Financement des soins à l'hôpital Shriners - Une imprécision soulève l'ire de la Ligue des femmes
Complètement gratuits, les soins dans un hôpital Shriners? Aux États-Unis, oui, mais certainement pas au Canada, une nuance qui n'est précisée nulle part sur le site Internet de l'organisme, au grand dam de la Ligue des femmes du Québec, qui somme l'Agence de développement de réseaux locaux de santé et de services sociaux de faire modifier cette affirmation «mensongère qui nie toute participation de notre système de santé à leur oeuvre».
Jugeant cette demande justifiée, l'agence montréalaise rencontrera cette semaine la direction des Shriners de Montréal afin de voir ce qui «peut être fait», a appris Le Devoir. Loin de vouloir confronter l'organisation, l'Agence a l'intention de clarifier sa position en toute collégialité. «Il faut se rappeler que cet établissement est un établissement privé et qu'on n'a pas nécessairement autorité sur ces établissements-là», a fait valoir la porte-parole de l'Agence, Lauréanne Collin.
L'Agence convient toutefois que la fameuse phrase qui a fait sortir la Ligue des femmes de ses gonds mérite d'être discutée. Le libellé de cette phrase («There is never a charge to the patient, parent or any third party for any service or medical treatment received at Shriners hospitals») passe en effet complètement sous silence l'enveloppe de 3,5 millions accordée par Québec cette année.
Ça, c'est sans compter les enveloppes versées par les autres provinces canadiennes pour couvrir le coût des traitements offerts à leurs petits citoyens venus se faire soigner à Montréal. L'an dernier, ces enveloppes se sont élevées à un peu plus de 800 000 $.
Ce n'est pas la première fois que la Ligue des femmes du Québec s'insurge contre la façon des Shriners de présenter les choses. Dans les années 90, la même phrase figurant sur les dépliants de l'organisation avait fait l'objet d'une dénonciation musclée auprès de l'état-major des Shriners à Tampa Bay.
«J'imagine qu'ils avaient mis leurs avocats sur la touche parce qu'ils avaient alors révisé le contenu de leur dépliant pour mentionner l'apport de notre système de santé», se souvient la présidente de la Ligue, Claudette Jobin. Le problème, c'est que sur le site Internet des Shriners, la fameuse phrase est réapparue. Cette fois-ci, la Ligue a décidé de s'en remettre à l'Agence pour faire bouger les choses.
Si l'Agence a accepté de faire une intervention auprès des Shriners, c'est qu'elle admet qu'il est pertinent de rectifier le tir. «Toute information erronée mérite d'être rectifiée», explique Lauréanne Collin. L'Agence laissera cependant le soin aux Shriners de «juger de l'intervention requise pour corriger l'imprécision qui s'est glissée sur leur site Internet», précise le p.-d.g. de l'Agence, David Levine, dans sa lettre à Mme Jobin.
Jointe hier, la directrice générale des Shriners à Montréal, Maureen Brennan, comprend très bien le malaise que peut susciter cette phrase susceptible de «porter à confusion». «Il faut comprendre que cette phrase est tirée du site américain des Shriners», rappelle toutefois Mme Brennan.
Ceci étant, Mme Brennan s'est dite prête à discuter du problème avec l'Agence. La solution pourra même se présenter au cours des prochains mois avec la refonte annoncée du site. «Tous les hôpitaux auront alors droit à leur propre page Internet sur le site des Shriners. Nous pourrons donc offrir une section en français et en anglais qui dressera le portrait spécifique de notre hôpital», promet Mme Brennan.
Jugeant cette demande justifiée, l'agence montréalaise rencontrera cette semaine la direction des Shriners de Montréal afin de voir ce qui «peut être fait», a appris Le Devoir. Loin de vouloir confronter l'organisation, l'Agence a l'intention de clarifier sa position en toute collégialité. «Il faut se rappeler que cet établissement est un établissement privé et qu'on n'a pas nécessairement autorité sur ces établissements-là», a fait valoir la porte-parole de l'Agence, Lauréanne Collin.
L'Agence convient toutefois que la fameuse phrase qui a fait sortir la Ligue des femmes de ses gonds mérite d'être discutée. Le libellé de cette phrase («There is never a charge to the patient, parent or any third party for any service or medical treatment received at Shriners hospitals») passe en effet complètement sous silence l'enveloppe de 3,5 millions accordée par Québec cette année.
Ça, c'est sans compter les enveloppes versées par les autres provinces canadiennes pour couvrir le coût des traitements offerts à leurs petits citoyens venus se faire soigner à Montréal. L'an dernier, ces enveloppes se sont élevées à un peu plus de 800 000 $.
Ce n'est pas la première fois que la Ligue des femmes du Québec s'insurge contre la façon des Shriners de présenter les choses. Dans les années 90, la même phrase figurant sur les dépliants de l'organisation avait fait l'objet d'une dénonciation musclée auprès de l'état-major des Shriners à Tampa Bay.
«J'imagine qu'ils avaient mis leurs avocats sur la touche parce qu'ils avaient alors révisé le contenu de leur dépliant pour mentionner l'apport de notre système de santé», se souvient la présidente de la Ligue, Claudette Jobin. Le problème, c'est que sur le site Internet des Shriners, la fameuse phrase est réapparue. Cette fois-ci, la Ligue a décidé de s'en remettre à l'Agence pour faire bouger les choses.
Si l'Agence a accepté de faire une intervention auprès des Shriners, c'est qu'elle admet qu'il est pertinent de rectifier le tir. «Toute information erronée mérite d'être rectifiée», explique Lauréanne Collin. L'Agence laissera cependant le soin aux Shriners de «juger de l'intervention requise pour corriger l'imprécision qui s'est glissée sur leur site Internet», précise le p.-d.g. de l'Agence, David Levine, dans sa lettre à Mme Jobin.
Jointe hier, la directrice générale des Shriners à Montréal, Maureen Brennan, comprend très bien le malaise que peut susciter cette phrase susceptible de «porter à confusion». «Il faut comprendre que cette phrase est tirée du site américain des Shriners», rappelle toutefois Mme Brennan.
Ceci étant, Mme Brennan s'est dite prête à discuter du problème avec l'Agence. La solution pourra même se présenter au cours des prochains mois avec la refonte annoncée du site. «Tous les hôpitaux auront alors droit à leur propre page Internet sur le site des Shriners. Nous pourrons donc offrir une section en français et en anglais qui dressera le portrait spécifique de notre hôpital», promet Mme Brennan.
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