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    Notre cerveau aurait l'instinct mélomane

    Le cerveau humain aurait, semble-t-il, un petit côté mélomane instinctif. Une nouvelle étude menée par des chercheurs des universités McGill et Stanford révèle en effet comment le cerveau humain réagit à la transition d'un mouvement à l'autre dans une pièce musicale.

    «Cette étude est la première à montrer que le cerveau est doté d'un réseau distinct qui cerne le début et la fin d'épisodes en musique, probablement en vue de l'encodage ou de la mise en mémoire», a expliqué le professeur de psychologie Dan Levitin, de l'université McGill.

    Concrètement, lors des changements marqués entre des mouvements musicaux, les chercheurs ont observé une activité dans le réseau fronto-temporal ventral, associé à la détection de tels épisodes musicaux, à la conversation et à d'autres stimuli auditifs. Cette phase est suivie d'une activité dans le réseau fronto-pariétal dorsal, associé à l'attention et à l'actualisation de la mémoire de travail, comme le langage parlé et gestuel, la perception visuelle et la perception tactile.

    «Par définition, un épisode doit avoir un début et une fin, a indiqué M. Levitin. Ces régions du cerveau sont celles qui balisent l'épisode et qui en "décident" le début et la fin.»

    Répercussions

    Cette étude a de vastes répercussions en ce qui a trait à la compréhension de la perception des épisodes auditifs, a poursuivi le professeur. «Ainsi, les résultats pourraient permettre de mieux saisir comment les gens peuvent mener une conversation dans un lieu bondé, ce qu'on qualifie d'"effet de cocktail party". Nous savons qu'un des indices que les gens utilisent pour déduire les sons qui vont ensemble est le début des mots et des phrases. Les choses qui commencent ensemble vont ensemble.»

    Pour les fins de leurs travaux de recherche, les chercheurs de McGill ont recruté des sujets issus de la population de Stanford et de Palo Alto, en Californie. Les sujets étaient placés dans un appareil d'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, où ils écoutaient plusieurs symphonies complètes du compositeur britannique de l'époque baroque William Boyce. «Les sujets n'étaient pas musiciens et pouvaient ne pas être en mesure de distinguer un adagio d'un andante, mais ils percevaient bien les changements musicaux notables», a d'ailleurs précisé M. Levitin. Le chercheur a aussi souligné que les résultats pourraient être applicables à d'autres styles musicaux que le classique, bien que cela requerrait des recherches plus poussées.

    Les résultats de cette recherche paraissent aujourd'hui dans la revue Neuron. Il s'agit des premiers travaux ayant permis de cartographier l'activité neuronale provoquée par les transitions en musique. L'université McGill est un des principaux centres au monde pour ce qui est de l'étude scientifique de la musique. Dan Levitin est professeur agrégé de psychologie à McGill et directeur du Laboratoire d'étude de la perception, de la cognition et de la compétence musicales.
     
     
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