Découverte de la présence d'un virus de type H5 - Des milliers de canards domestiques seront abattus en Colombie-Britannique
Le resserrement des mesures sanitaires en prévision d'une pandémie mondiale de grippe aviaire a eu un premier écho tangible au Canada hier. L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a en effet annoncé l'abattage préventif de 55 000 canards et de 800 oies après avoir découvert la présence d'un virus de type H5 chez un canard domestique d'une ferme d'Abbotsford, en Colombie-Britannique.
Bien que la souche détectée sur cette ferme commerciale soit faiblement pathogène, l'ACIA n'a pas hésité à sortir l'artillerie lourde. Aucun des quelque 56 000 volatiles ne sera épargné. Tous les établissements commerciaux dans un rayon de cinq kilomètres de cet élevage feront en outre l'objet d'une inspection minutieuse afin de détecter tout symptôme de la maladie.
À l'ACIA, la vétérinaire-conseil Judith Bossé précise que ce sont là d'abord des mesures de précaution. «Les virus H5 et H7 ont tendance, quand ils se retrouvent chez d'autres espèces, principalement les poulets et les dindes, à devenir hautement pathogènes. [...] L'Organisation mondiale de la santé animale recommande qu'on procède à l'abattage, que le virus soit hautement pathogène ou non.»
Des tests effectués au Centre national des maladies animales exotiques de Winnipeg ont confirmé hier que ce virus ne causerait, dans le pire des cas, qu'une maladie jugée bénigne chez les oiseaux exposés. Les données préliminaires montrent également que la souche a déjà été observée en Amérique du Nord et qu'elle n'a rien à voir avec celle qui circule en Asie.
La veille, l'agence avait confirmé la présence en sol canadien de plusieurs types de virus aviaires chez des oiseaux sauvages de trois provinces: le H5N3 au Québec, le H5N1 au Manitoba ainsi que les H5N9 et H5N2 en Colombie-Britannique. Toutes ces souches ont été jugées faiblement pathogènes par les autorités sanitaires canadiennes, qui continuent leur surveillance étroite des oiseaux du territoire.
Pas de panique
L'agence aura toutefois eu fort à faire pour dédramatiser sa découverte d'une souche H5N1 en sol canadien. C'est que la souche qui fait si peur en Asie porte le même nom. Là-bas, H5N1 a fait 67 morts parmi les 130 personnes infectées. Mais, entre le H5N1 asiatique et son compère nord-américain, les différences sont de taille.
Ce n'est pas parce qu'un virus porte le nom de H5N1 qu'il faut nécessairement paniquer, a répété la Dre Bossé. «H5N1 c'est le nom d'un sous-type. Des virus peuvent porter le même nom, mais restent des individus très différents. Celui qu'on trouve ici a un patron nord-américain, alors que celui que l'on craint a un patron asiatique. Celui-là, on ne l'a pas vu ici encore.»
Système d'alerte
Sur le front international, les Nations unies ont annoncé hier la création d'un système d'alerte précoce pour suivre le vol des oiseaux migrateurs et ainsi suivre à la trace la menace de grippe aviaire dont ils peuvent être porteurs.
Ce système, qui n'est que partiellement financé, vise à tracer les routes empruntées par les oiseaux et à déterminer précisément les régions où les populations locales ont le plus de risques d'être infectées par des espèces déjà atteintes.
«Le système vise à alerter les autorités sur les différents continents que des oiseaux migrateurs sont en route», a expliqué l'ONU dans un communiqué publié à Nairobi, siège du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
Mais il faudra du temps avant que le système entre en vigueur, a rappelé le secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU pour les espèces migratoires, Robert Hepworth. Hier, ce dernier a estimé que la mise en oeuvre complète de ce système pourrait prendre jusqu'à deux ans.
Ça, c'est si son financement est assuré, ce qui est loin d'être le cas en ce moment. Pour l'instant, le PNUE est le seul à avoir avancé des fonds avec une somme de 30 000 $. Le PNUE gérera le système avec plusieurs organismes, dont la Fédération internationale de la faune sauvage.
L'annonce de la création d'un système d'alerte précoce a été faite à la veille de la huitième conférence sur la Convention des espèces migratoires qui doit se tenir jusqu'à vendredi à Nairobi et à laquelle doivent participer des centaines de délégués.
Avec l'AFP
Bien que la souche détectée sur cette ferme commerciale soit faiblement pathogène, l'ACIA n'a pas hésité à sortir l'artillerie lourde. Aucun des quelque 56 000 volatiles ne sera épargné. Tous les établissements commerciaux dans un rayon de cinq kilomètres de cet élevage feront en outre l'objet d'une inspection minutieuse afin de détecter tout symptôme de la maladie.
À l'ACIA, la vétérinaire-conseil Judith Bossé précise que ce sont là d'abord des mesures de précaution. «Les virus H5 et H7 ont tendance, quand ils se retrouvent chez d'autres espèces, principalement les poulets et les dindes, à devenir hautement pathogènes. [...] L'Organisation mondiale de la santé animale recommande qu'on procède à l'abattage, que le virus soit hautement pathogène ou non.»
Des tests effectués au Centre national des maladies animales exotiques de Winnipeg ont confirmé hier que ce virus ne causerait, dans le pire des cas, qu'une maladie jugée bénigne chez les oiseaux exposés. Les données préliminaires montrent également que la souche a déjà été observée en Amérique du Nord et qu'elle n'a rien à voir avec celle qui circule en Asie.
La veille, l'agence avait confirmé la présence en sol canadien de plusieurs types de virus aviaires chez des oiseaux sauvages de trois provinces: le H5N3 au Québec, le H5N1 au Manitoba ainsi que les H5N9 et H5N2 en Colombie-Britannique. Toutes ces souches ont été jugées faiblement pathogènes par les autorités sanitaires canadiennes, qui continuent leur surveillance étroite des oiseaux du territoire.
Pas de panique
L'agence aura toutefois eu fort à faire pour dédramatiser sa découverte d'une souche H5N1 en sol canadien. C'est que la souche qui fait si peur en Asie porte le même nom. Là-bas, H5N1 a fait 67 morts parmi les 130 personnes infectées. Mais, entre le H5N1 asiatique et son compère nord-américain, les différences sont de taille.
Ce n'est pas parce qu'un virus porte le nom de H5N1 qu'il faut nécessairement paniquer, a répété la Dre Bossé. «H5N1 c'est le nom d'un sous-type. Des virus peuvent porter le même nom, mais restent des individus très différents. Celui qu'on trouve ici a un patron nord-américain, alors que celui que l'on craint a un patron asiatique. Celui-là, on ne l'a pas vu ici encore.»
Système d'alerte
Sur le front international, les Nations unies ont annoncé hier la création d'un système d'alerte précoce pour suivre le vol des oiseaux migrateurs et ainsi suivre à la trace la menace de grippe aviaire dont ils peuvent être porteurs.
Ce système, qui n'est que partiellement financé, vise à tracer les routes empruntées par les oiseaux et à déterminer précisément les régions où les populations locales ont le plus de risques d'être infectées par des espèces déjà atteintes.
«Le système vise à alerter les autorités sur les différents continents que des oiseaux migrateurs sont en route», a expliqué l'ONU dans un communiqué publié à Nairobi, siège du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
Mais il faudra du temps avant que le système entre en vigueur, a rappelé le secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU pour les espèces migratoires, Robert Hepworth. Hier, ce dernier a estimé que la mise en oeuvre complète de ce système pourrait prendre jusqu'à deux ans.
Ça, c'est si son financement est assuré, ce qui est loin d'être le cas en ce moment. Pour l'instant, le PNUE est le seul à avoir avancé des fonds avec une somme de 30 000 $. Le PNUE gérera le système avec plusieurs organismes, dont la Fédération internationale de la faune sauvage.
L'annonce de la création d'un système d'alerte précoce a été faite à la veille de la huitième conférence sur la Convention des espèces migratoires qui doit se tenir jusqu'à vendredi à Nairobi et à laquelle doivent participer des centaines de délégués.
Avec l'AFP
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