Le Québec doit s'équiper pour lutter contre l'obésité morbide
Aux prises avec des taux d'obésité qui montent en flèche, le Québec doit accroître la capacité de son réseau de la santé à offrir le traitement chirurgical de l'obésité morbide, estime l'Agence d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé (AETMIS). Dans son rapport rendu public hier, l'Agence suggère même de mettre en branle un premier registre national de ce mal qui touche un nombre grandissant de Québécois.
Déclarée «épidémie mondiale» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'obésité n'épargne pas le Québec, avec un taux d'obésité évalué à 21,8 % en 2004. «On a créé un milieu obésogénique auquel l'organisme n'est pas adapté, explique la Dre Véronique Déry, directrice générale et scientifique de l'AETMIS. Résultat, aujourd'hui, l'obésité est un phénomène qui est devenu épidémique au Québec.»
L'obésité est définie par un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 30 kg/m2. À partir d'un IMC de 40 (voire même de 35 lorsque la personne est aux prises avec des maladies associées), on parle d'obésité morbide. Pour ces personnes, seule la chirurgie dite bariatrique est efficace, juge l'OMS.
C'est aussi l'avis de l'AETMIS, qui, dans son rapport, invite le ministère de la Santé à établir un plan d'action capable d'assurer un accès équitable à cette technologie partout sur le territoire québécois. L'organisme-conseil suggère également d'établir un registre national de l'obésité morbide.
«C'est un registre qui, dans un premier temps, va nous permettre de bien connaître ceux à qui on donne des services de chirurgie bariatrique et ensuite d'aller un cran plus loin en mesurant ses effets sur la santé. On veut aussi voir, en coûts, ce que ça peut représenter dans le contexte québécois», explique la Dre Déry.
L'AETMIS pointe également l'urgence de mettre en place un processus rigoureux de sélection des patients visés, soit ceux qui souffrent d'obésité morbide exclusivement, précise la Dre Déry. «En dessous [des normes établies], les études ne sont pas convaincantes pour nous permettre de croire que cette intervention peut être efficace.»
Ce n'est pas là la seule préoccupation de l'AETMIS. La chirurgie bariatrique s'avère en effet une intervention coûteuse. Mais elle est aussi remarquablement efficace sur le plan du maintien du poids et de la réduction des maladies associées, note l'Agence d'évaluation. Sachant que Québec consacre 5,8 % de son budget de santé (700 millions) à l'obésité et que cette maladie chronique entraîne des pertes de productivité de 800 millions, l'argument financier pèse aussi lourd dans la balance.
La chirurgie bariatrique regroupe deux types d'interventions. Les premières visent à réduire la capacité gastrique, c'est-à-dire le volume utile de l'estomac. Les secondes, dites mixtes, associent à cette restriction gastrique la création d'un système de dérivation dans le tube digestif afin de diminuer l'absorption des éléments nutritifs par l'intestin. Sur le plan de l'efficacité, il semble que les secondes soient meilleures, estime l'AETMIS.
L'obésité est la cause de nombreuses maladies, dont le diabète, l'hypertension, l'hyperlipidémie, certains troubles cardiovasculaires, l'apnée du sommeil et l'ostéoarthrite. Elle peut aussi favoriser certains cancers et causer la mort.
Déclarée «épidémie mondiale» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'obésité n'épargne pas le Québec, avec un taux d'obésité évalué à 21,8 % en 2004. «On a créé un milieu obésogénique auquel l'organisme n'est pas adapté, explique la Dre Véronique Déry, directrice générale et scientifique de l'AETMIS. Résultat, aujourd'hui, l'obésité est un phénomène qui est devenu épidémique au Québec.»
L'obésité est définie par un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 30 kg/m2. À partir d'un IMC de 40 (voire même de 35 lorsque la personne est aux prises avec des maladies associées), on parle d'obésité morbide. Pour ces personnes, seule la chirurgie dite bariatrique est efficace, juge l'OMS.
C'est aussi l'avis de l'AETMIS, qui, dans son rapport, invite le ministère de la Santé à établir un plan d'action capable d'assurer un accès équitable à cette technologie partout sur le territoire québécois. L'organisme-conseil suggère également d'établir un registre national de l'obésité morbide.
«C'est un registre qui, dans un premier temps, va nous permettre de bien connaître ceux à qui on donne des services de chirurgie bariatrique et ensuite d'aller un cran plus loin en mesurant ses effets sur la santé. On veut aussi voir, en coûts, ce que ça peut représenter dans le contexte québécois», explique la Dre Déry.
L'AETMIS pointe également l'urgence de mettre en place un processus rigoureux de sélection des patients visés, soit ceux qui souffrent d'obésité morbide exclusivement, précise la Dre Déry. «En dessous [des normes établies], les études ne sont pas convaincantes pour nous permettre de croire que cette intervention peut être efficace.»
Ce n'est pas là la seule préoccupation de l'AETMIS. La chirurgie bariatrique s'avère en effet une intervention coûteuse. Mais elle est aussi remarquablement efficace sur le plan du maintien du poids et de la réduction des maladies associées, note l'Agence d'évaluation. Sachant que Québec consacre 5,8 % de son budget de santé (700 millions) à l'obésité et que cette maladie chronique entraîne des pertes de productivité de 800 millions, l'argument financier pèse aussi lourd dans la balance.
La chirurgie bariatrique regroupe deux types d'interventions. Les premières visent à réduire la capacité gastrique, c'est-à-dire le volume utile de l'estomac. Les secondes, dites mixtes, associent à cette restriction gastrique la création d'un système de dérivation dans le tube digestif afin de diminuer l'absorption des éléments nutritifs par l'intestin. Sur le plan de l'efficacité, il semble que les secondes soient meilleures, estime l'AETMIS.
L'obésité est la cause de nombreuses maladies, dont le diabète, l'hypertension, l'hyperlipidémie, certains troubles cardiovasculaires, l'apnée du sommeil et l'ostéoarthrite. Elle peut aussi favoriser certains cancers et causer la mort.
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