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Grippe aviaire: le risque de propagation s'atténue en Turquie

N/A ZZZN/A   17 octobre 2005  Santé
Kiziksa — La menace du H5N1 s'éloigne de l'est de la Turquie. Les autorités sanitaires enquêtant sur la mort suspecte d'un millier de poulets à Patnos (est) ont annoncé hier que des résultats préliminaires montrent que l'hypothèse de la grippe aviaire est écartée.

Dans l'ouest, à Kiziksa, où la présence du virus a en revanche été confirmée, toute propagation semble également exclue grâce à la quarantaine, mais le risque d'une contamination par les oiseaux migrateurs n'est pas à écarter. Des vétérinaires du ministère de l'Agriculture ont annoncé que près de 10 000 oiseaux avaient été tués à Kiziksa dans le cadre des mesures de prévention.

Les autorités restent toutefois en état d'alerte, affirmant que des oiseaux migrateurs pourraient propager la maladie dans d'autres régions du pays.

Dans l'est du pays, les autorités étaient soulagées hier, les premiers résultats obtenus dans un laboratoire ne montrant aucune trace de grippe aviaire après la découverte samedi d'un millier de poulets morts, sur un lot d'environ 6000, près de la ville de Patnos, dans

la province d'Agri, à la frontière avec l'Iran.

Ufuk Dinler, chef de l'Institut de recherche vétérinaire dans la province d'Erzurum, a confié à l'agence de presse turque Anatolie que, selon de premiers tests, cela ne «ressemblait pas» à la grippe aviaire. Il a ajouté que les résultats complets seraient connus dans cinq ou six jours. Les autorités de la province d'Agri ont toutefois interdit l'entrée de volailles venues d'autres villes dans la province.

Des experts pensent que la maladie a été amenée par des oiseaux sauvages en provenance de l'Oural, qui survolent la Turquie pour se rendre en Afrique.

Le virus découvert dans une ferme près du village de Kiziksa, à 120 kilomètres d'Istanbul, est le meurtrier H5N1 qui a tué des milliers de volailles et 60 humains en Asie. Les autorités du monde entier craignent qu'il ne mute en une forme de grippe mortelle susceptible d'être transmise aux êtres humains, conduisant à une pandémie qui, selon certains experts, pourrait tuer des millions de personnes.

Samedi, les résultats de tests effectués sur des oiseaux sauvages retrouvés morts dans le delta du Danube, en Roumanie, ont confirmé qu'ils étaient morts de la grippe aviaire.

Mise en garde de l'UE

Par ailleurs, l'Union européenne n'hésitera pas à proposer des «mesures draconiennes» pour combattre la propagation de la grippe aviaire si les mesures de protection actuelles s'avéraient insuffisantes, a prévenu hier le président de la Commission José Manuel Barroso.

«Nous devons éviter de nous montrer alarmistes, mais je crois que nous [...] devrions faire preuve de précaution face à cette situation et la placer sous contrôle constant», a déclaré José Manuel Barroso devant la presse, lors d'une visite à Stockholm. «Nous n'hésiterons pas [...] à proposer d'autres mesures draconiennes si cela nous est recommandé tant d'un point de vue des experts que d'un point de vue technique», a-t-il ajouté sans donner de précisions.

Les experts de l'UE ont exhorté vendredi les éleveurs de volaille à contrôler leurs animaux plus régulièrement et à signaler rapidement tout cas de maladie ou de mort. Ils n'ont pas demandé aux fermiers européens de vacciner la volaille.






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