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    Découverte d'un nouveau dinosaure géant

    22 décembre 2006
    Paris — Un dinosaure géant totalement inconnu, premier représentant d'un groupe jusqu'ici insoupçonné, a été mis au jour en Espagne, révèle la revue Science qui paraît aujourd'hui.

    Ce dinosaure sauropode (quadrupède) herbivore a été identifié à partir de fossiles trouvés sur le site de Rideva (nord-est de l'Espagne), dans des couches remontant à la période dite de la limite Jurassique-Crétacé, d'il y a 145 millions d'années environ, précisent les auteurs de l'article publié dans l'hebdomadaire spécialisé américain, Rafael Royo-Torres, Alberto Cobos et Luis Alcalá, de la Fundación conjunto paleontológico de Teruel-Dinópolis. Les restes de l'animal, qui a reçu le nom scientifique de Turiasaurus riodevensis, sont composés d'ossements plus ou moins bien préservés, provenant de différentes parties de son corps (pattes, dents, vertèbres cervicales et dorsales et caudales, omoplate... ).

    À en juger par leur taille, et particulièrement la longueur de l'humérus (1 m 79), le turiasaure devait peser entre 40 et 48 tonnes, estiment les paléontologues espagnols, ce qui le rapproche du plus grand sauropode connu, l'argentinosaure (d'une masse évaluée entre 50 et 80 tonnes pour une trentaine de mètres de long et sept à neuf mètres à l'épaule.)

    À noter que les plus grands dinosaures étaient des herbivores, car la digestion des plantes est plus facile quand elles sont absorbées en grande quantité. Les dinosaures carnivores théropodes (bipèdes et plus hauts, de l'ordre de 13 mètres), dont le gigantosaure et le célébrissime Tyrannosaurus rex, ne dépassaient guère les huit tonnes.

    Tous les plus grands dinosaures identifiés jusqu'ici venaient d'Asie, d'Afrique ou des Amériques et étaient des espèces plus évoluées, du groupe de néosautropodes. Les plus grands spécimens signalés en Europe étaient une vertèbre cervicale isolée de brachiosaure, trouvée dans le sud de l'Angleterre, et une vertèbre caudale provenant déjà de Riodeva.

    Cela donnait l'impression, résument les auteurs de l'article, que «les formes véritablement colossales étaient limitées aux néosauropodes [...]. Turiasaurus démontre qu'au moins une des lignées plus anciennes a atteint une telle taille indépendamment».

    Pour l'un des grands spécialistes français des dinosaures, Éric Buffetaut, du CNRS, l'importance de ce fossile tient moins à sa taille qu'au fait qu'il révèle l'existence d'un groupe de sauropodes jusqu'ici insoupçonné.

    «Cela montre que même en Europe, où on décrit des dinosaures depuis bientôt 200 ans, il reste des découvertes considérables à faire, ce qui pourrait inciter à mieux soutenir la recherche paléontologique sur notre continent», souligne le paléontologue, interrogé par l'AFP.

    Il note par ailleurs que les auteurs de l'article mentionnent à juste titre un dinosaure dont quelques fragments de taille impressionnante avaient été trouvés au XIXe siècle en France, dans le Boulonnais, et connus sous le nom de Neosodon. «Cet animal semble bien apparenté à leur turiasaure», commente le scientifique.
     
     
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