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Internet sans fil: les fournisseurs profitent du vol des ondes

Fabien Deglise   28 novembre 2007  Science et technologie
Les grands fournisseurs d'accès à Internet, comme Bell ou Vidéotron, profitent du piratage des connexions de leurs clients en ne les avertissant pas des activités anormales qui peuvent survenir dans leurs comptes, a découvert Le Devoir. Cette inertie s'accompagne en effet de frais imposés à leurs usagers pour la surconsommation de bande passante, espace où transitent les données recueillies ou transmises sur Internet. Surconsommation dont les clients ne sont généralement pas responsables.

Avec la multiplication des réseaux d'accès à Internet sans fil, communément appelé «Wi Fi», dans les résidences privées, le vol de signal Internet de particuliers tend désormais à se multiplier. Commis par ce que l'on pourrait baptiser des «wifibustiers», ce procédé consiste à s'immiscer dans un réseau sans fil, au moyen des ondes hertziennes, sans l'accord du détenteur du compte Internet en question. Et ce, afin de circuler dans le cyberespace gratuitement.

Cette pratique est illégale. Elle a aussi pour effet, en multipliant le nombre d'usagers accédant à Internet par la même porte d'entrée, d'accroître le volume des données que l'abonné recueille ou transmet sur la Toile. Le hic est que ce volume, mesuré en gigaoctets, est, selon les forfaits, contingenté sur une base mensuelle.

Tout dépassement des quantités permises est alors facturé au consommateur en sus de son abonnement de base.

Or, contrairement aux compagnies de cartes de crédit qui sonnent rapidement l'alarme lorsque des transactions anormales apparaissent sur un compte, Bell et Vidéotron ferment visiblement les yeux sur les activités des cybersquatteurs qui, selon leurs capacités techniques, peuvent investir des réseaux sans fil protégés par mot de passe ou non. Leur présence entraîne pourtant, dans la plupart des cas, des pics de consommation de bande passante enregistrée sur une base quotidienne.

La balle au consommateur

Hier, Bell a justifié sa passivité face au phénomène des «wifibustiers», qu'elle ne juge pas «très significatif», a indiqué le porte-parole Jacques Bouchard, par le fait qu'il est difficile techniquement «de faire le suivi de tous les cas [de fraude] en raison du nombre d'abonnés [environ deux millions partout au Canada], a-t-il souligné. C'est au consommateur de surveiller sa consommation.»

Même son de cloche du côté de Vidéotron, qui a précisé qu'«il était impossible de juger de ce qui est illégal ou pas», selon Isabelle Dessureault. «Actuellement, nous travaillons surtout à faire de la prévention» autour d'un phénomène que l'entreprise considère également comme «marginal».

Selon nos informations, le service technique de Vidéotron est toutefois en mesure de remarquer clairement la présence de fraudeurs sur un compte puisque les pics de consommation de bande passante s'affichent dans les ordinateurs de l'entreprise avec des codes de couleur différents lorsque la quantité de données transmises ou reçues tranche fortement avec la consommation moyenne de l'abonné.

Exemple: une consommation équivalente au téléchargement de 20 photos par jour, jugée «standard» en raison de sa constance dans le temps, devient «anormale» lorsqu'en 24 heures elle représente l'équivalent de 4000 photos. Par ailleurs, la présence de volumes élevés, autant en aval (téléchargement) qu'en amont (téléversement), sur une courte période de temps, donne un autre code de couleur dans les registres puisqu'elle indique une activité de transferts de fichiers sonores ou vidéo par l'entremise des logiciels de partage. Un sport très répandu chez les voleurs de signal Internet puisqu'il génère une forte consommation de bande passante.

Informé par sa facture

Le problème, c'est que l'abonné découvre bien souvent qu'un «wifibustier» est sur sa ligne, après plusieurs jours de présence, en recevant sa facture, mensuelle au mieux ou tous les deux mois dans le pire des cas. Avec, en prime, le détail, jour par jour, de la consommation démesurée qui s'est faite sur son dos et une taxe à la surconsommation qui, dans le cas de Vidéotron, est de 8 $ par gigaoctet supplémentaire, pour un maximum de 30 $ par mois.

Ramené à un petit bassin de 10 000 clients de Vidéotron qui seraient victimes de vol de leur signal Internet, cela peut représenter des revenus supplémentaires d'environ 300 000 $ par mois pour le géant de la câblodistribution, ou bien près d'un million de dollars en un trimestre seulement.

«C'est payant pour eux, lance Michel Arnold, directeur général d'Option Consommateur qui, d'un point de vue éthique, trouve injustifié l'inertie des fournisseurs d'accès face au vol de signal Internet. «Le consommateur est pris en otage et les entreprises devraient avoir l'obligation de les avertir, comme le font les fournisseurs de carte de crédit lorsque quelque chose d'anormal se passe dans leur compte.»

Charles Tanguay, porte-parole de l'Union des consommateurs, estime également que ces alertes aux wifibustiers sont aujourd'hui incontournables dans un univers, celui de l'accès Internet, qui depuis quelques années tend à limiter la consommation de bande passante et à surfacturer la consommation sortant de ces limites. «Dans les dernières années, les forfaits illimités sont devenus limités, dit-il. Des avertissements seraient alors une contrepartie raisonnable à la logique de plafonnement [imposée par Bell et Vidéotron].»

La demande est timidement reçue par Vidéotron, qui entend «regarder ce qui pourrait être fait», a indiqué hier Mme Dessureault. «Mais il faut tenir compte de la question de la vie privée. Avertir nos abonnés de leur consommation pourrait être perçu par certains comme une intrusion dans leur intimité.»

N'empêche, contrairement au monde des banques, celui d'Internet évolue sans cadre contraignant qui pourrait forcer les entreprises à respecter davantage leurs clients, déplore M. Arnold. «Par l'entremise de l'Initiative canadienne des consommateurs [une coalition de groupes consuméristes], nous demandons depuis longtemps que tout ce qui touche au commerce électronique [l'accès à Internet en fait partie] soit encadré par une loi au Canada, dit-il. Mais pour le moment, il ne se passe rien», laissant ainsi le champ libre aux voleurs de signal Internet sans fil et à la surfacturation qui s'ensuit.






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  • Claude Boucher
    Abonné
    mercredi 28 novembre 2007 02h41
    Illégalité douteuse
    « L'illégalité des "wifibustiers" est douteuse. Il faut savoir qu'un routeur wifi qui fonctionne, avec ou sans chiffrement, envoie constamment un message de bienvenue sous la forme du SSID et que plusieurs systèmes sont équipés pour se connecter à un réseau non sécurisé s'ils ne trouvent pas leur dernier port d'attache. Si la carte wifi de votre portable répond à cette invitation non sécurisée et que le routeur donne explicitement la permission d'utiliser le réseau sous la forme d'un prêt d'une adresse interne (via DHCP) pour la durée de la session, le propriétaire a implicitement autorisé la transaction. Après tout le routeur a lancé une invitation et votre portable y a répondu en disant "s'il vous plaît" et "merci". C'est ainsi que fonctionnent les points d'accès publics non chiffrés qu'offrent plusieurs commerces et OSBL.

    Par ailleurs, il serait une erreur de blâmer Bell et Vidéotron pour l'insouciance de leurs clients. Le dicton veut que 90% des problèmes informatiques surviennent entre le dossier de la chaise et l'écran. L'éducation manque et certains clients sont trop pressés d'aller s'infecter ou de télécharger des images coquines...

    La sensibilisation à la sécurité informatique commence dès le déballage du routeur. Il faut lire les notices d'utilisation et suivre les instructions. On peut couper l'alimentation électrique lorsqu'il n'est pas utilisé, on peut désactiver le sans fil et privilégier les connexions filaires. Ou encore, pourquoi ne pas activer le chiffrement des connexions WPA, changer le SSID et le mot de passe ou activer le filtrage par adresse MAC? Le client résidentiel, en tant qu'administrateur de son propre réseau, est responsable de son infrastructure. C'est lui qui doit protéger ses ordinateurs des virus, du vol d'identité, qui est tellement plus facile lorsqu'on agit à partir du réseau local!

    Et quant à l'explication farfelue des possibilités de dépistage de Vidéotron, l'explication alambiquée du journaliste est éloignée de la réalité. Vidéotron peut savoir combien de paquets UDP ou TCP arrivent ou partent d'un de ses modems câble, mais l'entreprise ne peut pas faire la différence entre les paquets qui arrivent de mon portable 'athena', de ma station de travail 'apollon' ou de mon serveur 'zeus'. Pour Vidéotron, 'athena', 'apollon' et 'zeus' ne sont qu'un seul réseau connectant plusieurs ordinateurs à l'adresse 70.82.XXX.XXX.

    De plus, l'élasticité de l'utilisation de la bande passante d'un abonné est beaucoup moins prévisible que dans le cas du chauffage électrique, par exemple. Ainsi, la consommation de mon propre réseau local peut varier de 350 MB à 4,5 GB par jour. Si je décide de faire exploser ma consommation de bande passante en participant à des torrents pour obtenir et partager le cédérom d'Ubuntu et d'autres distributions Linux (pour remplacer le polluciel Vista pré-installé sur mon nouvel ordinateur), c'est mon affaire, pas celle de mon fournisseur. »

  • Benoit Houle
    Inscrit
    mercredi 28 novembre 2007 07h59
    Responsabilité de l'usager
    « Je suis entièrement d'accord avec M. Boucher.

    Il est très facile de mettre le blâme sur les fournisseurs qui eux facture la surconsommation afin de préserver leur bande passante pour l'enseble des usagers.

    Il suffit de quelques minutes pour sécuriser son routeur. Et si l'usager ne croit pas être protégé adéquatement, désactiver son routeur ou le faire vérifier par un membre de son entourage qui s'y connait peut sauver bien des problèmes.

    Beaucoup d'internautes n'ont qu'une connaissance de base de l'informatique et du cyber-espace, et aurait intérêt à suivre des cours d'initiation à l'informatique. »

  • Jacques Francis
    Inscrit
    mercredi 28 novembre 2007 08h57
    La responsabilité de l'abonné
    « J'ai travaillé pendant quelques temps pour Vidéotron et nous informons l'abonné sur ces pratiques lors de son abonnement, nous lui indiquons comment aller consulter sa consommation internet sur le site de l'entreprise, et ce quotidiennement. Finalement, nous informons la personne que si elle possède un routeur sans fil, il faut protéger le réseau car nous ne sommes pas responsables des carences d'un réseau local. Bref, il m'apparaît démagogique de dire que nous profitons de cette surconsommation car, à long terme, et les gestionnaires le savent, nous nous aliénons la clientèle. »

  • alain gilson
    Inscrit
    mercredi 28 novembre 2007 09h00
    mettre un plafond
    « Je ne sais si c'est encore le cas mais certains fai belges proposaient de signaler le fait d'un dépassement par une coupure ou un ralentissement très significatif avec possibilité d'"acheter" des volumes supplémentaires hors abonnement. Le client est donc mieux à même de se rendre compte d'une consommation anormale. L'équipement informatique pour ce faire ne devrait ruiner les fai. »

  • Ruth Major Lapierre
    Abonnée
    mercredi 28 novembre 2007 09h35
    Illégalité ????
    « Celui qui a le savoir supérieur, ici, c'est le fournisseur d'accès Internet, pas le client. Celui qui achète un service en ignore la plupart du temps le fonctionnement; comment pourrait-il savoir ou même comprendre ce qui se passe? Je loue une ligne téléphonique et j'ignore le détail technique du fonctionnement d'un téléphone. Tout ce que je demande, en payant, c'est que l'appareil fonctionne convenablement et que l'on ne me facture pas des options que je n'ai pas choisies ou des appels que je n'ai pas faits. Pourquoi en serait-il autrement avec Internet? J'utilise un ordinateur depuis plus de 20 ans; j'ai rarement besoin d'un technicien, mais je ne comprends rien à ce qu'écrit le lecteur précédent. Comment l'utilisateur moyen pourrait-il comprendre ou même être intéressé à comprendre? On ne veut pas faire un cours en électricité avant d'utiliser un grille-pain!

    Les fournisseurs comme Videotron et Bell, qui détiennent le savoir supérieur, devraient être mis au pas pour que cesse cette exploitation honteuse des clients, payeurs encore une fois, abusés encore une fois. »

  • Pierre-Luc Chabot
    Abonné
    mercredi 28 novembre 2007 09h42
    Facile à détecter ?
    « Je trouve les explications « colorés » du journaliste sur les méthodes de détection de la consommation un peu bariolées. Il n'est pas possible de détecter si un pirate utilise la connexion seulement en analysant la consommation moyenne de l'utilisateur. L'utilisation d'une connexion varie selon beaucoup trop de variables pour être capable d'en identifier une qui dénote spécifiquement d'une utilisation « anormale ».

    Je pense qu'il serait futile de demander aux fournisseurs d'avertir leurs clients en cas de fraude, il y aurait trop de faux positifs. Cependant, rien ne les empêche de leur envoyer un petit courriel lorsque ceux-ci s'approchent de la limite de transferts. Cela devrait être suffisant pour le petit consommateur de s'inquiéter et le gros consommateur, d'ignorer l'avertissement. »

  • Josué Plante
    Inscrit
    mercredi 28 novembre 2007 10h03
    Facile de rouler les inscoucieux !
    « Il est facile pour le fournisseurs de ne pas prévenir ses clients et de ne mettre aucune emphase sur la sécurité des réseaux à la maison. Pourquoi ils ne pas profiteraient pas des pirates pour une fois ??? La sécurité d'un réseau sans-fil n'est pas très évidente pour "monsieur tout-le-monde" qui branche ça lui même. Alors que la majorité des utilisateurs d'internet connaissent à peine les fonctionnalités de base d'un pc, il est très facile pour le pirate voleur d'ondes d'entrer dans le réseau qui a la porte grande ouverte dans la majorité des cas. J'ai connu des gens qui ont eu l'internet gratuitement pendant plusieurs années de cette façon. C'est comme voler une sucette à un enfant qui dort ! »

  • Vesic Svetozar
    Inscrit
    mercredi 28 novembre 2007 12h01
    Ignorance ou nonchalance
    « Il y a autour de mon lieu de résidence environ une quinzaine de réseau sans-fil publiés, dont la moitié est accessible car ouverte à tous vents, non protégée. Il y en a une trentaine autour de mon lieu de travail, avec le même rapport de réseaux non protégés. Il est de la responsabilité de l'usager qui achète son matériel de bien le configurer et d'assurer la sécurité de ses connexions. Mettre en marche son réseau sans-fil sans protection puis aller se plaindre de sa facture élevée est comme recevoir une carte de crédit et la laisser à la vue de tous avec mention dessus "pas de NIP requis" puis aller se plaindre des frais engagés lors de la réception du rapport des dépenses. »

  • BAZIAN Eric
    Inscrit
    mercredi 28 novembre 2007 13h47
    Facile d'accuser les autres...Mais il faut parfois regarder dans sa cour.
    « Certes, les signaux se volent aisemment, surtout pour les usagers de technologies WiFi qui laissent leur routeurs avec les securites par defaut (c'est a dire aucune)...

    MAIS, j'ai remarqué plusieurs fois (et vous pouvez faire le test pour une journee ou deux) que si vous debranchez votre cable videotron au complet (pas de telephone, pas de tele, pas d'internet) pendant une journee entiere (j'ai fait le test 15 jours en vacances, non stop) et que vous allez ensuite visualiser votre consommation, vous constaterez que les jours 'debranches' affichent une certaine consommation. Etrange.

    J'ai averti plusieurs fois VIDEOTRON de ce probleme, et je n'ai jamais eut de reponse...Le cout total de la consommation fuyante represente un certain pourcentage de votre consommation globale du mois. Donc...cherchez l'erreur.

    Et lorsque j'appelle le support, les memes questions et reponses reviennent: quelqu'un doit tirer sur votre abonnement, avez vous du WiFi ? NON TOUT EST DEBRANCHE...

    J'espere qu'un jour, comme en Europe par exemple, nous aurons des forfaits MOINS CHERS, NON FUYANTS, et autrement plus rapides....

    Et voila...Oui, je suis frustré !!! »

  • LUCILLE MURRAY
    Inscrite
    mercredi 28 novembre 2007 15h40
    Mettre Videotron en page d'accueil
    « C'est très facile avec Videotron de vérifier la consommation à chaque jour... depuis que je me suis fait pirater il y a environ 2 ans, j'ai ma consommation aussitôt que j'ouvre mon ordi. Tout à fait vrai qu'en regardant des vidéos, ou encore un match de tennis, la consommation augmente énormément. Il ne faut pas se fier à Bell ou Vidéotron pour surveiller... »

  • bobboucher
    Abonnée
    mercredi 28 novembre 2007 16h18
    Ce n'est pas la faute du fournisseur
    « C'est le client qui choisi d'installer un réseau sans-fil et non le fournisseur d'accès à internet. Videotron n'est donc pas responsable pour les mauvaises installations du client qui se fait voler sa bande passante.
    Si on compare avec le téléphone, c'est comme installer un téléphone libre-service sur le bord de la rue et se plaindre à Bell du tarif des interurbains...
    De plus, contrairement à ce que dit l'article, se connecter à un réseau sans-fil ouvert n'est pas illégal. C'est ce que des milliers de gens font lorsqu'ils amènent leur portable dans un café Internet. »

  • Noumbissi Joseph
    Inscrit
    mercredi 28 novembre 2007 21h41
    Alternatives salvatrices
    « Pour avoir été longtemps client de Bell d'abord et de Videotron ensuite, je comprend toute la frustration du consommateur spolié. En fait, ces deux compagnies sont top on mind quand on parle fournisseurs d'accès internet au Québec. Par conséquence, comme la plupart des compagnies jouissant d'une telle réputation, elles ne se gênent pas pour abuser de leur situation dominante, et par la même occasion de leurs clients.
    L'expérience faite dans une des précédentes interventions mentionnait le test du débranchement. En effet, avec Videotron, j'ai moi aussi débranché physiquement pendant 2 semaines entières ma connection. Mais ma facture incluant cette période-là m'a signalé une certaine utilisation d'Internet durant les 2 semaines. Or, je n'avais pas de wi-fi à l'époque ! Le service technique n'a pas réussi non plus à me donner des explications cohérentes sur le sujet. De plus, avec une limite de téléchargement de 1 Go, vous aurez beau n'en consommer que le tiers en un mois, le solde n'est jamais reporté sur le mois suivant.
    Finalement, je me suis tourné vers Radioactif, qui pour 28 dollars par mois me fournit une connection haute vitesse avec téléchargement et téléversement illimités. De plus, le tout est sans engagement. Je peux interrompre mon contrat à tout moment, sans avoir à payer aucun frais. Ce qui est impossible avec nos deux leaders sur le marché.
    Pour terminer, je dois juste mentionner que je trouve absurde de la part de certains internautes de chercher à exploiter la connection wi-fi des voisins, sachant bien qu'il payent des frais astronomiques pour ce service. C'est encore plus écoeurant quand on sait que l'organisme à but non lucratif Île sans fil offre actuellement des accès 100% gratuits au wi-fi dans plus de 150 cafés et commerces dans la ville de Montréal (voir l'article de Tristan Peloquin dans La Presse du 22 novembre 2007). De plus, des connections sans fil seront bientôt offertes dans 17 parcs publics de la ville. Des initiatives semblables ont été mises en place à Toronto, Paris et Sherbrooke.
    Donc, chers "wi-fisquatteurs", il est possible d'accéder gratuitement à Internet dans votre ville, sans causer de préjudice à qui que ce soit.
    Pour mes semblables consommateurs de base, je dirai seulement que regarder un peu plus ailleurs que vers les grands fournisseur institutionnels peut nous réserverde bien agréables surprises... »

  • Patrice St-Gelais
    Inscrit
    mercredi 28 novembre 2007 22h44
    Partage de responsabilité
    « À mon avis le journaliste soulève un bon point.

    Les compagnies de cartes de crédit ont un incitatif économique à détecter un niveau d'activité anormal et à en aviser leurs clients. C'est tout le contraire des FAI (fournisseurs d'accès Internet).

    Or ils sont les mieux placés pour le faire. Ils doivent tenir des journaux d'accès et de consommation pour leur facturation. L'évaluation d'un écart dans un profil d'utilisation n'est pas une science exacte, soit. Cependant, une fausse alerte de temps en temps vaut mieux qu'un préjudice plus grave.

    Les internautes portent une part de responsabilité, mais il ne faut quand même pas tout mettre sur leur dos.

    D'une part, les routeurs sans fil sont livrés avec des réglages par défaut qui sont l'équivalent d'un bar ouvert. Je ne vois aucune raison, par exemple, que le routeur soit configuré en sortant de la boîte pour diffuser son identification à tout venant (son "SSID"), et que cette identification soit "default". On peut changer ces paramètres, mais c'est une tâche rébarbative pour la moyenne des gens, ne serait-ce qu'en raison du jargon, souvent en anglais ("set the SSID broadcast flag...").

    C'est à peu près l'équivalent de livrer une voiture sans serrures aux portes et avec un bouton poussoir pour activer le démarreur, les serrures étant fournies en kit à monter.

    Un routeur ne devrait simplement pas fonctionner en mode sans fil si son propriétaire n'a pas réglé ses paramètres de base d'une façon sécuritaire. De tels appareils devraient être livrés avec des instructions claires à cet égard. Pourquoi, d'ailleurs, leur sécurité ne pourrait-elle pas être certifiée, comme on le fait, par exemple, pour les appareils électriques? Pourquoi ne pas certifier, dans la même veine, les instructions de ces appareils?

    D'autre part, un volume de transmission anormal n'est pas nécessairement dû à un vol de signal sans fil. L'ordinateur de l'internaute peut être infecté par un cheval de Troie, faire partie d'un "botnet" (réseau de PC compromis utilisés à des fins malveillantes par des organisations criminelles) et retransmettre massivement des pourriels. Dans certains cas, la compromission peut être due à la naïveté ou à l'imprudence de l'internaute, qui aura par exemple répondu à une attaque par hameçonnage. Mais dans d'autres cas, il aura suffi que l'internaute consulte une page web ou un courriel qui exploite une vulnérabilité pour installer le logiciel malveillant. Même un internaute très informé risque d'en être victime.

    Bref, les fournisseurs d'accès Internet ainsi que les fabricants de matériel et de logiciel informatique devraient assumer leur part de responsabilité dans la sécurisation et la gestion des accès. Malheureusement les forces du marché ne semblent pas pouvoir les y amener. »

  • Pierre-Luc Poisson
    Inscrit
    lundi 3 décembre 2007 12h34
    Facile!!
    « Sherbrooke, lundi 3 décembre 2007.
    Bonjour,
    Je suis un débutant dans l'usage de toutes les 'quincailleries' pour utiliser la bande passante. J'essaie de me référer à des gens compétents et non des 'petit joseph connaisseurs' mais pas évident.

    À mon humble avis nous sommes responsables de l'utilisation de la bande passante et de plus, plusieurs auraient avantage à se renseigner sur le fonctionnement de leurs périphériques (routeurs, lien wi-fi) avant de toujours mettre le blâme sur Telus, Bell, Vidéotron, Rogers et tous les autres.

    Enfin, je déplore que pour plusieurs; le bon jugement soit altérér par le fait qu'il faille toujours très vite tirer des conclusions trop hâtives! La main n'est-elle pas le prolongement du cerveau!
    Merci pour la qualité de vos articles!
    Merci à vous d'émettre vos opinions et commentaires!

    Pierre-Luc Poisson
    Sherbrooke »

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