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Lutte contre l'obésité: l'éducation physique devrait remplacer la religion

Fabien Deglise   15 septembre 2005  Santé
Pour contrer l'obésité et l'embonpoint qui frappent les écoles du Québec, les éducateurs physiques ont aujourd'hui leur propre solution: prendre le temps consacré à l'éducation morale et religieuse pour combler les carences en éducation physique qui grèvent le développement des élèves.

«Nous sommes devant un choix de société», a expliqué hier en entrevue au Devoir Mario Sévigny, président de la Fédération des éducateurs physiques enseignants du Québec (FEEPEQ). «Le contenu des cours d'éducation morale et religieuse pourrait être facilement intégré dans les cours de français ou d'anglais. Le temps ainsi épargné pourrait alors servir à l'éducation physique. En effet, plus nous attendons, plus la santé de nos jeunes va se dégrader.»

M. Sévigny réagissait ainsi à la présentation dans nos pages hier d'une étude sur la guerre à l'obésité. Conduite par Paul Veugelers et Angela Fitzgerald, cette enquête conclut que la promotion de l'activité physique est plus efficace que la lutte contre la malbouffe et les boissons gazeuses dans les écoles afin de freiner l'ascension de l'obésité et de l'embonpoint. «Nous avons effectivement besoin de 150 minutes d'éducation physique par semaine, a dit M. Sévigny. Actuellement, 50 minutes en moyenne sont consacrées à cette matière qui est loin d'être secondaire dans le contexte de santé publique actuel.»

À compter du 1er juillet 2006, ces périodes sportives, a décidé le ministère de l'Éducation, devraient passer à 120 minutes par semaine pour les élèves du primaire. Les commissions scolaires auront toutefois le choix d'aménager leur horaire pour accorder plus ou moins de temps à cette discipline, a souligné Denis Pouliot, porte-parole de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

Rogner sur l'éducation morale et religieuse pour faire bouger davantage les élèves ne figure toutefois pas à l'ordre du jour de la FCSQ. «C'est une décision qui relève des commissions scolaires», a expliqué M. Pouliot.

Et le débat devrait être lancé très bientôt, estime M. Sévigny qui, cette année, n'a croisé qu'un élève sur dix capable de courir plus de 20 minutes sans s'arrêter (un piètre résultat) dans ses classes de secondaire 1 à 5. «Mais on ne peut pas espérer mieux, dit-il. La sédentarité s'impose partout dans notre société. Les décideurs en sont aussi victimes et, pour eux, il est plus facile de viser la malbouffe et les distributrices de boissons gazeuses. C'est moins forçant et ça ne coûte rien.» Avec, en prime, l'occasion de ne pas voir la surcharge pondérale des jeunes diminuer, à en croire l'étude de Veugelers et Fitzgerald, publiée mardi dans le journal de l'Association médicale canadienne, qui cible avant tout la lutte contre la pauvreté et contre l'inactivité ainsi que les bienfaits des repas en famille pour renverser la vapeur.






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  • Bruno Déry
    Inscrit
    jeudi 15 septembre 2005 23h39
    Lutte contre l'embonpoint mental
    « Selon M. Mario Sévigny, président de la Fédération des éducateurs physiques enseignants du Québec (FEEPEQ). :

    «Le contenu des cours d'éducation morale et religieuse pourrait être facilement intégré dans les cours de français ou d'anglais. Le temps ainsi épargné pourrait alors servir à l'éducation physique. »

    (Fabien Deglise, Le Devoir, 15 septembre 2005)


    Certaines personnes croient au Dieu de Jésus, des juifs, de Mahomet; d'autres font de l'Homme un dieu; d'autres croient aux dieux du stade. M. Sévigny prêche pour sa paroisse, pour ses dieux du stade.

    L'obésité a beau être facilement visible, de plus en plus visible avec sa progression, nous ne faisons que peu de chose pour régler ce problème. Malheureusement, l'embonpoint mental lui est difficilement visible, de moins en moins visible avec sa progression.

    Un esprit sain dans un corps sain. Sans doute que M. Sévigny a oublié cette grande devise sportive? »

  • Jean-François Racine
    Abonné
    jeudi 15 septembre 2005 23h54
    Cannibalisation des
    « Ainsi, l'éducation physique souvent considérée comme une "petite matière", aurait besoin de 100 minutes de plus par cycle pour lutter efficacement contre l'obésité parmi les Québécois d'âge scolaire.

    La solution proposée par Mario Sévigny, président de la Fédération des éducateurs physiques enseignants du Québec (FEEPEQ)est de s'attaquer à une autre "petite matière": l'enseignement moral et religieux auquel peu de temps est consacré. La justification de monsieur Sévigny: il serait possible d'intégrer ses matières au français et à l'anglais utilisant probablement le principe du "toutte est dans toutte et vice-versa." Malheureusement, ceux qui connaissent un tant soit peu ces disciplines réaliseront que la transversalité a ses limites et qu'étudier le français et l'anglais est différent de l'étude de la morale et du phénomène religieux.

    Tant qu'à y aller d'énormités, je me permets de faire deux propositions:

    (1) Rogner sur les périodes de physique (une pas si "petite matière" et profiter du temps ainsi gagné par l'activité physique pour explorer certaines principes physiques par exemple: la gravité et la résistance. La trempoline et la natation seraient des activités idéales pour ce type d'exploration. D'ailleurs, à un mot près, les deux disciplines portent le même nom.

    (2) Réduire le transport scolaire, ce qui donnerait aux élèves l'occasion d'améliorer leur condition physique par la marche, le vélo ou même la course s'ils ont quitté trop tard leur domicile. Ainsi, M. Sévigny pourrait compter deux ou trois élèves de plus sur 10 capable de courir 20 minutes sans arrêt.

    Jean-François Racine
    Oakland, Californie »

  • abderrahmane oucible
    Inscrit
    vendredi 16 septembre 2005 19h50
    L'éducation physique des enfants
    « L'education physique des enfants est indispensable.Elle contribue à l'assimilation des cours de toutes les autres matiéres en permettant au systéme nerveux des éléves de se detendre,comme elle leur permet de supporter la fatigue d'une longue concentration sur leurs cours aprés .

    Je ne vois pas ici de relation avec des cours ou des leçons de morale ou avec des pratiques religieux.

    L'obésité est surtout une conséquence d'un manque d'éducation physique.
    Quant à la durée elle doit être plus importante.Je pense que pour un éleve de 12 ans elle doit être obligatoirement de 240 minutes par semaine ,300 pour 15 ans .

    Les matchs ,comme le basquet ,volley ,hand,et foot ball etc..doivent faire partie des cours d'education physique,ne serait ce que 20 à 40 minutes de jeux par séance.
    Dans de telles conditions ,les cas d'obésité seraient trés trés rares .La pratique de l'éducation physique pour les obéses est un moyen trés efficace pour la lutte contre cette dangeureuse maladie sociale.

    En c e qui concerne l'alimentation ,évidemment elle doit être rationnelle et surveillée,sinon l'obésité pourrait engendrer des maladies et des troubles assez serieux chez les enfants.

    J'éspére que le probléme est clair ,si on veuille bien élever nos enfants . »

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