Rapport de l'Agence canadienne d'inspection des aliments - Plusieurs aliments contiendraient des taux alarmants de polluants
16 septembre 2002
Santé
Des taux alarmants de polluants ont été découverts dans des aliments vendus au Canada, notamment dans des oeufs, du boeuf, du porc et des fromages, révèle un rapport non publié de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), dont le quotidien La Presse a obtenue copie.
L'ACIA a mené en 2001 et 2002 des analyses sur la composition chimique de la nourriture d'origine animale consommée au pays, afin d'y déceler la présence de BPC, de furanes et de dioxines.
Le rapport de l'ACIA, dont la publication est prévue en octobre, fait état d'une présence généralisée de dioxines et de substances similaires dans la nourriture humaine d'origine animale, même si la loi canadienne des aliments et drogues fixe à zéro, depuis 1980, la présence acceptable de ces polluants, considérés parmi les plus dangereux à long terme pour la santé. Les analyses de centaines d'échantillons ont révélé la présence de ces substances huit fois sur 10.
Même si elle a trouvé des taux révélant une forte contamination dans certains échantillons d'oeufs, de boeuf et de porc notamment, l'agence les considère comme des exceptions, car l'ensemble des échantillons analysés présentaient globalement des taux moyens de polluants relativement faibles, comparables aux taux établis ailleurs dans le monde, sauf dans le cas des oeufs importés des États-Unis, davantage contaminés.
La communauté scientifique internationale et l'Organisation mondiale de la santé considèrent que ces produits toxiques ne doivent pas excéder 5 picogrammes (ou 5 parties par mille milliards) par gramme de gras dans les aliments (les dioxines se logent dans la matière grasse). Au taux de 3 picogrammes, on parle d'une «valeur d'intervention», ce qui signifie qu'une enquête devrait être menée sur l'origine de ces aliments. À 5 picogrammes, les aliments devraient être retirés du marché, a indiqué le professeur de toxicologie agroalimentaire Armand Tremblay, de la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.
Le professeur Tremblay a qualifié de «stupéfiants et préoccupants» les taux de dioxines rencontrés dans certains aliments analysés par l'ACIA. Un expert scientifique de Greenpeace International, Pat Costner, a sursauté devant certains taux trouvés dans des échantillons d'oeufs. L'agence a trouvé un taux de plus de 90 picogrammes (18 fois le maximum suggéré) dans des oeufs de provenance américaine, soit un échantillon sur 64, ce qui pourrait représenter plus de 650 000 douzaines d'oeufs pondus aux États-Unis et vendus au Canada en une année.
L'ACIA a mené en 2001 et 2002 des analyses sur la composition chimique de la nourriture d'origine animale consommée au pays, afin d'y déceler la présence de BPC, de furanes et de dioxines.
Le rapport de l'ACIA, dont la publication est prévue en octobre, fait état d'une présence généralisée de dioxines et de substances similaires dans la nourriture humaine d'origine animale, même si la loi canadienne des aliments et drogues fixe à zéro, depuis 1980, la présence acceptable de ces polluants, considérés parmi les plus dangereux à long terme pour la santé. Les analyses de centaines d'échantillons ont révélé la présence de ces substances huit fois sur 10.
Même si elle a trouvé des taux révélant une forte contamination dans certains échantillons d'oeufs, de boeuf et de porc notamment, l'agence les considère comme des exceptions, car l'ensemble des échantillons analysés présentaient globalement des taux moyens de polluants relativement faibles, comparables aux taux établis ailleurs dans le monde, sauf dans le cas des oeufs importés des États-Unis, davantage contaminés.
La communauté scientifique internationale et l'Organisation mondiale de la santé considèrent que ces produits toxiques ne doivent pas excéder 5 picogrammes (ou 5 parties par mille milliards) par gramme de gras dans les aliments (les dioxines se logent dans la matière grasse). Au taux de 3 picogrammes, on parle d'une «valeur d'intervention», ce qui signifie qu'une enquête devrait être menée sur l'origine de ces aliments. À 5 picogrammes, les aliments devraient être retirés du marché, a indiqué le professeur de toxicologie agroalimentaire Armand Tremblay, de la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.
Le professeur Tremblay a qualifié de «stupéfiants et préoccupants» les taux de dioxines rencontrés dans certains aliments analysés par l'ACIA. Un expert scientifique de Greenpeace International, Pat Costner, a sursauté devant certains taux trouvés dans des échantillons d'oeufs. L'agence a trouvé un taux de plus de 90 picogrammes (18 fois le maximum suggéré) dans des oeufs de provenance américaine, soit un échantillon sur 64, ce qui pourrait représenter plus de 650 000 douzaines d'oeufs pondus aux États-Unis et vendus au Canada en une année.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

