Argentavis magnificens - Le plus gros oiseau de tous les temps volait comme un planeur
3 juillet 2007
Science et technologie
Photo : Agence France-Presse
L’argentavis magnificens, qui avait à peu près les dimensions d’un Cessna 152, sillonnait le ciel d’Argentine il y a six millions d’années.
Washington — L'argentavis magnificens, le plus gros oiseau de tous les temps, aujourd'hui disparu, dont la taille était comparable à celle d'un petit avion, volait comme un planeur, ont conclu des chercheurs américains et canadiens dans une étude publiée hier. L'argentavis, un oiseau de proie de 70 à 72 kg dont l'envergure atteignait sept mètres, sillonnait le ciel d'Argentine il y a six millions d'années.
Jusqu'alors, les paléontologues pensaient, en se fondant sur l'analyse des fossiles, que sa masse musculaire était insuffisante par rapport à son poids pour qu'il puisse battre ses immenses ailes suffisamment vite pour s'envoler.
Mais les caractéristiques physiologiques de l'oiseau montrent qu'il était pourtant bien adapté pour voler, notamment grâce à son ossature légère et ses plumes de vol — ou rémiges — dont la longueur atteignait 1,50 mètre.
C'est en comparant des paramètres déduits des fossiles à un logiciel aéronautique et à des modèles informatiques reproduisant le vol plané de quatre grands oiseaux de proie d'aujourd'hui, comme le condor de Californie et le vautour, que les scientifiques ont déterminé qu'il pouvait planer.
L'argentavis décollait en courant sur des terrains en pente, comme le font les pilotes de deltaplanes, et utilisait des courants d'air ascendants fréquents au miocène, une époque de l'histoire terrestre durent laquelle le climat était plus chaud qu'aujourd'hui.
Il pouvait aussi se lancer d'un endroit perché pour prendre de la vitesse, selon les auteurs de l'étude parue dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 2 juillet.
Les chercheurs, dont Kenneth Campbell du Musée d'histoire naturelle de Los Angeles, ont calculé que l'argentavis pouvait atteindre une vitesse record en vol de 67 km/h et parcourir jusqu'à 200 km par jour en planant.
Doté d'un bec gigantesque, il pouvait se nourrir de proies de la taille d'un gros poulet.
Jusqu'alors, les paléontologues pensaient, en se fondant sur l'analyse des fossiles, que sa masse musculaire était insuffisante par rapport à son poids pour qu'il puisse battre ses immenses ailes suffisamment vite pour s'envoler.
Mais les caractéristiques physiologiques de l'oiseau montrent qu'il était pourtant bien adapté pour voler, notamment grâce à son ossature légère et ses plumes de vol — ou rémiges — dont la longueur atteignait 1,50 mètre.
C'est en comparant des paramètres déduits des fossiles à un logiciel aéronautique et à des modèles informatiques reproduisant le vol plané de quatre grands oiseaux de proie d'aujourd'hui, comme le condor de Californie et le vautour, que les scientifiques ont déterminé qu'il pouvait planer.
L'argentavis décollait en courant sur des terrains en pente, comme le font les pilotes de deltaplanes, et utilisait des courants d'air ascendants fréquents au miocène, une époque de l'histoire terrestre durent laquelle le climat était plus chaud qu'aujourd'hui.
Il pouvait aussi se lancer d'un endroit perché pour prendre de la vitesse, selon les auteurs de l'étude parue dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 2 juillet.
Les chercheurs, dont Kenneth Campbell du Musée d'histoire naturelle de Los Angeles, ont calculé que l'argentavis pouvait atteindre une vitesse record en vol de 67 km/h et parcourir jusqu'à 200 km par jour en planant.
Doté d'un bec gigantesque, il pouvait se nourrir de proies de la taille d'un gros poulet.
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