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    Sciences et culture - L'Évolution de la recherche

    Les prix de l'ACFAS

    5 octobre 2002 |Guylaine Boucher | Science et technologie
    La complémentarité entre chercheurs et praticiens ne fait plus aucun doute. — Photo: Sevy/images
    Photo: La complémentarité entre chercheurs et praticiens ne fait plus aucun doute. — Photo: Sevy/images
    Bien des choses ont changé depuis qu'en 1944, l'Association francophone pour le savoir (Acfas) honorait ses premiers universitaires pour leur contribution à l'avancement de la recherche au Canada français.

    Longtemps recluse et limitée aux seules sphères universitaires, la recherche est plus que jamais proactive et présente sur le terrain. Identifiée comme étant une priorité par le gouvernement du Québec, elle fait aujourd'hui le bonheur, non seulement des établissements d'enseignement supérieur, mais aussi des milieux d'affaires, des villes et des communautés, qui ont appris à apprécier l'impact positif qu'elle pouvait avoir sur leurs activités et décisions. Le cheminement des lauréats de l'édition 2002 des prix de l'Acfas témoigne d'ailleurs largement de la portée concrète que peut avoir la recherche.

    Convaincu que «l'enfant est agressif de nature et que c'est son milieu qui lui apprend à réprimer son agressivité», le lauréat du prix Jacques-Rousseau pour l'interdisciplinarité, Richard E. Tremblay, a choisi par exemple de donner une seconde vie à ses travaux en misant sur l'action de terrain. De concert avec quelques partenaires, il travaille actuellement à la mise en place d'un programme de soutien aux jeunes parents. Objectif avoué: s'attaquer à la source du problème que ses recherches lui ont permis d'identifier en prévenant les problèmes chroniques d'agression physique.

    Amené presque par accident à la science, puis à la génération de valeurs aléatoires par ordinateur, Pierre L'Écuyer, récipiendaire du prix Urgel-Archambault en sciences physiques, mathématiques et génie, draine lui aussi dans son sillage de nombreuses applications concrètes. En fait, même s'il avoue «travailler surtout sur la méthodologie, la théorie et les choses fondamentales, plutôt que de prendre des problèmes de la vraie vie», les résultats de ses recherches sont utilisés chaque jour dans différents domaines, des télécommunications à la santé en passant par la finance.

    L'histoire se répète en fait pour la totalité des chercheurs honorés. Que ce soit Paul Y. Villeneuve, lauréat du prix André-Laurendeau en sciences humaines, qui fait rimer géographie et revitalisation des quartiers, ou encore Graham Bell, récipiendaire du prix Léo-Pariseau, qui allie recherche biologique et animation muséale. Bref, la complémentarité entre chercheurs et praticiens ne fait plus aucun doute.

    Plus ouvertes aux transferts de connaissances, les hautes sphères de la recherche semblent cependant toujours aussi fermées aux femmes. Absentes du tableau d'honneur en 2002, les chercheuses ont de fait été très peu nombreuses à bénéficier de la reconnaissance de leurs pairs au fil des années. Concours de circonstance ou indice de la faible représentation des femmes dans les programmes supérieurs d'éducation? Là encore, le temps semble faire son oeuvre. Toujours aussi peu nombreuses à accéder en tant que professionnelles aux prix de l'Acfas, elles sont en effet depuis quelques années majoritaires en ce qui concerne les prix étudiants. Après la révolution de terrain, le raz-de-marée féminin? À suivre...












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