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Einstein s'est-il trompé?

Dans leur quête de l'ultime «théorie du tout» qui décrirait l'Univers dans toutes ses dimensions, les physiciens cherchent désespérément à unifier les fondements de la physique moderne découverts par Einstein, Heisenberg, Planck et compagnie. Diverses théories sont échafaudées pour tenter cette fusion rendue très difficile en raison d'éléments inconciliables.

Pour résoudre cette énigme, certains théoriciens émettent l'hypothèse selon laquelle Galilée et Einstein se seraient peut-être trompés. Toutes les voies, même les plus iconoclastes, sont explorées pour sortir de l'impasse dans laquelle la physique contemporaine semble stagner.

Einstein s'y est cassé les dents. Cinquante ans plus tard, les physiciens cherchent encore cette fameuse «théorie du tout» qui pourrait décrire tous les phénomènes physiques, de l'infiniment grand à l'infiniment petit. Leur casse-tête réside dans une fâcheuse incompatibilité entre la relativité générale d'Einstein (qui rend compte des propriétés de la gravité à l'échelle cosmique) et la mécanique quantique (qui traduit le comportement des atomes et des constituants élémentaires de la matière). Or les pistes de réconciliation sont semées d'embûches.

On a cru que la théorie des cordes, découverte en 1984, parviendrait à unifier ces deux piliers de la physique fondamentale, mais cette théorie hypercomplexe bute sur des problèmes colossaux qui compromettent l'atteinte de la théorie ultime, grand défi de la physique théorique moderne. D'autres physiciens cherchent quant à eux d'éventuelles fissures dans les bases de la physique. Celles-ci expliqueraient pourquoi les deux théories phares sont à ce point irréconciliables (voir «La traque à l'erreur initiale» en page A 6).

Les deux théories fonctionnent à merveille indépendamment l'une de l'autre, tant qu'on les cantonne dans leur domaine respectif. D'une part, la théorie de la relativité générale décrit les conséquences de la gravité quand celle-ci occupe le devant de la scène et que les autres forces de la nature ne jouent plus le premier rôle. Ces autres forces sont la force nucléaire faible, responsable de la désintégration radioactive de certains éléments comme l'uranium, la force nucléaire forte, qui incite les quarks à s'assembler pour former protons et neutrons, et la force électromagnétique, qui sous-tend aussi bien la puissance des éclairs d'un orage que le fonctionnement de nos appareils électroménagers et la charge électrique des particules microscopiques.

Selon cette théorie formulée par Einstein en 1916, qui décrit la gravitation comme une déformation de l'espace et du temps, un objet courbe d'autant plus l'espace et le temps (puisque espace et temps sont intimement liés) autour de lui qu'il est massif. Et cette déformation de l'espace-temps s'atténue lorsqu'on s'éloigne de cet objet. Ainsi, le Soleil déforme la structure de l'espace qui l'entoure. Et la forme de cette distorsion affecte à son tour le mouvement des planètes, comme la Terre, qui se meuvent autour de lui. En plus de démontrer qu'un champ de gravité intense, comme celui qui règne aux abords d'un trou noir, dilate le temps et courbe l'espace, les équations de la relativité «générale» prédisaient même que l'Univers devait être en expansion ou en contraction.

D'autre part, la mécanique quantique bouleverse notre conception traditionnelle de la matière. «On ne peut plus appliquer notre logique newtonienne au monde de l'atome», souligne d'entrée de jeu le physicien et spécialiste des théories quantiques Luc Vinet, aujourd'hui recteur de l'Université de Montréal. Alors que toutes les lois de la mécanique classique, comme celles de l'électricité, sont précises et déterministes, ne laissant aucun rôle au hasard, c'est au contraire le hasard, l'incertain, l'indéterminé, qui domine aux niveaux atomique et subatomique. Les lois qui régissent le monde quantique sont probabilistes. Cette vision de l'Univers troublait profondément Einstein, comme en témoigne sa célèbre phrase: «Dieu ne joue pas aux dés», à laquelle répondit Niels Bohr, un des fondateurs de la mécanique quantique: «Einstein, cessez de dire à Dieu comment il doit se comporter!»

La mécanique quantique nous dit également qu'on ne peut pas mesurer avec une certitude absolue à la fois la position et la vitesse d'une particule élémentaire, et ce, en vertu du principe d'incertitude formulé par le physicien allemand Werner Heisenberg. «Cette incapacité, qui n'est absolument pas due à la maladresse de nos observations, indique que le monde microscopique est turbulent par nature. [...] Le principe d'incertitude prédit aussi que cette activité microscopique est d'autant plus débordante que les échelles de distance et de temps sont réduites. [...] C'est justement ce tumulte qui constitue l'obstacle fondamental à l'union de la relativité générale et de la mécanique quantique», explique Brian Greene, excellent vulgarisateur et spécialiste de la théorie des cordes à l'université Columbia à New York. «Aux échelles quantiques, absolument tout est sujet aux fluctuations inhérentes au principe d'incertitude, y compris le champ de gravitation. Or les fluctuations quantiques du champ gravitationnel produisent de terribles distorsions. [...] De plus, les calculs qui marient mécanique quantique et relativité générale conduisent au même résultat insensé: l'infini, nous indiquant ainsi que nous avons commis une grave erreur.»

Et pourtant, tant la relativité générale que la mécanique quantique ont jusqu'à maintenant été moult fois vérifiées de façon expérimentale. Elles traduisent parfaitement la réalité à leurs échelles respectives.

Pour cette raison, «la gravitation et la théorie quantique font partie intégrante des mécanismes de l'Univers, de sorte que toute théorie unifiée se doit de les inclure toutes les deux», écrit Brian Greene dans son incontournable ouvrage de vulgarisation L'Univers élégant. Mais pour l'instant, l'amalgame des deux théories produit immanquablement des aberrations.

Pour réussir l'arrimage entre la relativité générale et la mécanique quantique, les deux piliers de la physique fondamentale, des physiciens théoriciens ont alors imaginé que les particules élémentaires qu'on avait toujours imaginées sous forme de petits points étaient peut-être plutôt de minuscules filaments unidimensionnels, des cordelettes vibrant à la manière de petits élastiques de caoutchouc. Les différentes particules élémentaires, comme l'électron et le quark, correspondraient alors à différents modes de vibration de ces brins de corde ayant une taille moyenne de 10-35 mètre. «Ces supercordes chantent et oscillent tout autour de nous et le monde n'est qu'une vaste symphonie», écrit l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan pour décrire un univers constitué de ces supercordes.

L'approfondissement de cette théorie des cordes — ou supercordes —, qui semblait des plus prometteuses lors de sa découverte, en 1984, est toutefois semée d'embûches gigantesques. D'abord, elle décrète l'existence non pas de trois dimensions spatiales et d'une dimension temporelle, comme nos sens nous permettent de voir notre monde, mais de neuf, voire de 25 dimensions spatiales selon les différentes versions (au nombre de cinq) de la théorie. On suppose que les dimensions supplémentaires seraient à la fois minuscules et enroulées sur elles-mêmes, ce qui ferait en sorte qu'elles soient invisibles à nos yeux. Par analogie, un boyau d'arrosage déposé sur le sol nous apparaît de loin comme une ligne unidimensionnelle alors qu'il s'agit en réalité d'un cylindre, donc doté d'une épaisseur.

Autre problème de taille: à mesure que les spécialistes comprennent mieux la théorie des cordes, ils se rendent compte du nombre gigantesque de solutions auxquelles elle peut conduire, alors que la fameuse théorie du tout devrait n'en comporter qu'une seule et unique. «La multiplicité des solutions est à ce point énorme qu'on parle maintenant du "paysage de la théorie des cordes", car tout cela ressemble à un vaste paysage de collines et de vallées où chaque dépression qui correspond à un site de basse énergie est une solution de la théorie», indique le physicien Jim Cline, de l'université McGill.

Pis encore, «ces multiples solutions que les physiciens étudient ne sont pas de vraies solutions de la théorie des cordes car elles sont les résultats d'équations qui sont fausses, qui ne sont que des approximations», ajoute le physicien Robert Brandenberger, de l'université McGill.

Mais surtout, cette théorie est invérifiable. On ne disposera probablement jamais d'une technologie suffisamment puissante pour la tester, donc pour l'infirmer ou la confirmer, puisqu'elle fait intervenir des objets, en l'occurrence des cordelettes faisant environ 10-35 mètre, une longueur probablement inaccessible pour l'éternité. «Il faudrait disposer d'un collisionneur [accélérateur de particules, où celles-ci entrent en collision] de la taille de la galaxie pour s'approcher d'une telle dimension», lance le physicien Alan Kostelecky, de l'université de l'Indiana. Et c'est ce qui compromet l'avenir de cette théorie.

«Le problème avec la théorie des cordes est qu'il ne semble pas y avoir de façon de la tester. Il n'y a pas de réalité physique qu'on peut détecter», ajoute Luc Marleau, professeur de physique théorique à l'Université Laval. «Or une théorie qu'on ne peut pas tester devient inutile. À ce point-ci, la théorie des cordes n'est pas vraiment un modèle qui permet de prédire quelque chose.»

Même Brian Greene, qui fonde beaucoup d'espoir sur la théorie des cordes, reconnaît qu'il «est impossible d'établir si une théorie décrit le monde sans la soumettre à des vérifications expérimentales. Et peu importe que la théorie des cordes soit très séduisante, [...] elle n'aura pas plus de pertinence qu'un jeu compliqué de Donjons et Dragons».

Fervent défenseur de la théorie des cordes, Jim Cline, de l'université McGill, cherche quant à lui des indices de l'existence des supercordes dans le rayonnement de fond cosmique, un reliquat de l'énergie primale qui s'est déployée au moment du big-bang. «Comme il sera probablement toujours impossible de vérifier la théorie des cordes dans nos laboratoires sur Terre, nous avons espoir que les astronomes voient un jour une supercorde dansant à travers l'Univers. Ce serait une preuve que nous allons dans la bonne direction», dit-il. À ses yeux, il n'existe pas de meilleur candidat à l'heure actuelle que la théorie des cordes pour atteindre à la fameuse équation universelle, et ce, en dépit des immenses problèmes qu'elle pose aux physiciens.






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  • D.Roy Barthelemy
    Inscrit
    vendredi 13 avril 2007 23h05
    paradigme
    « Comme le dit si bien M. Vinet, le mode d`approche de la realite que nous ont laisse Newton, Galile et Descartes n`est plus valide. La physique quantique et la relativite generale ont toutes deux prouve que les postulats de base de cette demarche sont faux. Le temps n`est pas continu, uniforme et unidirectionel. L`univers n`est pas constitue de partie divisibles que l`ont peut etudier a part et par elle-meme. De plus, la conscience humaine (ou de l`observateur) est indiscociable de l`observation (au revoir a l`objectivite poure si cher aux cartesiens). La maniere de poser une question influence directement le genre de reponse que nous auront (comme le montre si bien la dualite particule-onde de la matiere et de la lumiere).

    Je me questionne donc sur l`approche de la plupart des physiciens modernes. Ils reconnaissent tres bien que le vieux paradigme de la physique est depasse mais ils tentent encore d`en utiliser les outils pour expliquer le nouveau paradigme mis en lumiere par les nouvelles approches. C`est-a-dire qu`ont utilise encore la meme demarche scientifique, on veut encore en arriver a une conclusion par l`induction, etc. La pensee reste la meme. Bien sur je ne sais pas quoi remplacer la methode scientifique actuelle mais deja un quesitonnement devrais se faire sur sa validite. Deux auteurs, Fritjof Capra et Gary Zukav, ont defa commence ce travail colossal de remodeler la pensee scientifique en faisant des liens tres pertinents entre la physique moderne et la pensee orientale metaphysique (taoisme, bouddhisme, indouisme). Je ne pense pas qu`il faut marier science et philosophie/religion, mais qu`un echange mutuel ne pourrait qu`etre benefique pour une science qui a besoin de revoir sa methode de fond en comble. »

  • roger girard
    Abonné
    vendredi 13 avril 2007 23h52
    Mesure et démesure
    « Je n'en croyais pas mes yeux... Il faut se rendre à l'évidence : le texte comporte à deux reprises une grossière erreur «typographique» : les supercordes seraient de l'ordre de «10 exposant -35» mètre et non de «10-35 mètre» comme le présente l'article (le singulier donne une indication mais ne corrige pas la première impression de lecture!). Alors, tout devient clair pour le reste, n'est-ce pas ?
    Roger Girard »

  • Christian Rheault
    Abonné
    samedi 14 avril 2007 01h51
    Un bon documentaire a voir sur le sujet ...
    « Sur l'un ou l'autre des 2 gros sites d'hébergement de video du net, recherchez "the elegant universe" (en 5 parties de 10 minutes chacune). J'ai beaucoup aimé ce documentaire. Très claire et très dérangeant. »

  • Benoît Gagnon
    Abonné
    samedi 14 avril 2007 07h55
    Quand la science devient métaphore. par Benoît Gagnon
    « L`humain depuis Thalès, tente d`expliquer la nature sans l`intervention divine. Or dans ce domaine nous élaborons des hypothèses. Celles-ci nous donne des réponses à nos questions sur le cosmos qui fonctionne pour un certain temps. Nous ne devons rien prendre pour acquis. Nous sommes dans le domaine du mystère et de l`inconnue. La science peut lever une partie du voile pour nous aider à comprendre mais ne peut pas expliquer le TOUT. L`humilité, comme attitude, est nécessaire pour continuer notre démarche vers la connaissance. »

  • Michel Laliberté
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 08h03
    Einstein ne danse pas avec les cordes
    « Je ne peux évidemment pas porter de jugement sur la théorie de la relativité ou sur l'existence des cordes mais, à mon humble avis, l'impasse est due à des raisons épistémologiques, c.-à-d. à des obstacles d'ordre méthodologiques dus à la propension des humains à vouloir tout expliquer par des causes, ce qui suppose que le réel est connaissable par la raison. Parfois il l'est, et parfois il ne l'est pas, mais qu'à cela ne tienne, on trouve des explications quand même. Par exemple, pour lier la sauce entre le sentiment de l'existence de Dieu commun à la plupart des humains et l'existence de Dieu, les croyants font appel à la notion bien commode de la foi. On a aussi souvent recours à des théories farfelues; par exemple, les théoriciens de la chimie d'avant Lavoisier expliquaient le fait que la flamme monte par l'action d'un principe plus léger que l'air, la phlogistique. Là encore, on ne se formalise pas trop des pétitions de principe.

    Cela dit, je veux bien qu'on formule toutes sortes d'hypothèses, vu que nous n'avons pas de meilleure méthode d'appréhender le réel, mais pour ma part, je préfère m'en tenir au principe du Rasoir d'Ockham, formulé par un dominicain anglais du 14e siècle :

    « Pluralitas non est ponenda sine necessitate », c'est-à-dire: « Nous n'avons pas à accepter plus de causes que celles qui sont à la fois vraies et suffisantes pour expliquer les choses. »

    Michel Laliberté
    Montréal »

  • Benoît Otis
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 11h52
    L'Univers et l'Homme
    « Lors d'investigations portant sur l'univers dans son ensemble, science et philosophie se confondent. En astrophysique, la théorie de l'expansion de l'univers, le BIG BANG initial, est en quelque sorte une théorie des plus primitive et peu significative malgré l'importance qu'on lui accorde au sein de la communauté scientifique. Car à l'échelle des univers, cette relative expansion n'est en fait qu'un épiphénomène du grand mouvement, du grand tout. Par exemple les fins fonds de l'univers observable par le télescope " HUBBLE " représentent une infime partie d'un corpuscule cosmique qui participe à l'évolution de la mécanique ultra-universelle. Et les amas de galaxies ne forment que les membranes d'une structure énergétique énormément plus vaste.

    Au-delà de l'univers observable, on n'y retrouve rien de plus que le principe d'incertitude. A cette échelle supra-macroscopique, les théories scientifiques deviennent de la philosophie. Alors une autre question se pose: Où se situe l'homme par rapport à l'univers? Dans l'univers nous nous situons quelque part entre l'infiniment grand et l'infiniment petit d'un système énergétique dont nous ne connaissons pas encore la nature de son expression, mais qui pourrait nous être révélée sous forme liquide, solide, animale ou végétale, où encore les quatre réunies au sein d'un même système.

    En effet, la nature peut s'exprimer à travers une multitude de formes énergétiques. Prenons pour exemple un milieu qui nous est familier, le monde du vivant. C'est-à-dire toutes les espèces connues sur notre planète ainsi que les éléments qui les composent. Si l'on observe le monde animal, on y retrouve la présence des quatre éléments mentionnés plus haut. La forme animale étant l'animal lui-même. On remarque aussi que l'organisme est composé d'environ 80% de liquide. Quant à la forme solide, on la retrouve dans les os, les dents et les ongles. Enfin les cheveux ou les poils se rapprochent davantage de la forme végétale. Après ces observations, conviendrait-il de considérer les structures énergétiques des espèces animales, y compris l'homme, comme un ensemble de petits univers en soi.

    Toute réflexion faite, on peut aisément reconnaître que l'humanité n'en n'est présentement qu'à ses débuts dans ce domaine de recherche portant sur l'univers dans son ensemble. Nous évoluons présentement à l'ère de l'Alpha et de l'Oméga. La méthode la plus efficace pour l'homme du troisième millénaire, s'il veut percer les "mystères" de l'infiniment grand, serait-il de passer par l'infiniment petit? Pour le moment on a très peu d'instruments pour reculer les frontières de l'inconnu, à part bien sûr notre intuition qui, pour l'instant, peut toujours se prêter à des spéculations théoriques ou philosophiques.

    Mais à travers nos plus fines conceptualisations, on pourrait toujours avancer l'hypothèse que tout ce qui surgit en nous fait partie de l'expérience de l'univers. L'univers vit en nous une expérience, une situation. Nous sommes pour ainsi dire porteurs d'infiniment grand et d'infiniment petit. Mais tous nous participons actuellement à un moment infiniment court dans le temps de l'univers. D'où l'importance de développer une sagesse nous permettant de vivre pleinement cette existence-ci.

    SOURCE : http://www3.sympatico.ca/otis_4/Univers.htm

    Benoît Otis
    philosophe et libre penseur »

  • Paul Le Bourdais
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 12h36
    Un travail pour Hercule Poirot
    « Merci beaucoup pour cet intéressant article.

    Cette difficulté majeure et persistante à réconcilier nos deux modèles les plus achevés du monde physique, la relativité générale et la mécanique quantique, est à mon humble avis causée par une mécompréhension profonde du message que nous "envoie" la Nature à travers le phénomène quantique. J'ai peu de doutes que la clé du problème se trouve dans la réponse à la question : que se cache-t-il derrière la description fournie par la mécanique quantique ? Et, toujours à mon humble avis, la réponse à cette question résidera dans une nouvelle refonte de nos concepts d'espace et de temps, faisant suite à la révolution copernicienne et à la révolution einsteinienne.

    Personnellement, je ne crois pas que la solution à ce problème se trouve dans l'une ou l'autre des diverses approches connues, dont les deux principale sont la théorie des cordes et la gravité quantique à boucles.

    C'est un travail pour Hercule Poirot... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 14 avril 2007 16h12
    Faudrait demander ça à Bush
    « Vu qu'il est connecté direct avec le vrai Dieu et qu'il a réponse à tout, faudrait faire juger l'affaire à notre cher W. Bush qui va chercher la paix dans la guerre, ce qui n'est pas facile à faire. »

  • Jean-Pierre Dupuis
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 16h41
    Einstein était-il un clown?
    « Article intéressant mais je trouve le graphisme abominable, surtout que cette représentation du plus grand physicien du 20e siècle se retrouve en première page de la version papier. Pourquoi représenter Einstein d'une manière aussi grotesque? Je veux bien croire que c'est une façon d'attirer l'attention, mais en ce qui me concerne, c'est de très mauvais goût. Digne d'un tabloïd plutôt que d'un journal qui se veut sérieux. »

  • Éric Bachand
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 18h12
    Structure en vague de la matière / Wave Structure of Matter
    « Voici un site où il est question de cette théorie peu connu alliant l'Espace Absolu de Newton, la structure étendu de la matière dans l'espace d'Einstein de la Théorie de la relativité et les travaux de Schrodinger et de Broglie sur les propriétés de la matière avec quelques mises au point sur la matière et l'espace puis sur les vectors électromagnétiques de Maxwell.

    Ça vaut une lecture à mon avis ; peut-être y a-t-il là des point de lumière?

    En espérant que vous prendrai ce temps.

    http://www.spaceandmotion.com/ »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 20h22
    Quelle erreur?
    « "De plus, les calculs qui marient mécanique quantique et relativité générale conduisent au même résultat insensé: l'infini, nous indiquant ainsi que nous avons commis une grave erreur."

    Erreur?

    Mais c'est la seule réponse possible!

    L'univers est fini, donc imparfait. Il doit son existence à l'infini.

    L'infiniment parfait. Le tout. Sans commencement, sans fin.

    L'univers fini est en chute libre et s'effondre. Nous sommes en chute libre.

    C'est la seule condition pour une conscience. »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 20h28
    Il ne faut pas croire...
    « Que tous les croyants soient confondus.

    À un journaliste qui lui demandait ce qu'il avait trouvé de plus difficile à vivre durant son séjour parmi les humains, sa réponse ne s'est pas fait attendre.Il y a beaucoup trop d'abrutis, dit-il ! Et il a tout lâché, femme et enfants. pour vivre seul.

    Descartes et son " Je pense, donc je suis " a erré lui aussi. Nos grandes universités et nos grands philosophes nous ont formé avec cette fameuse croyance. Psychologues, philosophes et tutti quanti ont mordu à cet hameçon.

    Si je vous disais que l'être humain ne pense pas, mais qu'il est dirigé par la pensée, et non par sa pensée. Cela suppose qu'il y ait un monde qui pré-existe la pensée et que tout est connu.

    Le hic, c'est que l'on croit et que nos grandes sommités se font payer pour être cités.

    Tout ce que l'on nous a apprit n'a servi qu'à nous asservir. Einstein et Cie.
    Je ne suis pas d'accord avec le Monsieur qui trouve cette photo grotesque. Ce cher Einstein était bien conscient de son geste en nous tirant la langue. Il a connu son heure de gloire de son vivant.

    Il ne fallait pas le croire.


    Valdor Lagacé-Gallant »

  • William Dussault
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 20h55
    À Gilles Bousquet
    « «Vu qu'il est connecté direct avec le vrai Dieu et qu'il a réponse à tout, faudrait faire juger l'affaire à notre cher W. Bush qui va chercher la paix dans la guerre, ce qui n'est pas facile à faire.»

    J'aimerais savoir en quoi ce commentaire a de la pertinence avec le sujet.
    C'est méprisant et indigne d'une personne bien éduquée.

    Le voyez-vous dans tout ce que vous lisez ? »

  • Raynald Richer
    Inscrit
    samedi 14 avril 2007 22h10
    Bien sûr qu'il s'est trompé !
    « D'abord bravo pour cet excellent article, on n'entend pas suffisamment parler des sciences fondamentales dans les quotidiens ces temps-ci.

    Est-ce que Einstein s'est trompé ? Bien sûr, il n'est pas le seul et il ne sera pas le dernier. C'est le propre de la science de se tromper et c'est normal, car, contrairement à la religion, la science ne possède pas la vérité ; elle la cherche. Prendre le chemin de la science c'est prendre le chemin du doute et de la remise en question.
    Le problème actuellement en physique n'est pas de dire qu'Einstein s'est trompé, c'est de trouver mieux. Et quelle que soit la nouvelle forme que prendra la nouvelle théorie, elle devra satisfaire l'exigence principale de la science qui est la validation expérimentale. On peut bien sûr discuter sur l'approche scientifique et réfléchir sur des concepts de procédure tel que l'induction, la déduction et tous les autres outils méthodologique pour découvrir de nouveau concept scientifique, mais lorsque l'on choisit le chemin de la science, il faut bien comprendre que la validation expérimentale est une exigence incontournable. Si l'on ne s'impose pas cette exigence alors on fait autre chose que de la science. Remarquez, l'amour, la poésie, l'art, etc ne sont pas des sciences et je crois que c'est très bien ainsi.

    Dans la vie courante, on se rend compte que plusieurs personnes entretiennent volontairement ou non le flou entre la science et la non-science. Les champions du jour étant, de mon point de vue, les économistes de droite. Personnellement, j'aime la physique c'est une science compliquée, mais dont l'objet d'étude est simple. Les atomes et les planètes n'ont pas d'opinion et ne se reproduisent pas. Bref, j'admire le courage les spécialistes des sciences sociales, mais il faut faire attention à ne pas confondre, entre autres, la physique et l'économie. Excusez-moi, je déborde un peu là, mais je crois que la société est due pour une bonne réflexion sur ce qui est une science et ce qui ne l'est pas et qu'un journal comme le vôtre pourrait sûrement y apporter une bonne contribution. »

  • Réjean Dumais, ing.
    Inscrit
    dimanche 15 avril 2007 12h02
    C'est relatif de dire qu'Einstein avait raison !
    « Une bicyclette « semble » aller plus rapidement qu'un mastodonte en traversant une intersection ! Ça dépend de qui regarde, avec quoi, d'où et surtout pourquoi on regarde ?

    Ce qu'on a pensé du premier qui a « imaginé » que la Terre était ronde était aussi relatif.

    Einstein avait-il trouvé le lien entre l'existence de l'Humanité et sa théorie sur la relativité générale ?

    L'humilité suffit-elle pour admettre qu'on ne comprend pas !

    Les connaissances suffisent-elles pour comprendre qu'on ne peut admettre ! En fait, il faut admettre qu'on ne peut voir certaines choses sans y être disposé !

    Imaginez où pourrait être rendu l'Humanité si quelques personnes comme Einstein avaient été disposées, plus tôt dans leur existence, à voir qu'il n'y a pas que dualité (négatif ou positif, mesurable ou probable, grand ou petit, droite et gauche, rationnel ou pas, etc.).

    Le simple fait d'Être peut transformer l'Univers ! Et si un Être se transforme, est-il encore ? OUI ! Mais pour qui peut admettre, comprendre et expliquer le résultat et comment s'est opéré la transformation.
    Est-ce que l'eau qui s'évapore se transforme ou s'adapte ? N'oublions pas qu'elle peut produire de l'Hydrogène et de l'Oxygène, deux gaz !

    Les personnes ont encore la possibilité de transformer leur existence sans avoir besoin de comprendre les théories quantiques, entre autres.

    N'attendons surtout pas un autre Einstein, un autre Jésus, etc. pour nous transformer et nous adapter.

    L'humilité c'est aussi accepter et croire que si petite soit-elle, une personne peut se transformer !

    L'humilité ne suffit pas toujours pour accepter qu'une personne, pauvre ou riche, bonne ou mauvaise, intelligente ou pas, etc. puisse faire des choix, agir et vivre.

    Il faut respecter et partager avec l'Autre dans l'Univers, mais surtout avec l'Autre sur Terre ! Et la Terre elle-même, il faut l'aimer un peu ! Réjean Dumais, ing. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    dimanche 15 avril 2007 13h13
    Validation du libre arbitre.
    « "...mais lorsque l'on choisit le chemin de la science, il faut bien comprendre que la validation expérimentale est une exigence incontournable." (Raynald Richer)

    La validation expérimentale est impossible dans un monde où reigne le principe d'incertitude.

    Le principe d'incertitude confirme la réalité du libre arbitre. Il le permet.

    Donc, on peut choisir autre chose que la science et être dans la vérité. »

  • Alexandre Thibodeau
    Inscrit
    dimanche 15 avril 2007 14h32
    Je n'aime pas le principe d'incertitude
    « Je n'aime pas le principe d'incertitude (voir http://www.astronomes.com/c3_mort/p312_incertitude.html) qui est en quelque sorte à la base de la mécanique quantique. Selon ce principe, on ne peut pas mesurer en même temps la vitesse et la position d'un électron. Je suis parfaitement d'accord avec cela. J'étudie en génie électrique, et lorsque au laboratoire, on doit mesurer la différence de potentiel entre les bornes d'une résistance, je suis conscient que ma mesure va inévitablement influencer le circuit. Je fais en sorte que ma mesure l'influence de façon négligeable, par exemple en utilisant un voltmètre à haute impédance - ou je fais en sorte de savoir de combien ma mesure influence le circuit, de façon à "soustraire" l'effet du voltmètre, et ainsi à déduire la différence de potentiel lorsque le voltmètre est absent. Je n'ai pas suivi de cours de mécanique quantique. Mais je donne cet exemple car je crois que lorsqu'on veut déterminer la position et la vitesse d'un électron, on devrait simplement tenir compte de combien notre mesure va influencer l'électron, ou chercher une méthode de mesure qui ne l'influence relativement pas. Par exemple, si j'utilise des ondes électromagnétiques pour mesurer la vitesse et la position d'un automobile, l'influence que j'exerce sur ce corps en le soumettant à mon champ électromagnétique est très faible en comparaison de son énergie interne. Si je veux mesurer la vitesse et la position d'une plume, je n'utiliserai pas le vent pour y arriver... »

  • Benoît Otis
    Inscrit
    dimanche 15 avril 2007 15h50
    Ordre universel et lois cosmiques
    « De tout temps, les humains ont inventé un vocabulaire approprié à ce qu'ils voulaient définir, selon la perception qu'ils avaient de certains objets et manifestations de la nature venant de leur environnement terrestre ou céleste. Ils interprétaient les faits ainsi que les événements dans un langage assez particulier, à travers un esprit imaginatif et susceptible de révéler ces faits et ces observations comme étant des réalités objectives, subjectives, voire même métaphysiques.

    Encore de nos jours, on entend souvent parler de lois universelles ou d'ordre cosmique qui auraient pour fonction de régir toute manifestation, qu'elle soit du domaine du monde du vivant ou plus spécifiquement de l'organisation complexe de la matière depuis le "Bing Bang" initial. À première vue, toutes ces "lois" nous semblent se manifester dans un "ordre" bien établi et même programmé dans un but ultime. Un peu comme si la complexité de la matière était le mécanisme par lequel devrait surgir une certaine perfectibilité absolue que nous humains appelons conscience individuelle ou cosmique.

    Une conscience donc ( ou un esprit ) à fois inaliénable et éternelle qui serait issue d'une organisation complexe de particules élémentaires qu'est la matière qui compose le monde du vivant. Mais s'il en était ainsi, le processus de dégradation des éléments énergétiques, telle la mort de toute espèce par exemple, soit animale soit végétale, serait inexistant. Une conscience en devenir qui aurait pour dessein un état de perfection absolue ne pourrait par conséquent subir une telle régression dans le temps et dans l'espace. Alors comment peut-on vraiment concevoir que ces "lois" ou cet "ordre" puissent réellement être définis dans le cadre d'une réalité métaphysique?

    Il serait alors tout à fait justifié à mon avis de changer les mots "lois" et "ordre" par : Manifestations aléatoires du grand mouvement des particules élémentaires qui auraient pour effet de provoquer les multiples changements de processus d'activité des structures énergétiques régissant tout notre univers. Il en va évidemment d'une réalité qui se situe en dehors de toute conception qui fait appel à la sensibilité de l'observateur et à ses croyances irrationnelles. En dehors et plus pertinente sans doute car cette représentation rationnelle de la matière en activité semble beaucoup mieux ajustée à notre univers mental du troisième millénaire.

    C'est bien sûr que nous sommes aussi des êtres de sensibilité et d'émotion, et qu'il est plus agréable à l'oeil de voir une fleur s'épanouir plutôt que de la voir se faner! Nous avons aussi une perception assez particulière et personnelle pour ce qui est de la beauté ou de la laideur, du bien ou du mal, du vrai ou du faux. Tous ces phénomènes sont imputables à la dimension irrationnelle et sensible de l'être humain, mais ils n'ont aucune résonnance avec le monde du réel. Tout comme l'espace et le temps sont des outils de mesure inventés par l'Homme pour simplement mieux se situer dans son environnement, absolu, infini et réalité sont aussi des notions abstraites insaisissables par les sens.

    À l'échelle de l'univers par contre, la nature suit son cours et se manifeste à travers différents processus d'activité énergétique, tout simplement. Et tout s'inscrit dans le grand mouvement universel, dans un éternel brassage aléatoire sans lois ni ordre prédéterminé. Oui, l'univers joue aux dés et se manifeste à travers un chaos presque total, mais qui donne lieu à l'occasion à de petits îlots d'organisation de la matière dont est issu le monde du vivant, y compris nous, les humains.

    Y a-t-il là de quoi se lamenter? Pas du tout puisque nous sommes nous-mêmes partie intégrante de cette énergie universelle en perpétuelle transformation. Notre corps dit matériel n'est en fait qu'une simple expression de la nature. Une masse de particules élémentaires relativement dense mais éphémère que nous appelons énergie biologique.

    SOURCE : http://www3.sympatico.ca/otis_4/Ordre.htm

    Benoît Otis,
    philosophe et libre penseur »

  • Robert Daignault
    Abonné
    dimanche 15 avril 2007 17h20
    Mauvais gout!
    « L'image propose un Einstein style clown...

    Non il ne s'est pas trompé. Il a toujours refusé le paradigme dualistique micro/macro... Peut-être que ses raisons étaient fausses (religieuses...) »

  • Noé Aubin-Cadot
    Inscrit
    dimanche 15 avril 2007 19h22
    Comment visualiser n dimensions
    « Vous possédez une vue en deux dimensions (et non trois, par vos capteurs photoélectriques) et pouvez difficilement visualiser parfaitement un objet en trois dimensions (imaginez l'intégralité d'un corps humain tranché finement à des épaisseurs de la longueur de Planck). Maintenant, imaginez-le en quatre dimensions, se mouvant dans le temps (en figurant chaque image tridimensionnelle à chaque temps de Planck). Maintenant reportez cet humain dans un système d'humains se mouvants près de la vitesse de la lumière sans se foncer dedans, et ce, dans des directions non parallèles, ce qui rajoute le facteur de ralentissement dans le temps propre à chaque particule humaine. Ensuite, les personnes allant vites les unes par rapport aux autres ont des masses augmentées par le fameux 1/(1-v^2/c^2)^0,5 qui modifieront à leur tour la topologie de l'espace dans lequel ces personnages vivront... À ce merveilleux gâteau ajoutez le fait qu'on ne puisse savoir exactement où se trouvent les éléments du système ni leur position. Les êtres entre eux se verront soit bleuis ou rougis par l'effet Doppler. À la limite ils recevront des rayons gammas ou des micro-ondes.

    Essayez maintenant de faire une théorie qui respecte toutes observations obtenues jusqu'à ce jour en tenant compte que vous êtes une personne vivant dans l'univers et que vos observations seront modifiées par des lois que vous cherchez... Bonne chance!

    À une dimension, un point vous bloque la route. Vous passez par dessus en vous rajoutant une dimension. Mais voilà que ce qui vous apparaissait un point devient une ligne, ligne qui traverse votre monde à deux dimensions de bord en bord. Vous rajoutez donc une dimension pour passer à sa droite. Mais dans votre nouveau monde à trois dimension, la ligne devient un mur, qui coupe lui aussi l'infini en deux. Comment passer de l'autre côté du mur qui est infini? Vous passez avant que le mur ait été construit! Le temps devient une dimension comme les autres. Mais si le mur a de tout temps existé, que feriez-vous? Vous passeriez par une dimension supérieure, qui pourrait être enroulée comme dans la théorie des cordes, ou rectiligne et simplement inatteignable pour l'instant : une sorte d'univers parallèle. Vous pourriez rajouter le fait que le mur s'éloigne de vous à la vitesse de la lumière et qu'il vous faut pour être de l'autre côté non pas dépasser sa vitesse, mais être a priori de l'autre côté.Vous pouvez maintenant visualiser autant de dimensions que vous voulez, mais pour ce système simple où les objets ne modifient pas l'espace-temps. Le fait de rajouter des objets massifs changeront l'endroit même où vous êtes, tout comme des pierres qui font des vagues à la surface de l'eau, à un point même où quand vous essaierez d'atteindre la vitesse de la lumière votre masse changera, déformant ainsi l'espace et le mur même qui pourra se plier et se refermer sur vous. Vous n'en serez pas très avancé. En fait vous auriez bien atteint le mur, mais en vous coupant du reste de votre univers infini...

    Bref, laissons les physiciens s'enfermer dans ce mur relativiste qui change de couleur et qui n'est là qu'en moyenne pour qu'ils viennent ensuite nous raconter ce qu'ils ont vu, mais ne chialons surtout pas qu'ils nous ont rapporté de faux récits d'aventure de leurs voyage transcendantal, car la vérité absolue se trouve de l'autre côté du mur inatteignable... »

  • Sébastien Poirier
    Inscrit
    dimanche 15 avril 2007 21h47
    La certitude se peint sur le paysage du doute
    « Le débat a légèrement dévié mais cela soulève tout simplement un problème de fond. L'on semble ne pas s'entendre sur les principes méthodologiques inhérents à la pratique de la science et la validation des concepts à travers le temps.

    Le temps n'invalide pas les théories, seule l'expérience peut le faire.
    Ceci dit, les concepts de la physique galiléenne et newtonienne ne sont aucunement invalidés par l'arriver, au 20ème siècle, de la physique quantique. Le principe d'incertitude d'Heisenberg explique ce qu'il explique et la théorie de la relativité générale de même. Le principe d'incertitude n'invalide pas à lui seul l'ensemble du cadre de pensée propre à la méthodologie scientifique. La démarche qui la caractérise est loin d'être un système sans faille et c'est pourquoi la science est plus un choix qu'une voix vers une vérité absolue. Ce choix fait irrémédiablement apparaître le concept du libre arbitre mais ce dernier, en tombant dans le scepticisme, élimine toute la compréhension que peut apporter une telle conception de la science.

    La Vérité est un concept à saveur métaphysique et je serais curieux de savoir comment atteindre cette Vérité.

    La certitude se peint sur le paysage du doute : l'expérience invalide une théorie mais cette invalidation sera toujours la proie du doute qui caractérise l'esprit scientifique. Le scepticisme est un système de bouée très important mais s'en tenir à un seul cadre de pensée ruine l'évolution (qui n'inclue pas le progrès!) de la pensée scientifique et de la pensée en générale.

    L'on peut évidemment choisir autre chose que la science et être dans la vérité mais la science à choisit d'atteindre la vérité par l'entremise d'une démarche qui utilise des concepts objectifs, ce qui la distingue de la poésie ou de la littérature sans toutefois invalider la vérité subjective qu'elles permettent d'atteindre. »

  • Chantal Boucher
    Abonnée
    lundi 16 avril 2007 07h15
    Une nouvelle?
    « Bizarre ce texte est présenté comme s'ils venaient de constater quelque chose de nouveau. Ce débat comme tant d'autres font partie intégrante des théories scientifiques. Einstein lui-même avait affirmé qu'un jour sa théorie serait détruite tout comme il a lui même détruit les théories de Newton (elles ont quand même tenues le coup pendant deux siècles). C'est comme ca qu'on évolue. Il y a eu une superbe série télévisée dans les années 70s par Jacob Bronowski "L'évolution de l'homme" qui vulgarise très bien ces principes et surtout l'importance du principe d'Heisenberg qui s'applique non seulement aux particules mais aussi a l'échelle du comportement humain! Une leçon d'humilité pour tous ceux qui croient aux réponses toutes faites et qui démontre que la prétention de la connaissance absolue conduit au désastre. L'absolue ne fait pas partie de l'engagement scientifique; bien sûr qu'Einstein a tort! c'est une course a celui qui pourra en faire la preuve le premier! et c'est bien comme ca. Tout ce que cette article constate c'est que nous en sommes encore loin!

    Benoît Boucher »

  • Claude Coulombe
    Abonné
    mardi 17 avril 2007 01h25
    La curiosité, moteur de la science!
    « J'étais ravi de constater qu'un article de vulgarisation sur un grand problème de la physique théorique se retrouve en première page du Devoir.

    Je suis également heureux de constater les nombreux commentaires que cet article a suscité. Certes, certains font sourire, mais tous révèlent une grande curiosité et une soif de comprendre. C'est le moteur de la science!

    Qui a dit que la science était ennuyeuse?

    Sur le plan scientifique, le récent déchiffrage de la structure du groupe de Lie E8 pourrait être déterminant dans la résolution de certains problèmes de la théorie des cordes (supercordes hétérotiques) et nous livrer peut être une part du secret de la « théorie du tout » !

    Dans ce travail titanesque, les chercheurs du XXIe siècle peuvent compter sur de merveilleux outils d'amplification de l'intelligence que sont les ordinateurs.

    Pour terminer, il est important de déboulonner le mythe Einstein et lui redonner sa dimension humaine car cet Einstein mythique est susceptible de décourager les carrières scientifiques.

    Einstein l'homme a révolutionné la physique de son époque, particulièrement pendant l'année 1905, dite annus mirabilis, où Einstein publia quatre articles scientifiques révélant son génie (http://en.wikipedia.org/wiki/Annus_Mirabilis_Papers).

    Einstein l'homme a aussi erré pendant des années à contre-courant et s'est aussi fait proprement « corriger sa copie » par le physicien danois Niels Bohr en 1930 au sujet de la mécanique quantique (dont il est incontestablement un des fondateurs par son explication de l'effet photoélectrique) par un argument tiré sa relativité générale!

    Pour conclure, il y a aussi la célèbre boutade d'Einstein pour montrer son opposition à l'interprétation probabiliste de la mécanique quantique : « Dieu ne joue pas aux dés », ce à quoi Niels Bohr répondit : « Ne dites pas à Dieu ce qu'il doit faire ». »

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