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Beaucoup de vent !

Il faudra beaucoup de vent et de diplomatie pour en venir à faire tourner les centaines d'éoliennes grand format que l'on prévoit ériger d'ici 2015, un peu partout sur le territoire du Québec. Grâce à son hydroélectricité dont le potentiel de développement n'est pas encore épuisé, et à cet ambitieux programme d'éoliennes, le Québec évite le nucléaire, le charbon et le gaz naturel. Mais comme rien n'est gratuit en ce bas monde...
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  • Normand Chaput - Abonné
    6 mai 2008 01 h 35
    tout ce que fait l'homme peut se défaire
    Le paysage ne changera pas. L'éolienne, qui n'est pas pire qu'un bungalow dans le paysage bucolique, pourra très bien être démantelée dans quelques années quand tout le monde en aura profité et qu'on aura trouvé mieux. Difficile de trouver meilleur discours à deux sens quand on dit qu'il faut aider les régions puis, en même temps, ne pas toucher au potentiel récréo-touristique! On va à Paris pour la tour EIFFEL. Y a-t-il quelque chose de plus laid? Et quand ces chevaliers du paysage auront gagné, auront-ils le même discours quand viendra le temps de passer à la caisse? Moins de cinq pour cent du globe sont exploités par l'homme. Il y aura encore longtemps des endroits tout-à-fait spectaculaires pour amener des touristes. En vertu de quoi ces gens s'approprient le territoire au nom du regard? La réponse est: POUR LEUR PROPRE PETITE PERSONNE.
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  • Dominic Pageau - Abonné
    6 mai 2008 03 h 34
    Nos bons gouvernements sont encore généreux, envers le lobby de l'énergie.
    Et oh, on a pas fait le suroit, mais on fait Bécancour, une centrale au gaz.

    Est-ce qu'on a besoin d'autant d'électricité?

    N'êtes vous pas en train de préparer le terrain pour de future hausse verte du prix de l'électricité?
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  • Gilbert Bournival - Abonné
    6 mai 2008 06 h 33
    abandon du suroit
    Il ne faut pas oublier que suite au refus du suroit, HQ a fait produire de l'électricité par Trans energie ( avec le gaz )dans le parc industriel de Bécancour et paie 50 millions par année pour l'arrêter de produire.
    Vous l'oubliez celle -là.
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  • Lapirog - Abonné
    6 mai 2008 07 h 10
    Les poupées Russes québécoises:un Duplessis se cache dans un Charest.
    Hydro-québec aurait pu et dû comme pour l'hydraulique être le maitre-d'oeuvre de cette vaste filière qu'est l'éolienne mais le gouvernement Charest a préféré en faire cadeau à des consortiums étrangers qui en retireront le gros des bénéfices.Des milliards de $ en tarifs-cadeaux ont été consentis aux alumineries sans retombées significatives sur le côté transformation.Est on en train de répéter le même scénario perdant avec l'éolien?Duplessis avait aussi donner aux cies US les mêmes cadeaux dans le domaine du fer de la Côte-Nord.
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    6 mai 2008 07 h 15
    La conclusion
    Si par ces "girouettes", on réduisait le coût de notre électricité, on pourrait s'y accomoder mais le tarif a augmenté et continuera d'augmenter.

    Je préfère voir pousser des arbres verts que ces éoliennes dans le décor. Je suis en désaccord avec ce projet qui enrichira les promoteurs et les revenus du gouvernement.

    Quelle horreur que ces machins blancs!
    C'est encore une affaire pour les riches qui élargira l'écart en les classes. En attendant, on paie l'essence à un prix élevé pour enrichir les compagnies avec l'argent des pauvres...
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    6 mai 2008 11 h 43
    Une mine d'or pour un plat de lentilles.
    En confiant maintenant le développement de l'éolien au secteur privé plutôt qu'à Hydro-Québec, on s'apercevra dans 20 ans que l'on a bradé une mine d'or pour un plat de lentilles.

    Imaginez où en serait le Québec si l'énergie hydro-électrique n'avait pas été nationalisée! Les tarifs d'électricité seraient le double de ceux que nous avons présentement, et les milliards de profit d'Hydro-Québec qui nous appartiennent seraient plutôt dans les poches de grosses compagnies privées.


    Il faut que le Québec développe au maximum l'énergie éolienne sur son territoire, en complémentarité avec l'énergie hydro-électrique, en respectant la population et les paysages. Le vent étant une richesse collective, c'est Hydro-Québec qui devrait développer l'énergie éolienne sans laisser filer les profits à l'entreprise privée.

    Nous avons déjà en place l'infra-structure du réseau de tranport d'énergie électrique à haute tension d'Hydro-Québec; il s'agit d'y greffer l'énergie du vent. Il y a du vent en abondance dans les régions non habitées près des barrages et des lignes de transport existantes, de même que dans les eaux du golfe St-Laurent. C'est de ces côtés qu'il faudrait aller pour implanter les éoliennes plutôt que de défigurer nos villages et nos paysages.

    Nous avons cette richesse du vent. Pourquoi la laisser en jachère dans les espaces non habités et la brader au secteur privé dans les paysages autour de nos villages?
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    6 mai 2008 11 h 52
    Votre parti pris est intolérable
    Les gouvernements se sont préoccupés du devenir des régions. Ils ont assumé leurs responsabilités. Là où ils ont failli, c'est en laissant le contrôle d'Alcan à des intérêts étrangers, remettant en question tout le développement de cette industrie.

    Sur le terrain, on voit déjà se profiler la catastrophe quand on laisse les autres décider à notre place.
    Ce qui serait le cas si vous aviez à décider du sort des régions, M. Sansfaçon.

    La stratégie de créer un masse critique dans cette industrie est vitale pour le Québec au complet. Cette stratégie permet à des PME de développer des expertises et produits exportables pour les nombreux projets de construction d'aluminerie dans le monde. Si Rio Tinto/Alcan n'avait que des miettes au Québec, rien ne les inciterait à rester.

    Les analyses écono-obtuses des IEDM et prof Bernard de ce monde ne sont pas vérités d'évangile. Les politiciens se doivent d'avoir un point de vue plus large et tenir compte de retombées que vos coreligionnaires ne veulent pas voir.

    Ce qui déprime le plus M. Sansfaçon, c'est de voir des gens comme vous qui attisent, avec leur tribune privilégiée, le ressentiment et la condescendance des grands centres envers les régions. Que ferions-nous, à votre avis, sans alumineries, avec de belles forêts au goût des hommes des bois urbains écolos ? Je tiens à vous rappeler au passage que ce sont des créneaux auxquels on nous colle. Essayez donc de développer quoi que ce soit dans une région ressource, vous allez changer de ton.

    Bien sûr, on va vendre cette énergie aux amerloques pour qu'ils reviennent nous fourguer leur camelote tranformée avec l'énergie dedans. Comprenez-vous M. Jegèrelesdenierspubliques ?
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    6 mai 2008 19 h 55
    Entre moulin à vent et moto-neige
    C'est drôle, à entendre la rumeur, l'on croirait que les québécois acceptent mieux les méthaniers et les motos-neige aux effets pollueurs que les moulins à vent qui masquent le paysage... truffé de poteaux de téléphone et de lignes à haute-tensions, de même que d'immenses affiches ! Que de soucis pour notre patrimoine riche d'arrière-coures, de Mac Do où l'urbaniste est un autre oiseau-logue.

    Claude L'Heureux, Québec
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