Après le Vioxx, le Celebrex et le Bextra sont dans la mire de Santé Canada
Les anti-inflammatoires de la classe des COX-2 sont de nouveau montrés du doigt par une étude qui établit un lien entre ses trois têtes d'affiche et un risque accru de problèmes cardiovasculaires. Dans un effort pour calmer les esprits, le ministre de la Santé, Ujjal Dosanjh, a tenu à faire le point hier en expliquant que Santé Canada poursuivait son examen des COX-2 mais n'écartait pas l'émission de mises en garde additionnelles pour les deux vedettes de Pfizer, le Celebrex et le Bextra, le Vioxx ayant déjà été retiré par son fabricant, Merck.
Santé Canada pourrait donc suivre l'exemple de l'Australie, qui a décrété pour l'occasion un «black box», qui prendra la forme d'une mise en garde musclée sur les étiquettes du Bextra et du Celebrex. Le ministre Dosanjh a ouvert la porte hier à des mesures semblables, notamment en ce qui a trait à la dose maximale recommandée, que l'Australie évalue pour sa part à 200 mg.
À Washington, où s'ouvre ce matin des audiences publiques consacrées à l'étude des anti-inflammatoires, la Food and Drug Administration (FDA) a annoncé hier la création d'un conseil indépendant chargé de faire le suivi des médicaments. Ne voulant pas être en reste, le ministre Dosanjh a aussitôt renchéri en indiquant que Santé Canada allait lui aussi s'adresser au public, mais il n'a toutefois pas été en mesure de préciser de quelle manière.
Sans écarter la création d'un conseil indépendant à l'américaine, Ujjal Dosanjh croit fermement que le Canada aurait avantage à se doter d'«un modèle unique qui permettrait au public de participer à la réflexion» avant, mais aussi après l'approbation d'un médicament. Évoquant le devoir de transparence et d'ouverture de Santé Canada, le ministre a toutefois rejeté la possibilité de tenir des audiences publiques, un procédé qu'il juge «trop long».
En attendant la fin de l'examen de Santé Canada, le ministre a conseillé à toutes les personnes qui prennent le Bextra ou le Celebrex de ne pas cesser leur consommation, les invitant plutôt à consulter leurs médecins pour plus de sûreté. Attendus d'ici six à huit semaines, les résultats de l'examen de Santé Canada permettront de savoir si les risques associés aux COX-2 sont plus importants que les bénéfices qui leurs sont accordés.
L'étude américaine menée par WellPoint, le plus gros fournisseur de prestations pour cause de maladie aux États-Unis, ne laisse toutefois guère de latitude. Et pour cause. Selon WellPoint, le Vioxx et le Celebrex ont accru le risque de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral (AVC) d'environ 20 %, tandis que le Bextra a augmenté ce risque de 50 %.
Joint hier par Le Devoir, le fournisseur a dit que son étude ne serait pas rendue publique mais qu'une copie avait été envoyée à la FDA et à Pfizer. On sait toutefois que l'étude a été réalisée à partir des dossiers de 7232 patients de plus de 40 ans prenant un des trois médicaments cités depuis au moins 18 mois, données que l'on a ensuite comparées aux dossiers de 629 245 personnes âgées de plus de 40 ans qui ne prenaient aucun de ces médicaments.
Hier, le Dr Sam Nussbaum, vice-président exécutif et médecin en chef de WellPoint, s'est porté à la défense de la méthodologie choisie par son organisme et critiquée par les géants pharmaceutiques qui préfèrent des essais à double insu avec un placebo. «C'est de cette façon que les médicaments sont utilisés dans le monde réel. Il s'agit d'une analyse importante et fiable», a commenté M. Nussbaum.
WellPoint a entrepris son étude peu de temps après que Merck eut retiré le Vioxx du marché en raison d'un risque accru d'accidents cardiovasculaires après 18 mois de traitement continu. Dans la foulée, Pfizer a publié de nouvelles données internes validant l'innocuité de ses deux produits.
Santé Canada pourrait donc suivre l'exemple de l'Australie, qui a décrété pour l'occasion un «black box», qui prendra la forme d'une mise en garde musclée sur les étiquettes du Bextra et du Celebrex. Le ministre Dosanjh a ouvert la porte hier à des mesures semblables, notamment en ce qui a trait à la dose maximale recommandée, que l'Australie évalue pour sa part à 200 mg.
À Washington, où s'ouvre ce matin des audiences publiques consacrées à l'étude des anti-inflammatoires, la Food and Drug Administration (FDA) a annoncé hier la création d'un conseil indépendant chargé de faire le suivi des médicaments. Ne voulant pas être en reste, le ministre Dosanjh a aussitôt renchéri en indiquant que Santé Canada allait lui aussi s'adresser au public, mais il n'a toutefois pas été en mesure de préciser de quelle manière.
Sans écarter la création d'un conseil indépendant à l'américaine, Ujjal Dosanjh croit fermement que le Canada aurait avantage à se doter d'«un modèle unique qui permettrait au public de participer à la réflexion» avant, mais aussi après l'approbation d'un médicament. Évoquant le devoir de transparence et d'ouverture de Santé Canada, le ministre a toutefois rejeté la possibilité de tenir des audiences publiques, un procédé qu'il juge «trop long».
En attendant la fin de l'examen de Santé Canada, le ministre a conseillé à toutes les personnes qui prennent le Bextra ou le Celebrex de ne pas cesser leur consommation, les invitant plutôt à consulter leurs médecins pour plus de sûreté. Attendus d'ici six à huit semaines, les résultats de l'examen de Santé Canada permettront de savoir si les risques associés aux COX-2 sont plus importants que les bénéfices qui leurs sont accordés.
L'étude américaine menée par WellPoint, le plus gros fournisseur de prestations pour cause de maladie aux États-Unis, ne laisse toutefois guère de latitude. Et pour cause. Selon WellPoint, le Vioxx et le Celebrex ont accru le risque de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral (AVC) d'environ 20 %, tandis que le Bextra a augmenté ce risque de 50 %.
Joint hier par Le Devoir, le fournisseur a dit que son étude ne serait pas rendue publique mais qu'une copie avait été envoyée à la FDA et à Pfizer. On sait toutefois que l'étude a été réalisée à partir des dossiers de 7232 patients de plus de 40 ans prenant un des trois médicaments cités depuis au moins 18 mois, données que l'on a ensuite comparées aux dossiers de 629 245 personnes âgées de plus de 40 ans qui ne prenaient aucun de ces médicaments.
Hier, le Dr Sam Nussbaum, vice-président exécutif et médecin en chef de WellPoint, s'est porté à la défense de la méthodologie choisie par son organisme et critiquée par les géants pharmaceutiques qui préfèrent des essais à double insu avec un placebo. «C'est de cette façon que les médicaments sont utilisés dans le monde réel. Il s'agit d'une analyse importante et fiable», a commenté M. Nussbaum.
WellPoint a entrepris son étude peu de temps après que Merck eut retiré le Vioxx du marché en raison d'un risque accru d'accidents cardiovasculaires après 18 mois de traitement continu. Dans la foulée, Pfizer a publié de nouvelles données internes validant l'innocuité de ses deux produits.
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