L'équipage d'Endeavour fait une deuxième sortie dans l'espace
14 août 2007
Science et technologie
Photo : Agence Reuters
Un morceau d’isolant de la taille d’un pamplemousse avec peut-être de la glace s’est détaché du réservoir externe de la navette 58 secondes après le lancement mercredi et a heurté une des tuiles thermiques sur le ventre de l’orbiteur.
Deux astronautes de la navette américaine Endeavour ont entamé hier une sortie dans l'espace pour remplacer des équipements de la station spatiale internationale (ISS). La NASA, de son côté, doit décider si l'équipage devra ou non réparer une entaille sur le ventre du vaisseau avant son retour sur Terre.
Les astronautes Dave Williams et Rick Mastracchio effectuaient la deuxième sortie de la mission, sortant de la navette pour remplacer l'un des quatre gyroscopes contrôlant l'orientation de l'ISS. Le gyroscope défectueux depuis octobre 2006 sera lui stocké à bord de la station avant d'être rapporté sur Terre lors d'une prochaine mission.
Cette sortie devait durer jusqu'à 22h GMT hier. Deux autres sont prévues demain et vendredi, et les astronautes pourraient ajouter la réparation du bouclier thermique à leur liste de tâches à effectuer.
Flottant dans l'espace au-dessus de l'océan Pacifique, l'astronaute canadien Dave Williams a pris le temps de commenter la vue de là-haut, hier, affirmant que c'était «la promenade la plus étonnante» qu'il ait jamais faite.
C'était la deuxième sortie dans l'espace pour Dave Williams, et on s'attend à ce qu'il en effectue une troisième vendredi. Cette troisième sortie, si elle se réalise, constituerait un record: l'astronaute, qui est né à Saskatoon et a grandi à Montréal, deviendrait le Canadien ayant passé le plus de temps à flotter librement dans l'espace.
Et le nom de M. Williams a été mentionné par la NASA en relation avec la décision de réparer ou non une entaille sur la navette Endeavour.
Caméra laser
Un morceau d'isolant de la taille d'un pamplemousse avec peut-être de la glace s'est détaché du réservoir externe de la navette 58 secondes après le lancement mercredi et a heurté une des tuiles thermiques sur le ventre de l'orbiteur, creusant un sillon de 8,75 centimètres de longueur et de 5 cm de largeur sur en partie toute son épaisseur, selon une inspection faite dimanche par des astronautes.
Les astronautes ont utilisé une caméra à haute définition et un laser attachés à l'extrémité de la rallonge du bras robotique d'Endeavour manoeuvré depuis la cabine pour effectuer cette inspection.
Les ingénieurs devaient reproduire en laboratoire sur une tuile identique la même entaille avant d'entrer toutes les données dans un modèle informatique pour calculer précisément si l'échauffement de la partie endommagée lors de la rentrée dans l'atmosphère présente ou non un danger pour la structure en aluminium de l'aile.
La température à cet endroit atteint 1260 degrés Celsius sous l'effet du frottement de la navette à plus de 20 000 km/h sur les couches denses de l'atmosphère, a précisé la NASA.
Une fissure trop étendue pourrait conduire à une répétition de l'accident de Columbia en 2003 qui s'était désintégrée lors de son retour sur la Terre.
La catastrophe avait été provoquée par une brèche dans la protection thermique de l'aile gauche de l'orbiteur qui avait résulté de l'impact d'un morceau de mousse isolante de plus de 700 grammes tombé du réservoir externe après le décollage.
Une décision de réparer devait être prise hier ou aujourd'hui, a indiqué dimanche John Shannon, responsable de la mission.
«Nous préférions éviter de réparer mais si c'est nécessaire nous sommes vraiment préparés pour ce type précis de dommage», a-t-il dit ajoutant que la NASA disposait de trois méthodes de réparation.
Il s'agit d'une peinture réfléchissant la chaleur, d'une pâte pour colmater un dommages plus important et d'une plaque pouvant recouvrir l'ensemble d'une tuile abîmée.
Mais une telle réparation, qui serait une première, est aussi délicate. Un astronaute perché à l'extrémité d'une rallonge de 15 mètres du bras robotique d'Endeavour devra être approché suffisamment près de la zone à réparer mais sans jamais toucher le bouclier thermique très fragile.
Le bras est manoeuvré de l'intérieur par le pilote de la navette.
Depuis Columbia, la NASA a procédé à d'importantes modifications du réservoir externe pour réduire le risque de perte de mousse isolante et de glace mais de toute évidence sans parvenir à totalement éliminer ce danger.
Ce réservoir est rempli d'hydrogène et d'oxygène liquide à très basse température.
John Shannon a dit ne pas savoir si ce problème récurent retarderait le lancement de la prochaine navette fin octobre.
L'agence spatiale a aussi mis en place des inspections en orbite au début et à la fin des missions pour détecter des dégâts.
La NASA prévoit encore au moins 12 vols de navette pour achever l'ISS d'ici à 2010, année programmée de mise à la retraite des trois orbiteurs.
Les astronautes Dave Williams et Rick Mastracchio effectuaient la deuxième sortie de la mission, sortant de la navette pour remplacer l'un des quatre gyroscopes contrôlant l'orientation de l'ISS. Le gyroscope défectueux depuis octobre 2006 sera lui stocké à bord de la station avant d'être rapporté sur Terre lors d'une prochaine mission.
Cette sortie devait durer jusqu'à 22h GMT hier. Deux autres sont prévues demain et vendredi, et les astronautes pourraient ajouter la réparation du bouclier thermique à leur liste de tâches à effectuer.
Flottant dans l'espace au-dessus de l'océan Pacifique, l'astronaute canadien Dave Williams a pris le temps de commenter la vue de là-haut, hier, affirmant que c'était «la promenade la plus étonnante» qu'il ait jamais faite.
C'était la deuxième sortie dans l'espace pour Dave Williams, et on s'attend à ce qu'il en effectue une troisième vendredi. Cette troisième sortie, si elle se réalise, constituerait un record: l'astronaute, qui est né à Saskatoon et a grandi à Montréal, deviendrait le Canadien ayant passé le plus de temps à flotter librement dans l'espace.
Et le nom de M. Williams a été mentionné par la NASA en relation avec la décision de réparer ou non une entaille sur la navette Endeavour.
Caméra laser
Un morceau d'isolant de la taille d'un pamplemousse avec peut-être de la glace s'est détaché du réservoir externe de la navette 58 secondes après le lancement mercredi et a heurté une des tuiles thermiques sur le ventre de l'orbiteur, creusant un sillon de 8,75 centimètres de longueur et de 5 cm de largeur sur en partie toute son épaisseur, selon une inspection faite dimanche par des astronautes.
Les astronautes ont utilisé une caméra à haute définition et un laser attachés à l'extrémité de la rallonge du bras robotique d'Endeavour manoeuvré depuis la cabine pour effectuer cette inspection.
Les ingénieurs devaient reproduire en laboratoire sur une tuile identique la même entaille avant d'entrer toutes les données dans un modèle informatique pour calculer précisément si l'échauffement de la partie endommagée lors de la rentrée dans l'atmosphère présente ou non un danger pour la structure en aluminium de l'aile.
La température à cet endroit atteint 1260 degrés Celsius sous l'effet du frottement de la navette à plus de 20 000 km/h sur les couches denses de l'atmosphère, a précisé la NASA.
Une fissure trop étendue pourrait conduire à une répétition de l'accident de Columbia en 2003 qui s'était désintégrée lors de son retour sur la Terre.
La catastrophe avait été provoquée par une brèche dans la protection thermique de l'aile gauche de l'orbiteur qui avait résulté de l'impact d'un morceau de mousse isolante de plus de 700 grammes tombé du réservoir externe après le décollage.
Une décision de réparer devait être prise hier ou aujourd'hui, a indiqué dimanche John Shannon, responsable de la mission.
«Nous préférions éviter de réparer mais si c'est nécessaire nous sommes vraiment préparés pour ce type précis de dommage», a-t-il dit ajoutant que la NASA disposait de trois méthodes de réparation.
Il s'agit d'une peinture réfléchissant la chaleur, d'une pâte pour colmater un dommages plus important et d'une plaque pouvant recouvrir l'ensemble d'une tuile abîmée.
Mais une telle réparation, qui serait une première, est aussi délicate. Un astronaute perché à l'extrémité d'une rallonge de 15 mètres du bras robotique d'Endeavour devra être approché suffisamment près de la zone à réparer mais sans jamais toucher le bouclier thermique très fragile.
Le bras est manoeuvré de l'intérieur par le pilote de la navette.
Depuis Columbia, la NASA a procédé à d'importantes modifications du réservoir externe pour réduire le risque de perte de mousse isolante et de glace mais de toute évidence sans parvenir à totalement éliminer ce danger.
Ce réservoir est rempli d'hydrogène et d'oxygène liquide à très basse température.
John Shannon a dit ne pas savoir si ce problème récurent retarderait le lancement de la prochaine navette fin octobre.
L'agence spatiale a aussi mis en place des inspections en orbite au début et à la fin des missions pour détecter des dégâts.
La NASA prévoit encore au moins 12 vols de navette pour achever l'ISS d'ici à 2010, année programmée de mise à la retraite des trois orbiteurs.
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