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L'entrevue - L'univers garde bien ses mystères

George Smoot
Photo : Agence France-Presse
George Smoot
Même si la découverte de George Smoot qui lui a valu le prix Nobel de physique en 2006 a contribué à raffermir la théorie du Big Bang et à mieux comprendre l'origine des galaxies et des étoiles qui composent l'univers, de nombreuses énigmes concernant la formation et l'avenir de l'univers persistent toujours. Et elles continuent d'animer ce cosmologiste états-unien venu récemment donner quelques conférences à l'université McGill.

Rien ne nous permet aujourd'hui d'affirmer catégoriquement que l'univers poursuivra son expansion indéfiniment, affirme-t-il. Pour déterminer avec certitude le destin de l'univers, il nous faudra élucider la nature de l'énergie sombre et de la matière sombre qui forment respectivement 73 % et 23 % de l'univers, alors que la matière normale (dont nous faisons partie) n'en constitue que 4 %. Il nous faudra aussi identifier les autres forces exotiques et dimensions supplémentaires, s'il en existe, qui interviennent dans la constitution de l'univers.

Depuis plus de 35 ans, George Smoot tente de comprendre comment l'univers aujourd'hui composé de milliards de galaxies a pu se constituer à partir d'un point plus petit qu'un atome. «Nous ne voulons pas seulement expliquer l'existence des galaxies, mais comprendre d'où vient le matériau dont elles sont constituées», lance-t-il avec l'enthousiasme d'un débutant.

Au Lawrence Berkeley National Laboratory, George Smoot s'est appliqué pendant une vingtaine d'années à mettre au point des technologies permettant de mesurer avec toujours plus de précision les subtiles variations de température qui devaient exister au sein du fond diffus cosmologique, aussi appelé rayonnement micro-onde de fond cosmologique (microwave background radiation), que l'on décrit souvent comme l'écho du Big Bang, cette explosion extraordinaire qui a donné naissance à l'univers il y a 13,7 milliards d'années.

Durant les 300 000 ans qui ont suivi le Big Bang, la température était si élevée que les électrons ne parvenaient pas à s'attacher aux protons et aux neutrons pour former des atomes, explique le professeur à l'université de Californie à Berkeley. Ces particules absorbaient tout le rayonnement présent dans cet univers embryonnaire. Aucune lumière ne parvenait donc à s'échapper, et l'univers était alors complètement opaque. Poursuivant inexorablement son expansion, l'univers s'est finalement refroidi suffisamment pour permettre aux électrons de s'attacher à des noyaux formés de protons et de neutrons, ce qui a enfin permis à la lumière de voyager librement.

Cette première lumière apparue 379 000 ans après le Big Bang est ce fameux rayonnement micro-onde de fond cosmologique qui a voyagé pendant près de 13,7 milliards d'années avant d'arriver jusqu'à nous. Ce rayonnement fossile, véritable reliquat de la création de l'univers, a été détecté accidentellement en 1964 par les radio-astronomes Arno Penzias et Robert Wilson des laboratoires de la compagnie Bell Telephone.

Dès les années 1970, George Smoot s'est intéressé à ce rayonnement fossile. En collaboration avec son collègue John C. Mather, astrophysicien au NASA Goddard Space Flight Center de Greenbelt au Maryland, il met sur pied le projet du satellite COBE (Cosmic Background Explorer), que la NASA lance finalement en 1989 et qui permettra aux deux scientifiques de réaliser des découvertes leur ayant valu en 2006 la suprême distinction accordée par la Fondation Nobel.

«Au début, ce rayonnement nous apparaissait tout à fait uniforme, raconte M. Smoot. Mais après deux ans d'observation et d'analyse, les instruments du satellite COBE nous ont finalement permis de détecter des fluctuations de température d'à peine 1/100 000e de degré.» Considérée aujourd'hui comme une des plus grandes découvertes du XXe siècle, la mise en évidence de ces petits écarts de température, appelés anisotropies, a stupéfait la communauté scientifique en avril 1992 lorsque l'équipe de George Smoot a rendu publique dans le cadre d'un congrès scientifique sa carte de la sphère céleste détaillant en couleurs les fluctuations du rayonnement de fond cosmologique, et qui s'avérait le premier portrait de l'univers primitif.

«Ces petites fluctuations sont les graines qui ont donné naissance aux galaxies, amas de galaxies et superamas de galaxies, ainsi qu'aux étoiles et systèmes planétaires que l'on voit aujourd'hui, explique George Smoot. Les régions les plus denses de l'univers primitif qui nous sont apparues légèrement plus froides dans le rayonnement de fond cosmologique ont dû être soumises à une gravité suffisamment forte pour attirer plus de matière. Et ensuite par un effet boule de neige, cette accumulation de matière a accru la gravité qui a attiré encore plus de matière jusqu'à ce que se définissent clairement des régions plus densément pourvues en matière et des régions de vide.

«La raison pour laquelle il existe autant de galaxies vient donc du fait que, dans l'univers embryonnaire, il y avait des centaines de milliards de fluctuations complexes qui se sont dilatées par un facteur de 1060 (à la puissance 60), passant de la taille de 10-10 mètres à 1050 mètres. Notre galaxie, qui est minuscule, correspond à l'une de ces plus petites fluctuations», ajoute le cosmologiste.

«Mais pour remonter encore plus loin dans le temps, à une époque précédant le moment où la lumière a pu se diffuser, il nous faudra construire de gigantesques détecteurs de neutrinos ou d'ondes gravitationnelles», indique George Smoot. Les neutrinos sont ces particules fantomatiques qui traversent la matière (y compris les êtres vivants comme nous) sans toutefois interagir avec elle. Il est donc très difficile de les détecter. Or la difficulté sera encore plus grande pour percevoir les ondes gravitationnelles, prévient le chercheur.

Les données recueillies par le satellite COBE ont également donné du poids au modèle de l'inflation cosmologique selon lequel moins d'un billionnième de seconde après l'explosion initiale, l'univers aurait subi pendant quelques fractions de seconde une expansion violente qui lui aurait permis de grossir considérablement, ajoute M. Smoot. À cette croissance exponentielle — découlant d'une gravité répulsive — succéda une décélération — sous l'effet d'une gravité attractive — durant laquelle se formèrent les galaxies et les étoiles. «Sans ce ralentissement, aucune agrégation de matière n'aurait pu se produire, cette dernière se serait tout simplement éparpillée, explique-t-il. Puis, l'univers a repris le rythme d'expansion qu'on lui connaît aujourd'hui sous l'effet de l'énergie sombre qui exerce une force gravitationnelle répulsive. La gravité qui était initialement répulsive est donc devenue transitoirement attractive avant de redevenir répulsive. Mais nous ne savons toujours pas ce qui induit ces modifications de la gravité.»

Quel avenir finalement pour l'univers? Poursuivra-t-il toujours son expansion? Peut-on enterrer définitivement la théorie du Big Crunch qui prédit que l'expansion de l'univers muera en contraction qui aboutira à l'effondrement de l'univers? «Depuis que nous avons découvert que quelque chose, qu'on appelle l'énergie sombre, induit l'accélération de l'expansion de l'univers, on ne peut répondre simplement oui ou non à cette question, avoue George Smoot. Chose certaine, le Crunch, s'il survient, ne se produira pas de sitôt, car notre univers s'agrandit rapidement en ce moment. Nous savons que pour au moins [les 140 milliards d'années à venir] 10 fois l'âge de l'univers, celui-ci ne s'écrasera pas. Toutefois, on ne peut exclure la possibilité que l'énergie sombre traverse une phase de transition qui la transformerait en une nouvelle substance — un peu comme l'eau se transforme en neige — qui se comporterait comme une force gravitationnelle attractive [plutôt que répulsive, comme c'est le cas actuellement]. Cette nouvelle substance stopperait alors l'accélération de l'univers et induirait une décélération susceptible de conduire à un effondrement [crunch].»

Pour George Smoot, l'un des plus grands défis de la cosmologie des prochaines années sera d'élucider la nature de l'énergie sombre et de déterminer comment cette dernière agit concrètement sur l'expansion de l'univers.
George Smoot Le premier portrait de l’univers primitif, le fameux rayonnement fossile, comportant des zones froides (en bleu) et des zones légèrement plus chaudes (en rouge).
 






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  • Daniel Smolla
    Abonné
    lundi 31 mars 2008 07h11
    Durée de l'univers
    « "Nous savons que pour au moins [les 140 milliards d'années à venir] 10 fois l'âge de l'univers, celui-ci ne s'écrasera pas. " Ça devrait au moins me laisser le temps de rembourser mon hypothèque... Fiou !

    D. Smolla »

  • marcel vinet
    Inscrit
    lundi 31 mars 2008 09h19
    Brillant et rassurant.....
    « fantastiques recherches de vérité,super puissant...bravo...j aimerais ca etre intelligent comme ca..... »

  • marcel vinet
    Inscrit
    lundi 31 mars 2008 09h40
    Brillant et rassurant.....
    « C est peut etre comme ouvrir notre téléviseur,d abord il n y a rien et tout d un coup il y tout »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    lundi 31 mars 2008 09h58
    Place à la contemplation
    « Les physiciens s'appliquent à observer d'infinies variations dans la matière. Ils nous fournissent des hypothèses sur lesquelles nous pouvons appuyer notre contemplation de la merveille que nous sommes devenus après 13,7 milliards d'années d'évolution. Bien des questions cependant restent en suspens. Mais une chose semble maintenant établie : l'avenir de l'univers est tout aussi imprévisible que notre propre avenir humain. Il suffirait d'une transformation de la matière sombre pour que tout sombre un jour dans un Big Crunch. Mais si la tendance actuelle de l'éloignement des galaxies se maintient (!), nos chances de communiquer avec nos voisins d'autres galaxies iront s'amenuisant à cause de la distance qui va grandissante entre chaque galaxie. Mais si mes souvenirs de lectures scientifiques sont encore valables, les distances entre chaque étoile à l'intérieur d'une galaxie peuvent varier à l'inverse et se rapprocher au point de former des coeurs de galaxies d'une densité phénoménale. Et des galaxies relativement rapprochées peuvent fusionner et transfigurer complètement la forme de chacune.

    Mais qu'en est-il de la «néguentropie», cette façon qu'a la matière d'évoluer vers plus d'organisation à certains endroits, quitte à se désorganiser à d'autres endroits ? Ne pourra-t-elle continuer sa montée organisationnelle dans chaque galaxie, même si celle-ci devait s'éloigner indéfiniment de toutes les autres ? Les espaces à «gravité répulsive» logeraient ces déchets appelés «entropie» (désorganisation ou absence d'organisation de la matière laissée à elle-même), permettant ainsi notre poussée organisationnelle actuelle, du moins sur notre planète Terre. Les anciennes prévisions d'un Hubert Reeves, à savoir que l'univers s'en irait irrémédiablement vers un éloignement progressif et un refroidissement de toute matière, le tout finissant dans la froideur absolue, ces prévisions ne sont-elles pas un peu trop pessimistes ? Surtout que ce cher Reeves ne donnait pratiquement aucune chance à l'option Big Crunch. De toute façon, se terminer dans le grand froid ou dans une chaleur infinie, ce serait là pour la matière du pareil au même : sa carrière «néguentropique» devrait prendre fin. Mais rassurons-nous, ce ne serait que dans des milliards de milliards d'années !

    Avec George Smoot donc, la science redonne ses lettres de créance à la possibilité du Big Crunch. Serait-ce pire pour la vie ? Possiblement à cause de cet anéantissement de toute organisation dans ce qui ressemblerait étrangement à l'avant Big Bang. Mais l'univers est immense et même infini, ce qui effrayait le grand Pascal. L'écrasement en question aurait lieu des milliards de milliards d'années après que notre soleil ait englobé et consumé notre terre, bien après que d'autres formes de vie et d'intelligence aient pu se développer ailleurs dans notre galaxie et dans d'autres. Nous ne serions plus là pour assister à l'apothéose. Mais en serions-nous réellement absents ? Il est permis d'imaginer et même de contempler ce qui de nous, «comme lové dans un repli du temps», écrivait mon frère Noël Audet, pourra participer au recommencement du prochain univers.

    Finalement voilà que la recherche récente apporte de nouveau une certaine confirmation de cette intuition partagée par de nombreux contemplatifs : l'éternel recommencement. Notre univers, possiblement parmi des milliards d'autres différents de lui mais tout aussi riches en possibilités, aurait su se réserver des choix entre le grand refroidissement et le grand réchauffement. L'alternance entre gravité attractive et gravité répulsive pourrait bien n'être pas le seul fruit du hasard. L'univers a déjà connu d'autres changements de gravité, comme l'explique bien Pauline Gravel en citant M. Smoot : « À cette croissance exponentielle -- découlant d'une gravité répulsive -- succéda une décélération -- sous l'effet d'une gravité attractive -- durant laquelle se formèrent les galaxies et les étoiles. Sans ce ralentissement, aucune agrégation de matière n'aurait pu se produire, cette dernière se serait tout simplement éparpillée, explique-t-il. Puis, l'univers a repris le rythme d'expansion qu'on lui connaît aujourd'hui sous l'effet de l'énergie sombre qui exerce une force gravitationnelle répulsive. » Il serait donc possible d'imaginer une nouvelle décélération causée par un changement de la matière sombre. Et cette décélération pourrait être telle qu'elle nous conduirait jusqu'au Big Crunch. Nous ne connaissons pas encore suffisamment la matière sombre pour prévoir ce qui pourrait bien la faire changer ainsi. Mais il n'est pas défendu d'imaginer des lois subtiles permettant à notre univers de se renouveler complètement pour reprendre des merveilles encore plus grandes, un peu comme l'explosion des supernovae a permis la naissance de la vie sur notre planète. Une mort pour que naisse un jour quelque chose d'encore plus subtil. Pourquoi pas ? »

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    lundi 31 mars 2008 11h51
    LA question...
    « D'où vient la matière qui forme maintenant l'univers?

    Qu'est-ce qu'il y avait avant la formation de l'univers, avant le Big Bang?

    Qu'est-ce qu'il y avait avant avant? »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 31 mars 2008 14h44
    Dans tout ça, on oublie un fait, toute la théorie de l'expansion est basée sur ce qu'on appelle le Red Shift, mais il existe un Blue Shift
    « Selon l'effet Doppler, plus ce qu'on observe s'éloigne plus il va y avoir distortion des ondes lumineuses que l'observateur reçoit ce qui a pour effet que l'objet observé va devenir de plus en plus rouge. Comme ce qui est observé dans l'univers deviens de plus en plus rouge, on a donc conclut, le on en question c'est Edwin Hubble, l'homme à qui on a dédié le désormais "téléscope" Hubble, que les galaxies observées s'éloignaient, donc l'univers prend de l'expansion, donc s'il prend de l'expansion, il a déjà été plus petit, infiniment plus petit­. Et la théorie du Big Bang est née. D'ailleurs, comment peut-on écrire un article sur le Big Bang sans parler de ça?

    Comment peut-on aussi éviter de parler qu'on observe aussi un passage au bleu de certaine galaxie, bref, qui selon la théorie de l'effet Doppler, se raprocherait de nous. Et tout ça ne concore pas avec la théorie. D'ailleurs, l'effet doppler pour juger de la différence de distance entre l'observateur et l'objet observé dans le temps en cosmologie est remise en question.

    On oublie de parlé de la singularité dans l'hypothèse du Big Bang, car un tout, contenu dans un point précis, ça contreviens aux lois de la physique telle qu'on les connait aujourd'hui et c'est d'ailleurs pour ça que la théorie M des dimensions multiples prend de l'ampleur dans le milieu de la physique théorique. On explique avec cette théorie que le Big Bang serait le produit du choc entre deux dimensions paralèlles. C'est un joyeux mix de la théorie des cordes et de la super gravité. C'est la théorie de tout que d'autres ridiculisent en disant que c'est la théorie de rien.

    On éb »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    lundi 31 mars 2008 16h07
    Un texte qui fait réfléchir
    « Parmi toutes les hypothèses sur les origines et l'avenir de notre univers, le Big Bang tient du créationnisme, puisque c'est poser le postulat que l'univers que nous connaissons est fini et que, présentement, il est en expansion. Car l'hypothèse de l'infini est difficile à concevoir et elle est compatible avec notre univers connu en expansion (ceci n'exclut la collision de galaxies, pas tellement éloignées de nous--Andromède, si je me souviens bien). Pourtant les religions disent que Dieu est infini. Dieu est ainsi devenu le fourre-tout de tout ce que nous ne connaissons pas.

    Il est vrai...(!) que nous sommes issus du péché originel, celui d'avoir mangé le fruit défendu, celui de la connaissance. Faudrait en manger encore plus. »

  • G. Léonard
    Inscrit
    lundi 31 mars 2008 19h01
    Rien, absolument rien @ Jean-Paul Gosselin.
    « D'après mes petite notion de cosmologie.

    Question: D'où vient la matière qui forme maintenant l'univers?
    Réponse: Du noyau hyper-concentré de matière précédent le bib-bang. Maintenant sachant que E=Mc2 on peut convertir de l'énergie pure (disons Dieu qui pouvait existé avant toute chose) en matière.

    Question: Qu'est-ce qu'il y avait avant la formation de l'univers, avant le Big Bang?

    Réponse: Avant la formation de l'univers, il n'y avait rien, car on est dans le temps "t inférieur à zéro" et pour que le temps existe, il doit y avoir de la matière. Donc avant le début de l'univers, c'est le néant dans tout les sens du terme.

    Question: Qu'est-ce qu'il y avait avant avant?

    Réponse: Le néant. »

  • G. Léonard
    Inscrit
    lundi 31 mars 2008 19h09
    Vive le Big-Crunch.
    « J'aime bien l'idée du Big-Crunch, car si ceci est le sort futur de notre univers, ça veut dire que rien, absolument rien, de l'humanité (ou de toute autre humanité extra-terrestre) ne subsisteras, même pas des livres ou des mémoires electronique pour tenir compte de notre présence.

    Donc après un Big-Crunch, on recommence avec une feuille complètement blanche et peut-être que le prochain univers se fera sur une autre base, avec d'autre lois. Peut-être que Dieu essaie différente forme d'univers avant d'en conserver une sorte.

    Ou peut-être que cet univers qui prends de l'expansion avant de se rétracté n'est qu'un battement de coeur de Dieu.

    Si le Big Crunch existe, ça remets en perspective, nos petite luttes terrestre (mais on doit se battre pour ce à quoi on croit, sinon on se fait manger tout ronds). »

  • G. Léonard
    Inscrit
    lundi 31 mars 2008 19h23
    @ Yvon Dionne
    « Citation: "Parmi toutes les hypothèses sur les origines et l'avenir de notre univers, le Big Bang tient du créationnisme, puisque c'est poser le postulat que l'univers que nous connaissons est fini et que, présentement, il est en expansion."

    D'après moi, il n'en ait rien, ça ne tient pas du créationnisme.

    L'univers est un concept humain, l'univers se voulant la somme de toute chose, et pour qu'il y ait un addition de toute chose, ça prends l'esprit humain pour faire cette addition.

    L'univers peut-bien être infinie et occuper un volume fini (sur la terre, vous pouvez toujours allez droit devant vous, et ce indéfiniment, sans jamais sortir de cette terre, vous allez juste tournez autour, remplacé le sol en 2 dimensions de cet exemple, par les 3 Dimensions de l'univers).

    Donc l'univers peut-être infinie (vous pouvez toujours allez droit devant, mais peut-être que vous ne vous déplacerez pas en ligne droite, même si vos instruments vous dises que oui) et occupez un volume déterminé. En dehors de ce volume, c'est le néant. Et à mesure que l'univers prends de l'expansion, ce volume augmente. »

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