «vraie» aînée croisée à l'exposition: simplicité! «Mon défi en ce moment, avoue la sexagénaire superactive, c'est de comprendre comment voir mes photographies numériques sur l'ordinateur... Je veux apprendre, mais je ne sais pas si je vais aimer ça, l'ordinateur!» Des aînés, Mme Doiron en côtoie d'un océan à l'autre: elle voyage d'événement en événement avec son mari, Roger Doiron, président de la Fédération des aînés francophones du Canada. La dynamique Néo-Brunswickoise a travaillé en alphabétisation pendant des années, mais elle se sent pourtant «analphabète en ordinateurs». Elle était un peu perplexe devant la grande utilisation des technologies dans plusieurs prototypes présentés à l'exposition. «Certains aînés vont s'y intéresser, surtout les anciens professionnels, mais la réalité, c'est que la plupart des gens rebroussent chemin devant un simple formulaire informatique au bureau des rentes.»
Les jeunes Denis Desjardins et Jean-Michel Lévesque l'ont bien compris: leur entreprise offre un divertissement simple et 100 % écologique. Vous avez peut-être croisé leur vélo-triporteur sur les plaines d'Abraham ou à La Ronde cet été. Les Vélo Duo proposent des balades touristiques aux aînés avec des étudiants comme chauffeurs. Un véritable échange intergénérationnel rendu gratuit par la publicité sur le véhicule. «C'est extraordinaire, dit Claude Cossette, spécialiste en publicité, cette conjonction de la publicité, de la locomotion écologique et d'une mission sociale!»
On peut visiter gratuitement l'exposition Vieillissement et design Montréal aujourd'hui au Palais des congrès, de 10 heures à 18 heures.
Quoi cuisiner ce soir? «Pour les personnes âgées qui habitent seules, cuisiner peut devenir un problème, surtout si elles ne peuvent plus manger les mêmes choses», explique Marilyn Teuwen. L'étudiante en design industriel a planché sur un concept de cuisine interactive pour les aînés que l'Université de Sherbrooke avait commencé à développer. Elle le présente à l'exposition qui se tient dans le cadre de la Conférence mondiale sur le vieillissement cette fin de semaine à Montréal. Par exemple, «grâce aux technologies de l'information (TIC), ma cuisine proposerait une recette et une liste d'épicerie adaptées».
Plutôt qu'un ravitaillement monumental aux deux semaines, les aînés préfèrent faire les courses plus souvent pour déplacer des paquets légers et consommer une nourriture fraîche. Mais quand on arpente les allées avec un de ces petits paniers d'épicerie à main bien plein, il balance en se cognant à la jambe et peut même déséquilibrer. Alto Design, une entreprise de Montréal, a imaginé un panier spécialement conçu pour le troisième âge, mais parfaitement utile pour tous. Son centre de gravité situé plus près du corps et sa forme contournant la jambe évitent les déséquilibres et le maintiennent à l'horizontale. Fatigué? On peut y ajouter des roulettes.
De retour dans la cuisine interactive (encore virtuelle) de Marilyn Teuwen, le «chef» peut projeter sur le mur devant le comptoir une image... pourquoi pas, de sa fille en train de préparer son propre souper. Facile, avec les webcams. «La cuisine interactive peut briser l'isolement, mais aussi repérer les objets comme les cuillères et projeter un carré rouge sur l'armoire où elles se trouvent, guider la recette...» Des idées semblables, la chercheure en mijote des dizaines.
Pour plaire à cette tranche de la population, un mot d'ordre, selon Mme Lorraine Doiron, une «vraie» aînée croisée à l'exposition: simplicité! «Mon défi en ce moment, avoue la sexagénaire superactive, c'est de comprendre comment voir mes photographies numériques sur l'ordinateur... Je veux apprendre, mais je ne sais pas si je vais aimer ça, l'ordinateur!» Des aînés, Mme Doiron en côtoie d'un océan à l'autre: elle voyage d'événement en événement avec son mari, Roger Doiron, président de la Fédération des aînés francophones du Canada. La dynamique Néo-Brunswickoise a travaillé en alphabétisation pendant des années, mais elle se sent pourtant «analphabète en ordinateurs». Elle était un peu perplexe devant la grande utilisation des technologies dans plusieurs prototypes présentés à l'exposition. «Certains aînés vont s'y intéresser, surtout les anciens professionnels, mais la réalité, c'est que la plupart des gens rebroussent chemin devant un simple formulaire informatique au bureau des rentes.»
Les jeunes Denis Desjardins et Jean-Michel Lévesque l'ont bien compris: leur entreprise offre un divertissement simple et 100 % écologique. Vous avez peut-être croisé leur vélo-triporteur sur les plaines d'Abraham ou à La Ronde cet été. Les Vélo Duo proposent des balades touristiques aux aînés avec des étudiants comme chauffeurs. Un véritable échange intergénérationnel rendu gratuit par la publicité sur le véhicule. «C'est extraordinaire, dit Claude Cossette, spécialiste en publicité, cette conjonction de la publicité, de la locomotion écologique et d'une mission sociale!»
On peut visiter gratuitement l'exposition Vieillissement et design Montréal aujourd'hui au Palais des congrès, de 10 heures à 18 heures.
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