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Fédération de l'informatique du Québec - Du bogue de l'an 2000 au Web 2.0

La FiQ veut multiplier les occasions de réseautage et s'affirmer comme l'un des porte-parole de l'industrie

source FiQ
Pierre Lecavalier, président de la Fédération de l’informatique du Québec (FiQ)
source FiQ Pierre Lecavalier, président de la Fédération de l’informatique du Québec (FiQ)
L'industrie des technologies de l'information (TI) a connu beaucoup de transformations depuis une dizaine d'années, souligne Pierre Lecavalier, président de la Fédération de l'informatique du Québec (FiQ), «le réseau des TI au Québec». L'heure est actuellement au Web 2.0, à l'informatique décisionnelle et à «l'ubiquité de l'information».

Le concours des OCTAS, qui vise à récompenser l'excellence dans le secteur des technologies de l'information (TI), «constitue un peu pour nous un baromètre de l'industrie», affirme Pierre Lecavalier, président de la FiQ, «le réseau des TI au Québec».

Les années où l'industrie va bien, la FiQ reçoit généralement beaucoup plus de candidatures pour ce concours, indique-t-il. Or, «depuis deux ans, il y a une croissance assez importante du nombre de projets soumis, alors qu'avant on avait vécu un petit creux».

Depuis une dizaine d'années, l'industrie des TI a connu beaucoup de transformations, rappelle-t-il. En 1999, le travail était abondant pour les informaticiens, dans le contexte du bogue appréhendé de l'an 2000. L'industrie a par la suite été frappée par l'éclatement de la bulle technologique. «On a vécu un creux très important dans le secteur des technologies, un peu en 2000, mais surtout en 2001 et en 2002», mentionne M. Lecavalier. Selon lui, le secteur des TI est à l'heure actuelle encore plus dynamique qu'il ne l'était en 1999. «Malgré ce que l'on dit par rapport à la délocalisation, il y a beaucoup à faire ici au Québec dans le domaine des technologies de l'information et il y a beaucoup de choses qui se font.»

Le grand défi des prochaines années sera celui de la relève, affirme le président de la FiQ. L'industrie est déjà aux prises avec une pénurie de main-d'oeuvre, qui s'accentuera avec le départ à la retraite des baby-boomers, mais aussi, et surtout, à cause du nombre limité d'inscriptions dans les programmes de formation liés à l'informatique, dit-il. Selon lui, cette situation s'expliquerait en partie par un problème de perception. La profession a évolué et ne se réduit pas à la programmation, souligne-t-il. Les entreprises cherchent des analystes capables de traduire les besoins d'affaires en applications informatiques, ajoute-t-il.

BI, Web 2.0 et ubiquité

L'industrie est actuellement à l'ère de l'informatique décisionnelle, du Web 2.0 et de «l'ubiquité de l'information», dit-il. «La grande tendance consiste maintenant à traiter l'information de façon intelligente», indique M. Lecavalier, faisant ainsi référence à ce que les anglophones appellent la business intelligence (BI), terme que certains traduisent par «veille stratégique» ou par «informatique décisionnelle». «On reçoit de l'information de partout, mais on a tellement d'information qu'on ne sait plus trop quoi en faire», mentionne le président de la FiQ. «La business intelligence permet de retrouver la bonne information, de la traiter et de la présenter de la façon dont on a besoin de la recevoir pour être capable de prendre des décisions d'affaires plus intelligentes, de faire des liens entre les informations aussi.» Différents outils informatiques peuvent être mis à contribution, par exemple des bases de données, des applications ou Internet.

Avec le Web 2.0, Internet passe à une autre phase, indique Pierre Lecavalier. «Le web n'est plus à sens unique. Les gens ne vont plus uniquement chercher de l'information, ils sont appelés à participer, à réagir à l'information qu'on y trouve et à y contribuer.» Ce changement a une incidence sur les organisations, qui peuvent par exemple inviter les usagers d'un service à mettre à jour eux-mêmes leur dossier dans Internet, mentionne le président de la FiQ.

«L'ubiquité de l'information» est une autre tendance à l'heure actuelle, dit M. Lecavalier. «L'information devient de plus en plus disponible partout et en tout temps», explique-t-il, faisant par exemple référence à Internet et aux ordinateurs de poche. Il sera important dans ce contexte de continuer à sécuriser l'information, ajoute-t-il.

Par ailleurs, «de plus en plus de personnes ont accès à de plus en plus d'outils informatiques». Des secteurs peu informatisés auparavant, comme celui du transport et celui de la restauration, le sont désormais.

FiQ

La FiQ a évolué avec l'industrie, mentionne son président. Elle a vu le jour en 1977 sous le nom de Fédération de l'informatique du Québec. Elle regroupait au départ surtout des informaticiens. Aujourd'hui, elle compte en outre notamment des gestionnaires, qui ont un rôle à jouer dans la gestion de l'information dans les organisations. La FiQ se présente maintenant comme «le réseau des TI». Elle a à l'heure actuelle quelque 2500 membres,

indique son président. Elle comprend sept sections régionales: Estrie, Laval-Laurentides-Lanaudière, Montréal, Mauricie-Centre-du-Québec, Outaouais, Québec et Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La FiQ est en train de revoir son offre de services. Elle entend multiplier les occasions de réseautage et s'affirmer comme l'un des porte-parole de l'industrie, indique M. Lecavalier. Contrairement à d'autres organismes, elle ne s'adresse pas uniquement aux personnes travaillant dans des organisations spécialisées en TI, mais aussi à celles oeuvrant dans d'autres secteurs d'activité qui font appel aux technologies de l'information.

Elle organise à l'heure actuelle différentes conférences et activités de formation. Elle souligne par ailleurs l'excellence dans le

secteur des TI, en décernant des Octas et en désignant la personnalité du mois, puis celle de l'année en TI au Québec.

Prix du mérite

La FiQ remet également chaque année le Prix du mérite à une personne ayant contribué «de façon exceptionnelle au développement et au rayonnement» de la Fédération. L'ancienne présidente de la FiQ, Michèle Drouin, vient de le recevoir. Elle a été à la tête de la Fédération de 2000 à 2002 et elle a également présidé la section de Québec de la FiQ. «Elle s'est beaucoup impliquée, elle a beaucoup oeuvré à l'avancement de la FiQ», souligne Pierre Lecavalier.

Mme Drouin, actuellement directrice du développement régional au Bureau de la Capitale-Nationale, a fait partie du comité organisateur du concours des Octas en 1994. Elle a par la suite continué à oeuvrer au sein de la FiQ. Elle a participé à l'organisation de conférences au sujet d'Internet et du bogue de l'an 2000. Selon elle, l'information diffusée à ce sujet et les mesures prises en conséquence ont pu faire en sorte que certaines difficultés évoquées ne se sont pas produites lors du passage à l'an 2000. Mme Drouin a également soutenu le développement de sections régionales de la FiQ. Celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean a par exemple vu le jour en 1999. Celle de la Mauricie-Centre-du-Québec a pour sa part été créée en 2003.

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