Endeavour termine sa mission sans tracas
Malgré les incertitudes sur le bouclier thermique, la NASA dresse un bilan positif
22 août 2007
Science et technologie
Photo : Agence Reuters
L’orbiteur a touché la piste du Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral à 16h32 GMT, comme prévu, sous un ciel clair.
Cap Canaveral, États-Unis — La navette américaine Endeavour et son équipage se sont posés sans encombre hier en Floride après une mission orbitale de treize jours émaillée d'incertitude mais globalement réussie sur la poursuite du chantier de la Station spatiale internationale (ISS).
L'orbiteur a touché la piste du Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral à 16h32 GMT, comme prévu, sous un ciel clair. «Nous avons arrêté de rouler», a dit le commandant de bord Scott Kelly. «Félicitations Endeavour et bienvenue», lui a répondu l'astronaute Chris Ferguson, au Centre de contrôle de Houston.
Pour leur dernier matin dans l'espace, les sept astronautes, dont deux femmes et un Canadien, avaient été réveillés sur la musique d'Homeward Bound de Simon et Garfunkel, «choisie par toutes [les] familles», selon Shannon Lucid, au Centre de Houston.
Deux petits moteurs avaient permis de freiner de 400 km/heure la vitesse de plus de 27 000 km/h d'Endeavour, permettant à la navette de sortir de son orbite à 344 kilomètres au-dessus de la Terre.
Endeavour avait alors entamé le grand plongeon de 67 minutes vers la Floride. La température sur le ventre, le nez et le bord d'attaque des ailes a atteint par endroits plus de 1500 degrés Celsius sous l'effet du frottement sur les couches denses de l'atmosphère à partir de 130 kilomètres d'altitude et à plus de 8000 kilomètres de la Floride.
Cabrée à un angle de 40 degrés, Endeavour descendait alors de 9000 mètres par minute, se transformant progressivement en un planeur qui rend son pilotage délicat.
La navette a fait son approche au-dessus du Pacifique, survolant le Costa Rica puis Cuba avant d'atteindre la Floride. Son arrivée a été marquée par un double boom sonique.
La mission, débutée le 8 août, s'est globalement bien déroulée, tous les objectifs de construction de l'ISS prévus ayant été accomplis. Ce succès a été terni par l'impact d'un débris d'isolant sur le bouclier thermique, lors du lancement, un problème récurrent à l'origine de la catastrophe de Columbia en 2003.
Après plusieurs jours de tests, la NASA avait conclu que cette petite cavité ne présentait pas de risque pour le retour. «La tuile a très bien supporté la rentrée dans l'atmosphère», a déclaré Michael Griffin, l'administrateur de la NASA lors d'une conférence de presse. À première vue, il n'y a pas de dommage structurel sous la tuile abîmée ayant résulté de températures extrêmes, a-t-il ajouté.
Des analyses vont être menées «pour voir combien de temps il faut pour faire les modifications» au réservoir externe, pour limiter ce risque, a dit Mike Leinback, directeur des lancements.
Les ingénieurs ont découvert que le débris s'était détaché des attaches d'une conduite d'oxygène du réservoir externe.
Mais le calendrier des deux prochains lancements devrait pouvoir être maintenu, selon M. Leinback. Le premier est prévu à partir du 23 octobre et le second entre le 6 et le 13 décembre.
Cette mission a revêtu un caractère émotionnel particulier avec la présence dans l'équipage de Barbara Morgan, suppléante de Christa McAuliffe, tuée dans l'explosion de Challenger en 1986.
Plus de 20 ans plus tard, Barbara Morgan, longtemps enseignante du primaire devenue astronaute, a pu devenir la première maîtresse d'école en orbite.
Durant les neuf jours amarrés à l'ISS, les astronautes ont notamment installé un nouveau tronçon métallique pour étendre l'ossature de l'ISS et remplacé un des quatre gyroscopes défectueux.
La NASA prévoit encore au moins 12 vols de navette pour finir la construction de l'ISS, achevée à 60 %, d'ici à 2010, année de mise à la retraite des trois orbiteurs.
L'orbiteur a touché la piste du Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral à 16h32 GMT, comme prévu, sous un ciel clair. «Nous avons arrêté de rouler», a dit le commandant de bord Scott Kelly. «Félicitations Endeavour et bienvenue», lui a répondu l'astronaute Chris Ferguson, au Centre de contrôle de Houston.
Pour leur dernier matin dans l'espace, les sept astronautes, dont deux femmes et un Canadien, avaient été réveillés sur la musique d'Homeward Bound de Simon et Garfunkel, «choisie par toutes [les] familles», selon Shannon Lucid, au Centre de Houston.
Deux petits moteurs avaient permis de freiner de 400 km/heure la vitesse de plus de 27 000 km/h d'Endeavour, permettant à la navette de sortir de son orbite à 344 kilomètres au-dessus de la Terre.
Endeavour avait alors entamé le grand plongeon de 67 minutes vers la Floride. La température sur le ventre, le nez et le bord d'attaque des ailes a atteint par endroits plus de 1500 degrés Celsius sous l'effet du frottement sur les couches denses de l'atmosphère à partir de 130 kilomètres d'altitude et à plus de 8000 kilomètres de la Floride.
Cabrée à un angle de 40 degrés, Endeavour descendait alors de 9000 mètres par minute, se transformant progressivement en un planeur qui rend son pilotage délicat.
La navette a fait son approche au-dessus du Pacifique, survolant le Costa Rica puis Cuba avant d'atteindre la Floride. Son arrivée a été marquée par un double boom sonique.
La mission, débutée le 8 août, s'est globalement bien déroulée, tous les objectifs de construction de l'ISS prévus ayant été accomplis. Ce succès a été terni par l'impact d'un débris d'isolant sur le bouclier thermique, lors du lancement, un problème récurrent à l'origine de la catastrophe de Columbia en 2003.
Après plusieurs jours de tests, la NASA avait conclu que cette petite cavité ne présentait pas de risque pour le retour. «La tuile a très bien supporté la rentrée dans l'atmosphère», a déclaré Michael Griffin, l'administrateur de la NASA lors d'une conférence de presse. À première vue, il n'y a pas de dommage structurel sous la tuile abîmée ayant résulté de températures extrêmes, a-t-il ajouté.
Des analyses vont être menées «pour voir combien de temps il faut pour faire les modifications» au réservoir externe, pour limiter ce risque, a dit Mike Leinback, directeur des lancements.
Les ingénieurs ont découvert que le débris s'était détaché des attaches d'une conduite d'oxygène du réservoir externe.
Mais le calendrier des deux prochains lancements devrait pouvoir être maintenu, selon M. Leinback. Le premier est prévu à partir du 23 octobre et le second entre le 6 et le 13 décembre.
Cette mission a revêtu un caractère émotionnel particulier avec la présence dans l'équipage de Barbara Morgan, suppléante de Christa McAuliffe, tuée dans l'explosion de Challenger en 1986.
Plus de 20 ans plus tard, Barbara Morgan, longtemps enseignante du primaire devenue astronaute, a pu devenir la première maîtresse d'école en orbite.
Durant les neuf jours amarrés à l'ISS, les astronautes ont notamment installé un nouveau tronçon métallique pour étendre l'ossature de l'ISS et remplacé un des quatre gyroscopes défectueux.
La NASA prévoit encore au moins 12 vols de navette pour finir la construction de l'ISS, achevée à 60 %, d'ici à 2010, année de mise à la retraite des trois orbiteurs.
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