Quand la semaine est un éternel lundi
Ces lundis matin qu'on aborde à grand-peine, les traits tirés, au moins 3,3 millions de Canadiens les vivent presque quotidiennement. Ce n'est pas tant qu'ils aiment ça mais, pour eux, parvenir à dormir est un exercice tout simplement... fatigant.
De fait, l'insomnie touche des millions de Canadiens. Diverses études de Statistique Canada situent entre 13 et 25 % — selon la façon de définir l'insomnie — le ratio de la population qui éprouve des problèmes à bien dormir.
Cela ne signifie pas qu'ils passent toutes leurs nuits éveillés. Mais selon la dernière Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, les insomniaques dorment 6,5 heures par nuit, contre 7,5 heures pour ceux qui filent le parfait bonheur dans le sommeil.
Par contre, 18 % des mauvais dormeurs profitent de cinq heures ou moins de sommeil. Ainsi, 36 % des insomniaques ne se sentent pas reposés au petit matin, et la même proportion doit avoir recours aux médicaments pour combattre ce problème.
Il existe trois types d'insomnie, relève Charles Morin, spécialiste du sommeil au département de psychologie de l'Université Laval: l'insomnie initiale (dans le cas de ceux qui tardent à trouver le sommeil au début de la nuit), l'insomnie de maintien (pour qui se réveille en pleine nuit et aura de la difficulté à se rendormir) et l'insomnie dite tardive, qui affecte les gens qui se couchent peu après 22h, s'endorment facilement mais se réveillent très tôt (à 4h ou 5h) sans pouvoir se rendormir. Et rien n'empêche un insomniaque de combiner deux ou trois types d'insomnie...
«Les problèmes d'insomnie initiale sont plus fréquents chez les jeunes alors que les problèmes d'insomnie de maintien ou tardive sont plus fréquents chez les personnes d'un certain âge», indique M. Morin.
Le cap de la trentaine
Le spécialiste ajoute que «le sommeil se modifie à partir de la trentaine. Puis, il devient un peu plus fragile dans la quarantaine. Dans la cinquantaine, on se réveille plus facilement et on a un peu plus de difficulté à retrouver le sommeil. Et chez les personnes âgés, ces problèmes sont encore plus prononcés.»
La prévalence de l'insomnie passe ainsi du simple au double selon qu'on a la jeune vingtaine ou l'âge doré, et c'est entre 55 et 64 ans qu'on trouve le plus d'insomniaques. Aussi, les femmes sont nettement plus nombreuses à en être frappées, en partie à cause des changements hormonaux qu'elles subissent.
D'ailleurs, une enquête éclair — mais d'une méthodologie irréprochable... — menée auprès de la centaine d'employés de ce quotidien tend à confirmer la tendance nationale: on trouve au Devoir environ 25 % d'insomniaques, une forte majorité de femmes et un net clivage entre jeunes et moins jeunes.
Les témoignages recueillis montrent aussi que l'insomnie se vit de plusieurs façons: il y a celui qui dormait «comme un enfant» jusqu'à la quarantaine mais qui se réveille aujourd'hui plusieurs fois par nuit, assez pour être obligé de se lever pour aller lire, voire de prendre un somnifère.
Un autre a cessé de fumer l'an dernier. Depuis, ses insomnies ont redoublé. Il s'endort à 23h, se réveille vers 2h et ne peut pas se rendormir avant 5h ou 6h. D'autres ont plus simplement quelques difficultés à trouver Morphée au terme de la journée.
Les causes de l'insomnie sont multiples. On sait qu'il existe un lien clairement établi entre l'état de santé physique et surtout psychologique d'une personne (obésité, asthme, arthrite, maux de dos, diabète, migraine, maladie cardiaque, ulcères... ) et sa tendance à faire de l'insomnie; que 23 % de ceux qui ont des journées très stressantes dorment mal; que les horaires atypiques ou la prise excessive et répétée d'alcool ou de cannabis nuisent aussi. Mais il n'y a pas de modèle fixe. Pas plus que de solution miracle.
De fait, l'insomnie touche des millions de Canadiens. Diverses études de Statistique Canada situent entre 13 et 25 % — selon la façon de définir l'insomnie — le ratio de la population qui éprouve des problèmes à bien dormir.
Cela ne signifie pas qu'ils passent toutes leurs nuits éveillés. Mais selon la dernière Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, les insomniaques dorment 6,5 heures par nuit, contre 7,5 heures pour ceux qui filent le parfait bonheur dans le sommeil.
Par contre, 18 % des mauvais dormeurs profitent de cinq heures ou moins de sommeil. Ainsi, 36 % des insomniaques ne se sentent pas reposés au petit matin, et la même proportion doit avoir recours aux médicaments pour combattre ce problème.
Il existe trois types d'insomnie, relève Charles Morin, spécialiste du sommeil au département de psychologie de l'Université Laval: l'insomnie initiale (dans le cas de ceux qui tardent à trouver le sommeil au début de la nuit), l'insomnie de maintien (pour qui se réveille en pleine nuit et aura de la difficulté à se rendormir) et l'insomnie dite tardive, qui affecte les gens qui se couchent peu après 22h, s'endorment facilement mais se réveillent très tôt (à 4h ou 5h) sans pouvoir se rendormir. Et rien n'empêche un insomniaque de combiner deux ou trois types d'insomnie...
«Les problèmes d'insomnie initiale sont plus fréquents chez les jeunes alors que les problèmes d'insomnie de maintien ou tardive sont plus fréquents chez les personnes d'un certain âge», indique M. Morin.
Le cap de la trentaine
Le spécialiste ajoute que «le sommeil se modifie à partir de la trentaine. Puis, il devient un peu plus fragile dans la quarantaine. Dans la cinquantaine, on se réveille plus facilement et on a un peu plus de difficulté à retrouver le sommeil. Et chez les personnes âgés, ces problèmes sont encore plus prononcés.»
La prévalence de l'insomnie passe ainsi du simple au double selon qu'on a la jeune vingtaine ou l'âge doré, et c'est entre 55 et 64 ans qu'on trouve le plus d'insomniaques. Aussi, les femmes sont nettement plus nombreuses à en être frappées, en partie à cause des changements hormonaux qu'elles subissent.
D'ailleurs, une enquête éclair — mais d'une méthodologie irréprochable... — menée auprès de la centaine d'employés de ce quotidien tend à confirmer la tendance nationale: on trouve au Devoir environ 25 % d'insomniaques, une forte majorité de femmes et un net clivage entre jeunes et moins jeunes.
Les témoignages recueillis montrent aussi que l'insomnie se vit de plusieurs façons: il y a celui qui dormait «comme un enfant» jusqu'à la quarantaine mais qui se réveille aujourd'hui plusieurs fois par nuit, assez pour être obligé de se lever pour aller lire, voire de prendre un somnifère.
Un autre a cessé de fumer l'an dernier. Depuis, ses insomnies ont redoublé. Il s'endort à 23h, se réveille vers 2h et ne peut pas se rendormir avant 5h ou 6h. D'autres ont plus simplement quelques difficultés à trouver Morphée au terme de la journée.
Les causes de l'insomnie sont multiples. On sait qu'il existe un lien clairement établi entre l'état de santé physique et surtout psychologique d'une personne (obésité, asthme, arthrite, maux de dos, diabète, migraine, maladie cardiaque, ulcères... ) et sa tendance à faire de l'insomnie; que 23 % de ceux qui ont des journées très stressantes dorment mal; que les horaires atypiques ou la prise excessive et répétée d'alcool ou de cannabis nuisent aussi. Mais il n'y a pas de modèle fixe. Pas plus que de solution miracle.
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