Le Guide alimentaire amélioré: nouvel emballage, même produit
Ce sera le statu quo. Le processus de révision en cours du Guide alimentaire canadien ne devrait en effet déboucher, dans quelques mois, que sur des «modifications cosmétiques» à cet outil d'éducation en matière de nutrition, a appris Le Devoir. Santé Canada n'envisage en effet aucun «changement majeur» de ce guide souvent critiqué.
Le ministère fédéral se contentera plutôt, au terme des multiples rencontres et consultations menées partout au pays, d'améliorer la «communication [auprès de la population] des principes de diététique de base» contenus dans ce document de référence, avoue aujourd'hui le ministère fédéral.
Exposé à des courants divergents et contradictoires autour de cette révision officiellement amorcée en avril 2004, Santé Canada n'envisage donc pas de revoir de fond en comble le Guide alimentaire canadien pour manger sainement — c'est son titre exact — afin de mieux l'inscrire dans l'air du temps. «Il ne va pas y avoir de modifications majeures apportées au guide», a confirmé hier, en marge d'une réunion régionale sur la révision à Montréal, Danielle Brulé, directrice du bureau de Santé Canada chargé de la réforme. «Le guide, comme outil d'éducation, est très bien fait. Par contre, nous devons revoir nos façons de transmettre son contenu à la population.»
Publié pour la première fois en 1994, ce guide rassemble les recommandations diététiques à suivre afin de vivre en santé — et d'éviter l'obésité. Sa logique repose sur l'absorption quotidienne de portions d'aliments réunis dans diverses catégories: produits céréaliers, légumes et fruits, produits laitiers, viandes et substituts, les deux premières catégories étant à «visiter» plus souvent que les deux suivantes. Visuellement présenté par bandes de couleur de type arc-en-ciel, ce document est utilisé dans les écoles pour l'enseignement des fondements d'une saine alimentation aux générations montantes. Les nouveaux arrivants, les personnes âgées, les gens vivant avec des troubles alimentaires et les ménages pauvres doivent également s'y frotter.
Même si la structure du prochain Guide alimentaire est toujours à l'étude, Santé Canada, qui refuse encore de parler de son contenu en public, est catégorique: «L'arc-en-ciel ne va pas changer», a indiqué Mme Brulé. «Même chose pour les catégories», qui comprennent également celle dite des autres aliments, où on classe les fruits de la malbouffe: croustilles, tablettes de chocolat, boissons gazeuses, etc. «En fait, cette révision, c'est uniquement un travail de communication», a dit la directrice. Et l'exercice doit se solder par la présentation d'un «nouveau» guide au printemps 2006, selon l'échéancier que s'est imposé le ministère fédéral de la Santé.
Pour mieux communiquer, Santé Canada envisage par exemple de mieux expliquer le concept de portion, qu'il s'agisse de fruits, de légumes ou de viande. Devant un aliment à ingrédients multiples comme une pizza ou, mieux encore, un sauté de légumes à la féta, plusieurs consommateurs semblent en effet éprouver de la difficulté à saisir cette notion.
Le ministère jongle aussi, a indiqué Mme Brulé, avec l'idée de personnaliser les principes de diététique de base en fonction des profils de consommateurs. L'idée, exploitée par la nouvelle mouture du guide alimentaire français, consiste à organiser les recommandations selon les activités quotidiennes et l'état civil des aspirants au bien-manger. La famille monoparentale, le professionnel célibataire ainsi que le couple sans enfant ou à la retraite se font ainsi proposer différentes pistes pour améliorer leur alimentation en tenant compte de leur réalité. Cette modulation pourrait aussi s'adapter «à la mosaïque multiculturelle du Canada», a proposé mardi dernier le ministre fédéral de la Santé, Ujjal Dosanjh.
Comme l'a rappelé le ministre cette semaine par voie de communiqué, le guide a «subi de multiples métamorphoses [depuis plus de dix ans], [il] a changé de nom, d'apparence et de contenu sans jamais s'éloigner de son but original, qui est d'orienter les choix d'aliments». La nouvelle «réforme» devrait finalement arriver au même résultat, mais au terme, cette fois-ci, d'un «processus d'écoute» qui mobilise depuis plus d'un an les fonctionnaires de Santé Canada. Plusieurs rencontres avec les professionnels de la santé mais aussi avec les représentants de l'industrie, numériquement surreprésentée, ont été organisées à Ottawa. Santé Canada poursuit actuellement des rencontres régionales d'un océan à l'autre. La facture finale de ce processus de consultation n'est pas encore connue.
Le ministère fédéral se contentera plutôt, au terme des multiples rencontres et consultations menées partout au pays, d'améliorer la «communication [auprès de la population] des principes de diététique de base» contenus dans ce document de référence, avoue aujourd'hui le ministère fédéral.
Exposé à des courants divergents et contradictoires autour de cette révision officiellement amorcée en avril 2004, Santé Canada n'envisage donc pas de revoir de fond en comble le Guide alimentaire canadien pour manger sainement — c'est son titre exact — afin de mieux l'inscrire dans l'air du temps. «Il ne va pas y avoir de modifications majeures apportées au guide», a confirmé hier, en marge d'une réunion régionale sur la révision à Montréal, Danielle Brulé, directrice du bureau de Santé Canada chargé de la réforme. «Le guide, comme outil d'éducation, est très bien fait. Par contre, nous devons revoir nos façons de transmettre son contenu à la population.»
Publié pour la première fois en 1994, ce guide rassemble les recommandations diététiques à suivre afin de vivre en santé — et d'éviter l'obésité. Sa logique repose sur l'absorption quotidienne de portions d'aliments réunis dans diverses catégories: produits céréaliers, légumes et fruits, produits laitiers, viandes et substituts, les deux premières catégories étant à «visiter» plus souvent que les deux suivantes. Visuellement présenté par bandes de couleur de type arc-en-ciel, ce document est utilisé dans les écoles pour l'enseignement des fondements d'une saine alimentation aux générations montantes. Les nouveaux arrivants, les personnes âgées, les gens vivant avec des troubles alimentaires et les ménages pauvres doivent également s'y frotter.
Même si la structure du prochain Guide alimentaire est toujours à l'étude, Santé Canada, qui refuse encore de parler de son contenu en public, est catégorique: «L'arc-en-ciel ne va pas changer», a indiqué Mme Brulé. «Même chose pour les catégories», qui comprennent également celle dite des autres aliments, où on classe les fruits de la malbouffe: croustilles, tablettes de chocolat, boissons gazeuses, etc. «En fait, cette révision, c'est uniquement un travail de communication», a dit la directrice. Et l'exercice doit se solder par la présentation d'un «nouveau» guide au printemps 2006, selon l'échéancier que s'est imposé le ministère fédéral de la Santé.
Pour mieux communiquer, Santé Canada envisage par exemple de mieux expliquer le concept de portion, qu'il s'agisse de fruits, de légumes ou de viande. Devant un aliment à ingrédients multiples comme une pizza ou, mieux encore, un sauté de légumes à la féta, plusieurs consommateurs semblent en effet éprouver de la difficulté à saisir cette notion.
Le ministère jongle aussi, a indiqué Mme Brulé, avec l'idée de personnaliser les principes de diététique de base en fonction des profils de consommateurs. L'idée, exploitée par la nouvelle mouture du guide alimentaire français, consiste à organiser les recommandations selon les activités quotidiennes et l'état civil des aspirants au bien-manger. La famille monoparentale, le professionnel célibataire ainsi que le couple sans enfant ou à la retraite se font ainsi proposer différentes pistes pour améliorer leur alimentation en tenant compte de leur réalité. Cette modulation pourrait aussi s'adapter «à la mosaïque multiculturelle du Canada», a proposé mardi dernier le ministre fédéral de la Santé, Ujjal Dosanjh.
Comme l'a rappelé le ministre cette semaine par voie de communiqué, le guide a «subi de multiples métamorphoses [depuis plus de dix ans], [il] a changé de nom, d'apparence et de contenu sans jamais s'éloigner de son but original, qui est d'orienter les choix d'aliments». La nouvelle «réforme» devrait finalement arriver au même résultat, mais au terme, cette fois-ci, d'un «processus d'écoute» qui mobilise depuis plus d'un an les fonctionnaires de Santé Canada. Plusieurs rencontres avec les professionnels de la santé mais aussi avec les représentants de l'industrie, numériquement surreprésentée, ont été organisées à Ottawa. Santé Canada poursuit actuellement des rencontres régionales d'un océan à l'autre. La facture finale de ce processus de consultation n'est pas encore connue.
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