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Couillard veut réduire du tiers les maladies nosocomiales

Robert Dutrisac   23 juin 2005  Santé
Québec — Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, est convaincu de pouvoir réduire du tiers la mortalité due aux infections contractées en milieu hospitalier sans qu'il soit nécessaire d'augmenter le budget des hôpitaux.

Au cours d'une conférence de presse hier, M. Couillard a rendu public le rapport du Comité d'examen sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales, ces maladies contractées dans les hôpitaux et les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), comme les infections causées par la bactérie C. difficile. Le ministre était accompagné du président du comité, Léonard Aucoin.

«Agir pour contrer les infections nosocomiales, c'est rentable», a souligné M. Couillard. Les hôpitaux ont donc tout intérêt à y investir. Parmi les moyens envisagés, le ministre a mentionné l'augmentation du nombre d'infirmières pour atteindre le niveau d'une infirmière par 100 lits dans les centres hospitaliers universitaires, alors qu'il s'élève à une infirmière par 133 lits présentement. De plus, tous les établissements devront se doter d'un comité de prévention des infections.

Les infections nosocomiales causent entre 200 et 300 décès par année dans les hôpitaux et les CHSLD au Québec, a précisé M. Couillard. Dans son rapport, M. Aucoin note qu'il y aurait de 80 000 à 90 000 infections nosocomiales de tout ordre. «C'est un problème coûteux», a-t-il dit. Ces infections coûtent environ 180 millions. C'est aussi un frein à l'accessibilité puisque 1200 lits dans les hôpitaux sont occupés par des personnes souffrant de telles infections. En réduisant de 30 % leur nombre, les hôpitaux réaliseraient des économies de 40 millions par année et libéreraient 360 lits.

Avant l'éclosion du C. difficile, ni les établissements, ni les agences régionales, ni les directions de santé publique, ni le ministère considéraient les infections nosocomiales, a fait observer M. Aucoin. Le Québec accuse un retard par rapport à des pays comme le Danemark, les Pays-Bas, la France, la Belgique, le Royaume-Uni et certains systèmes de santé américains, constate l'expert.

Il s'agit d'une question complexe, estime M. Aucoin. Les hôpitaux présentent de plus en plus de risques: les patients sont souvent très âgés et très malades. En outre, certaines bactéries sont de plus en plus résistantes aux antibiotiques. «À cela s'ajoute un environnement qu'on a vu se détériorer au cours des 15 dernières années: promiscuité des patients, carences dans les habitudes d'hygiène des professionnels et du personnel, carences dans l'entretien ménager, dans l'entretien des équipements et des installations, dans la stérilisation et la désinfection du matériel médical. Et un bon nombre de nos immeubles sont vétustes», affirme Léonard Aucoin.
 
 
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  • Yvan Laurendeau
    Inscrit
    jeudi 23 juin 2005 20h14
    Aberration
    J'ai passé le mois de mai à l'hôpital Maisonneuve Rosemont à visiter mon père malade. Il y est malheureusement décédé. À chaque fois que j'y allais je passais par le nouveau bâtiment des services ambulatoires nommé "la relance" comme des milliers de personnes qui s'y rendaient soit pour un rendez-vous, soit pour se rendre ailleurs dans l'hôpital. L'endroit est vraiment magnifique et rehausse de beaucoup l'environnement hôspitalier. Mille fois bravo!

    Il y a cependant un problême de taille qui me renversait à chaque fois que j'entrais dans ce beau pavillon tout neuf qui n'était pas encore achevé d'être construit. C'est une véritable aberration, il y a une série de portes qui s'ouvre avec de belles grosses poignées, un portique, et une autre série de portes avec de belles grosses poignées de porte que chaque personne aux mains sales, ou propres ( qui deviennent automatiquement sales) ouvrent allègrement! Et vive la transmission par exellence des microbes !!! Des milliers de mains empoignant ces poignées de portes pour entrer dans une hôpital! Bravo pour la pévention!

    Je ne comprend vraiment pas. J'ai en mémoire les entrevues que le ministre Couillard donnait aux médias l'automne dernier au sujet des mesures d'hygiènes que son ministère entreprendrait pour réduires les risques de contaminations dans les institutions de santé. L'instalation de portes s'ouvrant automatiquement était une action de base évidente de prévention.

    Qu'en est-il du nouveau pavillon du centre hôspitalier HMR ? Qui a approuvé ces plans d'architecture des entrées, incroyablement abberrants dans les circonstances ?

    Je crois qu'il y a là matière à enquête journalistique. Ce scandale d'incompétence doit être amené sur la place publique afin que cette grossière erreur soit réparée et qu'elle ne se répète pas ailleurs.

    En espérant savoir ce que vous comptez faire avec ce dossier.bien à vous, Yvan Laurendeau

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