Couillard réservera les places en CHSLD aux vieux les plus dépendants
9 novembre 2005
Santé
Photo : Agence Reuters
Les personnes âgées en perte d’autonomie devront chercher d’autres ressources que les CHSLD pour terminer leurs jours.
Québec — Les personnes âgées dont les forces déclinent devront penser à d'autres solutions que le centre d'hébergement pour finir leurs jours en paix.
À l'avenir, faute de place, les lits des centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) seront réservés aux personnes «en perte d'autonomie sévère», a annoncé hier le ministre de la Santé, Philippe Couillard.
Aux prises avec le problème croissant du vieillissement de la population, le Québec, même s'il le voulait, ne pourrait se permettre de fournir une place en centre d'hébergement à toutes les personnes âgées en perte d'autonomie tellement elles seront nombreuses dans les années à venir, a-t-il expliqué en rendant public le plan d'action 2005-2010 de services aux aînés en perte d'autonomie.
La solution réside dans le fait d'offrir différents choix aux personnes âgées, en fonction de leur état de santé: davantage de services de soins à domicile, services accrus dans la communauté, ressources intermédiaires et centres d'hébergement privés ou publics.
D'ici cinq ans, on s'attend à ce que le nombre d'aînés en perte d'autonomie augmente de 30 000. On a calculé qu'il faudrait 6400 places de plus pour répondre aux besoins, mais Québec n'a pas encore de plan d'immobilisation précis pour créer de nouvelles places.
Il importe de «retarder ou même [d']éviter si possible l'institutionnalisation des personnes âgées», a soutenu le ministre.
Son objectif en ce domaine consiste à faire baisser le taux d'hébergement de 4 % à 3 % de l'ensemble des personnes âgées.
Même s'il partage les orientations privilégiées par le gouvernement, le critique de l'opposition Jean-Pierre Charbonneau reproche au ministre de n'avoir accompagné son plan d'action d'aucune budgétisation.
«Le problème fondamental est un problème de financement. On ne règle rien sans investissement additionnel», a-t-il déploré lors d'un entretien téléphonique, rappelant que les listes d'attente pour les soins à domicile et les ressources intermédiaires étaient très longues.
Quant au contenu, «tout ce qu'on trouve dans leur document était en route. Ils n'ont rien inventé», selon lui.
M. Charbonneau estime que le gouvernement Charest n'a pas réussi à aller chercher à Ottawa suffisamment de transferts fédéraux pour honorer ses promesses électorales.
«Ils auraient dû obtenir deux fois plus que ce qu'ils ont obtenu», selon lui.
Quoi qu'il en soit, le Québec n'a plus les moyens de continuer à faire comme maintenant, a plaidé le ministre, en disant que les finances du gouvernement étaient serrées.
«Par contre, on peut dégager des marges pour faire ce virage-là selon les ressources financières disponibles. Il n'y a pas d'autre chose à dire que la réalité», a-t-il dit.
Le plan d'action comporte certaines mesures déjà annoncées, comme divers crédits d'impôt, parmi lesquels on retrouve celui dédié aux aidants naturels. En 2006, 76 000 d'entre eux se partageront 49 millions.
«C'est toujours modeste par rapport aux besoins», a convenu M. Couillard.
Le ministre a rappelé qu'à l'heure actuelle 88 % des personnes âgées vivent à domicile, moins de 4 % en CHSLD, et 8 % en résidence privée.
À l'avenir, faute de place, les lits des centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) seront réservés aux personnes «en perte d'autonomie sévère», a annoncé hier le ministre de la Santé, Philippe Couillard.
Aux prises avec le problème croissant du vieillissement de la population, le Québec, même s'il le voulait, ne pourrait se permettre de fournir une place en centre d'hébergement à toutes les personnes âgées en perte d'autonomie tellement elles seront nombreuses dans les années à venir, a-t-il expliqué en rendant public le plan d'action 2005-2010 de services aux aînés en perte d'autonomie.
La solution réside dans le fait d'offrir différents choix aux personnes âgées, en fonction de leur état de santé: davantage de services de soins à domicile, services accrus dans la communauté, ressources intermédiaires et centres d'hébergement privés ou publics.
D'ici cinq ans, on s'attend à ce que le nombre d'aînés en perte d'autonomie augmente de 30 000. On a calculé qu'il faudrait 6400 places de plus pour répondre aux besoins, mais Québec n'a pas encore de plan d'immobilisation précis pour créer de nouvelles places.
Il importe de «retarder ou même [d']éviter si possible l'institutionnalisation des personnes âgées», a soutenu le ministre.
Son objectif en ce domaine consiste à faire baisser le taux d'hébergement de 4 % à 3 % de l'ensemble des personnes âgées.
Même s'il partage les orientations privilégiées par le gouvernement, le critique de l'opposition Jean-Pierre Charbonneau reproche au ministre de n'avoir accompagné son plan d'action d'aucune budgétisation.
«Le problème fondamental est un problème de financement. On ne règle rien sans investissement additionnel», a-t-il déploré lors d'un entretien téléphonique, rappelant que les listes d'attente pour les soins à domicile et les ressources intermédiaires étaient très longues.
Quant au contenu, «tout ce qu'on trouve dans leur document était en route. Ils n'ont rien inventé», selon lui.
M. Charbonneau estime que le gouvernement Charest n'a pas réussi à aller chercher à Ottawa suffisamment de transferts fédéraux pour honorer ses promesses électorales.
«Ils auraient dû obtenir deux fois plus que ce qu'ils ont obtenu», selon lui.
Quoi qu'il en soit, le Québec n'a plus les moyens de continuer à faire comme maintenant, a plaidé le ministre, en disant que les finances du gouvernement étaient serrées.
«Par contre, on peut dégager des marges pour faire ce virage-là selon les ressources financières disponibles. Il n'y a pas d'autre chose à dire que la réalité», a-t-il dit.
Le plan d'action comporte certaines mesures déjà annoncées, comme divers crédits d'impôt, parmi lesquels on retrouve celui dédié aux aidants naturels. En 2006, 76 000 d'entre eux se partageront 49 millions.
«C'est toujours modeste par rapport aux besoins», a convenu M. Couillard.
Le ministre a rappelé qu'à l'heure actuelle 88 % des personnes âgées vivent à domicile, moins de 4 % en CHSLD, et 8 % en résidence privée.
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