Hôpital général de Montréal - Des malades attendent leur repas du soir jusqu'à 22h
Les patients hospitalisés à l'Hôpital général de Montréal, affilié au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), font les frais d'une réorganisation des services alimentaires qui a mal tourné. L'introduction mardi d'un «service aux chambres» a en effet occasionné de graves retards dans le service, au point où plusieurs patients n'ont dîné qu'à 16h. Un retard en entraînant un autre, plusieurs ont dû souper à l'européenne, à 22h.
Mise au fait de ce ratage, la direction du CUSM a pris la défense de son programme, conçu pour améliorer la qualité de la nourriture en offrant au patient la possibilité de choisir ce qu'il veut quant il le veut. «Nous connaissons des difficultés, a reconnu la porte-parole du CUSM, Seeta Ramdas, mais nous sommes confiants que nous avons les outils nécessaires pour y remédier rapidement.»
Le Syndicat des employés du Centre universitaire de santé McGill (SECUSM-CSN) a pour sa part vertement critiqué ce dérapage. Bien qu'il ne désapprouve pas le fait que le CUSM veuille offrir plus de services aux patients, le syndicat croit que l'employeur fait fausse route avec cette formule, qui avait pourtant séduit 89 % des patients qui avaient pris part au projet-pilote.
«Ça fonctionne très mal, a raconté Judy Pasolian. Hier [mardi], les derniers dîners ont été servis à 16h alors qu'ils sont ordinairement servis entre 11h30 et 13h30. Ils ont ensuite servi des soupers jusqu'à 22h alors que, ordinairement, on boucle le tout pour 18h.»
Réduction de personnel
Hier après-midi, la situation s'est répétée, et le syndicat est sorti de ses gonds. Celui-ci est d'autant plus inquiet que les 14 employés de la multinationale Sodexho appelés en renfort pour former le personnel montréalais devront partir bientôt. Comment imaginer faire fonctionner un système qui déraille alors que, d'un autre côté, la direction envisage de couper des postes?, s'interrogeait hier Judy Pasolian.
Du côté de la direction, on assure pourtant qu'aucune coupe n'est en vue au service alimentaire et que les mesures envisagées permettront de venir à bout des retards. «Personne ne sera congédié, a promis Seeta Ramdas. Il y aura certainement des positions qui seront changées, mais personne ne perdra son emploi.»
Mais le syndicat n'en est pas rassuré pour autant. La colère des employés a en effet été avivée par le fait que ceux qui ont été désignés pour les former n'ont apparemment pas les mêmes soucis en matière de sécurité. «Ils ne portent pas de gants et se lavent peu les mains. C'est inadmissible», a dénoncé M. Pasolian.
Mise au fait de ce ratage, la direction du CUSM a pris la défense de son programme, conçu pour améliorer la qualité de la nourriture en offrant au patient la possibilité de choisir ce qu'il veut quant il le veut. «Nous connaissons des difficultés, a reconnu la porte-parole du CUSM, Seeta Ramdas, mais nous sommes confiants que nous avons les outils nécessaires pour y remédier rapidement.»
Le Syndicat des employés du Centre universitaire de santé McGill (SECUSM-CSN) a pour sa part vertement critiqué ce dérapage. Bien qu'il ne désapprouve pas le fait que le CUSM veuille offrir plus de services aux patients, le syndicat croit que l'employeur fait fausse route avec cette formule, qui avait pourtant séduit 89 % des patients qui avaient pris part au projet-pilote.
«Ça fonctionne très mal, a raconté Judy Pasolian. Hier [mardi], les derniers dîners ont été servis à 16h alors qu'ils sont ordinairement servis entre 11h30 et 13h30. Ils ont ensuite servi des soupers jusqu'à 22h alors que, ordinairement, on boucle le tout pour 18h.»
Réduction de personnel
Hier après-midi, la situation s'est répétée, et le syndicat est sorti de ses gonds. Celui-ci est d'autant plus inquiet que les 14 employés de la multinationale Sodexho appelés en renfort pour former le personnel montréalais devront partir bientôt. Comment imaginer faire fonctionner un système qui déraille alors que, d'un autre côté, la direction envisage de couper des postes?, s'interrogeait hier Judy Pasolian.
Du côté de la direction, on assure pourtant qu'aucune coupe n'est en vue au service alimentaire et que les mesures envisagées permettront de venir à bout des retards. «Personne ne sera congédié, a promis Seeta Ramdas. Il y aura certainement des positions qui seront changées, mais personne ne perdra son emploi.»
Mais le syndicat n'en est pas rassuré pour autant. La colère des employés a en effet été avivée par le fait que ceux qui ont été désignés pour les former n'ont apparemment pas les mêmes soucis en matière de sécurité. «Ils ne portent pas de gants et se lavent peu les mains. C'est inadmissible», a dénoncé M. Pasolian.
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