mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Nouvelle unité de médecine familiale en Abitibi - Des stages prolongés en région pour régler la pénurie de médecins

Louise-Maude Rioux Soucy   20 septembre 2005  Santé
Deux mois en Abitibi-Témiscamingue, c'est bien, mais quatorze mois, c'est encore mieux. Assez pour avoir la piqûre et s'y établir? C'est le pari qu'ont fait conjointement hier Québec et l'Université de Montréal (UdeM) en lançant une nouvelle unité de médecine familiale (UMF) à Amos et à La Sarre, un projet qui permettra à des étudiants de faire l'essentiel de leur résidence dans cette région.

Tous les futurs médecins sont tenus de poursuivre une partie de leur formation en région, généralement au cours de stages de un ou deux mois. À Amos et à La Sarre, six résidents en médecine familiale pourront toutefois allonger leur séjour avec l'ouverture de cette UMF spécialement conçue pour qu'ils puissent abattre 60 % de leurs activités de résidence (d'une durée de deux ans) dans le giron abitibien.

D'autres projets ailleurs au Québec

Le projet n'est pas unique. En fait, une dizaine d'autres UMF en région sont déjà sur les planches à dessin un peu partout au Québec, certaines pour des séjours pouvant aller jusqu'à 18 voire même 23 mois. Par exemple, l'Université Laval a inauguré cet été une unité semblable dans la région de Beauce-Etchemins, unité qui accueillera six étudiants pour une période de 23 mois. Une autre est attendue bientôt à Baie-Comeau.

L'annonce est une bouffée d'air frais qui pourrait bien régler quelques-uns des pires casse-tête québécois. «Il est clair que des médecins formés à Amos et La Sarre seront plus enclins à considérer l'idée de s'y établir, ce qui contribuera à diminuer les problèmes d'effectifs médicaux que nous connaissons depuis longtemps», a estimé hier le député péquiste d'Abitibi-Ouest, François Gendron, manifestement ravi d'accueillir ces nouvelles recrues.

Le Collège des médecins mise lui aussi sur cette filière pour pourvoir les postes en régions. Il s'est même donné pour objectif qu'une UMF sur deux soit installée en région, dès 2008. Deux raisons expliquent ce virage, estime le directeur du département de médecine familiale de l'UdeM, le Dr François Lehmann.

D'abord, il y a les raisons pédagogiques. «On tient à ce qu'un certain nombre de nos étudiants soient confrontés à la pratique de la médecine en région, qui a ses particularités bien à elle», explique le Dr Lehmann. Et il y a les raison plus... prosaïques. «On sait que seuls trois facteurs peuvent retenir un médecin dans une région: être originaire de l'endroit, avoir un emploi pour le conjoint ou faire un stage de plus d'un an.»

Une partie de la solution

La formule n'est pas pour autant une panacée, croit la Fédération des médecins résidents du Québec. «Il est important qu'on s'assure que l'encadrement sera adéquat. Ce n'est pas qu'une question de qualité de la formation, mais aussi une question de disponibilité des maîtres et de diversité des cas à étudier», fait valoir la responsable des communications à la fédération, Johanne Carrier.

À Amos et à La Sarre, on a fait des pieds et des mains pour que ces défis soient relevés en faisant en sorte que tout le monde pousse à la roue. La réponse a été unanime, se réjouit le chef-adjoint de l'UMF, le Dr François Desbiens. «Face à la pénurie d'effectifs, ils [les médecins de la région] ont eu une attitude très positive, c'est-à-dire de faire partie de la solution et de s'impliquer dans la formation d'un plus grand nombre de médecins sur place.»

Notons que l'implantation d'une telle unité à Amos et à La Sarre a été rendue possible grâce à un partenariat entre le CSSS les Eskers de l'Abitibi et le CSSS Les Aurores boréales.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009