Technologies - L'idée de récupérer le matériel électronique fait son chemin
Photo : Agence France-Presse
Depuis plusieurs années, les fabricants d’ordinateurs, les Apple, Dell, HP, ont mis en place des politiques de récupération de leur matériel. Tous reprennent leurs vieux ordinateurs à l’achat d’un nouveau et certains reprennent même ceux de l
En cette ère d'«hyperélectronisation» de notre société, un problème demeure toujours autant d'actualité et, surtout, grandit en importance, le problème de la gestion des déchets électroniques.
Heureusement, ici et là, on commence à voir les fabricants de produits électroniques, ainsi que les vendeurs, agir avec un peu plus de responsabilité envers ce qu'ils génèrent dans notre paysage. Résultat, des campagnes de récupération ou de recyclage plus nombreuses qui répondent maintenant aux exigences d'une clientèle qui devient plus consciente du cycle de vie des appareils qu'elle achète.
Récemment, ce sont les fabricants Sony et Microsoft qui annonçaient une nouvelle politique de récupération de leurs produits électroniques. Bien que ce la soit géographiquement limité, on parle uniquement d'une partie de l'Europe pour Microsoft et de quelques États américains pour Sony, l'initiative est digne de mention et pourra sûrement faire boule de neige dans les autres marchés qui voudront obtenir la même chose des grands manufacturiers de produits électroniques.
Depuis plusieurs années, les fabricants d'ordinateurs, les Apple, Dell, HP, ont mis en place des politiques de récupération de leur matériel. Tous reprennent leurs vieux ordinateurs à l'achat d'un nouveau et certains reprennent même ceux de la concurrence à l'achat d'un ordinateur de leurs lignes de production. Mais, encore là, il semble que l'effort de devoir emballer et de retourner par la poste le vieil ordinateur soit trop compliqué pour qu'une majorité de consommateurs adopte cette pratique.
Initiatives citoyennes
C'est pourquoi, il est de bon augure de voir apparaître ici et là des initiatives citoyennes qui vont dans le sens de la récupération des appareils électroniques. Pensons à des projets comme Insertech Angus dans Rosemont qui recyclent et reconditionnement des ordinateurs usagés et les revendent à bas prix en assurant la réinsertion de jeunes dans un domaine d'avenir.
Ou encore, le projet pilote Techno-écolo en collaboration avec Communautique, Héberjeunes et l'éco-quartier Parc-Extension qui recycle les ordinateurs et offre des formations gratuites pour la réparation et le montage de matériel informatique. L'initiative permet aux jeunes participants de retourner à la maison avec un ordinateur gratuit.
Parallèlement à ces actions, deux nouvelles initiatives viennent de voir le jour. Deux projets qui sont porteurs et qui ont tout pour permettre aux consommateurs québécois de développer de meilleures habitudes en matière de gestion de leurs déchets électroniques, comme ils le font depuis quelques années avec le reste des déchets de la maison.
D'abord, cette idée géniale d'une petite entreprise qui fait le constat que même si plusieurs programmes visent la mise en place de points de collecte basés sur une démarche volontaire de chaque citoyen, l'habitude n'y est pas encore. C'est pourquoi La Boîte jaune (www.laboitejaune.com) propose aux consommateurs de l'île de Montréal, de Laval et de Longueuil de se munir d'une boîte jaune à la maison. La jeune entreprise veut ainsi développer un réseau de collecte à domicile de déchets domestiques, dont les piles. On peut également y laisser peinture et vieux vêtements. Pour 20 dollars par an, on obtient un service de gestion de déchets directement à la maison. La Boîte jaune remet à ses clients une boîte jaune pour le stockage sécuritaire des piles domestiques (alcalines, salines) et assure quatre déplacements par an pour ramasser l'équivalent de deux boîtes jaunes de piles. Les collectes se font du lundi au samedi, de 10h à 20h.
Opération d'envergure
Seconde initiative de taille, tout comme les vieilles pilules qui peuvent retourner chez Jean Coutu et les vieilles huiles à moteur qui retournent chez Canadien Tire. Voilà qu'une grande chaîne de magasins devient assez responsable pour accepter de participer à un large programme de récupération et de recyclage des produits électroniques qu'elle vend à la tonne chaque année.
L'équipe de l'émission de télévision La Vie en vert de Télé-Québec a réussi à convaincre la direction de Bureau en Gros de participer à une grande opération d'envergure qui a comme objectif de réduire le volume de déchets électroniques acheminés inutilement vers les sites d'enfouissement. Dès le 12 septembre, les Québécois pourront apporter leurs déchets informatiques et électroniques dans la grande majorité des succursales de la chaîne Bureau en Gros.
Les magasins participants accepteront les ordinateurs portatifs et de bureau, les moniteurs, les imprimantes, les télécopieurs, les numériseurs, les claviers, les souris, les vieux téléphones et répondeurs, les appareils photo numériques et les vieux cellulaires pour les acheminer vers le recyclage. Ensuite, c'est le programme des Centres de formation en entreprise et récupération, le réseau québécois des CFER, qui sera chargé du recyclage des appareils.
Si vous n'habitez pas la région montréalaise et si vous n'avez pas de Bureau en gros près de chez vous, vous pourriez toujours consulter le Répertoire québécois des récupérateurs et recycleurs sur le site Web de Recyc-Québec pour trouver les endroits qui acceptent vos déchets électroniques (www.recyc-quebec.gouv.qc.ca).
***
bguglielminetti@ledevoir.com
Bruno Guglielminetti est réalisateur et chroniqueur nouvelles technologies à la Première Chaîne de Radio-Canada. Il est également le rédacteur du Carnet techno (www.radio-canada.ca/techno).
Heureusement, ici et là, on commence à voir les fabricants de produits électroniques, ainsi que les vendeurs, agir avec un peu plus de responsabilité envers ce qu'ils génèrent dans notre paysage. Résultat, des campagnes de récupération ou de recyclage plus nombreuses qui répondent maintenant aux exigences d'une clientèle qui devient plus consciente du cycle de vie des appareils qu'elle achète.
Récemment, ce sont les fabricants Sony et Microsoft qui annonçaient une nouvelle politique de récupération de leurs produits électroniques. Bien que ce la soit géographiquement limité, on parle uniquement d'une partie de l'Europe pour Microsoft et de quelques États américains pour Sony, l'initiative est digne de mention et pourra sûrement faire boule de neige dans les autres marchés qui voudront obtenir la même chose des grands manufacturiers de produits électroniques.
Depuis plusieurs années, les fabricants d'ordinateurs, les Apple, Dell, HP, ont mis en place des politiques de récupération de leur matériel. Tous reprennent leurs vieux ordinateurs à l'achat d'un nouveau et certains reprennent même ceux de la concurrence à l'achat d'un ordinateur de leurs lignes de production. Mais, encore là, il semble que l'effort de devoir emballer et de retourner par la poste le vieil ordinateur soit trop compliqué pour qu'une majorité de consommateurs adopte cette pratique.
Initiatives citoyennes
C'est pourquoi, il est de bon augure de voir apparaître ici et là des initiatives citoyennes qui vont dans le sens de la récupération des appareils électroniques. Pensons à des projets comme Insertech Angus dans Rosemont qui recyclent et reconditionnement des ordinateurs usagés et les revendent à bas prix en assurant la réinsertion de jeunes dans un domaine d'avenir.
Ou encore, le projet pilote Techno-écolo en collaboration avec Communautique, Héberjeunes et l'éco-quartier Parc-Extension qui recycle les ordinateurs et offre des formations gratuites pour la réparation et le montage de matériel informatique. L'initiative permet aux jeunes participants de retourner à la maison avec un ordinateur gratuit.
Parallèlement à ces actions, deux nouvelles initiatives viennent de voir le jour. Deux projets qui sont porteurs et qui ont tout pour permettre aux consommateurs québécois de développer de meilleures habitudes en matière de gestion de leurs déchets électroniques, comme ils le font depuis quelques années avec le reste des déchets de la maison.
D'abord, cette idée géniale d'une petite entreprise qui fait le constat que même si plusieurs programmes visent la mise en place de points de collecte basés sur une démarche volontaire de chaque citoyen, l'habitude n'y est pas encore. C'est pourquoi La Boîte jaune (www.laboitejaune.com) propose aux consommateurs de l'île de Montréal, de Laval et de Longueuil de se munir d'une boîte jaune à la maison. La jeune entreprise veut ainsi développer un réseau de collecte à domicile de déchets domestiques, dont les piles. On peut également y laisser peinture et vieux vêtements. Pour 20 dollars par an, on obtient un service de gestion de déchets directement à la maison. La Boîte jaune remet à ses clients une boîte jaune pour le stockage sécuritaire des piles domestiques (alcalines, salines) et assure quatre déplacements par an pour ramasser l'équivalent de deux boîtes jaunes de piles. Les collectes se font du lundi au samedi, de 10h à 20h.
Opération d'envergure
Seconde initiative de taille, tout comme les vieilles pilules qui peuvent retourner chez Jean Coutu et les vieilles huiles à moteur qui retournent chez Canadien Tire. Voilà qu'une grande chaîne de magasins devient assez responsable pour accepter de participer à un large programme de récupération et de recyclage des produits électroniques qu'elle vend à la tonne chaque année.
L'équipe de l'émission de télévision La Vie en vert de Télé-Québec a réussi à convaincre la direction de Bureau en Gros de participer à une grande opération d'envergure qui a comme objectif de réduire le volume de déchets électroniques acheminés inutilement vers les sites d'enfouissement. Dès le 12 septembre, les Québécois pourront apporter leurs déchets informatiques et électroniques dans la grande majorité des succursales de la chaîne Bureau en Gros.
Les magasins participants accepteront les ordinateurs portatifs et de bureau, les moniteurs, les imprimantes, les télécopieurs, les numériseurs, les claviers, les souris, les vieux téléphones et répondeurs, les appareils photo numériques et les vieux cellulaires pour les acheminer vers le recyclage. Ensuite, c'est le programme des Centres de formation en entreprise et récupération, le réseau québécois des CFER, qui sera chargé du recyclage des appareils.
Si vous n'habitez pas la région montréalaise et si vous n'avez pas de Bureau en gros près de chez vous, vous pourriez toujours consulter le Répertoire québécois des récupérateurs et recycleurs sur le site Web de Recyc-Québec pour trouver les endroits qui acceptent vos déchets électroniques (www.recyc-quebec.gouv.qc.ca).
***
bguglielminetti@ledevoir.com
Bruno Guglielminetti est réalisateur et chroniqueur nouvelles technologies à la Première Chaîne de Radio-Canada. Il est également le rédacteur du Carnet techno (www.radio-canada.ca/techno).
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

