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Y a-t-il des «cultures» animales?

Certaines «tribus» de chimpanzés utilisent des outils pour cueillir des termites, ce que d’autres groupes de la même espèce n’ont jamais réussi à faire.
Photo : Agence Reuters
Certaines «tribus» de chimpanzés utilisent des outils pour cueillir des termites, ce que d’autres groupes de la même espèce n’ont jamais réussi à faire.
Depuis un demi-siècle, l'étude des comportements animaux a fait faire à plusieurs disciplines scientifiques, dont l'éthologie, un bond aussi important que la cybernétique dans les communications, par exemple. De machines qu'ils étaient au temps de Descartes, les animaux sont désormais reconnus pour avoir des niveaux d'intelligence différents, dont certains fort élevés.

Des chercheurs disent avoir identifié de véritables «cultures animales» chez certaines espèces de poissons et de mammifères. Certains chercheurs, comme Étienne Danchin, n'hésitent plus à parler de «débuts de conscience», ce qui est loin cependant de faire l'unanimité dans le monde des sciences.

Ce chercheur du groupe Évolution et diversité biologique de l'université Paul Sabatier, à Toulouse, estime pour sa part que les animaux se transmettent d'une génération à l'autre des informations cruciales pour leur survie, un héritage culturel que la génétique ne peut expliquer.

Il y a quelques décennies encore, on croyait comme Konrad Lorenz que les automatismes et les instincts gouvernaient le monde animal et qu'ils se transmettaient par les gènes.

Mais pour vraiment comprendre le monde animal, affirme Étienne Danchin, qui entretiendra le public d'ici de «culture animale» ce soir au Coeur des sciences de l'UQAM, il y a quatre manières, chacune ayant ses forces et ses faiblesses.

On peut adopter une approche mécaniste pour expliquer les comportements. Par exemple, on se demandera pourquoi les oiseaux chantent davantage au printemps en expliquant le phénomène par différents liens entre les mécanismes de reproduction et les conditions environnementales qui agiraient comme stimuli ou déclencheurs.

On peut aussi adopter une approche plus individualiste, en analysant le développement de chaque animal, son degré d'insertion et d'adaptation pour expliquer son développement, ses habiletés et ses aptitudes.

On peut aussi analyser son comportement dans une logique de finalité. Pas une finalité à la Teilhard de Chardin, qui assigne une finalité voulue par Dieu à l'évolution, insiste Étienne Danchin. On s'intéressera plutôt, dit-il, à ses «objectifs évolutionnistes», c'est-à-dire qu'on déterminera comment un animal réussit à assurer sa survie et celle de son espèce par l'amélioration de son efficacité à exploiter des environnements souvent différents, une analyse propre à «l'écologie comportementale». Enfin, quatrième approche, on peut situer l'évolution d'une espèce sur une échelle philogénétique ou, si l'on veut, dans l'évolution à long terme de la grande cohorte des vivants, dont l'humain est l'aboutissement d'un certain nombre de lignées.

«Aucune de ces quatre manières n'est meilleure que l'autre et toutes sont complémentaires», quoi qu'en pensent les chapelles qui vont parfois s'édifier autour de l'une ou l'autre de ces approches, ajoute le chercheur.

L'évolution de ces méthodes de recherche a forcé la communauté scientifique, non seulement à reconnaître, mais aussi à mesurer des formes d'intelligence souvent fort élevées chez différents animaux, comme les singes, les corneilles, les dauphins, etc. Mais ces travaux en ont suscité d'autres sur la manière dont s'opère la transmission des connaissances acquises par les animaux, ce qui a rapidement conduit les chercheurs à l'idée qu'il y avait transmission de savoirs collectifs propres à certains groupes. C'est ce qu'Étienne Danchin appelle les «cultures animales».

Des jeunes macaques ont été observés au Japon en train de laver des pommes de terre utilisées comme appâts pour les attirer. Cette découverte, faite par une jeune femelle, avait été transmise peu de temps après à tout le clan. En Afrique, des chercheurs suisses ont observé, quelques années après les travaux de Jane Goodall sur l'utilisation d'outils par les chimpanzés pour cueillir des termites, que d'autres groupes de la même espèce avaient inventé de leur côté une manière de briser de grosses noix avec des roches, méthode qu'ils se transmettent de génération en génération, ce que d'autres groupes de la même espèce n'ont jamais réussi à faire.

Pour Étienne Danchin, la transmission de ces savoirs collectifs constitue un véritable corpus culturel de type animal. On est là, dit-il, en présence de cultures locales, qui adoptent ces comportements particuliers. Ces informations ainsi transmises comme bagage culturel particulier ont autant d'importance pour la survie d'une espèce ou d'un groupe que la transmission de son bagage génétique. À la limite, dira Étienne Danchin, la génétique transmet plutôt la possibilité ou l'aptitude à faire une chose, mais c'est par l'apprentissage que l'animal l'optimisera par un niveau de performance qui déterminera son efficacité dans un milieu donné.

Certes, convient-il, cette transmission de génération en génération d'un savoir collectif va en heurter plusieurs, parce qu'on parle de «culture». Il convient que des termes comme «savoir collectif» ou «proto-culture» seraient peut-être plus neutres, mais il n'hésite pas à dire que par choix il préfère le terme «culture», «plus provocateur» parce qu'il a le mérite de forcer la réflexion sur ces découvertes fondamentales pour notre compréhension du comportement animal.

«Mais soyons clairs, dit-il, au sens où je définis la culture animale, cela n'a rien à voir avec la culture humaine, surtout si on définit celle-ci comme un ensemble de valeurs dont on déduit des règles et des comportements.»

«On ne peut toutefois pas réduire la culture uniquement par ce qu'elle produit à l'extrémité d'un processus historique. Si on le faisait, on ne pourrait pas comprendre que l'humain est le résultat de l'évolution à partir de poissons qui sont sortis de l'eau un jour!»

Tout comme on voit aujourd'hui une continuité dans l'évolution des formes d'intelligence animale, on constate qu'il y a des cultures différentes et donc des modes de transmission des comportements plus ou moins évolués selon les espèces.

Étienne Danchin ne récuse pas, bien au contraire, l'idée que cette évolution s'accompagne de formes de conscience réflective chez les animaux, dont le stade le plus avancé a été atteint un jour alors que l'un d'eux s'est rendu compte qu'il pensait.

Les cas de «conscience» ou de pensée réflexive sont nombreux à son avis. Des expériences contrôlées ont démontré, par exemple, comment des geais cachent leurs graines différemment s'ils se sentent épiés par d'autres compères. Se sachant voleurs, ils savent que les autres le sont aussi et, par réflexion sur leur propre comportement, ils vont circonscrire ce comportement qu'ils savent culturel!

Un autre exemple est fourni par la conscience que certains animaux peuvent avoir de leur propre mort, convient-il, et de l'angoisse de ce qui va se produire après. Les éléphants, qui la sentent venir et qui en ont une représentation intérieure, vont se retirer pour aller mourir dans ce qu'on appelle les cimetières d'éléphants. Autre exemple: Sara, une jeune chimpanzée qui avait appris le langage des sourds-muets dans les années 70, expliquait en langage humain qu'un compagnon décédé lui manquait, ce qui dénote, selon Étienne Danchin, une conscience du vide et de son angoisse. À la limite, dit-il, cette expression d'angoisse se résorbera chez les humains par la construction des grands mythes, voire les religions.

Mais beaucoup d'humains, dit-il, résistent encore farouchement à l'idée qu'ils se situent dans un continuum évolutif avec le monde animal. Ils ont tout juste accepté l'idée de l'évolution biologique proposée par Darwin mais ils résistent à l'idée que l'intelligence et la conscience aient pu se développer progressivement et existent à des niveaux divers dans le règne animal, et qu'ils s'y développent par transmission culturelle.

Étienne Danchin récuse toutefois l'utilisation que font de ces faits scientifiques les animalistes, qui en déduisent que les animaux, s'ils ont intelligence et culture, ont des droits comme les humains. Les humains, eux, ont atteint un niveau d'intelligence et de conscience qui leur confère la responsabilité de respecter les autres maillons du vivant, dit-il, ce par quoi ils expriment leur humanité. Mais à voir de près ce qu'ils font de leur planète, ajoute-t-il, on se prend à douter parfois que leur niveau d'intelligence se situe au sommet de l'échelle de l'évolution.






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  • Denis Paquette
    Abonné
    jeudi 21 février 2008 06h19
    Les animaux et nous
    « Il est évident que si l'on croit a la thèse de Darwin l'apparition de l'intelligence c'est fait peu a peu et que les animaux en sont en quelques sorte les précurseurs et les maillons, qu'ils ont quelque chose a voire avec notre évolution et de cette aptitude que nous nommons l'intelligence et la culture.
    L'autre aspect intéressant c'est la these des antropologues concernant l'idée, qu'il y a des chose innés et d'autres de transmises.Pour ma part je crois que dans l'évolution il y a une participation de ces deux aspects, c'est-a-dire que l'un cré peu a peu les conditions permettant l'avénement de l'autre. Il faut lire Chomsky sur l'apprentissage de langage pour s'en rendre convaincre.
    Il faut s'intéresser a l'histoire de l'humanité pour se convaincre que meme chez les humains il y a eu évolution et qu'il y aura encore évolution.
    Bon, la tentation est grande de faire comme les créationnisme le font, de croire que les humains ont étés creer une fois pour toute et que tous a été dit, pour ma part je crois que c'est vouloir se prendre pour d'autre et que sous des dehors d'ouverture un manque flagrant de modestie voire de l'orgueuil mal placé, vouloir remettre l'homme au centre de l'univers, quelle prétention. Petit homme, il faudra bien un jour que tu apprennes a vivre d'une facon un peu plus digneet honnete, avant de te donner ce role, de centre de l'univers »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 21 février 2008 07h37
    Cheeta...ce n'est pas du chit...
    « J'ai un tableau peint par Cheeta, le chimpanzé qui joue avec Tarzan, vous savez le fameux Johnny Weissmüller. Un tableau digne des meilleures créations artistiques de l'humanité. Cheeta est le plus vieux chimpanzé du monde. Cependant, il est amusant de constater que la science ne fait pas beaucoup d'efforts pour constater que d'autres peuples humains autres que les caucasiens possèdent et culture et intelligence. Je croyais que nous aurions pu apprendre des choses inédites à propos des animaux, je vois que la science n'a pas évolué. Mis à par cette anecdote, l'intervention de M Paquet est digne d'intérêt. »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    jeudi 21 février 2008 09h23
    adaptation ?
    « Très intéressant comme article.

    Les humains ont appris beaucoup des animaux pour développer leurs propres cultures ;
    l'exemple des nids d'oiseaux ou des toiles d'araignée observés par les premiers peuples a donné naissance au tissage et tout ce qui s'en suit. La transmission culturelle va, selon moi ,dans les deux sens : animal/humain.

    L'adaptation au milieu est nécessaire pour survivre, qu'on soit animal ou humain.
    Un nid d'oiseau tissé avec des bouts de plastique et des brindilles. Art écologique ou nécessité actuelle ? Cette image du nid hybride est à la fois fascinante et déconcertante.
    Elle est encore gravée dans ma mémoire et depuis, ma conscience écologique a fait un bond. Quand on voit des bidonvilles faits avec des surplus de déchets est-ce de l'éco-construction ou de l'adaptation humaine à une planète malade ?

    La transmission culturelle entre les humains est de plus en plus défaillante, plusieurs savoir-faire sont en voie de disparaître et malheureusement ils pourraient permettre notre survie dans cette culture du gaspillage. L'observation des animaux est parfois très instructive... Mes corneilles d'été sont vraiment fascinantes.
    Marie-Claude Leclerc »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    jeudi 21 février 2008 11h10
    L'évolution depuis Darwin
    « Louis-Gilles Francoeur nous met au courant d'une conférence donnée ce soir à l'UQAM par un chercheur en éthologie, Étienne Danchin. Je l'en remercie, car ce sujet m'intéresse au plus haut point. Il se pourrait que je change d'avis après cette conférence, mais j'ose exprimer déjà quelques réflexions sur l'un ou l'autre des points soulignés par M. Francoeur.

    Descartes, à ce sujet, fait presque aussi dépassé qu'Aristote mille ans avant lui. Pourquoi ? Tout simplement parce que maintenant l'évolution de toute la nature nous est bien connue grâce à Darwin dont le voyage sur le Beagle jusqu'aux Îles Galapagos a transformé définitivement le regard que tant les chercheurs que les philosophes peuvent maintenant porter sur les animaux qui nous ont précédés. M. Francoeur, dès son introduction, rend bien compte de cette grande différence : «De machines qu'ils étaient au temps de Descartes, les animaux sont désormais reconnus pour avoir des niveaux d'intelligence différents, dont certains fort élevés.» En fait foi cette citation de M. Danchin : «On ne peut toutefois pas réduire la culture uniquement par ce qu'elle produit à l'extrémité d'un processus historique. Si on le faisait, on ne pourrait pas comprendre que l'humain est le résultat de l'évolution à partir de poissons qui sont sortis de l'eau un jour!»

    Autre point fort important, la différence - soulignée par un lecteur précédent - entre la génétique et l'apprentissage qui, on le reconnaît maintenant, ne commencent pas à jouer conjointement chez le seul être humain. L'intelligence, la conscience humaine, la capacité de se représenter des choses et de les analyser, tout cela a été préparé depuis des millions d'années. Certains croient encore que la capacité de penser est réservée aux humains à cause principalement de trois choses : leur gros cerveau, leur bipédie et le langage articulé. C'est mettre la charrue avant les boeufs : ce sont là des moyens, importants certes, mais qui sont loin d'avoir à eux seuls fait accéder l'homme à la pensée réflexive. Bien d'autres traits d'intelligence étaient clairement déjà à l'oeuvre chez les animaux, traits qui ont préparé l'accession de l'humain à la conscience réflexive : la conscience d'être conscient. Ce qui est nouveau et bien rendu par M. Danchin, semble-t-il, c'est l'insistance sur le fait que cela s'est développé par transmission culturelle déjà chez les animaux qui nous ont précédés. Celui-ci va même jusqu'à affirmer «l'idée que cette évolution s'accompagne de formes de conscience réflective chez les animaux».

    Là où il se peut que je ne suive plus M. Danchin, c'est quand il affirme que, si l'on peut «analyser son comportement dans une logique de finalité», ce ne peut être à la manière de Teilhard de Chardin, «qui assigne une finalité voulue par Dieu à l'évolution.» Et il insiste sur ce point, nous dit M. Francoeur. Je me demande si M. Danchin a bien lu «Le phénomène humain» de Teilhard de Chardin. Car, à la différence de Descartes, Teilhard connaît bien l'évolution. Son travail de paléontologue l'a rendu sensible à toute l'évolution de l'univers, un peu comme notre «savant québécois», Hubert Reeves. Il est clairement abusif de laisser entendre que Teilhard pourrait faire partie des créationnistes dont les plus futés utilisent présentement un terme qui semble moins rétrograde : «Le dessein intelligent». Un tel appariement est réducteur. Teilhard insistait pour dire que, dans «Le phénomène humain», à la différence du «Milieu divin», sa foi n'intervenait pas dans sa description de l'ensemble de l'évolution. Il se voulait chercheur et, à la limite, philosophe. Il ne mettait certes pas sa foi à la porte, mais il désirait clairement s'en tenir à la science et à la philosophie.

    Oui Teilhard voit de l'esprit dans la matière. Il faudrait de nos jours se boucher les yeux pour ne pas faire le même constat que lui. Pensons à la physique quantique où, depuis déjà plusieurs décennies, la particule matérielle est aussi reconnue comme onde immatérielle et insaisissable. Pensons encore à un grand philosophe de l'Inde, Sri Aurobindo, pour qui l'évolution non seulement s'est poursuivie sans hiatus depuis les premiers éléments il y a des milliards d'années jusqu'à nous les êtres humains, mais pour qui aussi elle est appelée à continuer après nous, cette évolution, mais alors dans l'esprit en même temps que dans le corps, ce qu'il appelle le supra-mental. Pensons aussi à Erwin Shrödinger, l'un des fondateurs de la physique quantique qui affirmait en gros qu'il serait surprenant que l'esprit surgisse de la matière s'il n'est pas déjà à l'oeuvre au départ pour justement la faire évoluer, cette matière. Accession progressive à la complexité, bien sûr, mais, comme se demandait Hubert Reeves lui-même, qu'est-ce qui peut bien pousser la matière à avancer vers une complexité grandissante ? L'ajout d'éléments simples qui pourraient à eux seuls donner de la complexité ? M. Reeves a déjà envisagé cette hypothèse, mais elle lui pose de plus en plus question. Et il est de moins en moins seul dans cette sorte de questionnement.

    Il reste cependant une question qu'avait posée déjà au dix-septième siècle le philosophe Leibniz : «Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?» À cette question cruciale, le philosophe, tout comme le scientifique, n'a pas de réponse. Le croyant répond que c'est parce que Dieu, dans son amour éternel, l'a voulu. Et là l'homme de science ne peut ni récuser ni confirmer. La réponse appartient à la liberté humaine. »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 21 février 2008 13h13
    Vraiment supérieur?
    « Il n'existe pas d'animal qui martyrise ses enfants pendant une décennie comme le boureau de Beaumont...et Il n'existe pas d'animal qui ont écrit de la musique aussi sublime que Beethoven ou Mozart ou les Beatles.
    Les humains sont capables à la fois du mieux et du pire. Dans l'ordre de l'univers nous ne valons pas plus qu'une fourmie. Ce sont les religions qui nous ont fait enfler la tête avec des affirmations comme "Dieu NOUS a créé à SON image et SA ressemblance"!!!Quelle pédantrie!!Les autres races animales sont beaucoup plus près de la réalité et du concret que les humains.

    Le grand problème des humains, comme l'observait Krishnamurti, c'est de donner plus d'importance à leurs images mentales (idées,valeurs...) qu'à la réalité! C'est cette tare qui engendre les principaux problèmes entre êtres humains (religions, nationalismes, communisme...)et entre les humains et les reste de la nature. Des nations d'astonomie et un peu de logique peuvent cependant nous aider à relativiser les choses et voir la réalité au-delà des images mentales.

    Ce qui est le plus essentiel à la vie biologique sur terre ce sont les plantes. Sans plantes la "vie" serait impossible, car ce sont elles qui vont chercher l'énergie de notre soleil qui nous est essentielle. Par contre, que toutes les formes de vie se porteraient mieux sans les humains me semble une évidence... »

  • Michel Samson
    Abonné
    jeudi 21 février 2008 13h32
    "Le jour où l'on se rendra compte de ce que les animaux pensent de nous..."
    « La citation est de Boris Cyrulnick, neuro-psychiatre et éthologue.

    Le phénomène n'est pas nouveau. Depuis longtemps, notre indécrottable anthropomorphisme nous aveugle d'un progrès de la connaissance à l'autre. Konrad Lorenz, le père de l'éthologie contemporaine annonçait déjà cinquante ans passés que les espèces animales étaient dotées d'intelligence, que leur fonctionnement n'était pas qu'instinctif et qu'elles apprenaient de nouveaux comportements adaptatifs durant leur existence, selon les espèces évidemment. »

  • Maurice Monette
    Abonné
    jeudi 21 février 2008 17h07
    Tout est là soit, dans l'apprentissage de la liberté !
    « Monsieur Jean-Pierre Audet a touchée LA VÉRITÉ de nos INCARNATIONS SUCCESSIVES pour AFFINER l'utilisation de l'OUTIL ÉVOLUTIF qu'est le "LIBRE-ARBITRE". Par sa dernière remarque sur la "LIBERTÉ HUMAINE", celui-ci a "révélée" la RAISON ULTIME de notre présence ICI-BAS...

    Toutes les théories sur l'évolution des espèces qui sont mentionnées dans chaque Réaction à cet Article de Monsieur FRANCOEUR sur les "CULTURES ANIMALES", gravitent autour du fait d'inclure nos comportements SOCIAUX dans un processus tout simplement de mécanique évolutive, qui ont pour BUT ULTIME de s'approcher de l'EFFICACITÉ PARFAITE de ce que NOUS faisons de l'ÉNERGIE qui anime les espèces vivantes. Mais, le NIVEAU de CONSCIENCE de l'espèce humaine, même si une certaine forme d'organisation sociale existe chez toutes les espèces animales qui vivent en "société plus ou moins complexe", permet une organisation sociale qui est devenue à ce point perfectionnée, que des temps de "loisirs", plus ou moins longs sont devenus possibles. Et, c'est LÀ qu'on parvient à faire la différence entre l'ESPRIT des HUMAINS(ES) et les comportements animaux qui n'ont pratiquement que la SURVIE de l'espèce comme OBJECTIF FINAL.

    L'espèce humaine a su ÉVOLUER au cours des millions d'années où elle a laissés plusieurs artefacts témoignant de la progression de son ÉVOLUTION, jusqu'au moment où celle-ci devint assez "ÉVOLUÉE" pour s'accorder des MOMENTS de LOISIRS, plus ou moins long", selon la PO$ITION $ociale occupée. Ce qu'aucune espèce animale ne peut s'offrir dans leur vie car, elles ne progressent que pour survivre.

    Alors, avec les loisirs sont venus aussi toutes sortes d'inventions pour créer une ORGANISATION SOCIALE BASÉE sur le degré de riche$$e en ARGENT. Ce qui est une INVENTION de l'espèce humaine qui créa des DICHOTOMIE$ IMPORTANTE$ et qui devint pratiquement l'UNIQUE OBJECTIF à atteindre. Ainsi, la TERRE a été $urexploitée à OUTRANCE, au point de mettre la SURVIE de toutes les espèces vivantes ICI-BAS en DANGER.

    Donc, les vues simplistes qui précèdent ne tiennent pas compte de cette SUPÉRIORITÉ qui a permise à l'espèce humaine de DOMINER au point d'avoir rendue sa BIOSPHÈRE agonisante, sans tenir compte de sa PROGRESSION dans sa COURSE PLANÉTAIRE, qui se répète après chaque période d'environ 2000 ans. Alors, l'epèce humaine est VICTIME de sa CUPIDITÉ INSATIABLE, depuis qu'elle a inventer le LUCRE et ÇA, aucune autre espèce animale n'aurait pu s'en rendre COUPABLE comme NOUS le sommes MAINTENANT.

    D'où, si ÇA n'est pas LA PREUVE de notre différence avec le monde ANIMAL, je ne sais pas ce qu'il faudrait. Il reste peu de temps avant qu'il ne soit plus possible de faire marche arrière pour "SAUVER" la PLANÈTE et les espèces animales dont l'HUMANITÉ nantie d'une CONSCIENCE SOCIALE, ce qui LUI a permis d'être considérée comme SUPÉRIEURE. Mais, au point où NOUS en sommes depuis environ deux (2) décennies, de forts DOUTES s'incrustent dans mon esprit...

    L'espèce humaine n'a pas su restreindre son AVIDITÉ de LIBERTÉ et NOUS courons à NOTRE PERTE INEXORABLE depuis lors... »

  • Luc Séguin
    Abonné
    jeudi 21 février 2008 17h18
    Il y a conscience et conscience
    « C'est une chose de reconnaître aux animaux une forme d'intelligence, peut importe le sens que l'on donne à ce mot, mais c'en est une autre d'attribuer à certaines espèces une « culture », voire même une « conscience ». Les animaux communiquent entre eux au moyen de langages, lesquels, pour être variés et d'une complexité inégale, ont tous en commun de ne pas permettre la pensée abstraite. Le plus évolué des animaux, si on exclut l'homo sapiens, ne sais pas ce qu'est un animal, il ne peut pas penser le concept d'« animal ». Le chimpanzé n'a pas de mot pour se désigner, se caractériser par rapport aux autres primates et animaux.

    De même, le chimpanzé, que l'on dit si près de l'Homme, ne peut pas éprouver les sentiments comme nous. Chez l'Homme, tout sentiment est double. Ce que nous appelons, par exemple, « joie » est, indissociablement, conscience de cette joie. Notre tristesse est aussi conscience de cette tristesse. C'est cette conscience, qui vient doubler tous nos sentiments, qui fait que ceux-ci n'ont pas d'équivalent dans tout le règne animal.

    Ainsi quand on dit que notre chien est « content » parce qu'il remue la queue, on péche par abus de langage, par anthropomorphisme. Un chien ne peut pas être « content » ou « joyeux ». Le chien peut seulement vivre un ÉTAT que nous, humains, du fait de notre conscience, nous associons à un SENTIMENT de « joie ».

    L'anthropomorphisme est une tendance qui m'énerve plus que toute autre. Surtout lorsqu'il s'ignore. Je n'en peux plus de voir ces viennent matantes parler à leur petit chien comme si c'était un enfant, convaincues qu'elles sont que l'animal comprend ce qu'elles lui disent. Il y a dans cette attitude si répendue l'apparence d'un malaise social qui me désole et, parfois, m'inquiète. »

  • Jean-Marc Bernard
    Abonné
    jeudi 21 février 2008 17h22
    Une question qui me passionne!
    « Dans la ligne de la théorie de l'évolution (qui m'apparaît aujourd'hui plus qu'une théorie, peut-être une quasi certitude) et en étudiant les différents scénarios qui tentent d'en démontrer les différentes phases, dans le cas de l'hunmain, je me suis depuis longtemps posé la question suivante: les recherches scientifiques actuelles, dans ce domaine de l'évolution des espèces, ne pourraient-elles pas permettre d'identifier, chez les différentes espèces animales, certaines caractéristiques sélectives qui seraient prédictives d'une évolution vers un état de conscience similaire à l'humain. Je me place ainsi dans la peau d'un observateur virtuel qui, il y a des millions d'années,aurait pu détecter chez nos ancêtres les primates telles ou telles caractéristiques, ou un agencement de celles-ci, qui auraient pu, avec une certaine fiabilité indiquer la route vers l'humain.

    Jean-Marc Bernard
    Québec
    jmbernard@videotron.ca »

  • Sylvio LeBlanc
    Abonné
    samedi 23 février 2008 08h28
    Sara et Thomas
    « Je ne crois pas à cette histoire avec Sara la chimpanzée évoquée ici.
    Sylvio Le Blanc »

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