Selon les experts - La grippe aviaire est en pleine mutation biologique
2 mai 2005
Santé
Toronto — Des mutations inquiétantes de la souche H5N1 de la grippe aviaire dans le nord du Vietnam, constatées tant dans son comportement que dans sa composition, indiquent peut-être que le risque de contagion chez les humains augmente au lieu de diminuer.
Au cours des derniers mois, le nombre de petits îlots de contagion causés par ce virus a augmenté, ce qui laisse supposer qu'il est plus facile de le contracter, bien qu'il soit encore possible de limiter sa propagation. Par ailleurs, le taux de mortalité chez les personnes infectées a décliné, mais ce phénomène n'est pas nécessairement un bon signe, étant peut-être attribuable à une mutation biologique.
«Ces deux observations, si elles sont vraies, pourraient indiquer que le virus est en voie de se transformer en agent pathogène encore plus efficace, a déclaré le Dr Scott Dowell, haut fonctionnaire en Asie du Sud-Est pour les Centers for Disease Control des États-Unis. Nous surveillons tout cela de très, très près et nous continuons de tenter déterminer si c'est vraiment le cas. Sur le plan scientifique, il est toutefois difficile de savoir avec certitude ce que tout cela signifie.»
Le Dr Dowell suit la progression du virus de la grippe aviaire depuis le mois de décembre 2003. Au Vietnam, en Thaïlande et au Cambodge, 88 cas d'humains infectés par la souche H5N1 ont été rapportés depuis ce temps à l'Organisation mondiale de la Santé. On a constaté 51 décès.
Le Dr Dowell, un homme qui tient habituellement des propos prudents, reconnaît que la souche H5N1 l'inquiète davantage maintenant qu'il y a six mois ou un an.
Constatées cette année au Vietnam, les mutations apparentes dans le mode de transmission du virus et sa composition moléculaire constituent des motifs d'inquiétude, selon lui.
«Les quelques données que nous avons, qui proviennent d'une petite poignée d'échantillons obtenus au Vietnam, sont inquiétantes, a-t-il dit depuis Bangkok. Ce sont des inquiétudes qui s'ajoutent à celles provoquées par les mutations au point de vue épidémiologique.»
Les experts dans le domaine de la grippe réalisent toutefois qu'ils en savent si peu sur la façon dont ce virus se propage qu'ils sont incapables de prédire si la souche H5N1 s'apprête à devenir plus virulente, ou tout simplement à disparaître. «C'est justement le problème. Nous pouvons voir ce qui se passe, mais notre capacité de prédire la prochaine étape est si médiocre que nous n'avons aucune idée de ce qui nous attend, malheureusement», a affirmé le Dr Earl Brown, un virologue spécialisé dans l'évolution de la grippe à l'Université d'Ottawa.
Au cours des derniers mois, le nombre de petits îlots de contagion causés par ce virus a augmenté, ce qui laisse supposer qu'il est plus facile de le contracter, bien qu'il soit encore possible de limiter sa propagation. Par ailleurs, le taux de mortalité chez les personnes infectées a décliné, mais ce phénomène n'est pas nécessairement un bon signe, étant peut-être attribuable à une mutation biologique.
«Ces deux observations, si elles sont vraies, pourraient indiquer que le virus est en voie de se transformer en agent pathogène encore plus efficace, a déclaré le Dr Scott Dowell, haut fonctionnaire en Asie du Sud-Est pour les Centers for Disease Control des États-Unis. Nous surveillons tout cela de très, très près et nous continuons de tenter déterminer si c'est vraiment le cas. Sur le plan scientifique, il est toutefois difficile de savoir avec certitude ce que tout cela signifie.»
Le Dr Dowell suit la progression du virus de la grippe aviaire depuis le mois de décembre 2003. Au Vietnam, en Thaïlande et au Cambodge, 88 cas d'humains infectés par la souche H5N1 ont été rapportés depuis ce temps à l'Organisation mondiale de la Santé. On a constaté 51 décès.
Le Dr Dowell, un homme qui tient habituellement des propos prudents, reconnaît que la souche H5N1 l'inquiète davantage maintenant qu'il y a six mois ou un an.
Constatées cette année au Vietnam, les mutations apparentes dans le mode de transmission du virus et sa composition moléculaire constituent des motifs d'inquiétude, selon lui.
«Les quelques données que nous avons, qui proviennent d'une petite poignée d'échantillons obtenus au Vietnam, sont inquiétantes, a-t-il dit depuis Bangkok. Ce sont des inquiétudes qui s'ajoutent à celles provoquées par les mutations au point de vue épidémiologique.»
Les experts dans le domaine de la grippe réalisent toutefois qu'ils en savent si peu sur la façon dont ce virus se propage qu'ils sont incapables de prédire si la souche H5N1 s'apprête à devenir plus virulente, ou tout simplement à disparaître. «C'est justement le problème. Nous pouvons voir ce qui se passe, mais notre capacité de prédire la prochaine étape est si médiocre que nous n'avons aucune idée de ce qui nous attend, malheureusement», a affirmé le Dr Earl Brown, un virologue spécialisé dans l'évolution de la grippe à l'Université d'Ottawa.
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