Technologies - Chercher sa voie sous l'autorité du GPS
Photo : Agence France-Presse
Le TomTom est agréable à utiliser avec son écran large.
Lors de mon plus récent voyage aux îles de la Madeleine, j'ai eu l'occasion de tester un système GPS de navigation routière du fabricant européen TomTom. Car, comme des dizaines de milliers de Québécois cet été, j'ai pris la route pour me rendre dans l'archipel. Un périple de 2400 km qui m'a permis de voir amplement les forces et les faiblesses de l'appareil TomTom One XL.
Je dois avouer que ma principale utilisation de ce type d'appareil se fait généralement en Europe, où les routes et les renseignements supplémentaires (restaurants, bars, musées) sont généralement bien répertoriés, ce qui n'est pas nécessairement le cas en Amérique du Nord en raison de la vaste superficie du territoire à couvrir.
C'est donc avec ce bémol en tête que j'ai entamé mon périple. Il faut dire que l'appareil est agréable à utiliser avec son écran large qui représente une amélioration importante par rapport à la plupart des autres modèles qui rivalisent d'ingéniosité pour présenter un maximum de renseignements dans des fenêtres qui sont juste assez grandes pour y voir la flèche de l'orientation du véhicule. Avec son écran large en format 16/9 de plus de 4 pouces, le One XL permet d'obtenir un maximum de renseignements dans un environnement large et aéré.
De l'information qui peut sembler inutile lorsque l'on fait pour la 200e fois l'autoroute entre Montréal et Québec, mais qui procure un certain désennui au conducteur en lui offrant une estimation de l'heure d'arrivée à sa destination, le nombre de kilomètres encore à parcourir, des suggestions d'arrêt, des choses à voir en route et, bien sûr, les stations-service à proximité. Mais ça, vous le saviez déjà.
Cent mètres plus loin dans les Maritimes
Donc, une très bonne note pour l'appareil jusqu'au moment où nous avons franchi la ville étape de Edmunston au Nouveau-Brunswick. À partir de ce point, et jusqu'à Fredericton, le GPS avait tendance à indiquer mon point de l'occasion à plus de 100 mètres de ma situation véritable et, chaque fois, l'appareil recalculait la trajectoire pour m'aider à me ramener sur la route. C'est dans ces moments-là que l'on est heureux que les ordinateurs de bord des voitures ne prennent pas encore le volant pour nous. À en croire l'appareil, j'étais au volant d'un Hummer qui défilait à 110 km/h au beau milieu de champs, de collines ou de ravins selon le parcours. Après vérification, j'ai bien vu que l'autoroute avait été refaite dans cette région depuis quelque temps et que ma carte n'était plus à jour pour ce tronçon.
Mais plus embêtant encore fut mon passage tout près de Gagetown, là où se trouve la base militaire canadienne. Pendant un bon moment, plus moyen de faire fonctionner correctement le GPS qui n'arrivait même plus à capter le signal d'une dizaine de satellites qui lui confirmaient son positionnement quelques minutes auparavant. Même chose pour ma radio satellite Sirius qui semblait avoir beaucoup de difficulté à me faire entendre la programmation de la chaîne InfoPlus du service radio satellite nord-américain. Suis-je passé à un mauvais moment, seule l'armée pourrait me le dire. Mais, bref, mis à part la perte du signal près d'une base militaire et un tronçon de carte routière vieille de quelques années, le parcours était sans faute sur grand-route.
L'appareil a même réussi à me sortir d'une fâcheuse situation en pleine nuit alors qu'un épais brouillard recouvrait toute l'île du Prince Édouard. Un brouillard tellement épais, que même la lecture des panneaux de signalisation sur le bord de la route était presque impossible. J'ai donc navigué aux appareils comme on le fait en avion, et je dois lever mon chapeau au TomTom One XL qui m'a sorti de là sans aucune faute de parcours.
Malheureusement, la ville
Malheureusement, la même bonne note ne tient pas en contexte urbain. La plus belle illustration de mes mésaventures avec l'appareil en centre urbain demeure le moment où nous cherchions à nous rendre au restaurant St-Hubert de Moncton et que, à force de tourner en rond, nous avons décidé de nous arrêter dans un Chalet Suisse devant lequel le système de navigation nous conduisait! Pour un appareil qui se vend entre 399 $ et 499 $, selon le marchand en magasin ou en ligne, je m'attendais à mieux.
Heureusement pour le conducteur, l'appareil demeure facile à programmer lors d'un déplacement comme lors de la préparation du voyage. On peut d'ailleurs inscrire à l'avance les diverses destinations que nous chercherons à atteindre avant même le départ. Le chargement d'une nouvelle destination en cours de voyage devient donc plus facile. Cette présélection des destinations et la configuration de l'appareil peuvent se faire directement sur l'appareil en utilisant l'écran tactile ou en utilisant un logiciel qui permet de modifier l'appareil à partir de son ordinateur relié à l'appareil par un câble USB.
Un câble USB qui ne sert malheureusement pas encore à assurer la recharge du navigateur GPS, une chose qui devrait être mise sur la courte liste des améliorations à apporter dans le futur, alors que bon nombre de petits appareils électroniques peuvent déjà utiliser l'énergie d'un ordinateur pour assurer leur recharge. Pour le moment, à moins d'acheter un adaptateur mural, le seul moyen de recharger l'appareil ONE XL demeure le branchement à l'allume-cigare dans la voiture, ce qui devient un peu embarrassant si l'on aime pas les fils qui pendent partout dans la voiture.
En terminant, et là je m'adresse particulièrement aux hommes qui ont déjà utilisé un GPS dans leur voiture. Avez-vous déjà remarqué combien la voix féminine qui communique les consignes de navigation semble irriter les passagères? Mon fils avait beau faire des blagues en imitant la voix de l'appareil, ça ne changeait rien à l'irritation de ma conjointe. C'est pourquoi j'ai décidé de faire le voyage sans elle, je parle de la voix synthétique de l'appareil. Essayez, vous verrez, le voyage est plus agréable pour tout le monde. En résumé, le TOMTOM ONE XL est un excellent choix pour la route, mais gardez sous la main une bonne vieille carte lorsque vous entrez dans les dédales d'une ville.
bguglielminetti@ledevoir.com
Bruno Guglielminetti est réalisateur et chroniqueur nouvelles technologies à la Première Chaîne de Radio-Canada. Il est également le rédacteur du Carnet techno (www.radio-canada.ca/techno)..
Je dois avouer que ma principale utilisation de ce type d'appareil se fait généralement en Europe, où les routes et les renseignements supplémentaires (restaurants, bars, musées) sont généralement bien répertoriés, ce qui n'est pas nécessairement le cas en Amérique du Nord en raison de la vaste superficie du territoire à couvrir.
C'est donc avec ce bémol en tête que j'ai entamé mon périple. Il faut dire que l'appareil est agréable à utiliser avec son écran large qui représente une amélioration importante par rapport à la plupart des autres modèles qui rivalisent d'ingéniosité pour présenter un maximum de renseignements dans des fenêtres qui sont juste assez grandes pour y voir la flèche de l'orientation du véhicule. Avec son écran large en format 16/9 de plus de 4 pouces, le One XL permet d'obtenir un maximum de renseignements dans un environnement large et aéré.
De l'information qui peut sembler inutile lorsque l'on fait pour la 200e fois l'autoroute entre Montréal et Québec, mais qui procure un certain désennui au conducteur en lui offrant une estimation de l'heure d'arrivée à sa destination, le nombre de kilomètres encore à parcourir, des suggestions d'arrêt, des choses à voir en route et, bien sûr, les stations-service à proximité. Mais ça, vous le saviez déjà.
Cent mètres plus loin dans les Maritimes
Donc, une très bonne note pour l'appareil jusqu'au moment où nous avons franchi la ville étape de Edmunston au Nouveau-Brunswick. À partir de ce point, et jusqu'à Fredericton, le GPS avait tendance à indiquer mon point de l'occasion à plus de 100 mètres de ma situation véritable et, chaque fois, l'appareil recalculait la trajectoire pour m'aider à me ramener sur la route. C'est dans ces moments-là que l'on est heureux que les ordinateurs de bord des voitures ne prennent pas encore le volant pour nous. À en croire l'appareil, j'étais au volant d'un Hummer qui défilait à 110 km/h au beau milieu de champs, de collines ou de ravins selon le parcours. Après vérification, j'ai bien vu que l'autoroute avait été refaite dans cette région depuis quelque temps et que ma carte n'était plus à jour pour ce tronçon.
Mais plus embêtant encore fut mon passage tout près de Gagetown, là où se trouve la base militaire canadienne. Pendant un bon moment, plus moyen de faire fonctionner correctement le GPS qui n'arrivait même plus à capter le signal d'une dizaine de satellites qui lui confirmaient son positionnement quelques minutes auparavant. Même chose pour ma radio satellite Sirius qui semblait avoir beaucoup de difficulté à me faire entendre la programmation de la chaîne InfoPlus du service radio satellite nord-américain. Suis-je passé à un mauvais moment, seule l'armée pourrait me le dire. Mais, bref, mis à part la perte du signal près d'une base militaire et un tronçon de carte routière vieille de quelques années, le parcours était sans faute sur grand-route.
L'appareil a même réussi à me sortir d'une fâcheuse situation en pleine nuit alors qu'un épais brouillard recouvrait toute l'île du Prince Édouard. Un brouillard tellement épais, que même la lecture des panneaux de signalisation sur le bord de la route était presque impossible. J'ai donc navigué aux appareils comme on le fait en avion, et je dois lever mon chapeau au TomTom One XL qui m'a sorti de là sans aucune faute de parcours.
Malheureusement, la ville
Malheureusement, la même bonne note ne tient pas en contexte urbain. La plus belle illustration de mes mésaventures avec l'appareil en centre urbain demeure le moment où nous cherchions à nous rendre au restaurant St-Hubert de Moncton et que, à force de tourner en rond, nous avons décidé de nous arrêter dans un Chalet Suisse devant lequel le système de navigation nous conduisait! Pour un appareil qui se vend entre 399 $ et 499 $, selon le marchand en magasin ou en ligne, je m'attendais à mieux.
Heureusement pour le conducteur, l'appareil demeure facile à programmer lors d'un déplacement comme lors de la préparation du voyage. On peut d'ailleurs inscrire à l'avance les diverses destinations que nous chercherons à atteindre avant même le départ. Le chargement d'une nouvelle destination en cours de voyage devient donc plus facile. Cette présélection des destinations et la configuration de l'appareil peuvent se faire directement sur l'appareil en utilisant l'écran tactile ou en utilisant un logiciel qui permet de modifier l'appareil à partir de son ordinateur relié à l'appareil par un câble USB.
Un câble USB qui ne sert malheureusement pas encore à assurer la recharge du navigateur GPS, une chose qui devrait être mise sur la courte liste des améliorations à apporter dans le futur, alors que bon nombre de petits appareils électroniques peuvent déjà utiliser l'énergie d'un ordinateur pour assurer leur recharge. Pour le moment, à moins d'acheter un adaptateur mural, le seul moyen de recharger l'appareil ONE XL demeure le branchement à l'allume-cigare dans la voiture, ce qui devient un peu embarrassant si l'on aime pas les fils qui pendent partout dans la voiture.
En terminant, et là je m'adresse particulièrement aux hommes qui ont déjà utilisé un GPS dans leur voiture. Avez-vous déjà remarqué combien la voix féminine qui communique les consignes de navigation semble irriter les passagères? Mon fils avait beau faire des blagues en imitant la voix de l'appareil, ça ne changeait rien à l'irritation de ma conjointe. C'est pourquoi j'ai décidé de faire le voyage sans elle, je parle de la voix synthétique de l'appareil. Essayez, vous verrez, le voyage est plus agréable pour tout le monde. En résumé, le TOMTOM ONE XL est un excellent choix pour la route, mais gardez sous la main une bonne vieille carte lorsque vous entrez dans les dédales d'une ville.
bguglielminetti@ledevoir.com
Bruno Guglielminetti est réalisateur et chroniqueur nouvelles technologies à la Première Chaîne de Radio-Canada. Il est également le rédacteur du Carnet techno (www.radio-canada.ca/techno)..
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