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Internet? Dépassé. La vraie révolution approche.

Fabien Deglise   9 février 2008  Science et technologie
On efface tout et on recommence. Près de 40 ans après son avènement, Internet, ce vaste réseau mondialisé dédié à l'échange d'information, ne vaudrait désormais plus la peine d'être maintenu en vie.

«Obsolète», «dangereux», «ingérable», disent quelques bonzes du cyberespace. La célèbre Toile, imaginée il y a quelques années pour supporter principalement les courriels, n'aurait en effet plus l'étoffe nécessaire pour répondre aux besoins actuels de communication, comme les échanges de fichiers volumineux, la diffusion en direct d'émissions de télévision et de films en haute définition, la complexification du Web ou encore la multiplication d'applications sans fil. Et pour toutes ces bonnes raisons, le temps est maintenant venu d'annoncer la faillite de ce système. Et d'en lancer un autre, tout neuf, sous un autre nom. Point.

À l'heure de l'omniprésence de ce réseau dans le quotidien de millions d'internautes, le projet est aussi radical qu'étonnant. Et pourtant, il est soutenu sérieusement depuis quelques mois par les premiers architectes de ces réseaux interconnectés (INTERconnected NETworks, comme disent les Anglos), qui ne semblent rien voir de bon, quatre décennies plus tard, pour l'avenir de leur création. Dans sa forme actuelle.

«Il faut chercher une façon de faire un Internet fondamentalement plus sécuritaire et plus facile à gérer», résumait en octobre dernier l'ingénieur David D. Clark, un des pères d'Internet, dans les pages du Christian Science Monitor. «Cela peut vouloir dire repartir à zéro ou encore inventer un réseau parallèle [à celui qui existe aujourd'hui]. Nous ne le savons pas encore. Mais nous devons penser à l'avenir et nous demander à quoi nous voulons qu'Internet ressemble dans 15 ans.»

Pour Clark, tout comme pour ses amis Len Bosack et Larry Roberts, deux autres fondateurs d'Internet, la question est cruciale. Et, peu importe la réponse envisagée, 15 ans après l'apparition du premier navigateur Web — il s'appelait NCSA Mosaic — elle semble vouloir poser une charnière dans le grand livre d'histoire d'Internet et jeter du même coup les bases, qui sait, d'une autre révolution dans le cyberespace.

«C'est inévitable», lance le professeur en psychologie Éric Brangier, spécialiste de l'interaction humain-machine à l'Université de Metz en France. «Nous sommes entrés dans une phase de développement de nos sociétés où l'on ne fait pas juste utiliser la technologie mais où l'on pense avec elle. Cela est bien sûr lié à la proximité entre l'homme et la technologie, mais aussi à l'omniprésence des machines dans nos vies. Et cela annonce aussi plusieurs changements» dans notre façon de vivre avec ces machines, surtout avec les réseaux qui leur donnent vie.

Exacerber le nomadisme

Au jeu de la prospective, les scénarios se bousculent. Mais certains sont bien sûr plus réalistes que d'autres. L'affirmation accrue et prévisible de connexions toujours plus mobiles, qui à l'avenir devraient renforcer le nomadisme de notre temps, en fait partie.

«La tendance est là, forte, et elle va aller en s'accentuant», résume Michel Desmarais, professeur de génie informatique à l'École polytechnique de Montréal. «Les connexions à Internet sans fil vont être partout, dans les moyens de transport, dans les parcs, dans les rues, dans les maisons... Même chose pour les appareils portables, qui vont se multiplier sur nous», avec à la clef l'apparition de services et d'usages prompts à répondre à ce goût d'ubiquité que valorise notre temps.

Exprimée aujourd'hui par la prolifération des ordinateurs de poche et autres téléphones cellulaires multifonctions, cette volonté d'être ici et ailleurs en même temps mais aussi de réduire les distances autour de nous devrait engendrer une reconfiguration majeure des équipements de notre quotidien qui, en choeur, dans un monde ultra-connecté, vont naturellement converger vers le Web, pense Robert Bolduc, du Centre de recherche en informatique de Montréal (CRIM).

«Nous sommes passés des grands ordinateurs aux ordinateurs de bureau, puis aux ordinateurs portables, dit-il. Maintenant, nous avançons vers des architectures [d'informations] distribuées sur le Web. Tout ce que nous allons faire va passer par le Web, et ce, en utilisant des données ou des programmes qui ne seront plus dans nos ordinateurs mais répartis un peu partout dans des réseaux. Et donc, accessibles en tout temps de n'importe où.»

Avec en toile de fond ces idées fondamentales de mobilité, de partage et de flexibilité, des équipements comme le BlackBerry ou le iPhone, mais aussi des sites d'échange de photos (comme Flickr) ou de marque-page Internet (Del.icio.us), donnent désormais le ton de cette convergence qui ne fait que commencer. Pour peut-être se rendre très loin...

«Il est toujours hasardeux de prédire ce que vont être les technologies de demain et ce que les gens vont en faire», dit Sherry Turkle, qui s'intéresse à l'aspect social des sciences et des technologies au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge aux États-Unis. «Mais aujourd'hui, une chose me semble claire: nos vies devant un écran [on the screen] vont devenir de plus en plus intégrées à nos vies hors des écrans [off the screen].»

100 % naturel

La symbiose est en marche. Et en chassant ainsi les anciens modes d'interaction entre les humains, elle risque aussi de faire arriver le naturel au galop, croient plusieurs penseurs des technologies. «C'est un enjeu social et économique important», dit Christian Bastien, de l'Usability Professionals' Association (UPA), un groupe d'experts internationaux en ergonomie des systèmes d'information. «Pour l'instant, les technologies offrent très peu d'interactions naturelles. Or, pour se répandre, se démocratiser et améliorer leur efficacité, elles vont devoir se faire forcément plus simples, plus conviviales, et donc répondre à des modes d'interaction davantage en harmonie avec les comportements humains.»

Le maître suprême de l'informatique, Bill Gates, fondateur de l'empire Microsoft, semble d'ailleurs partager cette vision du futur proche. C'est en tout cas ce qu'il a laissé entendre au début du mois de janvier lors du Consumer Electronics Show, le rendez-vous annuel des amateurs de tendances numériques, qui s'est tenu à Las Vegas, aux États-Unis. Il évoquait une multiplication, dans les dix prochaines années, d'ordinateurs qui mettront à profit la voix, le toucher et le mouvement du corps pour servir leurs utilisateurs. «C'est logique, indique Michel Desmarais. La parole et le toucher sont des choses bien plus naturelles que l'écriture.»

De là à parler de la disparition prochaine des claviers, il n'y a qu'un pas... que le scientifique ontarien Anand Agarawala, du groupe de chercheurs TED (pour Technology, Entertainment, Design), propose déjà de franchir. Comment? Avec son Bumptop, un projet de bureau virtuel qui propose d'interagir avec ses dossiers sur son écran de la même façon que dans le monde réel: en formant des piles de papier numérique ou en tournant les pages de nos imprimés virtuels. Entre autres choses.

L'idée est aussi poussée plus loin par Jeff Han, de l'Université de New York, qui, en novembre dernier, a été honoré par la célèbre revue Popular Mechanics pour son mur interactif, un écran sur lequel il est possible d'interagir avec des objets par le simple mouvement des mains. Le futur imaginé par l'auteur américain de science-fiction Philip K. Dick et mis en images par Steven Spielberg dans son film Minority Reports est finalement à nos portes.

«C'est dans cette direction que nous allons, c'est vrai, reconnaît Michel Desmarais, mais il va falloir attendre certainement plus que 10 ans avant de voir ce genre d'applications se généraliser.»

Serviteurs numériques

L'innovation, c'est vrai, fait rêver. Mais elle n'est pas la seule. «La demande de "créatures" interactives qui vont faire des recherches pour nous dans les mondes digitaux va aller en s'accroissant», lance Sherry Turkle, qui voit dans «ces sortes d'assistants personnels automatiques» l'image d'un futur qui, lui, ne serait finalement pas très loin de nous.

«C'est plein de bon sens, ajoute Éric Brangier. Il y a 10 ans, nous devions mémoriser des numéros de téléphone. Aujourd'hui, cette activité de mémorisation a été sous-traitée à notre agenda électronique. Dans ce contexte, il n'est pas fou d'imaginer sous-traiter d'autres choses», comme la recherche d'information, la gestion de la température dans une maison ou même la prise de rendez-vous chez le dentiste, par assistant personnel digital interposé.

Cette quête d'assistance, «qui vise à réduire l'effort déployé pour utiliser des systèmes», poursuit M. Bastien, serait d'ailleurs en branle, avec entre autres le projet de construction d'un Web dit sémantique, qui vise à permettre à des systèmes automatisés de ne pas seulement lire le contenu d'une page Web par exemple, mais aussi d'en comprendre le contenu, sans l'intervention d'un humain.

«Cela va sans doute être la plus grande évolution, dit Michel Gagnon, professeur à l'École polytechnique. Ce projet repose sur la création de contenus sémantiques qui décrivent par concepts les informations contenues dans une page», et ce, pour à terme expliquer, par exemple, une relation entre un auteur et une institution, entre un cours et une innovation, afin de faciliter «l'agrégation automatique d'informations» et les raisonnements, poursuit-il.

Difficile à palper, ce processus de formalisation de métadonnées prend de plus en plus d'ampleur, sous la houlette de Tim Berners-Lee, l'inventeur du Web. Et forcément, s'il ne conduit pas à la disparition d'Internet, comme le souhaitent d'autres pionniers, il pourrait radicalement refaçonner le visage d'un réseau dont il semble, plus que jamais, difficile de se passer.

Le Devoir

Sites Internet

URL (Mur interactif): http://www.popularmechanics.com/technology/industry/4224762.html?series=37

URL (Bumptop): http://bumptop.com/






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  • Lorien Routhier
    Abonné
    samedi 9 février 2008 04h28
    Internet vs "La" "Vraie" révolution?
    « Il est bien intéressant d'avoir une idée sur les perspectives du futur. Il y a vingt ans en effet, il fallait être un peu en avant de son temps pour imaginer un système de carte mondiale interactive, ou de la transmission vidéo sur le web. Aujourd'hui c'est la même chose, on nous prédit un futur de toutes sortes de couleur, et c'est très beau si on aime la fuite en avant de la technologie.

    Cependant, dire que Internet est dépassé et que la "vraie" révolution approche, à mon avis ça ressemble à de la foutaise faite pour attirer le regard. Un gros titre accrocheur pour vendre, au détriment de la qualité de l'information transmise.

    Car enfin, Internet n'est pas dépassé: Au contraire, il prend chaque jour d'avantage de place dans nos vies. Le réseau global s'intègre maintenant à beaucoup de sphères différentes, de la communication au savoir universel, en passant par le commerce et les banques d'information.

    De plus, j'aimerais noter qu'une nouvelle révolution ne diminue pas l'importance de la précédente. "La" "Vraie" révolution? Formuler le titre ainsi signifie que l'autre évènement (l'invention originale d'Internet) n'était pas "vraiment" une révolution. On sous-entend ici que le nouveau système qui s'en vient sera énorme, tellement monstrueux que le tsunami Internet ne sera qu'une vaguelette en comparaison. C'est drôle, mais moi j'y vois plutôt un genre de publicité exagérée pour rien d'autre qu'une mise-à-jour qui n'existe même pas encore.

    Cet article est très bien, c'est amusant de se tenir au courant de ce qui s'en vient, mais je suis carrément emmerdé de voir la chose mise sous un aussi grossier projecteur. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 9 février 2008 08h16
    Intéressant.
    « C'est un retour à une époque où on pouvait voyager sans passeport, sans "carte" d'identité. Cette révolution est bienvenue et ce sont des prolégomènes à un retour du nomadisme via la science plutôt que le chameau (il y aura toujours des chiens qui aboieront au nom d'un "humanisme" pas encore identifié). Ici ou ailleurs, c'est du pareil au même. »

  • Jean-Jacques Stréliski
    Abonné
    samedi 9 février 2008 08h30
    Une réponse partielle mais prometteuse
    « Merci Monsieur Déglise. Je trouve une réponse embryonnaire certes, mais prometteuse aux questions de doxocratie et aux limites d'Internet que je soulève dans mon papier du 4 février dernier (Pouvoirs de sou-sol).
    J-J Stréliski »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 9 février 2008 09h03
    Que du blabla.
    « Tant mieux si Internet est "ingérable". C'est ce qui lui donne sa liberté et créativité.

    Ces bonzes qui rêvent d'un système "prêt-à-porter" sorti d'une boîte sont des nostalgiques de la bulle.

    L'avantage du clavier sur la parole est le temps qu'il donne à la réflexion. Moins de blabla.

    Ces gens devraient soigner leur anxiété. »

  • Hugo Lavoie
    Inscrit
    samedi 9 février 2008 09h18
    Rhétorique bouffone pour calmer la bête qui s'élève contre.. qui donc ??
    « «Obsolète», «dangereux», «ingérable», mais pour qui ?... Personnellement, le fait qu'internet soit incontrôlable, surtout au sujet de l'information politique, économique, technologique et culturelle, est une chose extrêmement souhaitable et pacifiant pour touts les peuples. Une règlementation accrue d'internet ne profitera qu'aux conglomérats d'informations déjà bien en place à qui, nous le pensons tous, nous ne pouvons plus faire confiance afin de nous rendre une information diversifiée sur les enjeux importants de l'heure.
    Prenez la façon dont la télévision, les principaux journaux, traite des fameux attentats et comparez-la à celle qu'internet nous apporte. Il y a littéralement un "gap" orwellien entre les deux, non ? Si je peux me permettre l'expression. »

  • Suzanne Lachance
    Abonné
    samedi 9 février 2008 10h09
    Interrogation
    « On disait dans les journaux que la CIA, qui a utilisé internet en premier, s'orientait vers un nouveau mode de communication. Est-ce les bases de ce nouveau système dont on parle ici? »

  • Réjean Beaulieu
    Inscrit
    samedi 9 février 2008 11h05
    Provocateur
    « Fabien Déglise semble bien aimer prêcher la provocation! Il devrait s'intéresser aux problèmes grandissants des démons du Net. »

  • Jasette
    Abonné
    samedi 9 février 2008 14h54
    Internet, c'est la démocratie en bocal pour qui le veut bien.
    « Les principaux changements que certains voudraient bien voir se réaliser sur internet, c'est le contrôle par ceux-ci. Le contrôle de qui en fait, celui des gens ordinaires. C'est-à-dire des gens foncièrement pacifiques par nature et capables de s'entendre par la simple voix de la raison. Ceux qui aiment la guerre n'entendent pas toujours la raison. Internet est comme un béret bleu qui permet l'échange d'informations à voies multiples dans un but qu'on voudrait le plus souvent constructif.

    Celui qui veut la guerre par exemple aime avoir plus de contrôle. Pour celui qui voudrait embobiner ceux qui préfèrent la paix dans le but d'en faire de la chair à canons, internet est hors de contrôle. Par conséquent, perdre le contrôle de l'information à sens unique, c'est là le principal danger d'internet pour ceux qui aiment ou qui aimeraient le pouvoir de vouloir tout contrôler.

    Internet, c'est un peu le paradis des gens ordinaires en ce moment. Dans ce monde de surproduction où justement les gens ordinaires ont de moins en moins de temps pour se côtoyer. En fait, internet, c'est le paradis de l'échange d'informations. Prenons l'exemple de l'économie. Celle-ci est le veau d'or qu'on voudrait bien nous voir continuer d'adorer le plus longtemps possible.

    Pour ceux qui l'adorent trop cependant, la plupart du temps ils le font au détriment de leurs proches. À cela, je réponds qu'il faut travailler sur son identité pour être capable de se sentir mieux avec moins. Et d'être ainsi bien avec vos proches même si vous avez moins. Si vos proches sont comme vous, ils vont se sentir d'autant mieux avec vous. J'espère que vous me suivez, même si je vais un peu vite?

    Internet peut être un instrument pour échanger de mille et une façons. Pour donner un exemple précis et concret, j'ai décidé de véhiculer cette opinion dans mon message. Mais, c'est à chacun de vous de décider quoi penser sur les sujets qu'il veut. Et le fait que je ne sois pas l'un des rares privilégiés qui contrôlent internet comme 'était un peu le cas des médias avant l'apparition d'internet, vous pouvez en faire ce que vous voulez de ce que j'avance comme opinion.

    Et c'est tant mieux pour la véritable démocratie. Internet, dans ce sens, est l'un des meilleurs tremplins pour l'échange d'information. C'est à vous de vous en servir comme d'un outil constructif et d'en faire ce qui semble le meilleur pour vous, les autres et la société. En autant que la tolérance soit la balise qui nous permet à tous d'avancer. Bref, si on est pour améliorer internet, qu'on le fasse pour encore plus de démocratie. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    samedi 9 février 2008 15h13
    Pour Internet
    « Ayant des problèmes d'équilibre de sorte que je doive limiter mes déplacements, je ne pourrais plus concevoir le quotidien sans l'usage de l'ordinateur et surtout d'Internet.

    Ils me permettent de payer presque toutes mes factures, imprimer un formulaire de presque tout organisme d'importance pour le compléter et le transmettre ensuite par la poste; chercher un numéro de téléphone ou une adresse postale; chercher toute information sur un sujet ou une activité quelconque; réserver un billet de théâtre ou autre; recueillir toute information sur un sujet quelconque pour pouvoir l'analyser par la suite; acheter ou vendre tout article sur Internet; transmettre tout document. Bref, de faire pleins de choses de la maison. Se simplifier la vie.

    Compte tenu de mon handicap, l'ordinateur et Internet sont devenus indispensables à ma vie. Mon problème, de nature neurologique, s'accompagne de troubles de coordination ce qui ralentit quelque peu mes frappes au clavier d'ordinateur. Comme je projette d'écrire, mon ergothérapeute va tenter de me trouver un logiciel de reconnaissance vocale me permettant d'écrire plus rapidement.

    Dans sa forme actuelle, Internet est certes perfectible ne serais-ce que pour le rendre plus sécuritaire. Les grandes banques, qui ont des cartes de crédit, l'ont compris. Il est maintenant possible d'acheter en ligne de façon sécuritaire après avoir enregistrer un code, sur sa carte de crédit, auprès de sa banque. »

  • Martin Gauthier
    Inscrit
    samedi 9 février 2008 15h59
    Un clavier virtuel fait t-il disparaître le geste réel ??
    « Que de belles prévisions pour cyber-pépères anxieux. C'est évident que quand on passe à côté de la parade, on voudrait l'interdire. L'automatisation c'est bien pratique pour éviter de penser. La pub nous a déjà bien habitué à ce que l'on pense pour nous.

    Avec le bumptop, on ne ferait que "manipuler" de l'information déjà existante (rédigée par qui?) plutôt que de participer au processus comme dans les blogs et le les forums. Ce n'est que de l'interface, un Illico en haute-définition. C'est beau dans un film de science-fiction, mais il y a quantité de chose que l'on ne nous montre pas dans un film.

    Interagir (à ce niveau primaire homme-machine) c'est bien mais ce n'est pas tout ce qu'il y a à faire. Il faut aussi agir, participer aux débats, réagir. À moins que tout ait déjà été dit sur tout. J'en doute.

    "Internet, la vraie histoire" bientôt sur vos écrans... »

  • jean-Yves Pelletier
    Abonné
    samedi 9 février 2008 17h22
    "Le maître suprême de l'informatique, Bill Gates,..." ; est-ce une blague de mauvais goût ?
    « Il faut vraiment être ignorant ou inconscient pour oser écrire une chose pareille ; il suffit de revoir un peu l'histoire de Microsoft pour avoir le haut de coeur. Bill Gates et Microsoft n'ont jamais eu d'autres objectifs que de s'enrichir en utilisant des pratiques commerciales pour le moins douteuses. Mêler le nom de Bill Gates à celui de Tim Berners-Lee est une insulte à notre intelligence.
    Je regrette à peine d'avoir annuler mon abonnement au Devoir en voyant un tel article faire la une (version en ligne), un samedi en plus ! »

  • Terzibachian Jacques
    Inscrit
    samedi 9 février 2008 20h50
    On n'arrête pas le progrès ...
    « ... On n'arrete pas le progrès; mais oui!!! Même pour Internet!

    Les questions (entr'autres...) seront:
    Quant?,Comment? Par qui? Pourquoi?

    j.t.
    MARSEILLE. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    dimanche 10 février 2008 09h47
    La révolution bêtisante
    « Dans cet article on nous prommet de nouvelles applications fantastiques.

    Il y a quelques mois, je suis entré dans un Bureau en Gros dans la certitude que j'y trouverais un petit clavier muni d'un petit écran dont la fonction unique serait d'écrire. Je me suis dit que ce serait pratique avec moi dans mes déplacements et au salon pour noter mes idées sur le champs et corriger certains textes ou même en écrire.

    On m'ammena alors dans la section des portables à 1,000$ et plus. J'expliquai alors au commis que je ne voulais qu'un instrument pour écrire muni d'un simple logiciel de traitement de texte et en bas de 300$. Il m'emmena alors dans la section des Bleueberry et me dit que parcontre la quantité de texte était limité et le clavier pas très pratique.

    Finalement, je me suis rendu compte que celà n'existait pas encore en 2007.

    Il parraît que le "papier électronique" est en chemin et dans ses derniers développements. D'après les informations sur l'Internet, lui aussi ne sera que pour lire et non écrire.

    Ils ne concoivent que des applications passives pour des fins mercantiles et ont abandonné les applications créatives dans la foulée de l'éclatement de la bulle.

    J'ai achetté un PSP (Playstation Portable) le mois passé pour un de mes garçons. Je me suis dit "tiens ! voilà ce que je cherchais!" mais, pas de clavier. Que pour lire, jouer et écouter les oeuvres qu'on nous propose.

    Contrairement à la poule et l'oeuf, nous savons que c'est l'écriture qui est venu avant la lecture. Il me semble. »

  • Jasette
    Abonné
    dimanche 10 février 2008 10h29
    Les progrès de l'espèce humaine se dessinent en un tableau très suggestif.
    « Par exemple, au cas où internet ne ferait plus l'affaire des "grands" de ce monde, que ce soit pour des raisons de sécurité théâtrale dont la mise en scène serait orchestrée à petits pas par nos "grands" ou pour des raisons économiques bas de gammes. Le ballon du terrorisme, vous allez voir qu'il va grossir, assez en tous cas pour établir encore plus de contrôle d'internet, soi-disant démocratiquement. Nos "grands" contrôlent la plupart des médias importants. Dans une certaine mesure, ils peuvent faire en sorte que leurs opinions passent pour celles de la majorité, dans le but de légiférer au besoin.

    Les médias peuvent lancer des ballons en l'air pour tâter le pouls de la population. Nous en avons eu un exemple récemment d'influence médiatique. Quand on a décrit un conflit générationnel entre la génération des X et celles des "irresponsables" bébés boomers. La journée même, j'entendais les uns et les autres de ces deux générations se parler comme si ce qu'ils avaient lu dans les journaux étaient la réalité. Petit à petit cependant, on dirait que les choses se sont replacées. Je présume qu'à force de se parler à coeur ouvert, on a fini par constaté que ce n'était pas la réalité.

    De ce point de vue, on peut quasiment dire que la population est gardée sous l'influence des médias. Heureusement, certains médias sont conscients de la responsabilité qu'ils ont entre les mains. D'autre part, la population est intelligente au point qu'elle n'avale pas tout le "fast food" qu'on pourrait essayer parfois de leur servir. Dans tout ça, on peut dire qu'internet est comme un plat de résistance pacifique qui permet à tous ceux qui sont intéressés de se parler directement ou par ricochet avec une certaine ouverture d'esprit. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    dimanche 10 février 2008 13h08
    Les feseux
    « Quant on vit de l'informatique comme beaucoup d'entre nous, il y a une vérité qui ne se dément pas de décennie en décennie.

    On peut résumer cela par la phrase suivante :
    'De informatique, il y a ceux qui en parlent et ceux qui la font'. Il y aussi les vrais innovateurs et les copieurs ou suiveux qui ont le génie des affaires, opportunistes comme M. Gates.

    Un de mes amis, qui en parle peu, dit souvent que depuis von Neumann, il ne s'est pas passé grand chose en informatique.
    Je crois que c'est assez juste.

    Je recommande aux 'feseux' de blabla de regarder dans Wikipedia pour savoir qui était von Neumann..., avant qu'Internet ne disparaisse pour laisser place au prochain paradigme.

    Mes hommages à tous les prophètes, il faut que j'aille faire fonctionner ce que le dernier futurologue n'avait pas prévu. »

  • Mathieu Lajoie
    Abonnée
    dimanche 10 février 2008 14h32
    "Le maître suprême de l'informatique, Bill Gates ??????"
    « Entièrement d'accord avec Jean-Yves Pelletier. Fabien Deglise fait depuis longtemps dans le sensationnalisme avec un ratio superlatif/mot hors du commun, mais ici, il fait carrément dans l'ignorance. Bill Gates s'est illustré dans le domaine des affaires (on pourrait d'ailleurs le qualifier de Maitre du Monopole), mais il n'a rien révolutionné en informatique (la science).

    Mathieu Lajoie »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    dimanche 10 février 2008 16h34
    L'obsolescence, ce fuel de la nouvelle économie
    « Ces thèmes de l'obsolescence technologique instantanée, de la facilité d'utilisation, de la fusion homme-machine, sont plus que centenaires. Internet a 40 ans, mais il y a des gens autour de nous qui ne sont jamais encore "allé" sur la "toile", et ça ne les empêche pas de vivre. Il n'est pas difficile de s'imaginer à quoi va ressembler notre futur dans 15 ans: ce sera à peu près la même chose, en bien pire pour l'essentiel et en un peu mieux pour le reste. Plus d'automobiles, de pollution, de consommation, mais avec "un lecteur mp3 à prise USB" pour citer une pub de char. L'enveloppe charnelle humaine change peu (elle enfle surtout), et il sera toujours plus difficile de lire et écrire que de gromeller "deux steamés poutine"; ça ne veux pas dire que les ordinateurs devraient s'adapter à notre tendance naturelle à la dévolution. Le problème de l'humain est dans la bulle qui lui sert de réservoir à matière grise. Quand Bill Gates (ou tout autre "gourou" en bourse) nous affirme qu'il veux "notre bien", il pense d'abord au sien. L'informatique, c'est compliqué, ce le sera encore plus, et tout ceux qui vous diront que le bonheur béat et sans effort est à la portée d'une mise-à-jour sont de vils arnaqueurs. L'Internet et son successeur, c'est très bien, mais l'innovation et le véritable progrès humain sont des choses très lentes, pas toujours en harmonie, alors on se calme. On a juste une vie à la fois. »

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