La fin d’Internet gratuit?
Plutôt un Internet à géométrie variable
Sommes-nous sur le point d’entrer dans une nouvelle ère du Web? Tranquillement, insidieusement diront d’autres, la sacro-sainte gratuité sur Internet fait place à différents modèles d’affaires introduisant le concept d’utilisateur-payeur. À moyen ou long terme, ces modèles réussiront-ils à assurer la rentabilité de sites qui nous avaient habitués auparavant à un modèle «tout gratuit»?
Plusieurs changements au modèle d’affaires actuel (en existait-il un à vrai dire?) sont en train de prendre forme. Par exemple, plusieurs services Internet qui étaient jusqu’à tout récemment offert gratuitement ont commencé à adopter un système de tarification permettant à l’internaute d’accéder à des services qui n’étaient pas encore offerts, ou encore, de changer totalement d’orientation et de devenir uniquement payants, quitte à perdre une grande partie de leur masse d’usagers actuels. D’autres décident plutôt de valoriser leurs abonnés actuels en leur offrant des services à valeur ajoutée. Bref, Internet est en train tranquillement de changer, de prendre de la maturité. Les plans d’affaires farfelus de la fin des années 90 changent pour devenir plus réalistes.
Il faut dire que le grand Internet gratuit tel qu’il existait au tout début des années 70 n’existe déjà plus. Cet Internet communautaire, où les ressources de tout un chacun étaient mises en commun, est maintenant chose du passé. Par exemple, la bande passante est maintenant financée par l’utilisateur. Les 20 ou 30 dollars que vous versez mensuellement à votre fournisseur de services servent à payer cette bande passante.
Une nouvelle phase
Toutefois, pour ce qui est des contenus, Internet se prépare à une nouvelle phase qui mettra 10 à 20 années à prendre forme. De communautaire à ses débuts, et après une étape que Philippe Le Roux, stratège Internet à la firme VDL2, appelle Internet fantasmagorique, ce moment ou les «dottes commes» rivalisaient entre elles avec ses modèles d’affaires tout aussi farfelus les uns que les autres, on se prépare maintenant à entrer dans un Internet plus réaliste. Cet Internet comprendra plusieurs espaces, un espace communautaire qui prendra de plus en plus de place, et, en cela, la montée en force des carnets Web (blogues) en est la preuve, un espace de promotion, où les contenus offerts seront accompagnés d’une offre promotionnelle, et un espace à valeur ajoutée, comme par exemple Le Devoir en offre actuellement.
Ne revenons pas sur le succès du Wall Street Journal en ligne, un quotidien différent qui a su, dès le départ, par son contenu exclusif, prendre le virage de la rentabilité sur Internet. À tout seigneur, tout honneur, examinons donc en premier le cas du Devoir.
Depuis les tout débuts de sa présence sur Internet, le journal que vous lisez quotidiennement vous avait habitués à une version électronique gratuite. Bien qu’incomplète, avec environ 20 % de son contenu quotidien publié sur la toile, ledevoir.com réussissait malgré tout à satisfaire ses lecteurs au point que certains d’entre eux cessaient d’acheter la version papier.
Aujourd’hui, avec la mise en ligne de la dernière version de son site Internet, Le Devoir, comme bien d’autres quotidiens un peu partout dans le monde, a décidé de revoir complètement sa stratégie Internet et de n’offrir qu’une partie de son contenu gratuitement à tous les internautes.
Maintenant, pour avoir un accès complet au contenu intégral du Devoir, vous devez être un abonné du quotidien. Mais, selon la formule consacrée, être membre a aussi ses privilèges. En étant abonné au Devoir, vous avez maintenant accès au contenu intégral du journal entre 22h et 23h la veille de la publication ainsi qu’à l’intégralité des articles publiés sur le site. De plus, vous pouvez fouiller dans les archives de votre quotidien favori avec, en prime, la consultation de 25 articles par mois.
Deux approches
Mais qu’est-ce qui a motivé un tel changement? Nous avons demandé à Philippe Le Roux, qui est aussi responsable du développement de la stratégie du Devoir en ligne, quelles étaient les raisons qui ont mené à cette nouvelle formule.
«Comme bien des publications un peu partout dans le monde, la mise en ligne de contenus sur Internet au Devoir était considérée comme un poste de dépenses. Or, Le Devoir étant un journal indépendant, la santé financière du quotidien était une préoccupation constante de ses artisans. Il fallait donc changer l’orientation du site pour que celui-ci devienne un poste de revenus et de profits.»
Deux approches s’offraient donc aux administrateurs du quotidien de la rue de Bleury. La première, la plus draconienne était celle que nous pourrions appeler «l’approche Quebecor»: on ferme le site. Toutefois, la seconde demandait un peu plus d’audace et d’imagination. Selon Le Roux, «il fallait introduire un nouveau paradigme d’échange avec l’internaute, c’est-à-dire, aussi paradoxal que cela puisse paraître, lui en donner encore un peu plus gratuitement, tout en mettant fortement en évidence tout ce qu’il manquait en tant que non-abonné au journal».
Nous pourrions ajouter qu’une troisième approche existe, bien réelle et encore «populaire», celle où l’internaute a accès à la quasi-totalité du contenu papier en ligne, et… Et rien, que de la publicité uniquement pour assurer son financement. Or, quelqu’un croit-il encore que la publicité seule réussira à financer des sites Internet souvent très ambitieux?
«Nous avons donc introduit le concept de valeur ajoutée aux internautes abonnés au journal. De nouveaux services seront introduits au cours des prochains mois et des prochaines années pour mettre en valeur ce statut d’abonné. Évidemment, ces différents services offerts aux abonnés seront mis en évidence sur le site.»
Depuis la mise en ligne de la nouvelle version du site ledevoir.com, les nouveaux abonnements ont grimpé de 40 à 300 par mois, dixit Le Roux.
Services Web à valeur ajoutée
Il faut toutefois faire très attention en introduisant un changement dans son offre de services en ligne. Plusieurs se sont cassé la gueule en voulant faire des changements trop draconiens.
Par exemple, le service .iTools d’Apple est devenu ce week-end .iMac, un service entièrement payant ou nulle place n’est faite à un service minimum gratuit. Apple a décidé de convertir son offre de service offerte auparavant gratuitement en un nouveau concept payant, et ce, en le bonifiant avec la mise en place de nouveaux services. Toutefois, même si la Pomme se gargarise de plus de 100 000 usagers payants, elle prend quand même un risque important, car plusieurs millions de personnes qui étaient auparavant membres du défunt service .iTools, n’ont pas fait le saut vers le service .iMac payant. Or, ces 100 000 usagers réussiront-ils à assurer une rentabilité? En cela, de dire Philippe Le Roux, «un modèle plus respectueux des usagers et offrant un potentiel de succès supérieur à celui d’Apple est celui offert par Hotmail».
En maintenant un simple service de courriel gratuit, mais en offrant des services à valeur ajoutée (en mettant quelques contraintes aux usagers qui ne veulent pas faire le saut), Microsoft/Hotmail ne change rien aux habitudes des utilisateurs actuels, car ceux-ci conservent leur adresse de courriel gratuit. Toutefois, les internautes qui feront le saut vers le modèle payant se verront offrir des services supplémentaires, services qui, il faut bien le dire, étaient accessibles auparavant.
Même Google
Google, le très célèbre moteur de recherche, pourrait se décider lui aussi à offrir bientôt des services payants. Par exemple, la semaine dernière, Google a introduit un nouveau service appelé GoogleNews, un agrégateur de nouvelles provenant de plus de 4500 sources différentes.
Plusieurs observateurs du milieu prévoient qu’à court ou moyen terme, Google devrait concurrencer d’autres services de «clipping» et de veille d’informations comme NewsHub, NewsNow et NewsBooster (et, qui sait, localement, Cedrom-Sni) en offrant des services personnalisés aux entreprises et aux particuliers prêts à payer pour cette valeur ajoutée.
Même les services plus «alternatifs» commencent à offrir des services à valeur ajoutée ou, encore, à proposer à leurs lecteurs de faire des contributions volontaires. Un des plus vieux sites d’information consacré au Macintosh, le site Tidbits, recueille les dons volontaires de ses lecteurs, avec un succès certain. Et de nombreux carnets Web commencent aussi à faire la même chose.
Bientôt la norme
Internet payant, qu’on le veuille ou non, est maintenant une réalité avec laquelle il faudra composer. Des services gratuits auront toujours leur place, et seront toujours accessibles. Mais les services à valeur ajoutée commencent de plus en plus à faire leur apparition et seront, dans un futur proche, la norme pour les sites et les services Web qui voudront survivre et atteindre la rentabilité. De plus, malgré leur crainte, les internautes les moins fortunés pourront continuer à profiter de contenus en ligne gratuits grâce à ces services à valeur ajoutée. Vraiment?
Un exemple, parmi tant d’autres: l’année dernière les concepteurs du site du réseau sportif RDS ont lancé le service VIP. En moins d’une année, ce service a quasiment réussi à s’autofinancer. Maintenant, à l’aube de cette deuxième année d’existence, les stratèges de RDS prévoient doubler leur nombre d’abonnés d’ici à la fin de l’année 2002, un simple blitz entamé il y a deux semaines ayant permis d’augmenter de 20 % le nombre d’abonnés.
Or, où croyez-vous que les profits engendrés par cette masse d’usagers payants iront? Eh oui, dans de nouveaux services offerts aux usagers payants, mais aussi dans la partie gratuite de leur site Internet. Car, pour attirer des internautes prêts à payer, il faut donner beaucoup de contenu et de services gratuits.
Sommes-nous sur le point d’entrer dans une nouvelle ère du Web? Tranquillement, insidieusement diront d’autres, la sacro-sainte gratuité sur Internet fait place à différents modèles d’affaires introduisant le concept d’utilisateur-payeur. À moyen ou long terme, ces modèles réussiront-ils à assurer la rentabilité de sites qui nous avaient habitués auparavant à un modèle «tout gratuit»?
Plusieurs changements au modèle d’affaires actuel (en existait-il un à vrai dire?) sont en train de prendre forme. Par exemple, plusieurs services Internet qui étaient jusqu’à tout récemment offert gratuitement ont commencé à adopter un système de tarification permettant à l’internaute d’accéder à des services qui n’étaient pas encore offerts, ou encore, de changer totalement d’orientation et de devenir uniquement payants, quitte à perdre une grande partie de leur masse d’usagers actuels. D’autres décident plutôt de valoriser leurs abonnés actuels en leur offrant des services à valeur ajoutée. Bref, Internet est en train tranquillement de changer, de prendre de la maturité. Les plans d’affaires farfelus de la fin des années 90 changent pour devenir plus réalistes.
Il faut dire que le grand Internet gratuit tel qu’il existait au tout début des années 70 n’existe déjà plus. Cet Internet communautaire, où les ressources de tout un chacun étaient mises en commun, est maintenant chose du passé. Par exemple, la bande passante est maintenant financée par l’utilisateur. Les 20 ou 30 dollars que vous versez mensuellement à votre fournisseur de services servent à payer cette bande passante.
Une nouvelle phase
Toutefois, pour ce qui est des contenus, Internet se prépare à une nouvelle phase qui mettra 10 à 20 années à prendre forme. De communautaire à ses débuts, et après une étape que Philippe Le Roux, stratège Internet à la firme VDL2, appelle Internet fantasmagorique, ce moment ou les «dottes commes» rivalisaient entre elles avec ses modèles d’affaires tout aussi farfelus les uns que les autres, on se prépare maintenant à entrer dans un Internet plus réaliste. Cet Internet comprendra plusieurs espaces, un espace communautaire qui prendra de plus en plus de place, et, en cela, la montée en force des carnets Web (blogues) en est la preuve, un espace de promotion, où les contenus offerts seront accompagnés d’une offre promotionnelle, et un espace à valeur ajoutée, comme par exemple Le Devoir en offre actuellement.
Ne revenons pas sur le succès du Wall Street Journal en ligne, un quotidien différent qui a su, dès le départ, par son contenu exclusif, prendre le virage de la rentabilité sur Internet. À tout seigneur, tout honneur, examinons donc en premier le cas du Devoir.
Depuis les tout débuts de sa présence sur Internet, le journal que vous lisez quotidiennement vous avait habitués à une version électronique gratuite. Bien qu’incomplète, avec environ 20 % de son contenu quotidien publié sur la toile, ledevoir.com réussissait malgré tout à satisfaire ses lecteurs au point que certains d’entre eux cessaient d’acheter la version papier.
Aujourd’hui, avec la mise en ligne de la dernière version de son site Internet, Le Devoir, comme bien d’autres quotidiens un peu partout dans le monde, a décidé de revoir complètement sa stratégie Internet et de n’offrir qu’une partie de son contenu gratuitement à tous les internautes.
Maintenant, pour avoir un accès complet au contenu intégral du Devoir, vous devez être un abonné du quotidien. Mais, selon la formule consacrée, être membre a aussi ses privilèges. En étant abonné au Devoir, vous avez maintenant accès au contenu intégral du journal entre 22h et 23h la veille de la publication ainsi qu’à l’intégralité des articles publiés sur le site. De plus, vous pouvez fouiller dans les archives de votre quotidien favori avec, en prime, la consultation de 25 articles par mois.
Deux approches
Mais qu’est-ce qui a motivé un tel changement? Nous avons demandé à Philippe Le Roux, qui est aussi responsable du développement de la stratégie du Devoir en ligne, quelles étaient les raisons qui ont mené à cette nouvelle formule.
«Comme bien des publications un peu partout dans le monde, la mise en ligne de contenus sur Internet au Devoir était considérée comme un poste de dépenses. Or, Le Devoir étant un journal indépendant, la santé financière du quotidien était une préoccupation constante de ses artisans. Il fallait donc changer l’orientation du site pour que celui-ci devienne un poste de revenus et de profits.»
Deux approches s’offraient donc aux administrateurs du quotidien de la rue de Bleury. La première, la plus draconienne était celle que nous pourrions appeler «l’approche Quebecor»: on ferme le site. Toutefois, la seconde demandait un peu plus d’audace et d’imagination. Selon Le Roux, «il fallait introduire un nouveau paradigme d’échange avec l’internaute, c’est-à-dire, aussi paradoxal que cela puisse paraître, lui en donner encore un peu plus gratuitement, tout en mettant fortement en évidence tout ce qu’il manquait en tant que non-abonné au journal».
Nous pourrions ajouter qu’une troisième approche existe, bien réelle et encore «populaire», celle où l’internaute a accès à la quasi-totalité du contenu papier en ligne, et… Et rien, que de la publicité uniquement pour assurer son financement. Or, quelqu’un croit-il encore que la publicité seule réussira à financer des sites Internet souvent très ambitieux?
«Nous avons donc introduit le concept de valeur ajoutée aux internautes abonnés au journal. De nouveaux services seront introduits au cours des prochains mois et des prochaines années pour mettre en valeur ce statut d’abonné. Évidemment, ces différents services offerts aux abonnés seront mis en évidence sur le site.»
Depuis la mise en ligne de la nouvelle version du site ledevoir.com, les nouveaux abonnements ont grimpé de 40 à 300 par mois, dixit Le Roux.
Services Web à valeur ajoutée
Il faut toutefois faire très attention en introduisant un changement dans son offre de services en ligne. Plusieurs se sont cassé la gueule en voulant faire des changements trop draconiens.
Par exemple, le service .iTools d’Apple est devenu ce week-end .iMac, un service entièrement payant ou nulle place n’est faite à un service minimum gratuit. Apple a décidé de convertir son offre de service offerte auparavant gratuitement en un nouveau concept payant, et ce, en le bonifiant avec la mise en place de nouveaux services. Toutefois, même si la Pomme se gargarise de plus de 100 000 usagers payants, elle prend quand même un risque important, car plusieurs millions de personnes qui étaient auparavant membres du défunt service .iTools, n’ont pas fait le saut vers le service .iMac payant. Or, ces 100 000 usagers réussiront-ils à assurer une rentabilité? En cela, de dire Philippe Le Roux, «un modèle plus respectueux des usagers et offrant un potentiel de succès supérieur à celui d’Apple est celui offert par Hotmail».
En maintenant un simple service de courriel gratuit, mais en offrant des services à valeur ajoutée (en mettant quelques contraintes aux usagers qui ne veulent pas faire le saut), Microsoft/Hotmail ne change rien aux habitudes des utilisateurs actuels, car ceux-ci conservent leur adresse de courriel gratuit. Toutefois, les internautes qui feront le saut vers le modèle payant se verront offrir des services supplémentaires, services qui, il faut bien le dire, étaient accessibles auparavant.
Même Google
Google, le très célèbre moteur de recherche, pourrait se décider lui aussi à offrir bientôt des services payants. Par exemple, la semaine dernière, Google a introduit un nouveau service appelé GoogleNews, un agrégateur de nouvelles provenant de plus de 4500 sources différentes.
Plusieurs observateurs du milieu prévoient qu’à court ou moyen terme, Google devrait concurrencer d’autres services de «clipping» et de veille d’informations comme NewsHub, NewsNow et NewsBooster (et, qui sait, localement, Cedrom-Sni) en offrant des services personnalisés aux entreprises et aux particuliers prêts à payer pour cette valeur ajoutée.
Même les services plus «alternatifs» commencent à offrir des services à valeur ajoutée ou, encore, à proposer à leurs lecteurs de faire des contributions volontaires. Un des plus vieux sites d’information consacré au Macintosh, le site Tidbits, recueille les dons volontaires de ses lecteurs, avec un succès certain. Et de nombreux carnets Web commencent aussi à faire la même chose.
Bientôt la norme
Internet payant, qu’on le veuille ou non, est maintenant une réalité avec laquelle il faudra composer. Des services gratuits auront toujours leur place, et seront toujours accessibles. Mais les services à valeur ajoutée commencent de plus en plus à faire leur apparition et seront, dans un futur proche, la norme pour les sites et les services Web qui voudront survivre et atteindre la rentabilité. De plus, malgré leur crainte, les internautes les moins fortunés pourront continuer à profiter de contenus en ligne gratuits grâce à ces services à valeur ajoutée. Vraiment?
Un exemple, parmi tant d’autres: l’année dernière les concepteurs du site du réseau sportif RDS ont lancé le service VIP. En moins d’une année, ce service a quasiment réussi à s’autofinancer. Maintenant, à l’aube de cette deuxième année d’existence, les stratèges de RDS prévoient doubler leur nombre d’abonnés d’ici à la fin de l’année 2002, un simple blitz entamé il y a deux semaines ayant permis d’augmenter de 20 % le nombre d’abonnés.
Or, où croyez-vous que les profits engendrés par cette masse d’usagers payants iront? Eh oui, dans de nouveaux services offerts aux usagers payants, mais aussi dans la partie gratuite de leur site Internet. Car, pour attirer des internautes prêts à payer, il faut donner beaucoup de contenu et de services gratuits.
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