Lutte contre l'obésité: l'éducation physique devrait remplacer la religion
Pour contrer l'obésité et l'embonpoint qui frappent les écoles du Québec, les éducateurs physiques ont aujourd'hui leur propre solution: prendre le temps consacré à l'éducation morale et religieuse pour combler les carences en éducation physique qui grèvent le développement des élèves.
«Nous sommes devant un choix de société», a expliqué hier en entrevue au Devoir Mario Sévigny, président de la Fédération des éducateurs physiques enseignants du Québec (FEEPEQ). «Le contenu des cours d'éducation morale et religieuse pourrait être facilement intégré dans les cours de français ou d'anglais. Le temps ainsi épargné pourrait alors servir à l'éducation physique. En effet, plus nous attendons, plus la santé de nos jeunes va se dégrader.»
M. Sévigny réagissait ainsi à la présentation dans nos pages hier d'une étude sur la guerre à l'obésité. Conduite par Paul Veugelers et Angela Fitzgerald, cette enquête conclut que la promotion de l'activité physique est plus efficace que la lutte contre la malbouffe et les boissons gazeuses dans les écoles afin de freiner l'ascension de l'obésité et de l'embonpoint. «Nous avons effectivement besoin de 150 minutes d'éducation physique par semaine, a dit M. Sévigny. Actuellement, 50 minutes en moyenne sont consacrées à cette matière qui est loin d'être secondaire dans le contexte de santé publique actuel.»
À compter du 1er juillet 2006, ces périodes sportives, a décidé le ministère de l'Éducation, devraient passer à 120 minutes par semaine pour les élèves du primaire. Les commissions scolaires auront toutefois le choix d'aménager leur horaire pour accorder plus ou moins de temps à cette discipline, a souligné Denis Pouliot, porte-parole de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).
Rogner sur l'éducation morale et religieuse pour faire bouger davantage les élèves ne figure toutefois pas à l'ordre du jour de la FCSQ. «C'est une décision qui relève des commissions scolaires», a expliqué M. Pouliot.
Et le débat devrait être lancé très bientôt, estime M. Sévigny qui, cette année, n'a croisé qu'un élève sur dix capable de courir plus de 20 minutes sans s'arrêter (un piètre résultat) dans ses classes de secondaire 1 à 5. «Mais on ne peut pas espérer mieux, dit-il. La sédentarité s'impose partout dans notre société. Les décideurs en sont aussi victimes et, pour eux, il est plus facile de viser la malbouffe et les distributrices de boissons gazeuses. C'est moins forçant et ça ne coûte rien.» Avec, en prime, l'occasion de ne pas voir la surcharge pondérale des jeunes diminuer, à en croire l'étude de Veugelers et Fitzgerald, publiée mardi dans le journal de l'Association médicale canadienne, qui cible avant tout la lutte contre la pauvreté et contre l'inactivité ainsi que les bienfaits des repas en famille pour renverser la vapeur.
«Nous sommes devant un choix de société», a expliqué hier en entrevue au Devoir Mario Sévigny, président de la Fédération des éducateurs physiques enseignants du Québec (FEEPEQ). «Le contenu des cours d'éducation morale et religieuse pourrait être facilement intégré dans les cours de français ou d'anglais. Le temps ainsi épargné pourrait alors servir à l'éducation physique. En effet, plus nous attendons, plus la santé de nos jeunes va se dégrader.»
M. Sévigny réagissait ainsi à la présentation dans nos pages hier d'une étude sur la guerre à l'obésité. Conduite par Paul Veugelers et Angela Fitzgerald, cette enquête conclut que la promotion de l'activité physique est plus efficace que la lutte contre la malbouffe et les boissons gazeuses dans les écoles afin de freiner l'ascension de l'obésité et de l'embonpoint. «Nous avons effectivement besoin de 150 minutes d'éducation physique par semaine, a dit M. Sévigny. Actuellement, 50 minutes en moyenne sont consacrées à cette matière qui est loin d'être secondaire dans le contexte de santé publique actuel.»
À compter du 1er juillet 2006, ces périodes sportives, a décidé le ministère de l'Éducation, devraient passer à 120 minutes par semaine pour les élèves du primaire. Les commissions scolaires auront toutefois le choix d'aménager leur horaire pour accorder plus ou moins de temps à cette discipline, a souligné Denis Pouliot, porte-parole de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).
Rogner sur l'éducation morale et religieuse pour faire bouger davantage les élèves ne figure toutefois pas à l'ordre du jour de la FCSQ. «C'est une décision qui relève des commissions scolaires», a expliqué M. Pouliot.
Et le débat devrait être lancé très bientôt, estime M. Sévigny qui, cette année, n'a croisé qu'un élève sur dix capable de courir plus de 20 minutes sans s'arrêter (un piètre résultat) dans ses classes de secondaire 1 à 5. «Mais on ne peut pas espérer mieux, dit-il. La sédentarité s'impose partout dans notre société. Les décideurs en sont aussi victimes et, pour eux, il est plus facile de viser la malbouffe et les distributrices de boissons gazeuses. C'est moins forçant et ça ne coûte rien.» Avec, en prime, l'occasion de ne pas voir la surcharge pondérale des jeunes diminuer, à en croire l'étude de Veugelers et Fitzgerald, publiée mardi dans le journal de l'Association médicale canadienne, qui cible avant tout la lutte contre la pauvreté et contre l'inactivité ainsi que les bienfaits des repas en famille pour renverser la vapeur.
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