Urgences américaines - Les patients cardiaques recoivent souvent trop d'anticoagulants
Chicago — Lorsqu'un patient cardiaque arrive aux urgences d'un hôpital aux États-Unis, les médecins lui administrent des anticoagulants souvent à trop forte dose, augmentant ainsi son risque de faire une grave hémorragie, selon une étude publiée mercredi par la Revue de l'association médicale américaine.
L'enquête a été menée l'année dernière dans 387 hôpitaux; elle porte sur 30 136 personnes admises après un infarctus provoqué par un caillot ou par un dépôt de cholestérol dans une artère. Pas moins de 42 % d'entre elles ont reçu une dose trop élevée d'anticoagulants.
Les femmes, les personnes minces, âgées ou ayant des problèmes rénaux recevaient encore plus fréquemment que les autres une surdose d'anticoagulants.
Parmi le million de patients admis à l'hôpital pour le type d'infarctus étudié, environ 117 000 font ensuite des hémorragies, par exemple au niveau d'un cathéter, d'un ulcère à l'estomac, voire au cerveau, où c'est particulièrement dangereux.
Le Dr Karen Alexander, chercheure à l'université Duke, estime dans son étude publiée aujourd'hui que 15 % de ces hémorragies sont provoquées par des surdoses d'anticoagulants et pourraient donc être évitées.
Elle reconnaît qu'il est difficile d'évaluer la dose nécessaire à un patient qui vient d'être amené sur un brancard et qui a besoin de soins rapides. Souvent les médecins demandent combien la personne pèse ou estiment son poids «à vue de nez», explique-t-elle.
Or, la bonne dose doit être déterminée en fonction du sexe, de l'âge, du poids et des fonctions rénales du patient, ce qui nécessite parfois une calculatrice. «J'espère que cette étude fera comprendre à quel point il est important de prendre cette minute supplémentaire pour faire ces calculs avec soin», confie le Dr Alexander.
L'enquête a été menée l'année dernière dans 387 hôpitaux; elle porte sur 30 136 personnes admises après un infarctus provoqué par un caillot ou par un dépôt de cholestérol dans une artère. Pas moins de 42 % d'entre elles ont reçu une dose trop élevée d'anticoagulants.
Les femmes, les personnes minces, âgées ou ayant des problèmes rénaux recevaient encore plus fréquemment que les autres une surdose d'anticoagulants.
Parmi le million de patients admis à l'hôpital pour le type d'infarctus étudié, environ 117 000 font ensuite des hémorragies, par exemple au niveau d'un cathéter, d'un ulcère à l'estomac, voire au cerveau, où c'est particulièrement dangereux.
Le Dr Karen Alexander, chercheure à l'université Duke, estime dans son étude publiée aujourd'hui que 15 % de ces hémorragies sont provoquées par des surdoses d'anticoagulants et pourraient donc être évitées.
Elle reconnaît qu'il est difficile d'évaluer la dose nécessaire à un patient qui vient d'être amené sur un brancard et qui a besoin de soins rapides. Souvent les médecins demandent combien la personne pèse ou estiment son poids «à vue de nez», explique-t-elle.
Or, la bonne dose doit être déterminée en fonction du sexe, de l'âge, du poids et des fonctions rénales du patient, ce qui nécessite parfois une calculatrice. «J'espère que cette étude fera comprendre à quel point il est important de prendre cette minute supplémentaire pour faire ces calculs avec soin», confie le Dr Alexander.
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