L'intelligence serait la même à tout âge
L'intelligence serait la même peu importe l'âge, pourrait-on dire, en interprétant les résultats obtenus par Julie Duval, étudiante-chercheuse au Centre de recherche des neurosciences de la cognition de l'UQAM. Celle-ci a en effet observé que «le cerveau de l'enfant et celui de l'adulte organisent les fonctions intellectuelles de façon remarquablement semblable».
Il y a une croyance très répandue en neuropsychologie selon laquelle les enfants bénéficient d'une plus grande plasticité cérébrale que les adultes et qu'ils récupèrent mieux à la suite d'une lésion cérébrale, a rappelé la jeune scientifique. Les enfants auxquels on a enlevé presque la moitié du cerveau arrivent par exemple à préserver leurs habiletés langagières. Mais est-ce identique pour toutes les autres fonctions cérébrales et notamment pour l'intelligence?
Julie Duval a tenté de répondre à cette dernière question en évaluant le quotient intellectuel de personnes auxquelles on avait excisé une portion du lobe temporal du cerveau afin de traiter une épilepsie récalcitrante, résistant à la médication.
Bien qu'elle ait mesuré des différences dans les valeurs du QI selon l'âge auquel la chirurgie était pratiquée, la jeune chercheuse s'est aperçue que ces variations étaient en réalité attribuables à la durée de la maladie, c'est-à-dire au temps écoulé depuis l'apparition de la maladie jusqu'au moment de l'intervention chirurgicale.
«Nos résultats nous laissent croire qu'il n'y aurait aucune différence dans la structure cérébrale de l'intelligence et de son organisation entre les enfants et les adultes, affirme Julie Duval. Le cerveau de l'enfant semble réagir de la même façon que le cerveau adulte sur le plan intellectuel à la suite d'une lésion cérébrale du lobe temporal. Il ne déploierait pas l'intelligence de façon plus plastique.»
Cette grande plasticité du tissu cérébral présente chez les jeunes enfants ne semble donc pas jouer sur l'intelligence.
Il y a une croyance très répandue en neuropsychologie selon laquelle les enfants bénéficient d'une plus grande plasticité cérébrale que les adultes et qu'ils récupèrent mieux à la suite d'une lésion cérébrale, a rappelé la jeune scientifique. Les enfants auxquels on a enlevé presque la moitié du cerveau arrivent par exemple à préserver leurs habiletés langagières. Mais est-ce identique pour toutes les autres fonctions cérébrales et notamment pour l'intelligence?
Julie Duval a tenté de répondre à cette dernière question en évaluant le quotient intellectuel de personnes auxquelles on avait excisé une portion du lobe temporal du cerveau afin de traiter une épilepsie récalcitrante, résistant à la médication.
Bien qu'elle ait mesuré des différences dans les valeurs du QI selon l'âge auquel la chirurgie était pratiquée, la jeune chercheuse s'est aperçue que ces variations étaient en réalité attribuables à la durée de la maladie, c'est-à-dire au temps écoulé depuis l'apparition de la maladie jusqu'au moment de l'intervention chirurgicale.
«Nos résultats nous laissent croire qu'il n'y aurait aucune différence dans la structure cérébrale de l'intelligence et de son organisation entre les enfants et les adultes, affirme Julie Duval. Le cerveau de l'enfant semble réagir de la même façon que le cerveau adulte sur le plan intellectuel à la suite d'une lésion cérébrale du lobe temporal. Il ne déploierait pas l'intelligence de façon plus plastique.»
Cette grande plasticité du tissu cérébral présente chez les jeunes enfants ne semble donc pas jouer sur l'intelligence.
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