L'huile d'olive, un antidouleur naturel
Une petite tasse d'huile d'olive extra vierge pour votre mal de tête? L'image est un peu grosse, mais elle tient presque la route puisqu'une équipe de chercheurs américains a découvert que l'élixir méditerranéen partage les vertus anti-inflammatoires de l'ibuprophène, mieux connu sous sa marque de commerce, Advil.
Baptisé oleocanthal, un composé identifié dans l'huile d'olive de haute qualité empêche l'activité des enzymes cyclooxigénases de la même manière que l'ibuprophène.
«Consommer ce composé dans l'huile d'olive n'est sûrement pas suffisant pour soigner un mal de tête», affirme toutefois Gary Beauchamp, biologiste du Monell Chemical Senses Center, qui a participé à la recherche parue hier dans la revue Nature. N'empêche, le tiers de tasse d'huile d'olive vierge que consomme quotidiennement tout Sicilien moyen correspond à environ une aspirine pour enfant.
La découverte est surtout déterminante pour toutes les maladies chroniques dans lesquelles l'inflammation joue un rôle important. À l'instar de l'aspirine ou de l'ibuprophène, l'oleocanthal pourrait bien, à petites doses quotidiennes, réduire les risques de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d'autres problèmes qui surgissent avec le vieillissement.
Sans affirmer qu'un petit tiers de tasse d'huile d'olive extra vierge par jour prévient les maladies, le biologiste admet que c'est une hypothèse tout à fait plausible.
Fait cocasse, c'est sur le goût que les chercheurs ont fondé leur hypothèse. «On étudiait les perceptions sensorielles de l'ibuprophène, raconte Gary Beauchamp. Les comprimés sont à peu près sans goût, mais ils provoquent une petite irritation et une brûlure dans le fond de la gorge.»
Quelque temps plus tard, lors d'un congrès en Italie sur la gastronomie moléculaire où des chercheurs tentent de comprendre d'un point de vue scientifique ce que font les grands chefs, la même sensation survient au moment de goûter une huile d'olive extra vierge. «J'ai constaté qu'elle avait les mêmes propriétés irritatives dans la gorge. Parce qu'elle avait les mêmes propriétés sensorielles, elle pouvait avoir aussi les mêmes propriétés pharmacologiques.»
Baptisé oleocanthal, un composé identifié dans l'huile d'olive de haute qualité empêche l'activité des enzymes cyclooxigénases de la même manière que l'ibuprophène.
«Consommer ce composé dans l'huile d'olive n'est sûrement pas suffisant pour soigner un mal de tête», affirme toutefois Gary Beauchamp, biologiste du Monell Chemical Senses Center, qui a participé à la recherche parue hier dans la revue Nature. N'empêche, le tiers de tasse d'huile d'olive vierge que consomme quotidiennement tout Sicilien moyen correspond à environ une aspirine pour enfant.
La découverte est surtout déterminante pour toutes les maladies chroniques dans lesquelles l'inflammation joue un rôle important. À l'instar de l'aspirine ou de l'ibuprophène, l'oleocanthal pourrait bien, à petites doses quotidiennes, réduire les risques de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d'autres problèmes qui surgissent avec le vieillissement.
Sans affirmer qu'un petit tiers de tasse d'huile d'olive extra vierge par jour prévient les maladies, le biologiste admet que c'est une hypothèse tout à fait plausible.
Fait cocasse, c'est sur le goût que les chercheurs ont fondé leur hypothèse. «On étudiait les perceptions sensorielles de l'ibuprophène, raconte Gary Beauchamp. Les comprimés sont à peu près sans goût, mais ils provoquent une petite irritation et une brûlure dans le fond de la gorge.»
Quelque temps plus tard, lors d'un congrès en Italie sur la gastronomie moléculaire où des chercheurs tentent de comprendre d'un point de vue scientifique ce que font les grands chefs, la même sensation survient au moment de goûter une huile d'olive extra vierge. «J'ai constaté qu'elle avait les mêmes propriétés irritatives dans la gorge. Parce qu'elle avait les mêmes propriétés sensorielles, elle pouvait avoir aussi les mêmes propriétés pharmacologiques.»
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