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L'Entrevue - Respecter les choix des femmes

Les femmes ne seront jamais des copies conformes des hommes, dit la psychologue Susan Pinker

Photo: Ivan Presser
La psychologue et chroniqueuse Susan Pinker
Photo: Ivan Presser La psychologue et chroniqueuse Susan Pinker
À peine 16 % des postes de direction au sein des 500 plus grandes entreprises des États-Unis sont aujourd'hui occupés par des femmes. Et quand il s'agit d'accéder à la fonction suprême de p.-d.g., elles sont encore moins nombreuses et ne représentent que 2 % de cette classe particulière de professionnels. Les femmes sont aussi largement minoritaires parmi les physiciens, les ingénieurs et les politiciens.

Pour la psychologue et chroniqueuse Susan Pinker, cet écart entre les deux sexes qui persiste toujours après plus de 40 ans de lutte ne découle pas uniquement d'une discrimination. Il dépend aussi en grande partie de différences biologiques entre les hommes et les femmes qui influent sur leurs choix de carrière, leurs motivations, voire leurs aspirations. Les femmes ne sont pas des copies conformes des hommes, fait valoir la Montréalaise qui a aussi enseigné la psychologie à l'université McGill. Le modèle masculin traditionnel que les femmes croient devoir égaler ne prend pas en compte cette réalité. Il serait temps de revoir ce modèle «à la lumière des données scientifiques décrivant ce qui distingue les hommes des femmes au lieu de s'enliser dans l'idéologie voulant qu'hommes et femmes doivent être identiques». Et le premier pas dans cette direction est de rappeler ces différences sexuelles, ce que s'emploie à faire Susan Pinker dans son ouvrage The Sexual Paradox: Extreme Men, Gifted Women and the Real Gap, qui paraît ces jours-ci aux éditions Random House Canada. Pour la préparation de son livre, l'auteure qui écrit dans The Globe and Mail une rubrique sur les questions éthiques en milieu de travail a colligé les études scientifiques et a interviewé des femmes ayant décliné d'importantes promotions ou abandonné une carrière scientifique florissante, ainsi que des hommes atteints de problèmes de comportement durant l'enfance et qui mènent aujourd'hui de brillantes carrières.

Pendant ses 25 ans de pratique comme psychologue du développement, Susan Pinker a vite remarqué que la grande majorité de ses patients étaient des garçons. «Les garçons sont en effet biologiquement plus fragiles que les filles dès le moment de leur conception», souligne la spécialiste. Les troubles d'apprentissage, les difficultés de langage (comme la dyslexie et le bégaiement), le déficit d'attention avec ou sans hyperactivité et le syndrome d'Asperger, cette forme légère d'autisme, sont quatre à dix fois plus courants chez les garçons que chez les filles. Ces dernières réussissent généralement beaucoup mieux en classe que les garçons. Leurs succès, leur comportement plus discipliné et leur plus grande motivation semblent les destiner à un avenir plus prometteur que les garçons, lesquels, croit-on, devront lutter sans merci pour se tailler une place au soleil. Et pourtant, «ce portrait s'inverse à l'âge adulte quand hommes et femmes se retrouvent sur le marché du travail», nous apprend l'auteure. Plusieurs garçons très vulnérables que Susan Pinker avait suivis durant l'enfance détiennent souvent des emplois très lucratifs et exigeant de très longues heures de travail, notamment en finances ou en informatique par exemple. Par contre, les femmes talentueuses que l'on imaginait pouvoir décrocher des postes prestigieux assument des fonctions plus modestes et moins rémunératrices.

Des choix qui s'expliquent

Susan Pinker rapporte les témoignages de femmes douées et très qualifiées qui ont décliné sans aucun regret une promotion inespérée, car elles étaient avant tout soucieuses du bien-être de leur famille. «Ces femmes avouaient qu'elles étaient loin de trouver le bonheur et un sens d'accomplissement uniquement dans leur carrière», écrit-elle. Contrairement aux hommes, l'atteinte d'un poste hiérarchique élevé et d'un salaire plus intéressant figure au bas de l'échelle des priorités de la plupart des femmes professionnelles. «De 75 à 80 % des femmes accepteront un salaire moindre pour un emploi qui sera par ailleurs plus gratifiant. La valorisation que leur procure l'emploi par le défi intellectuel qu'il représente et le but humanitaire qu'il poursuit prend le pas sur le salaire offert. Travailler avec des gens qu'elles respectent, accomplir un travail qui contribuera à changer le monde, bénéficier d'horaires flexibles sont les facteurs qui priment pour la plupart des femmes, précise Susan Pinker. Alors que les hommes sont souvent extrêmes dans leurs intérêts, la plupart des femmes sont plus modérées et ont des buts multiples dans leur vie. Elles désirent travailler, fonder une famille, maintenir des relations étroites avec leurs parents, suivre les événements culturels dans leur ville, s'impliquer dans leur communauté.»

Les postes de direction sont plus souvent occupés par des hommes parce qu'ils exigent de très nombreuses heures de travail qui rebutent les femmes. Moins de femmes accepteront de sacrifier leur vie de famille et leurs relations sociales pour le travail. «Ce n'est surtout pas parce que les femmes sont moins intelligentes, mais plutôt parce qu'elles sont plus modérées, ce qui leur permet d'atteindre une espérance de vie de cinq à six ans supérieure à celle des hommes en raison aussi de leur réseau social qui les protège autant au niveau cognitif que physique», souligne-t-elle.

«Ce n'est jamais par manque de compétences, d'intelligence ou de motivation non plus qu'une femme décidera de ne pas gravir les plus hauts échelons de la hiérarchie de l'entreprise dans laquelle elle travaille.» De nombreuses femmes bardées de diplômes et qui n'ont connu que des succès dans leur vie professionnelle oseront moins que les hommes poser leur candidature à un poste plus élevé par manque de confiance en elles. «Elles ne sont pas vraiment victimes de discrimination, mais plutôt s'avouent vaincues d'avance. La plupart des femmes, même celles qui ont accédé à des fonctions très élevées, croient souvent qu'elles ne méritent pas vraiment le poste qu'elles occupent», fait remarquer Susan Pinker.

«Par nature et probablement en raison des hormones, les garçons osent plus et prennent davantage de risques. Les hommes évoluent nettement plus aisément dans les milieux compétitifs», souligne Susan Pinker. Et ce phénomène s'observe dès le plus jeune âge. À la garderie et à la maternelle, les garçons joueront plus souvent des coudes pour décrocher la récompense qui est promise au terme d'une activité.

Les femmes ne sont pas moins douées pour les sciences que les garçons, ajoute-t-elle avant de mentionner que, parmi les étudiants qui se distinguaient le plus en mathématiques et en sciences aux examens de sélection des universités américaines (le top 1 %), la plupart des femmes avaient plutôt choisi une carrière en médecine tandis que les hommes avaient opté pour la physique ou les mathématiques. «Cela s'explique par le fait que les femmes s'intéressent principalement au vivant, à la biologie, aux gens et non aux choses. Encore là, ce n'est pas une question de discrimination», prévient la psychologue.

L'égalité n'est pas mathématique

Susan Pinker s'attend à faire sursauter certaines féministes pures et dures qui accepteront mal ses arguments puisés dans la biologie compte tenu qu'autrefois, la biologie était utilisée contre les femmes. «Mais, aujourd'hui, la situation est différente. Il faut regarder la science objectivement, sans émotion, en mettant de côté la politique et ce désir de vouloir une société idéale où règne une égalité mathématique entre les hommes et les femmes dans le travail. L'égalité mathématique n'est pas vraiment l'égalité si elle ne tient pas compte des besoins de chacun pour se réaliser. L'égalité est plutôt d'offrir les mêmes occasions à tous, hommes et femmes.»

«Je ne connais pas l'avenir, mais je crois que nous ne verrons jamais une égalité mathématique (50 % de femmes, 50 % d'hommes) dans certains secteurs, comme la politique parce qu'il n'y a que 20 à 30 % des femmes qui acceptent de perdre leur vie privée et de mettre tous leurs oeufs dans le même panier. La plupart des femmes veulent une vie plus équilibrée et une gratification proportionnelle à l'effort qu'elles investissent dans leur travail», affirme-t-elle. Des économistes ont en effet montré que, parmi des hommes et des femmes ayant les mêmes compétences, 70 % des hommes choisissaient de préférence les compétitions où le gagnant remportait toute la mise (winners take all) tandis que les femmes préféraient celles où elles pouvaient obtenir une récompense pour chaque petite tâche réussie. «Mêmes les femmes les plus compétentes qui étaient pourtant presque assurées de gagner choisissaient les situations où elles étaient récompensées pour chaque tâche, et ce, même si dans les compétitions du tout ou rien, comme en politique, elles pouvaient gagner beaucoup plus», précise l'auteure.

Susan Pinker avoue qu'il existe toujours des discriminations sexistes dans les sociétés occidentales comme la nôtre mais qu'elles sont de moins en moins prégnantes. «Encore aujourd'hui, notre société valorise davantage les professions traditionnellement masculines, comme ingénieur ou électricien, que les carrières féminines, comme infirmière ou institutrice. J'aimerais que les choix des femmes soient mieux respectés, et ce, autant au niveau des salaires que du statut social qu'on leur accorde», dit-elle avant de souligner qu'elle préférerait que les femmes ne tentent pas uniquement de reproduire le modèle masculin traditionnel.
 
 
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  • Yann Takvorian - Inscrit
    10 mars 2008 05 h 06
    Il est midi, il fait jour... haben!
    Ca m'étonne toujours que certain(e)s se rendent compte 40 ans plus tard que, haben! il fait jour à midi.

    Là ou les féministes ont vu et dénoncé un prétendu complot patriarcal discriminateur et misogyne, ne se trouve finalement que le résultat simple, naturel et ô combien louable des aspirations biologiques de chacun des deux sexes.

    J'ai personnellement toujours considéré que le communisme comme le féminisme étaient contre-nature. Ces utopies finissent par tuer l'humain à force de le contraindre.

    L'homme (le mâle), biologiquement, est concu pour la compétition, la conquête et l'action.

    La femme, biologiquement, est concue pour le social, la reproduction et la protection.

    Et ce ne sont pas les quelques hirondelles conditionnées par des années d'endoctrinement outrancier qui changeront la donne.

    Naturellement, les sociétés manipulées reviendront à l'état naturel des choses.

    Le communisme a du être imposé à grands renforts de coercition, de massacres et d'injustices. L'Union Soviétique comme la Chine, repartent à droite, Cuba finira par les suivre.

    Le féminisme a du être imposé à grands renforts de manipulations, de subventions et d'injustices. Le Québec comme l'Amérique du Nord repartiront vers un modèle traditionnel plus heureux.

    Parce que les seules idéologies qui survivent aux dictatures sont celles qui tiennent compte de l'humain. Les autres le rendent tout simplement malheureux.
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  • - Abonné
    10 mars 2008 10 h 35
    Il est midi...Takvorian
    ¨L'homme (le mâle), biologiquement, est concu pour la compétition, la conquête et l'action.

    La femme, biologiquement, est concue pour le social, la reproduction et la protection.¨

    Les deux se complètent, ne peuvent exister un sans l'autre, ont exactement la même valeur.
    Il faudrait tout simplement s'en rappeler lorsque vient le temps de la rémunération des hirondelles conditionnées.....n'est-ce pas...?

    Suzanne Legault
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  • Janik Bastien Charlebois - Abonnée
    10 mars 2008 11 h 24
    Encore une couverture médiatique d'une analyse simpliste
    Un jour il faudra m'expliquer pourquoi les grands médias s'entichent tant de ce type de thèse et regardent ailleurs lorsque des critiques solides leur sont adressées. Où sont les Stephen Jay Gould, Donna Haraway, Ann Fausto-Sterling, Colette Guillaumin, Roger N. Lancaster, Judith Butler et Thomas Laqueur, pour ne nommer que ceux-ci?

    Il y a certains domaines où l'on fait preuve d'un fabuleux laxisme à l'égard des raccourcis analytiques qu'on emprunte. La compréhension des rapports hommes-femmes ainsi que des représentations des sexes s'y distingue particulièrement.

    S'attendre à ce que «quarante ans de lutte» annule de puissantes forces sociales est simpliste. À ce compte, on pourrait continuer à postuler que certains groupes dits «raciaux» se retrouvent davantage dans certains secteurs d'emplois parce que leurs affinités sont biologiquement déterminées. Remarquer des différences est une chose, leur attribuer une origine en est une autre. Par conséquent, s'imaginer que remarquer des différences - même lorsqu'elles sont tenaces à travers le temps - démontre qu'elles s'expliquent par des origines «naturelles» et immuables est d'une paresse intellectuelle inouïe.
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  • Denis Beaulé - Abonné
    10 mars 2008 12 h 21
    De l'homme extrême à la femme juste à point
    Quel beau et bon texte ! Encourageant.

    Il est vrai, en effet, que si les hommes sont plus forts physiquement, ce sont les femmes qui le sont le plus biologiquement. Vrai aussi qu'en général, il est plus d'extrêmes au masculin et plus de modération au féminin (In medio stat virtus ?). Vrai également qu'hommes et femmes n'évaluent pas suivant un même ordre de priorités (valeurs) la plupart de leurs choix les plus significatifs. Etc.

    Faudrait-il « s'en plaindre », faudrait-il déplorer qu'au féminin on soit plus axée sur des valeurs à connotation davantage humanitaire que guerrière ? ll semble que non. Si les femmes sont celles faisant le plus de courses, la course, elle, le «race-ism», typiquement, c'est de la gent masculine qu'il en émane le plus. Pas étonnant, considérant que ce "race-ism", l'homme le porte en lui au niveau des spermatozoïdes.

    LA Question reste de savoir si ce 'modèle' - spermatozoïdal - vaut plus ou mieux que le 'modèle' ovulaire. Car tout, ultimement, est question de valeur(s). De valeur prééminente attribuée à ceci plutôt qu'à cela, à celui-ci plus qu'à celle-là. Mais si on avait erré : si l'ordre des valeurs pouvait se voir, lui aussi, coperniciennement révolutionnairement renversé ?

    Qui peut prouver, en effet, que la course folle, effrénée, que la compétition féroce des uns contre les autres, «vaut» plus ou mieux que « The best thing about being a woman is the prerogative to have a little fun » ? QUI peut démontrer cela ? (Zarathoustra, bien sûr, dirait privilégier cela plutôt que ceci, mais n'en devrait pas moins reconnaître que, ça aussi, ce pourrait être une simple question de goût). La lucidité (les «lucides», on se souvient?) pourrait fort bien s'arrimer mieux à la ludicité qu'à la lucricité.

    Belle leçon ici, aussi, relativement à la différenciation. Sexuée. Sexuelle. Où identité, sexuelle, dans la mesure même où il y a différence en jeu, ne saurait équivaloir à ou impliquer identicité. De traitement(s). Lorsqu'il y a différence en jeu, pour qu'il y ait égalité (de chances) ou équité, cette différence doit être prise en compte. À identité(s) distincte(s), donc, non-identicité requise.

    Il ne saurait s'agir, certes, de justifier, empiriquement, des traitements sexuellement différenciés s'avérant incontestablement injustes, tels viols, porno, 'and the like'. Ce genre de traitement, aussi bien sexuellement qu'humainement et socialement injuste, ne saurait trouver quelque «validation», «excuse» ou justification que ce soit, ni a priori ni a posteriori. Par ailleurs, qu'on gagne ($$) séculairement, 'all in all', moins au féminin qu'au masculin, cela doit-il être considéré terrible, épouvantable, consternant ? Et si l'«argent», tiens, lui, ne 'valait' pas tant que ça ?... QUI, en effet, encore, peut démontrer « hors de tout doute raisonnable » que l'argent est LA Valeur, L'Étalon suprêmes, à l'aune desquels tout et tous devront, toujours et encore, se voir évalués pour le restant de l'éternité ? Et s'il y avait 'autre chose' - dans la vie - autre chose que l'argent ? Car, on le sait, à l'aune de l'argent, depuis des millénaires les femmes «valent» moins. On voyait cela, déjà, dans le Pentateuque, où (en l'appendice du Lv concernant tarifs et évaluations), relativement à « la valeur d'une personne, un homme entre vingt et soixante ans sera estimé à 50 sicles d'argent - [...] - pour une femme l'estimation sera de 30 sicles ». Rien de nouveau sous le soleil, donc, concernant la 'valeur' monétaire différentielle des sexes. Mais il se trouve qu'il n'y a PAS QUE 'ça' - l'argent. Sur Terre comme au ciel. En effet, « à l'origine », les fils de(s) dieux même auraient choisi, parmi les filles des hommes, les plus belles. La beauté pourrait valoir plus que l'argent, donc, lorsqu'on est femme tout au moins. Et ce interplanétairement. Ce qui n'est pas rien. Rien moins que rien ou que peu, a fortiori s'il était vrai que ce sera[it] «cela» - « la beauté - [qui] sauvera le monde »...

    Bref, il s'agirait d'oser questionner l'ordre des valeurs. Une privilégiation d'emploi à « but humanitaire » ne serait pas censée 'valoir' moins, aujourd'hui, ou pour l'avenir, que l'antique pognon+++ d'origine ou d'évocation australopithèque. Une prise en compte judicieuse et rationnelle, assortie d'actualisation de la Différence, ne devrait pas 'valoir' moins que l'uniformisation, qu'une négation de différences renvoyant en partie non seulement à la culture mais aussi à la nature. Laquelle, si l'on veut faire preuve d'intelligence, ne saurait être ignorée, puisqu'«On ne commande à la nature qu'en obéissant à ses lois». Certes, la pauvreté matérielle, lorsqu'elle est extrême, «exagérée», obstrue l'accès au Bien-être. Mais il semble qu'il s'avérerait possible d'être relativement sinon considérablement heureux, assez indépendamment d'avoirs matériels (comme viendrait de le constater à son tour un Patrick Lagacé fraîchement revenu d'Haïti).

    Il est intéressant de constater que les aires au sujet desquelles on dit qu'elles sont ce qu'il y aurait de plus important (Santé, Éducation, savoirs) -- et qui sont des 'fiefs' à prédominance féminine -- n'en laissent pas moins subsister un moindre revenu ($$) global-général-au-total des femmes par rapport aux hommes. En serait-ce une indication, cela, qu'il n'y aurait pas que l'argent dans la vie ? Ou même que l'argent ne la serait pas LA Valeur ou mesure suprême ultime - de la valeur (des êtres ou des choses) ? Susan Pinker a donc «raison», enfin, de souhaiter que les femmes -- qui s'y connaissent tellement, elles, en reproduction -- ne se bornent pas à reproduire de l'homme au monde ! Qu'elles osent aussi plutôt le signer, fémininement, tout autant d'elles-mêmes, de l'apport propre qu'elles peuvent lui instiller ou lui inspirer, au chapitre notamment de cette modération évoquée ci-dessus. Qui incarnerait, "live", le sage précepte antique du juste milieu. Qui n'est pas l'apanage du masculin, en lequel on retrouve, certes, le plus d'excellence-extrême (e.g. génies), mais au sein duquel défile aussi le plus de délinquance-extrême. Peut-être un tel monde serait-il moins 'excitant', mais il serait assurément moins 'excité', moins exténuant, plus r'posant...
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  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    10 mars 2008 13 h 37
    Le mythe de l'inéquité salariale
    Une certaine propagande féministe oublie trop facilement que l'émancipation comporte des droit s ET des responsabilités, et parmi ces dernières celle pour l'individu(-e) d'assumer les conséquences de ses choix.

    Par exemple, le Congrès du travail de Canada (CTC) vient de publier un rapport qui s'intitule "Les femmes dans la population active: encore loin de l'égalité". Or, ce rapport présente de graves lacunes méthodologique, puisque les comparaisons entre hommes et femmes sur le niveau de revenu et de responsabilités doivent tenir compte du nombre d'heures travaillées. Pourtant, ce facteur de normalisation est systématiquement occulté.

    La conséquence de ces tripotages mesdames, est que la revendication d'équité salariale est une vaste foutaise. Car, s'il est vrai selon l'Institut de la Statistique du Québec (ISQ) que les femmes travaillant à temps plein gagnent 75.4% du salaire des hommes travaillant à temps plein:

    http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions

    Il est tout aussi avéré que les femmes, en moyenne, ne travaillent que 61% du temps travaillé par les hommes :

    http://www.statcan.ca/francais/freepub/12F0080XIF/

    Et oui! Pour gagner de l'argent, il faut travailler!!!

    Le plus surprenant en ce qui concerne la persistance de ce mythe de l'inéquité salariale, c'est qu'elle est totalement ABSURDE dans une économie de marché, ce qui se démontre facilement, justement, par l'absurde : s'il était vrai qu'aux même compétences, expérience, et productivité effective, les femmes étaient payées 75% du salaire des hommes, alors TOUS les employeurs... n'embaucheraient que des femmes. Pourquoi en effet payer 25% de plus pour la même quantité de travail de qualité identique?

    Bref, tout cela ne tient pas debout. En fait, des études plus fouillées ont démontré que dans le secteurs non-traditionnels (c'est-à-dire entre autres, à forte valeur ajoutée), non seulement la différence homme-femme s'annule, mais parfois même elle s'inverse. Et que par conséquent, la persistance de ghetto d'emploi féminin mal-payé est le résultat du CHOIX effectué par beaucoup de femme de se cantonner à des secteurs moins exigeants.

    Reste une légende urbaine exploitée par les milieux féministes et syndicaux pour continuer à traire jusqu'au sang la vache-à-lait qu'est le contribuable québécois... une légende à qui il est temps de tordre le cou.
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    10 mars 2008 14 h 50
    La coopération : supérieure du point de vue de l'Évolution
    «Naturellement, les sociétés manipulées reviendront à l'état naturel des choses.»
    C'est bien pourquoi l'ultradroitisme jusqu'au boutiste de la compétition à tout prix est si antiévolutif. C'est la Coopération qui a permis à l'Humanité de survivre jusqu'ici. Entre autres, entre les sexes, certes!
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  • Dominic Pageau - Abonné
    10 mars 2008 14 h 52
    En fin un peu des réalismes, l'homme et la femme sont différents.
    Leur attitude face à l'emploi est différente aussi. Et de plus, elle varie aussi être les individus de même sexe. L'égalité de fait que certains voudraient nous vendre, est impossible et surtout dangereuse, puisqu'aucun être humain n'est égal, donc dans les faits, comme on a pas les même capacités ni même les même aspirations il est impossible qu'on bénéficie tous du même salaire, des même conditions de vie, du même réseau social. La seule égalité possible et elle est souhaitable, c'est l'égalité de droit, on doit tous avoir les même droits et traiter de façon égale. Celà dit, ça ne veut pas dire qu'on doit annuller tous les programmes d'aide aux plus démunis, les bourses, les pensions, l'aide sociale, les refuges en tout genre, etc etc etc. Mais les femmes en générales, tout comme les hommes en général sont des êtres responsables, donc il est normal qu'on les traite au même niveau, bref, je m'oppose aux programmes de discrimination positive, aux bourses réservées aux femmes, à la vision qui est propagée de femme victime et d'homme agresseur et à tout ce qui vise à avantager un sexe.... Et qu'est-ce qui est utilisé pour défendre ce genre de procédé, l'égalité de fait qui veut que tout doit être 50/50 entre les hommes et les femmes..... Mais cette idéologie se contredit elle même, car rien n'est fait pour avantager là où il est minoritaire, dans les millieux traditionnelement féminin, de plus quand les femmes deviennent majoritaires après l'utilisation de quotas et autres mesures discriminatoires envers les hommes, on ne retire pas ses mesures. Alors, svp, monsieur ou madame Janick Bastien(excusez moi, ce nom est asexué) venez pas me dire que les mentalités n'ont pas changé, on dénigre socialement les domaines traditionnelement occupés par des femmes et on valorise ceux des hommes, on a des quotas et des avantages pour les femmes qui s'orientent vers des milieux non traditionnels et on n'aide pas et dénigre les femmes qui veulent rester à la maison avec leurs enfants, alors svp, dites moi pas que c'est à cause d'une pression sociale que les femmes s'intéressent pas à telle ou telle chose, c'est faux.
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  • benjamin prudhomme - Inscrit
    10 mars 2008 17 h 04
    Des explications biologiques qui ne tiennent pas la route
    Il m'est toujours difficile de comprendre pourquoi les medias s'acharnent a presenter aux phenomenes sociaux des explications biologiques.
    Les donnees que presentent Mme Pinker sont certes vraies, mais elles ne prouvent en rien que son explication biologique tienne la route. En effet, si les femmes occupent une moins grande proportion des postes de direction, c'est en raison de leur socialisation qui se fait de facon differenciee de celle des garcons, et egalement en raison des rapports de pouvoir qu'exercent toujours le groupe des hommes sur celui des femmes.

    Mme Pinker devrait peut etre lire ''cerveau sexe et pouvoir'' de catherine vidal, dans lequel elle pourrait trouver une recension des etudes biologiques faites sur les differences hommes-femmes et une conclusion qui semble lui echapper : les hommes et les femmes presentent tres peu de differences biologiques a leur naissance, et que ces differences sont plutot dues aux apprentissages faites tout au long de leur vie. Quels sont les modeles que l'on presente aux jeunes filles? Des femmes qui sont d'abord et avant tout meres de famille et qui accordent une (trop) grande importance aux soins du corps. Aux garcons, par contre, les gens presenteront des figures de reussite en emploi, riches et ''forts''. Pourquoi s'etonne-t-on que les garcons et filles tendent a reproduire les modeles qui leur sont presentes tout au long de leur socialisation?

    Simone Beauvoir a un jour dit : ''on ne nait pas femme, on le devient''. Mme Pinker devrait peut-etre s'attarder a cette phrase qui exprime toute l'importance de la socialisation dans le developpement de telles inegalites. On nait male ou femelle, certes. Mais on devient homme ou femme. Il faut savoir distinguer le sexe du genre, chose que Mme Pinker ne semble point apte a faire. Il me semble donc essentiel que cette derniere revoit ses propos, qui legitiment l'inegalite toujours presente entre les sexes.

    D'ailleurs, elle semble avoir oublie que les femmes qui refusent des postes importants pour des preoccupations familiales ne sont pas programmees biologiquement pour etre des meres. Que fait-elle de toutes les etudes qui demontrent que les fillettes sont des leur plus jeune age initiees aux jouets qui les preparent a la maternite? Qu'elles sont plus souvent qualifiees de douces et gentilles, alors qu'on prefere dire a nos ''petits hommes'' qu'ils sont grands et forts. Les neglige-t-elle intentionnellement pour donner a ses statistiques un poids biologique?

    Tout ce texte m'amene a la triste conclusion qu'aujourd'hui encore, malgre les grands combats menes pour permettre aux femmes d'atteindre une place plus egalitaire dans la societe, certaines personnes, voire meme certains ''specialistes'', utilisent encore des arguments biologiques pour justifier des differences sociales. Or, ces explications ne tiennent pas la route et ferment la porte a une meilleure comprehension du phenomene et a la mise en place de plans d'action.

    Pourquoi bon nommer un gouvernement egalitaire entre hommes et femmes? Pourquoi donc parler de conciliation famille-travail, si les femmes sont pretes a sacrifier tant pour leur famille, puisqu'elles y sont biologiquement rattachees. Dites moi, Mme Pinker, ce que vous repondez a tous ces questionnements auxquels vous apportez des reponses simplistes...?
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  • Denis Beaulé - Abonné
    10 mars 2008 21 h 56
    On ne naît pas femme, c'est évident
    C'est bien sûr qu'on ne naît pas femme : on naît BÉBÉ.

    « Quels sont les modeles que l'on presente aux jeunes filles? Des femmes qui sont d'abord et avant tout meres de famille »
    &
    « toutes les etudes qui demontrent que les fillettes sont des leur plus jeune age initiees aux jouets qui les preparent a la maternite »

    Ah bon, tiens donc ! Ça ne semble pas avoir « pogné » trop trop, dites, ce modèle-là, ces dernières décennies, si c'est vraiment là ce qui s'avère proposé de prime abord ou en force, comme « modèle » premier, privilégié.

    db / sociologue
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  • Dominic Pageau - Abonné
    11 mars 2008 04 h 55
    L'explication biologique tiens parfaitement la route, mais n'explique pas tout
    Monsieur, vous faites exactement ce que vous reprochez à ceux que vous dénoncez, vous présentez vous même un point de vue unidimensionnel binaire qui veut que les différences entre les hommes et les femmes sont principalement, voire uniquement d'ordre sociale, donc acquises et pas du tout inné.


    Vous parlez du docteur Catherine Vidal, neurobiologiste de l'Institut Pasteur, bref pas n'importe qui. D'entrée de jeu, j'avoue ne pas avoir lu son livre, mais j'ai lu des critiques et des interviews de l'auteure et dès le départ, ça pue le biais idéologique, alors qu'elles accusent les études sur les différences entre le cerveau des hommes et celui des femmes d'être biaisées idéologiquement. C'est hilarant, c'est donc un préjugé de croire qu'il y a une différence entre les hommes les hommes et les femmes dès la naissance. Pourquoi ça ne serait pas un préjugé de croire qu'il y en a pas ? Son discours sent la propagande à plein nez, dans un interview donné au journal des femmes http://www.linternaute.com/femmes/psychologie/0504
    Elle donne comme raison de croire que les différences entre les hommes et les femmes sont acquise parce qu'elles apparaissent surtout dès l'adolescence. C'est quoi ça ? Est-ce qu'elle oublie que le développement humain est très rapide à l'adolescence ? Elle ignore, voire rejette et ridiculise l'effet des hormones sur le cerveau, sous prétexte que l'homme produit de l'oestrogène que la femme produit le testostérone, par contre je crois que l'effet des hormones est grandement exagéré.

    Vous connaissez un des grands partisans de la thèse dont fait mention madame Vidal , le docteur John Money du John Hopkins Hospital ? Il croyait comme vous et madame Vidal qu'il y a pratiquement pas de différences innées entre les garçons et les filles, bref, que l'identité sexuelle une est construction sociale d'ailleurs c'est le pilier de votre théorie loufoque de genre si chère à une certaine franche du féminisme et du mouvement transexuel ou transgenre). Qu'est ce qu'a fait ce bon docteur Money pour prouver sa théorie ? Et bien, il a pris comme cobaye un jeune bambin, qui s'était fait couper le pénis suite à une circoncision manquée, pour en faire une fille. Il a convaincu les parents de ce garçon que c'était ce qui était le mieux pour lui. Donc, on l'a castré et on lui a taillé un sexe qui n'était qu'une grossière imitation de celui de la femme. On lui a aussi fait prendre des hormones féminine dès son tout jeune age. On lui a toujours fait croire qu'il était une fille et ses parents l'ont élevé comme une fille. De plus le bon docteur Money, sous prétexte d'évaluer le développement de son cobaye, lavait le cerveau du pauvre garçon, il faisait tout ce qu'il pouvait pour lui inculquer des comportements de fille. Mais le jeune garçon a toujours agis en garçon manqué, il délaissait ses poupées et jouait avec les jouets de son frère jumeau, de plus il a toujours été exclu à l'école, les garçons ne voulaient pas de lui et les filles ne voulaient pas d'elle, pourtant, tout le monde croyait que c'était une fille, même lui et même son frère jumeau. Puis à l'adolescence, il se mit à se développer de façon semblable aux autres filles, mais le malaise s'amplifia, jusqu'à ce que ses parents lui disent la vérité. Alors, il a arrêté ses hormones et a repris possession de son identité d'homme, pour lui ça a été une délivrance, son frère jumeau, lui n'a pu encaisser le choc et s'est suicidé. Et en 2004, 2 ans après le suicide de son frère, David Reimer se suicida à son tour. Donc, cette expérience se trouve à contredire autant l'effet des hormones sur le cerveau que celui de l'acquis, puisque qu'on a toujours fait croire à cet enfant, dès la naissance qu'il était une fille et qu'il devait agir en fille. Ou peut-être bien qu'il y a de l'inné qu'on ne comprend pas totalement (parce que l'effet des hormones n'expliquent pas tout) et de l'acquis, ce qui est indéniable, puisqu'on peut s'améliorer et de plus si nos comportements n'étaient pas influençables, le marketing et les relations publiques n'existeraient pas.

    Elle devrait se mettre à jour madame Vidal, parce qu'en 2005 Rex Jung, co-auteur d'une recherche effectuée à l'université du Nouveau-Mexique a découvert que lors de tests d'intelligence, les hommes emploient 6,5 fois plus de matière grise que les femmes, alors que celles-ci emploient neuf fois plus de matière blanche. http://www.infinit.com/techno/nouvelles/archives/2

    Pour en revenir aux hormones qui n'ont prétendument aucun effet, voilà autres choses, une étude menée par Charles Lamoureux pour sa thèse au département des langues et traduction de l'université de Montréal en 2007 qui conclut qu'il y a un liens direct entre le taux de testostérone et les capacités langagières.

    http://nouvelles.umontreal.ca/content/view/190/228

    D'autres études ont fait un liens direct en testostérone et le sens de l'orientation

    http://www.lefigaro.fr/sciences/20061227.FIG000000

    On naît pas femme, on le devient ? Foutaise, on peut nier cette nature et essayer de faire de des femmes des hommes mais ça a ses limites. J'ai vu un documentaire sur la chaine planète intitulé, nous enfant d'homo où l'on voit des enfants de femmes homosexuelles discuter. L'une raconte que ses mères ont tout fait pour l'empêcher d'agir comme les femmes hétéros, pas de poupées, pas de maquillages, pas de pomponnage, etc etc etc. Barbie était l'ennemie #1. Pourtant, elle a quand même joué à la poupée elle s'est maquillée, elle a même adopté un comportement rebel voire même hypersexualiser pendant un certain temps. On peut voir un extrait ici de ce documentaire
    http://www.youtube.com/watch?v=dpFkGmMQGxI

    Il y aussi le comportement des bébés dans la pouponnière qui est différent, par exemple quand un enfant pleure, les filles pleurent aussi alors que les garçons sont de glace. Dans le reportage « Moi Jane, toi Tarzan »de Radio-Canada, on démontre que bien des différences hommes femmes sont de l'ordre de l'inné, mais c'est dérangeant pour les idéologues de l'unisexe, voire de l'être humain androgyne qui rêve de déconstruire ce qu'ils appellent les identités de genre.

    Le but final de cette idéologie androgyne est de rendre l'être humain complètement indépendant de l'autre sexe et de promouvoir un modèle de vie, celui du travailleur carrièriste. Comme j'ai dit précédemment, l'égalité de fait est dangereuse et non souhaitable, ce principe nie les différences entre les sexes et aussi entre les individus.

    Pour conclure, les hommes sont différents des hommes pour de multiple raisons et la biologie de l'ordre de l'inné à beaucoup à voir dans ça, sans pour autant nié l'apport
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  • Denis Beaulé - Abonné
    11 mars 2008 07 h 27
    Hommes différents d'hommes
    « les hommes sont différents des hommes »...
    Assez vrai, oui...
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  • benjamin prudhomme - Inscrit
    11 mars 2008 11 h 10
    Et que le sens commun l'emporte!
    Sans nier les differences entre hommes et femmes d'ordre biologique, j'ai affirmé que ces dernières n'étaient pas déterminantes dans l'explication des différences entre hommes et femmes. Il ne s'agit pas de nier ces différences innées, mais bien de comprendre qu'elles ne permettent pas à elles seules d'expliquer le phénomène et que l'apport social à ce questionnement est bien plus déterminant.

    En second lieu, les différents liens établis entre hormones et capacités langagières ainsi qu'entre hormones et orientation spatiale ont maintes fois été démenties. En effet, il a été prouvé qu'à la suite de 3 semaines d'entraînement auprès de fille et de garçons d'âge adolescent, les deux groupes réussissaient à rattraper les retards présentés au plan des caractéristiques attribuées à l'autre sexe. En d'autres mots, les jeunes filles présentaient une même capacité à s'orienter dans l'espace et les garçons une grande amélioration de leurs capacités langagières, et ce en seulement 3 semaines. Alors comment expliquez-vous que 3 semaines d'apprentissage en ce sens aient permis de rattraper de tels retards? Des modifications génétiques dans le cerveau, peut-être? J'en doute fort. Ces modifications ne se font pas en de tels laps de temps et il me semble indéniable que ces améliorations démontrent qu'hommes et femmes ne naissent pas plus habiles a se repérer dans l'espace ou a parler!

    En second lieu, les différents liens établis entre hormones et capacités langagières ainsi qu'entre hormones et orientation spatiale ont maintes fois été démenties. En effet, il a été prouvé qu'à la suite de 3 semaines d'entraînement auprès de fille et de garçons d'âge adolescent, les deux groupes réussissaient à rattraper les retards présentés au plan des caractéristiques attribuées à l'autre sexe. En d'autres mots, les jeunes filles présentaient une même capacité à s'orienter dans l'espace et les garçons une grande amélioration de leurs capacités langagières, et ce en seulement 3 semaines. Alors comment expliquez-vous que 3 semaines d'apprentissage en ce sens aient permis de rattraper de tels retards? Des modifications génétiques dans le cerveau, peut-être? J'en doute fort. Ces modifications ne se font pas en de tels laps de temps et il me semble indéniable que ces améliorations démontrent qu'hommes et femmes ne naissent pas plus habiles a se repérer dans l'espace ou a parler!

    Finalement, votre exemple du couple lesbienne ''luttant contre le royaume la Barbie'' est pour le moins simpliste. En effet, auriez-vous oublié que l'environnement et les déterminants sociaux ne se limitent point aux parents? N'avez-vous jamais remarqué que la télévision, les magazines, les voisins, les enseignants, les milieux en garderie et tant d'autres facteurs font également partie de l'environnement et proposent eux aussi différents modèles qui peuvent différer de ceux proposés par les parents. Ces mères lesbiennes ne sont donc point la seule influence pour ces enfants, qui seront également stimulés par bon nombre d'autres agents, qui expliquent pourquoi les jeunes filles ont tout de même ''été victimes'' du phénomène de l'hyper sexualisation. Sinon, vous seriez en train de dire que chaque enfant ''hypersexualisée'' aurait donc été socialisé par ses parents en ce sens, puisque vous semblez croire que seuls les parents occupent un rôle influent dans la socialisation des individus? Ne pensez-vous pas qu'une telle réduction de la réalité sociale est aberrante?

    Tout come vous, je n'oserais démentir l'importance de la biologie dans l'explication de certains phénomènes. Mais cessons d'utiliser le sens commun qui voudrait que l'inné explique tant de phénomènes sociaux que de nombreuses études ont démenti à maintes et maintes reprises.

    Voici certaines publications, puisque vous semblez tenir aux études, qui démontrent l'importance d'abord sociale de la construction de l'identité sexuelle.
    Hurtig, M.C., et Pichevin, M.F. (Dirs.) (1986). La différence des sexes. Questions de psychologie. Paris: Tierce

    Rogers, W.S. et Rogers, R.S. (2001). The psychology of gender and sexuality. Philadelphia : Open University Press

    Unger, R.K. (Dir.) (1989). Representations: social constructions of gender. New York : Baywood Publishing Company, Inc

    Burn, S.M. (1996). The social psychology of gender. New York : McGraw-Hill.

    Eckes, T. et Trautner, H.M. (2000). The developmental social psychology of gender. Mahwah, N.J. : L. Erlbaum Associates.

    Guillaumin, Colette (1992). Sexe, race et pratique du pouvoir: L'idée de nature.

    Hurtig et M.F. Pichevin (Dirs.), La différence des sexes. Questions de psychologie. Paris: Tierce.
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  • Dominic Pageau - Abonné
    11 mars 2008 12 h 57
    Aucune de vos études démontrent qu'après trois semaines d'entrainement, les hommes rattrapent les femme
    Mais par contre, elles démontrent que c'est des études idéologique, sans grand caractère scientifique qui vise à démontré que le genre est une construction sociale qui est différente du sexe. Mais bon, cette propagande tombe quand on étudie le comportement des enfants qui n'ont pas encore socialisé avec des adultes et encore mieux, on peut le voir quand on étudie des primates qui vivent en société. Une expérience par exemple a été faite chez deux chimpanzé qui ont séparé de leur communauté dès la naissance, un male et une femelle et tous les deux ont adoptés des comportements répandu chez les membres de leur sexe. Donc, ça coupe le sifflet des idéologues de la psychopop qui nient l'apport du biologique sur le développement du comportement et des intérêts humain, comme vous le faites et comme madame Vidal le fait, d'ailleurs, on remarque rapidement que vos études datent beaucoup, elles ne sont pas récentes.
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  • alain BARRE - Inscrit
    16 février 2011 16 h 08
    On naît femme et on le devient, on naît homme et on le devient !
    Susan Pinker a écrit un ouvrage passionnant mais il est vrai qu'elle n'insiste pas assez sur le rôle des modèles sociaux.
    La génétique joue un rôle essentiel dans le comportement des hommes et des femmes mais il est fort possible que l'épigénétique intervienne énormément pour modeler, d'une façon précoce, les rôles des petites filles et des petits garçons. On en saura surement un peu plus dans quelques années ! Jusqu'à présent ce qui résume le mieux la situation est la formule : On naît femme et on le devient, on naît homme et on le devient !
    alainb
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