Le virus du Nil bientôt terrassé?
25 avril 2005
Santé
Paris — Un anticorps prometteur a permis de guérir des souris de la fièvre du Nil occidental, selon une étude américaine publiée hier par la revue Nature Medicine (groupe Nature).
Des études complémentaires sont cependant nécessaires avant de passer directement aux essais sur l'homme.
Les chercheurs ont testé ce traitement, des anticorps «humanisés», sur une variété de souris dont habituellement 10 % seulement survivent à l'infection par ce virus. Administrés tôt après l'infection, ces anticorps peuvent faire grimper le taux de survie des rongeurs à 90 % voire plus, selon eux.
«Anticorps monoclonaux»
Les chercheurs ont décidé de développer ce traitement potentiel, appelé «anticorps monoclonaux», après avoir constaté que les anticorps provenant du sang de personnes ayant guéri de la maladie pouvaient guérir les souris.
Testés en laboratoire sur des cultures de cellules infectées, les anticorps concoctés par ces chercheurs (après sélection du plus efficace sur 46 candidats) se sont montrés plusieurs centaines de fois plus puissants que ceux naturellement produits par une personne guérie de la fièvre du Nil occidental.
La firme américaine MacroGenics. a fabriqué la version de l'anticorps la plus apte à neutraliser le virus.
«Nous pouvons donner une seule dose de ces anticorps aux souris jusqu'à cinq jours après l'infection, quand le virus du Nil occidental a pénétré le cerveau, et encore les guérir», indique le Pr Michael Diamond, responsable de l'étude. «Ils les empêchent également de mourir de la maladie», ajoute-t-il.
Ces «thérapeutiques à base d'anticorps pourraient avoir une plus large utilité contre les maladies infectieuses», estiment Theodore Oliphant et ses collègues de l'Université Washington (Saint-Louis, Missouri)
Le virus a été isolé pour la première fois chez l'homme en 1937 en Ouganda.
L'infection, transmise par des moustiques, se caractérise par une fièvre élevée, après trois à six jours d'incubation, pouvant déboucher sur des complications graves (méningites, encéphalites, hépatites, myocardites...). Généralement, le malade récupère spontanément, parfois avec séquelles. Mais la maladie peut être fatale chez des personnes âgées, et parfois chez de jeunes enfants.
Membre de la famille des «flavivirus», ce virus touche l'homme de façon sporadique ou épidémique. Des cas humains de fièvre dus à ce virus ont été rapportés en Afrique, au Moyen-Orient, en Inde, en Europe, et sur le continent américain, où une première épidémie s'est déclarée à New York en 1999. Depuis le virus «s'est répandu aux États-Unis où il a rendu malades plus de 16 000 personnes et tué plus de 600», relèvent les chercheurs. Il touche également le Canada et le Mexique.
Des études complémentaires sont cependant nécessaires avant de passer directement aux essais sur l'homme.
Les chercheurs ont testé ce traitement, des anticorps «humanisés», sur une variété de souris dont habituellement 10 % seulement survivent à l'infection par ce virus. Administrés tôt après l'infection, ces anticorps peuvent faire grimper le taux de survie des rongeurs à 90 % voire plus, selon eux.
«Anticorps monoclonaux»
Les chercheurs ont décidé de développer ce traitement potentiel, appelé «anticorps monoclonaux», après avoir constaté que les anticorps provenant du sang de personnes ayant guéri de la maladie pouvaient guérir les souris.
Testés en laboratoire sur des cultures de cellules infectées, les anticorps concoctés par ces chercheurs (après sélection du plus efficace sur 46 candidats) se sont montrés plusieurs centaines de fois plus puissants que ceux naturellement produits par une personne guérie de la fièvre du Nil occidental.
La firme américaine MacroGenics. a fabriqué la version de l'anticorps la plus apte à neutraliser le virus.
«Nous pouvons donner une seule dose de ces anticorps aux souris jusqu'à cinq jours après l'infection, quand le virus du Nil occidental a pénétré le cerveau, et encore les guérir», indique le Pr Michael Diamond, responsable de l'étude. «Ils les empêchent également de mourir de la maladie», ajoute-t-il.
Ces «thérapeutiques à base d'anticorps pourraient avoir une plus large utilité contre les maladies infectieuses», estiment Theodore Oliphant et ses collègues de l'Université Washington (Saint-Louis, Missouri)
Le virus a été isolé pour la première fois chez l'homme en 1937 en Ouganda.
L'infection, transmise par des moustiques, se caractérise par une fièvre élevée, après trois à six jours d'incubation, pouvant déboucher sur des complications graves (méningites, encéphalites, hépatites, myocardites...). Généralement, le malade récupère spontanément, parfois avec séquelles. Mais la maladie peut être fatale chez des personnes âgées, et parfois chez de jeunes enfants.
Membre de la famille des «flavivirus», ce virus touche l'homme de façon sporadique ou épidémique. Des cas humains de fièvre dus à ce virus ont été rapportés en Afrique, au Moyen-Orient, en Inde, en Europe, et sur le continent américain, où une première épidémie s'est déclarée à New York en 1999. Depuis le virus «s'est répandu aux États-Unis où il a rendu malades plus de 16 000 personnes et tué plus de 600», relèvent les chercheurs. Il touche également le Canada et le Mexique.
Haut de la page

